Versailles, ville au rayonnement international, est un lieu où il fait bon vivre. Sa proximité avec Paris, ses beaux espaces verts, ses écoles réputées et sa vie culturelle riche en font un lieu de vie attractif.
Cet article explore l'histoire fascinante de la crèche Goutte de Lait à Versailles, en retraçant ses origines, son évolution et son impact sur la communauté locale. De ses modestes débuts à son rôle central dans le paysage de la petite enfance à Versailles, nous examinerons comment cette institution a contribué au bien-être des familles et au développement de l'enfant.
Les Origines de la Goutte de Lait : Un Mouvement Pionnier
L’histoire de cette laiterie commence avec la création de la GOUTTE DE LAIT en 1901, par un petit groupe de notables du pays comme M. Caron ayant pris l’initiative de la Goutte de Lait du Havre. Le lait est apporté deux fois par jour d’une ferme de Montivilliers.
En 1903, dans son édition du 5 juillet, le Travailleur Normand nous rapporte l’information suivante : « Au Palais. Un jugement intéressant pour l'agriculture. Ministère public v/s Laiterie Moderne de la Vallée de la Lézarde. » Dans son audience du 22 juin 1903, le tribunal correctionnel du Havre a rendu un jugement fort Intéressant pour l'industrie du lait et par conséquent pour toute l'agriculture de notre région. Or, en février dernier, le laboratoire municipal du Havre analysait un échantillon de lait prélevé sur une bouteille de la laiterie, et de ce que l'analyse révélait une teneur en beurre de 35 grammes, le laboratoire concluait à un écrémage de 13 pour cent. 1° que d'après les autorités les plus compétentes (notamment MM.
En 1909, la Goutte de Lait déménage et s’installe dans les locaux d’un notaire, dont Monsieur Lefebvre, cité précédemment était le propriétaire du local. Cette même année, création le 16 décembre 1909, de la Société Anonyme dite : Société de la laiterie Moderne de la Vallée de la Lézarde, située 14, place du Champ-de-Foire.
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L'Ascension de la Laiterie de la Lézarde : Une Entreprise Familiale
En 1914, Adolphe Guillemot-Tréffainguy, né en 1875 à Sèvres (Hauts-de-Seine) devient directeur et propriétaire de la laiterie de la Lézarde. Avec son épouse, de son nom de jeune fille Athénas Jeanne Marie Henriette et leur fils Charles né en 1904 à Versailles, la famille s’installe 20, place du Champ-de-Foire à Montivilliers. La laiterie collecte environ 1000 litres de lait par jour, et assure elle-même la livraison de sa production dans la ville du Havre à l’aide de voitures tirées par des chevaux.
En 1921, la Laiterie de la Lézarde collecte entre 10,000 et 12,000 litres de lait pendant la belle saison et de 4000 à 5000 litres seulement en hiver. Le lait fourni est ramassé chez 180 à 200 fermiers de la région. Une petite et discrète production de fromage genre camembert existe sous la marque « La Lézarde » (Voir cette rare étiquette de notre collection). En 1924, il est toujours fait mention dans l’Annuaire Général de l’Industrie Laitière de M. Tréffainguy. A. laiterie de la Lézarde, à Montivilliers (76).
En 1934, le Président de la République, sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la Justice, nomme M. Guillemot-Tréffainguy Charles, fils de M. Adolphe Guillemot-Tréffainguy, suppléant au juge de paix de Duclair (Seine-Inférieure) en remplacement de M. Laporte décédé. Le 13 juin 1960, Adolphe Guillemot-Tréffainguy décède. Il était âgé de 84 ans. La laiterie de la Lézarde cessera son activité le 1er juin 1965.
La Petite Enfance à Versailles : Un Enjeu Prioritaire
Versailles, malgré une légère baisse de sa population, reste la ville la plus peuplée des Yvelines. Avec un taux d’activité élevé, notamment chez les femmes, les besoins en modes d’accueil pour la petite enfance sont bien réels. La ville s’efforce de répondre à ces besoins en développant différents types d’accueil, tout en veillant à la qualité de l’offre.
Contrairement à certaines villes, la petite enfance à Versailles ne dépend pas du CCAS, mais est intégrée dans le département Famille et Solidarités de la Ville. Une équipe dédiée, composée de professionnels de la petite enfance, de référents santé et accueil inclusif, de psychomotriciennes, de psychologues et d’une aide médico-psychologique, travaille à améliorer constamment la qualité de l’accueil.
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La Politique Petite Enfance à Versailles : Une Approche Collaborative
Annick Bouquet, maire adjoint en charge de la Petite Enfance, met en œuvre la politique petite enfance de François de Mazières, le premier édile de Versailles. La volonté de la municipalité est d’être à l’écoute des familles et de répondre au mieux à leurs besoins, tout en respectant les contraintes budgétaires.
Versailles a été la première ville à signer la charte du vade-mecum pour plus de transparence dans l’attribution des places en crèche en 2018, et les Yvelines, le premier département à avoir obtenu le plus de signatures. La ville a également accueilli la concertation territoriale sur le service public de la petite enfance, témoignant de son engagement dans ce domaine.
Un Taux de Couverture Élevé : Une Satisfaction Nuancée
Versailles affiche un taux de couverture en modes d’accueil formel de 73,6%, supérieur à la moyenne nationale et départementale. Cependant, la ville reste consciente des défis à relever, notamment la diminution du nombre d’assistantes maternelles.
Entre 2014 et aujourd’hui, la ville a gagné plus de 180 places d’accueil collectif, offrant ainsi 1210 places. Elle privilégie la gestion en direct de ses 16 crèches municipales, tout en achetant des berceaux dans certaines crèches privées et en subventionnant les deux crèches associatives de la ville.
Les Crèches Associatives : Un Partenariat Essentiel
Versailles entretient une relation très forte avec ses crèches associatives, Le Petit Navire et O Comme 3 Pommes. La ville leur apporte un soutien financier important et un accompagnement constant, reconnaissant leur rôle essentiel dans le paysage de la petite enfance.
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Natacha Mounier, directrice de O comme 3 Pommes, souligne l’importance du soutien de la ville et de son implication dans les projets liés à la petite enfance. Contrairement à certaines municipalités, Versailles maintient le même niveau de subvention depuis la création de la crèche en 2019.
Le Secteur Privé Lucratif : Une Présence Bien Établie
Versailles compte une vingtaine d’établissements privés, appartenant aux grands groupes du secteur tels que Les Petits Chaperons Rouges, La Maison Bleue, Babilou et People & baby. La ville considère leur présence comme complémentaire à l’offre publique et associative, permettant ainsi de proposer un éventail de choix plus large aux familles.
En 2025, une structure Bambini Montessori ouvrira ses portes à Gally, un nouveau quartier de Versailles, avec 10 berceaux réservés par la ville. Dominique Grabin, cheffe de projet crèche à l’Institut Supérieur Maria Montessori, souligne l’investissement de la ville dans la politique petite enfance et sa volonté de mener ce projet en collaboration.
La Crèche Familiale : Un Mode d'Accueil en Déclin ?
La ville de Versailles propose également un accueil en crèche familiale, un mode d’accueil qui a toute sa place selon Annick Bouquet. Cependant, le nombre d’assistantes maternelles employées par la crèche familiale a diminué ces dernières années, entraînant une réduction du nombre de places disponibles.
Sophie Scarfogliero explique que cet accueil est moins plébiscité par les familles et que son coût est plus élevé que celui d’une crèche collective. Annick Bouquet reconnaît que, sans une volonté des pouvoirs publics de préserver ce mode d’accueil, de nombreuses villes pourraient être amenées à le fermer, y compris Versailles, avec regret.
L'Accueil Individuel : Un Soutien Constant de la Ville
Comme partout ailleurs, le nombre d’assistantes maternelles agréées à Versailles est en baisse. La municipalité n’abandonne pas ce mode d’accueil, car elle estime que l’accueil collectif ne correspond pas à tous les enfants et à toutes les familles. Elle s’efforce d’inclure les assistantes maternelles dans les projets de la ville.
Les Nourrices Parisiennes : Une Figure Récurrente dans l'Art du XIXe Siècle
La représentation des nourrices parisiennes est un motif récurrent de la peinture de la deuxième moitié du XIXe siècle. Les nourrices sur lieu sont le plus souvent mise en scène dans des espaces caractéristiques du décor urbain transformés par Haussmann, comme les espaces verts et les boulevards. Ces figures anonymes de la maternité et de la domesticité redoublent le pittoresque des lieux et participent à leur idéalisation. Or, ces images peintes déforment la réalité de leur activité laborieuse.
Les Nourrices dans l'Espace Public : Une Analyse Sociale et Politique
Cet article se propose d'analyser la place des nourrices dans l'espace public urbain, celui des squares, des parcs, des boulevards et des hippodromes. À travers ces environnements variés, il s’agit de ressaisir les dimensions sociales et politiques de cette activité nécessairement genrée qui implique la corporéité intime des travailleuses. Ces représentations ne parlent pas tant des nourrices qu’elles parlent à travers elles. Nous verrons que ces figures singulières de la maternité et de la domesticité endossent des fonctions esthétiques et décoratives, prescriptives dans un contexte de nationalisme et de politique nataliste, et enfin, symboliques et normatives dans la perception de l’identité au féminin de cette époque.
Les Nourrices : Actrices Clés de la Transformation Urbaine de Paris
La création des deux bois de Paris, Vincennes et Boulogne, ainsi que de vingt-quatre squares et jardins formant un « réseau des espaces verdoyants » sous le Second Empire puis la Troisième République est un phénomène majeur de la transformation urbaine de la capitale. Ces espaces verts sont réalisés sous la férule du baron Haussmann, préfet de la Seine, d’Adolphe Alphand, chef du service nouvellement créé des Promenades et Plantations, et de Pierre Barillet-Deschamp, chef jardinier. Pensés à l’aune des théories saint-simoniennes et inspirés des parcs londoniens, ces espaces sont conçus pour être des lieux d’harmonie sociale capables de répondre aux besoins de santé, d’hygiène et de beauté des citadins. Ils sont popularisés par la publication entre 1867 et 1873 des deux célèbres albums dirigés par Adolphe Alphand et intitulés Les Promenades de Paris. Les vignettes qui illustrent cet ouvrage donnent à voir de façon officielle des espaces pittoresques et harmonieux où les nourrices et les enfants incarnent les principaux destinataires des lieux. Les paysages urbains et notamment les vues des squares et jardins publics, de la peinture impressionniste et post-impressionniste véhiculent une part de cet héritage visuel. Repris par de nombreux artistes, ils deviennent un véritable poncif de la culture visuelle de l’époque.
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