La dyspnée, ou essoufflement, est une sensation subjective d'inconfort respiratoire. Tout comme la douleur, elle est parfois difficile à quantifier. La respiration, un automatisme, se fait normalement sans que l'on en ait conscience. Cependant, dès que chaque mouvement respiratoire devient un effort, une sensation d'inconfort s'installe, transformant la respiration en une souffrance. Cette gêne respiratoire est la dyspnée, liée à une anomalie dans la chaîne de transport de l'oxygène de la bouche jusqu'aux cellules musculaires. La dyspnée est un symptôme, comme la toux ou la douleur.

Comprendre la Dyspnée

Le sentiment d'être essoufflé se manifeste très différemment d'un individu à l'autre, selon son âge, son activité physique habituelle, ses propres exigences, bref, son mode de vie. Se sentir essoufflé après l'ascension d'une montagne n'a pas la même signification que si cet essoufflement survient pour des efforts aussi minimes que ceux de la vie quotidienne, comme s'habiller, se coiffer ou manger. De même, ne plus pouvoir courir ni danser n'aura pas les mêmes répercussions à 20 ou à 70 ans.

Dyspnée et Surcharge Pondérale

La dyspnée en lien avec le surpoids s'explique par le fait que, pour chaque mouvement, la masse à mobiliser est plus importante que la moyenne. C'est comme si nous nous promenions en permanence avec un sac à dos rempli de 10, 20, 30 kg ou plus, dans chacun des actes de notre vie. En outre, la personne en surpoids subit des modifications de la mécanique ventilatoire. La surcharge abdominale, en particulier, va gêner le bon fonctionnement du diaphragme, un muscle fondamental pour l'inspiration.

Sédentarité et Déconditionnement Physique

La sédentarité est sans doute la cause la plus fréquente des dyspnées sans cause médicale réelle. Le simple fait de ne pas avoir d'activité physique régulière peut être responsable de ce que l'on nomme le déconditionnement, considéré par les physiologistes comme une véritable maladie musculaire, caractérisée par une diminution quantitative et qualitative des fibres musculaires. Ce déconditionnement se retrouve également souvent associé à des maladies chroniques (respiratoires, cardiovasculaires, diabète…).

Apnée du Sommeil

Un syndrome d'apnée du sommeil va perturber la qualité du sommeil et entraîner une somnolence diurne, donc une limitation supplémentaire de l'activité physique et, souvent, une mauvaise oxygénation du sang.

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Troubles Cardiaques

Le cœur est classiquement assimilé à une pompe dont le but est de propulser le sang dans les moindres recoins de l'organisme grâce aux artères et artérioles. Lorsque le cœur fonctionne mal à cause d'anomalies des valves cardiaques ou d'insuffisance cardiaque, la faiblesse du cœur et les modifications de pression dans les vaisseaux vont retentir sur les poumons et gêner la respiration. L'hypertension artérielle quand elle est ancienne et non contrôlée, les troubles du rythme cardiaque, fibrillation auriculaire en tête, peuvent également contribuer à la dyspnée.

Affections Pulmonaires

Le poumon est un organe "élastique" qui se gonfle et se dégonfle facilement. Si cette liberté de mouvement est gênée par une obstruction des bronches ou une perte de l'élasticité pulmonaire, la respiration va nécessiter un effort anormal, mal perçu par le malade. Des problèmes d'échange gazeux au niveau des alvéoles, de faiblesse musculaire, de vécu émotionnel peuvent aussi être en cause.

Évolution vers la Chronicité

Cette évolution vers la chronicité (par opposition aux maladies aiguës qui guérissent) peut conduire à une insuffisance respiratoire chronique. Quelle que soit la maladie respiratoire initiale, la dyspnée qu'elle engendre va conduire le malade à adapter son mode de vie et à limiter dans un premier temps les efforts importants. Cette spirale infernale va conduire à une modification du fonctionnement des muscles et de leur métabolisme (c'est-à-dire des réactions chimiques qui accompagnent la contraction musculaire). C'est ce que l'on appelle le déconditionnement responsable à son tour d'une majoration de la dyspnée.

Dyspnées Aiguës

À côté de ces maladies chroniques, des situations aiguës peuvent également s'accompagner de dyspnées d'autant plus intenses et difficiles à supporter qu'elles s'installent brutalement chez un sujet qui auparavant avait une vie normale. Généralement, ces dyspnées aiguës s'accompagnent d'autres signes : douleur thoracique, toux, hyperthermie, oppression… De nombreuses affections peuvent en être responsables : asthme en crise, décollement de la plèvre (pneumothorax), inflammation de la plèvre (pleurésie) ou maladie infectieuse (pneumopathie).

Fatigue Musculaire : Symptômes, Causes et Traitements

La fatigue musculaire, bien que n'ayant pas de terme médical précis, se définit comme une sensation de faiblesse ressentie dans les tissus musculaires, voire une difficulté à solliciter les membres. Elle peut se manifester par :

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  • Une réduction de la force, peu importe l’effort entrepris.
  • Des douleurs musculaires, inconforts au niveau des jambes, courbatures, faiblesse du corps après un effort physique.

Cette fatigue peut survenir après un effort intense et/ou prolongé, en raison de l'épuisement des réserves de glycogène utilisées par les muscles comme source d'énergie. Elle peut également être liée au stress, à la fatigue mentale, ou à la grossesse, sans forcément être consécutive à un effort particulier.

Causes de la Fatigue Musculaire

  • Efforts Musculaires Intenses : Les efforts musculaires avec flexion, les grandes poussées, les sollicitations prolongées et mouvements violents ou encore le fait de pédaler provoquent des microdéchirures des fibres musculaires des jambes (quadriceps, ischio-jambiers, mollets…) autant de traumatismes qui induisent la fatigue.
  • Manque d’Oxygène : Le manque d’oxygène dans les muscles conduit à cette impression d’essoufflement musculaire, appelée asthénie musculaire.
  • Processus Inflammatoire : Les blessures musculaires aboutissent à une réponse naturelle du corps qui se sent attaqué…C’est le processus inflammatoire, qui se manifeste par un rougissement de la peau, accompagnée ou non à un œdème, qui se forme au niveau du muscle fatigué. La peau subit alors des échauffements et cette inflammation peut entraver les mouvements.
  • Stress : Quand le stress nous assaille, nous nous focalisons sur la tâche à venir, et notre organisme puise son énergie dans des organes importants. Tous les muscles boostent leur tonus afin d’aider le corps à faire face : ce mode de verrouillage et de défense permet au corps de s’adapter face à un danger. Si le stress joue les prolongations, le système nerveux transmet trop d’informations aux muscles le mécanisme de l’imprégnation d’adrénaline.
  • Manque de Sommeil : Lors du sommeil, les hormones de croissance sont libérées conduisant à la prise de masse musculaire. Le manque de sommeil affaiblit et fatigue les muscles.
  • Blessures et Traumatismes : Une blessure ou un traumatisme (fractures, tendinites, entorses…) suite à un accident ou à un effort trop poussé qui a parfois manqué d’échauffement et qui requièrent une période d’immobilisation importante (plâtre, bandage ou attelle).

Solutions pour Combattre la Fatigue Musculaire

  • Repos : Le seul moyen de lutter contre la fatigue musculaire reste le repos, une alimentation adaptée et une hydratation régulière (au moins 1,5L d’eau par jour).
  • Alimentation Adaptée :
    • Protéines : qui contribuent à améliorer le repos.
    • Acides gras essentiels (oméga 3 et 6).
  • Micronutriments : Recevoir des micronutriments (vitamines et magnésium permettant aux cellules l’adaptation aux sollicitations de l’effort, pour optimiser l’efficacité).
  • Compléments Alimentaires :
    • Magnésium : Le magnésium permet une fonction musculaire normale. Une carence en magnésium augmente la perméabilité des membranes face au calcium, au sodium et au potassium. Ce mécanisme accroit la sensibilité des cellules nerveuses et l’exposition aux crampes musculaires. Le magnésium stabilise alors les membranes des cellules pour lutter contre la fatigue des muscles. Le magnésium améliore également la fixation du calcium sur les os. Les compléments alimentaires à base de magnésium sont donc très prisés. Ils boostent les performances physiques en diminuant l’accumulation d’acide lactique dans l’organisme.
    • Oméga-3 : Les acides gras oméga-3 optimisent la synthèse des protéines. Ce mécanisme vertueux transforme les protéines que nous consommant en carburant que nos muscles réclament pour leur développe et le maintien de leur force.
    • Energie Ultra (Extrait de Chêne) : Cet extrait favorise la naissance de nouvelles mitochondries (cellules productrices d”énergie). La fonction musculaire est alors soutenue de manière accélérée grâce à ce phénomène de remplacement, de régénération. Notre corps est régulièrement confronté au stress oxydant et à l’accumulation de débris qui grignotent ces mitochondries provoquant alors une faiblesse musculaire. Cet extrait de Chêne est également affectionné par les sportifs sujets à la faiblesse musculaire.
  • Médicaments : En cas de fatigue musculaire trop intense, votre médecin pourra vous prescrire des médicaments de type antalgiques comme le paracétamol, ou de type anti-inflammatoires non stéroïdien (AINS) comme l’ibuprofène, et seulement s’ils ne vous sont pas contre-indiqués.
  • Froid : Placez une poche de glace sur les muscles endoloris.

Quand consulter un médecin ?

Si vous rencontrez des épisodes de fatigue musculaire régulièrement, et ce sans raison particulière, pensez à consulter un médecin généraliste.

Insuffisance Cardiaque : Une Cause Importante de Dyspnée

L’insuffisance cardiaque se caractérise par l’incapacité du cœur à drainer et pomper normalement le sang depuis et vers le reste des organes, ce qui entraine une mauvaise oxygénation des organes et une accumulation de liquides (œdèmes). Cette maladie très handicapante est souvent liée à l’âge.

Mécanismes de l'Insuffisance Cardiaque

Le cœur est constitué de quatre cavités (deux oreillettes, deux ventricules), qui se contractent de manière coordonnée afin d’acheminer le sang vers les poumons, où il est réoxygéné, puis vers le reste de l’organisme. Lorsque le cœur perd une partie de sa force musculaire et sa capacité de contraction normale, on parle d’insuffisance cardiaque. Il ne pompe plus suffisamment de sang et l’organisme ne reçoit donc pas l’oxygène dont il a besoin. Le ralentissement de la circulation sanguine entraine une accumulation de sang dans les vaisseaux augmentant la pression sur leurs parois. L’augmentation de la pression du sang dans les vaisseaux pulmonaires empêche le bon fonctionnement des poumons. Enfin, l’insuffisance cardiaque engendre aussi une rétention d’eau et de sel en raison d’une moindre activité des reins ce qui peut se traduire par une prise de poids rapide et inexpliquée.

Diagnostic de l'Insuffisance Cardiaque

L’échocardiographie doppler permet de mesurer la taille des cavités cardiaques et l’épaisseur du muscle. Elle évalue également la capacité de remplissage et la contraction du ventricule gauche, chargé de propulser le sang vers l’organisme. Certains marqueurs dans le sang (BNP/NT-proBNP), permettent de déterminer si l’aggravation de la fatigue ou l’essoufflement sont dus à une insuffisance cardiaque ou non. Le BNP/NT-proBNP est libéré dans le cœur en réponse aux augmentations de pression à l’intérieur du cœur.

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Prise en Charge de la Dyspnée

Réhabilitation et Traitement de Fond

Dans le cadre des maladies chroniques, la réhabilitation de l'activité physique est un moment important. La notion de traitement de fond est primordiale et souvent difficile à admettre. Comme pour tout symptôme, l'amélioration de la dyspnée est un bon reflet de l'équilibre. Souvent, malheureusement, malgré un traitement bien équilibré, la dyspnée persiste. Elle a, en effet, tendance à entraîner une limitation de l'activité physique du patient. Cette diminution d'activité physique va elle-même induire des modifications de l'activité enzymatique musculaire et aggraver la dyspnée.

Activité Physique Adaptée

Quand la dyspnée est liée au déconditionnement physique, la reprise d’une activité physique est recommandée. L’erreur à éviter est de reprendre brutalement. Cette reprise doit être progressive, au risque de se blesser ou de s’écœurer. L’idéal est d’être accompagné·e par des professionnels de santé (kinésithérapeutes ou professeurs d’activités physiques adaptées) pour adapter l’intensité de l’exercice d’un point de vue cardiaque et musculaire.

Pour les personnes atteintes de limitations ostéo-articulaires liées à des pathologies ou traumatismes, là aussi l’activité physique est recommandée.

Dans la grande majorité des cas, dyspnée et sport sont tout à fait compatibles, à condition que l’activité soit adaptée. Il est conseillé de demander conseil à votre médecin traitant qui pourra vous orienter vers des spécialistes.

Traitement de la Cause

Si la dyspnée est d’origine pathologique, il convient de traiter en premier lieu sa cause. Ensuite, des services adaptés de réadaptation cardiaque (pour les maladies du cœur) ou de réhabilitation respiratoire (pour les pneumopathies) prennent en charge la reprise d’activité physique.

Questions à Poser à Votre Médecin

  • La position influence-t-elle votre essoufflement ? Êtes-vous plus essoufflé en vous couchant?
  • Prenez-vous des médicaments de manière régulière ?

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