La ville de Rennes, située dans le département d'Ille-et-Vilaine, accorde une importance particulière à la création de crèches, qu'elles soient municipales ou gérées en partenariat avec des associations à but non lucratif. Cette politique volontariste vise à répondre aux besoins des familles en matière de garde d'enfants. Cependant, malgré les efforts déployés, l'accès à une place en crèche reste un défi pour de nombreux parents rennais.
La politique de création de crèches à Rennes
La ville de Rennes mène une politique active de création de crèches publiques. Le nombre de places en crèche augmente à Rennes, mais pas assez vite au goût des parents. Un tiers des demandes dans les crèches publiques sont acceptées.
À Rennes, 72,89 % des enfants de moins de 3 ans disposent d’une place d’accueil, selon les chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). C’est plus que la moyenne nationale, qui est de 59,8 %. Concernant les crèches uniquement, 35 % des enfants de moins de 3 ans disposent d’une place à Rennes, toutes structures confondues (publiques, associatives et privées). C’est plus que la moyenne nationale, qui est de 20,9 % en France métropolitaine (chiffre 2020).
Malgré ces chiffres encourageants, il reste difficile d’obtenir une place pour son enfant. La demande est forte et l'offre, bien qu'en augmentation, ne suffit pas toujours à satisfaire tous les besoins.
La crèche Pauline Kergomard à Villejean
Un nom emblématique
Cette crèche située à Villejean s'appelle Pauline Kergomard depuis 1988. La crèche Pauline Kergomard a été dénommée par délibération du conseil municipal du 9 mai 1988. Le même jour furent dénommées trois nouvelles crèches rennaises, Pauline Kergomard , Jean Piaget et Louise Bodin. D'ailleurs il fut précisé que leurs noms ont été retenus car ces trois personnes, par leurs écrits ou leurs actions, avaient préparé la démarche suivie actuellement dans le cadre de l'éveil des jeunes enfants. Il était ajouté que "Pauline Kergomard et Jean Piaget ont, comme Henri Wallon qui lui aussi a donné son nom à une crèche rennaise, joué un rôle important dans la connaissance que l'on a du développement du jeune enfant. Grâce à leur travail de pionnier et à celui de tous leurs successeurs, les tristes salles d'asile du 19ème siècle qui avait pour fonction de garder les enfants d'ouvrières pendant que celles-ci faisaient tourner les nouvelles usines, ont été peu à peu transformées en classes maternelles et en crèches, lieux d'épanouissement de la sensibilité et de l'intelligence. La crèche Pauline Kergomard est située à Villejean, à l'extrémité ouest de la rue de Gascogne ; elle a repris les locaux de l'école maternelle supplémentaire qui y avait été ouverte en 1973.
Lire aussi: Tout savoir sur la micro-crèche de Souppes-sur-Loing
Marie, Pauline, Jeanne Reclus est née le 24 avril 1838, à Bordeaux (33), de Jeanne Pauline Philippine Ducos et de Jean Reclus inspecteur des écoles primaires du département de la Gironde. Benjamine d'une famille de sept enfants, elle est élevée de façon rigoureuse par son père. Elle n'a que 10 ans lorsque sa mère décède. De retour à Bordeaux, elle entre dans une école privée qui devient, en 1860, le Cours Normal d'Institutrices de la Gironde. Elle passe son brevet de capacité et devient institutrice à 18 ans. En 1861, elle monte à Paris et épouse, contre l'avis de son père, en octobre 1863, un homme de lettres, Jules Duplessix-Kergomard, qu'elle rencontre dans les milieux républicains. Désargenté et pour pouvoir élever les deux garçons que le couple a eus, elle ouvre une école privée et décide pour arrondir les fins de mois de vivre de sa plume. Elle devient la directrice de l'Ami d'enfance une revue pour les salles d'asile. Elle bénéficie alors d'une véritable reconnaissance et participe à la rédaction du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire de Ferdinand Buisson[2]. Dans les années 1870, elle fait la connaissance d'une ardente féministe, Caroline de Barrau, avec qui elle va se lier d'amitié jusqu'à la mort de Mme de Barrau. Inspirée par Marie-Pape Carpantier[3], Pauline Kergomard est à l'origine de la transformation des salles d'asile, établissements à vocation essentiellement sociale, en écoles maternelles, formant la base du système scolaire. Elle voudrait d'abord en faire des lieux laïques. Elle introduit le jeu, qu'elle considère comme pédagogique, et les activités artistiques et sportives. Grâce à l'appui de Ferdinand Buisson, elle devient en 1879 déléguée générale à l'inspection des salles d'asile. Elle décide donc d'apporter beaucoup de changements, elle considère que le terme "asile" est discriminant, car il laisse penser à un lieu de charité plutôt qu'à un lieu d'accueil pour enfants. Les familles aisées s'éloignent de ces lieux et ne favorisent pas alors, dit-elle, "la fusion des différentes classes de la société", "Comment apprendre à vivre ensemble quand on ne se rencontre jamais, quand on ne partage jamais aucun espace". En 1881, le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, Jules Ferry[4], la nomme inspectrice générale des écoles maternelles, poste qu'elle occupe jusqu'en 1917. Elle mène une activité professionnelle d'une intensité extraordinaire : inspections dans toute la France ; conférences; rapports avec les pouvoirs publics, régionaux ou nationaux, elle rencontre maire, inspecteur primaire, sous-préfet, député et conseiller général. Elle prend des initiatives diverses contre la misère des enfants et pour la promotion des femmes. Républicaine convaincue, elle n'en est pas moins critique à l'égard de certains hommes politiques, critiquant dans sa correspondance Gabriel Compayré, Aristide Briand[6] ou encore Gaston Doumergue. Pauline Kergomard a beaucoup souhaité faire adhérer à son projet, mais n'y a pas toujours mis les formes, accusant "de crime contre l'enfance", les maîtresses qui continuaient à apprendre à lire et à écrire à des enfants qui ne savent même pas parler. Elle va créer "le Sauvetage de l'enfance" et participer à l'activité féministe de son époque. Elle milite pour l'augmentation des inspectrices et participe au Conseil National des Femmes fondé en 1901, année où elle devient veuve. Elle crée une association de protection des enfants maltraités ou abandonnés et va tenter de créer une Université Populaire qui pour des raisons politiques va sombrer quelques années plus tard. Atteinte par une maladie cérébrale, en 1918, elle doit quitter Paris pour Lyon. Pauline Kergomard décède à Saint-Maurice (Val-de-Marne), le 13 février 1925. Personnalité humaniste, Pauline Kergomard se distingue parce qu'elle va créer " le Sauvetage de l'enfance " et participer à l'activité féministe de son époque. Elle crée même une association de protection des enfants maltraités ou abandonnés.
Fonctionnement et accueil
Une crèche qui se caractérise actuellement comme étant une crèche collective qui accueille des enfants jusqu'à 3 ans, de façon régulière et toute la journée. Les enfants sont accueillis en unité de vie de 13 à 20 enfants. A partir d'un projet éducatif, les professionnels de la petite enfance veillent au bon déroulement de l'accueil tout comme à l'éveil de l'enfant.
Donner son avis
Soyez le premier à déposer un avis sur cet établissement !
Le quartier Villejean à Rennes
Le quartier Villejean à Rennes, souvent associé également au sous-quartier Beauregard, est un secteur dynamique et diversifié de la ville bretonne. S’étendant sur une bonne portion de la partie nord-ouest de Rennes, le quartier Villejean-Beauregard se distingue par sa diversité architecturale et ses multiples fonctions urbaines. Villejean est reconnu pour sa connexion facile avec le centre-ville grâce aux transports en commun, notamment la ligne de métro A qui facilite grandement les déplacements quotidiens des résidents.
Démographie et population
Avec une population constituée majoritairement de jeunes adultes, grâce à la présence de l’université, Villejean est un quartier vivant et animé. Selon les dernières données statistiques, Villejean compte environ 20 000 habitants. Une particularité notable du quartier est sa mixité sociale et culturelle. Nous trouvons de nombreuses familles issues de milieux très divers, ce qui enrichit énormément le tissu social du secteur.
Lire aussi: Regard approfondi : Crèche des Sablons
Avantages et inconvénients de vivre à Villejean
Vivre à Villejean présente plusieurs avantages indéniables. Parmi eux, son excellente desserte par les transports en commun. En outre, les logements à Villejean sont relativement abordables comparés à d’autres quartiers rennais. Vous y trouverez une grande variété d’options immobilières, allant des appartements étudiants compacts aux maisons familiales spacieuses.
L’offre éducative est impressionnante. Le campus de l’université Rennes 2 est situé en plein cœur de Villejean, offrant une vaste gamme de programmes académiques et attirant une importante communauté étudiante. Villejean ne manque pas d’équipements culturels et sportifs. Avec des infrastructures telles que la bibliothèque universitaire, des salles de sport, et le parc Villejean, les activités et animations se multiplient tout au long de l’année.
Malgré ses nombreux attraits, Villejean n’est pas sans défauts. La principale critique concerne le niveau de sécurité dans certaines parties du quartier, particulièrement la nuit. De même, la forte concentration d’étudiants entraîne parfois des nuisances sonores, surtout aux abords des résidences universitaires.
Rénovation urbaine et immobilier
Villejean a bénéficié de plusieurs projets de rénovation urbaine au fil des ans. Toutefois, certains immeubles datent encore de la construction initiale des années 60 et nécessitent des travaux de modernisation. Sur une note positive, ces efforts de modernisation visent à améliorer le cadre de vie en rendant les bâtiments plus éco-responsables et mieux intégrés dans leur environnement. Un autre point à prendre en compte est la fluctuation des prix immobiliers. Bien qu’ils soient relativement abordables, nous observons une tendance à la hausse, surtout pour les propriétés situées près de la station de métro ou des principaux équipements du quartier. Enfin, malgré une offre immobilière variée, la qualité des logements individuels peut varier considérablement.
Impact des travaux sur les crèches rennaises
Située dans le quartier Bourg-L’Évêque, la crèche municipale Papu va fermer pendant un an pour cause de travaux. De quoi compliquer un peu plus l’obtention d’une place d’accueil à Rennes. À Rennes, la crèche Papu va fermer ses portes pendant un an en raison de travaux de rénovation. Trouver une place en crèche à Rennes relevait déjà du parcours du combattant… cela sera encore plus difficile à la rentrée prochaine. Particulièrement vieillissante, la crèche municipale Papu, située dans le quartier de Bourg-L‘ Évêque, va fermer en juillet pour une durée d’un an afin de bénéficier d’importants travaux de rénovation. Au total, cela équivaut à une suppression temporaire de 60 places à l’échelle de toute la ville.
Lire aussi: Livre d'activités : l'outil idéal pour les crèches
tags: #crèche #villejean #rennes #avis
