Les contractions utérines sont une expérience normale pendant la grossesse, mais elles peuvent être stressantes et inconfortables. Cet article vise à fournir des informations complètes sur les contractions utérines, leurs causes, comment les distinguer des contractions de travail, et des méthodes efficaces pour les soulager.
Introduction aux contractions utérines
Ressentir des contractions lorsqu’on est enceinte peut être très stressant. Pourtant, c’est un phénomène tout à fait normal. Les contractions peuvent arriver assez tôt dans une grossesse, parfois dès le quatrième mois. Elles peuvent être liées au stress, à l’activité et à la morphologie. Il s’agit d’un va-et-vient douloureux dans le bas-ventre ou le dos qui dure environ deux minutes. Si on touche son ventre, une boule apparaît et disparaît. Si vous ressentez moins de vingt contractions quotidiennes, c’est normal, notamment le soir. En effet, l’activité de la journée a stimulé l’utérus, il est un peu fatigué et a tendance à se contracter.
Comprendre les contractions de Braxton-Hicks
Les contractions de Braxton-Hicks sont très fréquentes pendant la grossesse, contrairement aux contractions dites de travail, qui elles, signalent l’arrivée de l’accouchement. Bien avant la date du terme, la femme enceinte peut ressentir des tensions au niveau de l’utérus. Pas d’inquiétude, ce sont probablement des contractions dites de "Braxton-Hicks" qui se manifestent.
Qu'est-ce que les contractions de Braxton-Hicks ?
La contraction de Braxton, également appelée contraction de préparation, est une contraction utérine sporadique qui survient généralement au cours du deuxième ou troisième trimestre de la grossesse. Ces contractions ne sont pas douloureuses ou seulement légèrement inconfortables et n’annoncent pas un accouchement imminent.
Ces contractions portent le nom du médecin britannique John Braxton Hicks, qui les a décrites pour la première fois au XIXe siècle. Les contractions de Braxton apparaissent le plus souvent à partir du second trimestre, autour de la 20ᵉ semaine de grossesse, mais elles deviennent plus fréquentes et plus perceptibles au troisième trimestre. Elles ont tendance à se manifester de manière irrégulière et à durer entre 30 secondes et 2 minutes. Elles peuvent survenir plusieurs fois par jour ou seulement de manière sporadique. Certaines femmes rapportent également des crampes légères similaires à celles ressenties lors des règles.
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Pourquoi les appelle-t-on "fausses contractions" ?
Il est préférable de considérer ce type de contractions comme des contractions d’entraînement, à la fois pour le corps et le mental, en vue de la naissance de votre bébé. « C’est une façon, pour la future maman, de changer l’intention, d’implanter une nouvelle façon de penser et d’être pleinement actrice de sa grossesse », souligne Camille Carrel, sage-femme et sophrologue.
Comment différencier les contractions de Braxton-Hicks des contractions de travail ?
Il est essentiel de ne pas confondre les contractions de Braxton avec les contractions de travail, surtout à l’approche du terme. Les contractions de Braxton sont en général irrégulières, d’une intensité légère à modérée, et durent entre 30 secondes et 2 minutes. Elles se manifestent souvent par un durcissement du bas-ventre, parfois accompagné d’une légère tension dans le dos. Elles disparaissent la plupart du temps lorsque la future maman se repose, change de position ou s’hydrate.
À l’inverse, les contractions de travail sont régulières et rapprochées, avec une intensité qui augmente progressivement au fil du temps. Elles deviennent plus longues et plus douloureuses, se faisant sentir dans tout le bas-ventre et irradiant souvent vers le dos ou les jambes. De plus, contrairement aux « fausses » contractions de Braxton-Hicks, elles modifient progressivement le col et l’aident à s’ouvrir, à raison d’un centimètre environ par heure.
Quand s'inquiéter des contractions de Braxton-Hicks ?
Les contractions de Braxton-Hicks peuvent entraîner des complications, si elles deviennent nombreuses et régulières. « Au-delà de 20 à 30 contractions de Braxton-Hicks par jour, à un stade trop précoce de la grossesse, la femme enceinte est mise au repos ou peut-être allitée », note Camille Carrel. Une mesure de précaution nécessaire, puisque les contractions de Braxton-Hicks peuvent évoluer en vraies contractions. Résultat, le col de l’utérus s’ouvre beaucoup trop tôt, constituant une menace d’accouchement prématuré.
Gérer la douleur des contractions : Techniques et astuces
Quand on veut accoucher sans péri, “gérer la douleur” veut plutôt dire arriver à 8 cm de dilatation sans trop de difficulté. Parce que, passé ce stade, la douleur “ne se gère plus”. Elle s’accepte dans un lâcher prise immense. Quand la douleur nous dépasse, pas d’autre choix que de la laisser nous emporter. Donc, si vous êtes arrivée à la fin de la dilatation sans trop de difficulté, vous savez que vous êtes prête pour traverser la tempête de la dernière heure avant la naissance. C’est un peu comme un marathon finalement. Les 5 derniers kilomètres sont sûrement les plus durs et les plus longs.
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Diminuer les résistances
Plus vous résistez, plus vous avez peur, plus la douleur est intense. Plus vous êtes détendue, moins vous avez mal. Cela demande de la préparation pour gérer la douleur des contractions. On ne peut pas se détendre quand on ne comprend pas ce qui nous arrive, quand le lieu et l’équipe de garde sont inconnus et que le mental tente de tout contrôler.
L'importance du souffle
Le souffle est tellement important pour gérer la douleur des contractions. Une expiration trèèèèèèès longue et lente va vous permettre d’accompagner une contraction tout en vous concentrant sur autre chose que la douleur. De plus, le souffle permet de faire travailler efficacement les muscles abdominaux et le diaphragme ce qui aide votre bébé à descendre. Il existe un outil parfaitement adapté à la gestion du souffle pendant l’accouchement : le winner flow. Petit conseil utile : si vous n’avez pas de sifflet vous pouvez souffler dans une paille pendant le travail.
La visualisation
La visualisation est un outil important quand on accouche sans péri. Cela aide à traverser les moments les plus intenses et à concentrer son esprit sur une sensation positive. Si l’esprit anticipe la contraction qui arrive, la craint, la redoute, alors le corps va se crisper et la douleur va être encore plus intense. La contraction est comme une vague : elle commence doucement, elle monte, elle augmente en intensité, elle atteint son pic et elle se retire, puis elle disparaît. L’image des vagues berce la maman.
Le soutien physique
Il suffit de pas grand chose, deux mains appuyées fermement en bas du dos, et l’effet est immédiat ! Demandez à votre accompagnant ou à la sage femme de vous appuyer en bas du dos pendant les contractions. Messieurs, comment savoir si vous appuyez au bon endroit pendant une contraction ? C’est simple. Une femme qui accouche est connectée à ses instincts les plus primaires. Si pendant que vous appuyez sur le dos de votre compagne elle vous dit “Ah, merci. C’est bien oui.”, c’est qu’elle est très polie 😀 et que vous êtes sûrement au mauvais endroit ou que vous appuyez trop faiblement. Une femme qui accouche et qu’on soulage va vous le faire savoir de manière franche et directe. Et ça ressemblera plutôt à un “rhhaaaaaaaaaa !
La chaleur et la détente
Ce sont deux éléments qui augmentent la détente et permettent de gérer la douleur des contractions. Voilà pourquoi le bain chaud est un moment particulièrement apprécié des femmes qui accouchent. Certaines femmes apprécieront aussi une douche bien chaude avec le jet qui coule sur les épaules ou sur le bas du dos. D’autres apprécieront juste le bruit de l’eau qui coule mais sans avoir envie d’être en contact. Pour la chaleur, une bouillotte peut aussi être utile. Toujours pour favoriser la détente au moment de la contraction : on détend la bouche, on forme un O et on visualise que le col de l’utérus se détend et s’ouvre de la même manière.
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Les sons et les vibrations
On oublie souvent qu’une femme qui accouche, devant l’intensité des sensations, va expirer avec des sons. Quand c’est trop puissant, comme pour les sportifs de haut niveau qui “crient” quand ils fournissent un effort énorme, le souffle va s’accompagner d’un son plutôt bestial. Les femmes qui accompagnent de sons graves leurs contractions trouvent naturellement un moyen de bien respirer. Et les vibrations du son apportent un effet en plus. Elle chantent des Ooooooooo, Aaaaaaaaaa, Ouuuuuuuuuu, Mmmmmmmmm. Les sons graves sont un signe de puissance. Dans cet état, la douleur est transcendée. Alors que les sons aigus sont un signe de souffrance. Si vous montez dans les aigus et que vous perdez pied, demandez à vos accompagnants de vous ramener à des sons graves. Vous verrez.
Techniques de relaxation et de visualisation
Ces techniques accessibles à toutes ont pour vocation de vivre l’accouchement de manière positive, loin des peurs et des tensions. L’esprit se focalise naturellement sur ce qui attire son attention. Pendant l’accouchement, votre esprit va être irrésistiblement attiré vers l’intensité des douleurs des contractions. Grâce à ces méthodes votre attention se détourne de la douleur et la transforme en un cocktail de sensations particulièrement puissantes.
- Concentrez vous sur votre souffle. Sentez l’air qui entre par vos narines et sortent par votre bouche.
- Visualisez que l’air qui rentre pénètre dans votre corps comme une vague de bien être jusqu’à vos pieds.
- Imaginez un lieu sécurisant et apaisant (une plage, un champ au printemps, une bulle dorée, une maison, etc.). Derrière vos yeux clos, visualisez vous dans cet espace.
- Au moment de la contraction, dites-vous que c’est une vague puissante. Imaginez vous en train d’être soulevée par cette vague.
Ces images sont positives et pleines de ressources. L’auto hypnose peut vous aider à vivre l’accouchement de vos rêves : dans cet état de conscience modifié, la future maman accède à son inconscient et à ses souhaits intérieur. Pendant la grossesse, vous pouvez visualiser votre accouchement, dans cet état de relaxation profonde, et formuler des demandes à votre inconscient.
L'importance de la position
La position horizontale ou “position gynécologique” est une vraie source de souffrance pour une femme qui accouche sans péri. Déjà parce qu’elle vous laisse immobile et aussi parce qu’elle est anti-physiologique au moment de l’accouchement. Les positions verticales soulagent énormément les douleurs. Vous pouvez vous mettre debout avec les mains en appui sur un dossier de chaise, sur un mur ou accrochées au pied du lit. Vous pouvez aussi utiliser les suspensions ou vous suspendre aux épaules du papa pour vous balancer et soulager le dos et les reins. La position accroupie est très bénéfique à l’accouchement également. Vous pouvez vous mettre à quatre pattes en posant la tête et les bras sur le gros ballon. N’oubliez pas que le mouvement aide vraiment à supporter les contractions.
Le rôle de l'accompagnement
Que ce soit votre sage femme ou votre compagnon, vos accompagnants vont jouer un rôle essentiel pour vous aider à vivre votre accouchement de la plus belle des manières. Le papa va pouvoir vous masser pour diminuer les douleurs des contractions. La sage femme sera là pour vous rappeler de vous détendre, de bien souffler ou de revenir à des sons graves. Certaines sages femmes sont même formées à des méthodes comme la sophrologie, l’hypnose ou les postures et respirations. Parfois, une main posée délicatement sur votre poing serré à la fin d’une contraction ou sur vos épaules tendues sera comme un rappel au calme.
Sexualité et accouchement
C’est un sujet tabou. Difficile pour beaucoup de femmes de faire le lien entre sexualité et accouchement. Pourtant, ce sont les mêmes hormones qui sont en jeu : l’ocytocine. Certaines femmes ressentent librement l’envie de se masturber pendant les contractions. Cela favoriserait la sécrétion d’ocytocine et rendrait l’accouchement presque agréable. Il ne s’agit pas d’initier un jeu sexuel avec le partenaire. Mais plutôt de vous laisser porter, si l’envie vous venez, par ces gestes naturels.
L'importance des hormones
Si rien n’entrave le processus naturel de la naissance, les hormones jouent un rôle essentiel dans l’accouchement. L’ocytocine est l’hormone numéro 1 ! Mais c’est une hormone timide 😉 Elle est sécrétée en quantité quand la maman se sent en sécurité, aimée, à l’abri des regards, dans la pénombre et dans un endroit chaud. Les câlins augmentent aussi la sécrétion de cette hormone. Son pire ennemi : l’adrénaline, l’hormone de la peur. L’adrénaline inhibe la sécrétion d’ocytocine. La maman en est privée. Le travail va se ralentir (voire s’arrêter selon les cas) et les contractions vont devenir moins efficaces. L’adrénaline est nécessaire uniquement en fin d’accouchement. Alors pour favoriser la sécrétion d’ocytocine, on évite le stress et les stimulations et on crée les bonnes conditions.
Quand les contractions sont efficaces, le ressenti est très intense. Et le corps à une réponse fantastique face à ça : il sécrète un anesthésiant naturel, les endorphines. Les endorphines déconnectent le cortex préfrontal (le mental !) et activent le cerveau primitif : celui qui sait comment accoucher. Elles plongent la mère dans un état de détente absolue et de bien-être intense, à la limite de l’euphorie. La femme qui accouche est tellement détendue qu’elle peut s’endormir entre deux contractions. En activant le cerveau primitif, la mère accède à un état de lâcher prise et oublie la notion du temps ou de la pudeur. Si on laisse faire les hormones, l’alternance entre contraction et temps de repos est parfaitement orchestré.
Astuces pratiques pour soulager les contractions
La respiration
Dès que vous commencez à ressentir des contractions, il va falloir que vous vous mettiez dans votre bulle et que vous vous concentriez sur votre respiration. Le mieux est de souffler longtemps, le plus longtemps possible, pendant la contraction. En effet, plus vous soufflez, plus vous envoyez de l’oxygène à votre utérus qui en a bien besoin vu l’effort qu’il est en train de produire. Vous l’aidez donc et il vous remercie en vous redonnant le contrôle. Il faut alors prendre une grande inspiration avant le début de chaque contraction et relâcher son souffle après le passage des contractions. La respiration permet d'oxygéner l'utérus qui est un muscle, et un muscle a besoin de beaucoup d'oxygène pour bien fonctionner. Si l'utérus est bien oxygéné, les contractions seront de moins en moins douloureuses. En respirant, vous oxygénez aussi votre bébé qui a besoin d'oxygène pour sortir.
C’est facile, il suffit de caler votre respiration sur la contraction. Quand elle arrive, prenez une petite inspiration et soufflez pendant toute la contraction. Dès que vous n’avez plus d’air, reprenez une petite inspiration et soufflez de nouveau longuement.
Le rôle du partenaire
Votre conjoint/conjointe a également un grand rôle à jouer lorsque le travail commence. Il/elle ne doit pas être juste spectateur ! Il /elle peut vous accompagner sur chaque contraction en vous massant le corps. Certaines aimeront qu’on leur masse les pieds ou les mains mais la majorité des futures mamans aime qu’on leur masse le bas du dos. Le partenaire peut appuyer au niveau des lombaires avec la paume de la main en faisant une pression confortable lors de la contraction.
L'hypnose
Si vous avez pu suivre des cours de préparation à la naissance en hypnose, vous avez dû retenir quelques pistes pour réussir à vous mettre dans votre bulle, vous concentrer et vous éloigner au maximum de la réalité des contractions. Votre partenaire peut également participer en vous parlant ou en vous aidant à rentrer dans cet état de bien-être et de lâcher prise.
L'acupuncture
De plus en plus de sage-femmes sont formées à l’acupuncture et peuvent vous proposer une séance lors de la mise en travail. En effet, cela peut parfois vous aider à relâcher le corps, à accepter les contractions et permettre au travail de mieux avancer.
Le mouvement
Le mouvement, c’est la vie. C’est aussi vrai le jour de l’accouchement. Eh oui, plus vous déambulez, plus votre bébé va tenter de trouver sa place pour descendre dans votre bassin. Vous pouvez marcher, monter et descendre les escaliers, faire du ballon, etc. Etre en mouvement vous permet de mobiliser votre bassin et d’aider votre bébé à descendre.
Pour gérer au mieux les contractions, il faut bouger ! On peut tout au long de la grossesse marcher pendant quinze minutes par jour. Mais si vous n'avez pas le temps, ce n'est pas grave, il suffit pendant que le travail commence qu'on soit en mouvement. Ce mouvement permet de mobiliser votre bassin et aide en même temps le bébé à descendre. L'étirement aussi aide beaucoup à réduire la contraction. Lors de la contraction, les femmes ont tendance à se contracter aussi, alors que cette position augmente la douleur. Il faut alors se détendre et faire quelques étirements pour pouvoir faciliter le travail. Pour ce faire, le futur papa doit se tenir debout avec une écharpe et la future maman alors s'accroupit et tient le bout des écharpes, c'est alors que le père recule un peu pour pouvoir exercer une force de traction qui diminue la douleur ressentie lors des contractions consécutives.
Le bain chaud
Le bain a énormément de vertus et de bienfaits pour soulager les douleurs de contraction. En effet, avec la chaleur de l’eau, le corps se détend et permet souvent au col d’évoluer. Attention cependant à ne pas faire de malaise avec les vapeurs de la chaleur. Il est préférable d’avoir votre partenaire auprès de vous. Prendre un bain chaud favorise la relaxation des muscles et facilite le travail. Pour pouvoir être efficace, la totalité du ventre doit être immergée complètement dans l'eau, cela aide le bébé à mieux se positionner. L'eau chaude favorise la circulation sanguine et aide les muscles à se relâcher et ainsi diminue la douleur dans le premier stade de l'accouchement. Mais rester trop longtemps dans le bain ne serait pas bon ni pour le bébé ni pour la mère, certes il diminue largement les contractions, mais ralentit en même temps le travail. Donc après une heure, il faut en sortir. En même temps, bouger, mais sans faire de mouvement brusque peut aussi aider.
Se mettre sur le côté et se faire masser
Parfois lorsque les contractions surviennent, on a du mal à trouver une position qui soit confortable. Mettez-vous du côté droit du lit un certain moment, puis changez de position en vous mettant sur le côté gauche pour éviter la compression de la veine cave. Lorsque vous bougez, cela aide le bébé à se frayer un chemin dans le bassin. Il suffit de ne pas bouger brutalement et de ne pas rester dans la même position trop longtemps. En même temps, il faut mettre des coussins entre les jambes, et il faut les élever aussi haut que possible, cela va faciliter le passage du bébé et aussi vous permettre de vous dégourdir les jambes. Le fait d'être massée et touchée par votre mari ou celui qui vous accompagne rend la douleur plus supportable et vous aide à vous relaxer. Il permet aussi de détendre les muscles ce qui réduit largement les contractions, et en même temps aide à faire partir l'anxiété.
Autres conseils
- Se reposer : La première chose à faire, selon l’experte, est de se reposer, en s’asseyant ou en s’allongeant.
- Hydratation : Penser à boire au moins 1,5 litre d’eau par jour car l’utérus est un muscle qui, s’il est déshydraté, se contracte. Hydratez-vous régulièrement : cela évitera à votre utérus de se crisper.
- Éviter le stress : Éviter les situations de stress et rester dans sa bulle pour profiter pleinement des endorphines et de l’ocytocine.
- Musique et danse : Amenez votre playlist et dansez pendant les contractions ! Bougez, bougez, bougez sur la musique !
- Positions variées : Avec la sage-femme, trouvez une position qui vous convient. Mettez-vous sur le côté droit dans le lit, ou sur le côté gauche pendant un certain temps. Mettez un coussin d’allaitement entre vos jambes en remontant la jambe du dessus très haut. Allongée sur le dos, levez vos jambes et demandez à la sage-femme de placer un gros ballon en dessous. Demandez au papa de faire bouger le ballon en faisant des petits cercles. La sage-femme place une galette sous vos fesses : il s’agit d’un cercle mou (souvent utilisé chez le kiné). Cela vous met en instabilité et permet à votre bassin de rester mobile.
- Soutien émotionnel : C’est le moment de l’inclure dans votre accouchement. Il semble démuni face à votre douleur ? Montrez-lui qu’il peut vous soulager en posant simplement sa main dans le bas de votre dos.
- Allonger et surélever les jambes : En adoptant une respiration calme, vous parviendrez à vous détendre et libérez les tensions présentes dans votre corps.
- Faites-vous masser le bas du dos : Les fausses contractions peuvent notamment s’avérer douloureuses au niveau des reins.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Si malgré le repos, vous avez des contractions douloureuses pendant deux à trois heures, mieux vaut consulter. Attention à ne pas les confondre avec des douleurs ligamentaires ou des soucis de constipation dus à un chamboulement de l’appareil digestif. Avant un voyage, il vaut mieux consulter pour vérifier l’état du col. Il est tout à fait possible de prendre l’avion jusqu’au septième mois de grossesse, en portant des collants de contention. Pour la voiture, il faut se garder d’effectuer un long trajet d’un seul coup et bien se reposer.
Souvent, il est conseillé un antispasmodique. Toutefois, si le mal persiste, que vous ressentez de la fièvre, ou remarquez des pertes anormales, rendez-vous immédiatement aux urgences obstétriques !
Traitements médicaux
S’il s’agit de « vraies » contractions, le médecin ou la sage-femme pourra prescrire un antispasmodique. En complément, l’homéopathie peut traiter les causes de ces contractions grâce à un traitement personnalisé en fonction de la situation. Chez la femme enceinte, l'automédication n'est pas autorisée. La prise de médicament nécessite l'avis d'un professionnel de santé au préalable. Le traitement homéopathique sera différent selon si la femme enceinte est anxieuse à cause d’examens médicaux ou en pic de stress. Le soir pour bien dormir ou pour apaiser une future maman qui a besoin d’être rassurée, l’homéopathie a également toute sa place. Il existe aussi des traitements homéopathiques pour prévenir les infections vaginales, les problèmes de constipation ou les cystites à répétition qui peuvent déclencher des contractions. Les médicaments homéopathiques sont respectueux de la santé de la femme enceinte et de son bébé.
Il est toutefois recommandé de demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir le traitement sur mesure pour la maman et son bébé.
Avoir recourt à des astuces ou des remèdes naturels sont les plus favorables, que ce soit pour la mère ou pour la santé du nouveau-né. Cependant, lorsque la douleur devient insupportable, même après plusieurs tentatives de les atténuer par les méthodes naturelles, la dernière solution étant de demander au médecin des anti spasmodiques. Un anti spasmodique est un médicament qui fait cesser les spasmes qui se localisent au niveau des muscles blancs que nous ne pouvons pas contrôler. C'est au médecin traitant de définir les anti- spasmodiques adéquats à ses patients, mais il faut noter que l'utilisation de ces médicaments peut engendrer des effets secondaires sur la santé de la mère ou bien du bébé. Les effets secondaires qui peuvent survenir sont la sécheresse buccale et/ou occulaire, une augmentation de la fréquence cardiaque, etc.
Comprendre l'utérus contractile
Des contractions fréquentes et répétitives au cours de la grossesse peuvent être le signe d’un utérus contractile.
Qu'est-ce qu'un utérus contractile ?
On parle d’utérus contractile quand, au cours de la grossesse, les contractions sont anormalement fréquentes. Ces contractions utérines se produisent de façon répétitive, plus de dix fois par jour.
Causes possibles
- Le volume de l’utérus augmente: à mesure que le bébé grandit, l’utérus s’étire.
- Le corps se prépare à l’accouchement: en fin de grossesse, le corps peut provoquer ce qu’on appelle de “fausses contractions”, dites aussi contractions de Braxton Hicks.
Lors de la grossesse, et au fur et à mesure du développement du fœtus, ce muscle évolue, s’étire et augmente de volume. Ces “fausses contractions” sont appelées des contractions de Braxton Hicks. Elles ressemblent à des crampes menstruelles et ces douleurs pelviennes peuvent même passer inaperçues. Il peut être difficile de différencier les contractions de l'utérus des sensations liées aux mouvements du bébé. L'utérus est maintenu aux os du bassin par des ligaments.
Diagnostic
Il est important de pouvoir reconnaître les signes d’un utérus contractile. Un examen du col de l'utérus, effectué lors d’un toucher vaginal, permet de déterminer si les contractions ont un effet sur le col de l'utérus, si elles ont provoqué ou non son ouverture, et si oui à quel degré. En effet, si l'utérus contractile a ouvert le col utérin, l'accouchement peut être rapide.
Traitement
À la suite de ces examens, un traitement pourra être indiqué.
- Des tocolytiques : les médicaments tocolytiques, comme le Salbutamol, favorisent la réduction des contractions utérines.
- L’alitement : il peut être nécessaire pour la mère de rester alitée pendant tout le reste de la grossesse lorsque le cas d’utérus contractile est très inquiétant.
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