Introduction

Le coût de contraction musculaire (CCM) est un concept fondamental pour comprendre comment nos muscles fonctionnent et comment l'activité physique influence notre santé. Cet article explore en détail le CCM, en abordant ses aspects physiologiques, ses implications cliniques et les stratégies pour l'optimiser.

Qu'est-ce que la Tétanie et son Lien avec le CCM ?

La tétanie est un terme général désignant une contraction involontaire de certains muscles. Elle peut être due à divers troubles organiques, comme l'hypocalcémie ou certaines maladies infectieuses. Elle peut aussi être un symptôme de crises de tétanie, souvent observées chez les adolescents ou les personnes anxieuses. Dans ce cas, ces crises peuvent s'inscrire dans une pathologie plus large comme la spasmophilie.

Les symptômes de la tétanie peuvent toucher l'ensemble du corps, mais affectent principalement les membres de manière symétrique. Le traitement dépend de la cause sous-jacente. En cas de déficit en calcium, les taux seront ajustés. Si la tétanie est liée à la spasmophilie, une prise en charge de la crise avec réassurance, contrôle respiratoire, et éventuellement une psychothérapie ou des anxiolytiques peuvent être nécessaires. Une bonne hydratation est également essentielle pour prévenir les crampes. Dans le cadre de la spasmophilie, les techniques non médicamenteuses ont toute leur place.

Activité Physique : Définition et Importance

L'activité physique (AP) englobe tout mouvement corporel produit par la contraction des muscles squelettiques, entraînant une dépense d'énergie supérieure à celle du repos. Elle est essentielle pour la santé, améliorant la qualité de vie et luttant contre de nombreuses maladies telles que le surpoids, l'obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les troubles musculo-squelettiques, la dépression et certains cancers.

La sédentarité, quant à elle, est l'état dans lequel la dépense énergétique de notre organisme est proche de celle du repos. Elle est mesurée en Met/heure (Metabolic Equivalent Task per hour), une unité qui quantifie la dépense métabolique. Un Met/heure correspond à la consommation d'énergie d'une personne au repos pendant une heure.

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L'Impact de l'Activité Physique sur la Prévention du Cancer

L'activité physique joue un rôle crucial dans la prévention de plusieurs types de cancer.

Cancer du Côlon

De nombreuses études ont démontré un effet bénéfique de l'AP sur la prévention du cancer du côlon. Les sujets ayant l'AP la plus intense présentent une réduction moyenne de 40 à 50 % du risque, quel que soit leur IMC. Plus le niveau d'AP est élevé, plus l'impact sur la prévention du cancer du côlon est important. Une augmentation du niveau d'AP est associée à une diminution du risque. Les autres facteurs de risque (régime riche, consommation faible de légumes et de fibres, poids, tabagisme…) ne semblent pas interférer dans cette association.

Il est recommandé de cumuler plusieurs sessions d'AP quotidiennes supérieures à 10 minutes tout au long de la vie pour réduire le risque de cancer du côlon. L'intensité de l'AP est un critère important. Par exemple, une augmentation de l'AP totale de 5 équivalents métaboliques (Met)-heure/jour diminue le risque d'environ 8 %.

Cancer du Sein

La pratique d'une AP a un effet préventif sur le cancer du sein. Les sujets ayant l'AP la plus importante présentent une réduction moyenne de 30 à 40 % du risque. Une augmentation du niveau d'AP est associée à une diminution du risque. Pour les femmes non ménopausées, l'association est moins forte. Certaines études suggèrent que les activités professionnelles et domestiques d'intensité modérée sont les plus préventives, tandis que d'autres mettent en avant l'importance des AP de loisir à intensité élevée.

Une analyse de tendance montre que le risque de développer un cancer du sein diminue de 6 % chaque fois que l'on ajoute une heure d'activité par semaine. La perte de masse corporelle est associée à un effet protecteur de l'AP sur ce cancer. La période pubertaire apparaît comme une période essentielle pour la pratique d'une AP ayant des effets bénéfiques à long terme.

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Cancer de l'Endomètre

Une réduction du risque de 30 % en moyenne est observée chez les femmes ayant une activité de loisir importante par rapport aux femmes les moins actives. L'association est plus évidente pour les femmes non ménopausées ayant été actives par rapport à celles peu actives.

Cancer de la Prostate

L'AP diminue le risque de cancer de la prostate de 10 à 30 % dans la moitié des études publiées.

L'Activité Physique et la Fatigue Liée au Cancer

La fatigue est l'un des principaux symptômes identifiés par les patients atteints de cancer. De nombreux essais randomisés confirment l'impact positif de l'APA sur le niveau de fatigue. Ces essais concernent principalement le cancer du sein, de la prostate, du côlon, le glioblastome et les hémopathies. L'APA réduit de 25 % le niveau de fatigue, cette réduction atteignant 35 % pour la population porteuse de cancer du sein. Ce bénéfice existe tant sur la fatigue pendant le traitement anticancéreux (réduction de 20 %) qu'après la fin des traitements (réduction de 40 %).

Il est indispensable d'avoir une supervision directe. Ces résultats ont conduit plusieurs sociétés savantes à établir des recommandations pour la pratique de l'AP comme moyen de traitement de la fatigue liée au cancer.

L'Activité Physique et l'Amélioration de la Survie des Patients Atteints de Cancer

La pratique régulière d'une AP suffisamment intense pendant et après un cancer du sein, du côlon et de la prostate est associée à une réduction du risque de rechute et de décès.

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Cancer du Sein

Une AP au-delà de 8 à 9 Met/h est associée à une réduction de près de 50 % du risque de décès par cancer du sein. Le bénéfice en termes de survie à 5 ans et à 10 ans est alors de 4 et 6 %. Il existe un effet dose, la réduction du taux de rechute augmentant avec le niveau d'exercice jusque vers 20 Met/h. Ce gain de survie en cas d'AP se retrouve quel que soit l'âge, le stade tumoral TNM, l'alcoolisme ou le tabagisme, et l'indice de masse corporelle (IMC) de la patiente.

Cancer du Côlon

Une corrélation entre survies globale et spécifique et la réalisation d'une APA intense après les traitements est retrouvée.

Cancer de la Prostate

Une diminution de la mortalité globale et spécifique, de l'ordre de 30 à 50 %, est observée. Ce bénéfice dépend du niveau de l'AP (< 9 versus > 9 Met/h/sem.) et de la durée hebdomadaire d'AP intense pratiquée (< 1 versus > 3 heures/sem.).

Mécanismes d'Action de l'Activité Physique sur la Prévention du Cancer

Plusieurs mécanismes expliquent comment l'activité physique contribue à la prévention du cancer :

  • L'augmentation de la motilité intestinale : L'exercice musculaire intense peut induire une augmentation des prostaglandines PGF qui inhibent la prolifération des cellules coliques et augmentent la motilité intestinale.

  • La diminution des œstrogènes libres et l'augmentation de la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin) : L'AP régulière diminue le risque de cancers hormono-dépendants en diminuant la production endogène des œstrogènes et de la progestérone, mais aussi en augmentant la SHBG dont la production hépatique est inhibée par l'insuline et l'IGF-I (Insulin-like Growth Factor-I), mais stimulée par l'estradiol et la testostérone.

  • La diminution de l'insulinorésistance et l'insulinosécrétion : L'AP régulière diminue l'insulinémie par augmentation de la sensibilité à l'insuline. Des concentrations élevées d'insuline plasmatiques et d'IGF-I sont associées à un risque accru de cancer du côlon, du sein et de la prostate. L'AP, soit par action directe soit en diminuant la masse grasse, diminue la fraction libre de l'IGF-I.

  • Les effets sur la masse grasse : Les effets de l'AP régulière sur la diminution de la masse grasse sont bien démontrés, y compris sur les sujets normo-pondérés.

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