Les céphalées de tension sont les maux de tête les plus fréquents, affectant une grande partie de la population mondiale. Bien que généralement bénignes, elles peuvent impacter significativement la qualité de vie lorsqu'elles deviennent récurrentes ou chroniques. Cet article explore en profondeur les causes, les symptômes, les traitements et la prévention des céphalées de tension, ainsi que d'autres affections pouvant provoquer des douleurs similaires, comme la névralgie d'Arnold.
Qu'est-ce qu'une Céphalée de Tension ?
Les céphalées de tension se manifestent par une douleur diffuse, légère à modérée, souvent décrite comme une sensation de pression ou de serrement autour de la tête. La douleur peut irradier du cou jusqu’à la tête ou se diffuser de la tête au cou. Les muscles du cou et des épaules sont souvent tendus et douloureux au toucher. La personne peut avoir des difficultés à se concentrer et à dormir.
Tout comme la migraine, la céphalée de tension est une céphalée primaire, c'est-à-dire qu’elle survient sans forcément avoir un lien avec une autre pathologie, une anomalie ou un traumatisme identifiable. Mais contrairement aux migraines, les céphalées de tension :
- Ne s'accompagnent pas de nausées ou de troubles visuels.
- Ne sont pas aggravées par les activités physiques de routine (monter des escaliers par exemple).
- Ne sont pas aggravées par la lumière, les bruits ou les odeurs.
- Ne sont pas associées à des troubles digestifs.
| Céphalée de tension | Migraine |
|---|---|
| Pression, sensation de serrement autour de la tête | Pulsatile, battements douloureux |
| Douleur légère à modérée | Modérée à sévère |
| Localisation bilatérale (des deux côtés de la tête) | Unilatérale (souvent d’un seul côté) |
| Dure de quelques heures à plusieurs jours | De 4 à 72 heures |
| Pas de nausées, pas de vomissements, pas de sensibilité à la lumière ou au bruit | Nausées, vomissements, sensibilité à la lumière et au bruit, parfois aura (troubles visuels) |
| Stress, fatigue, tension musculaire, et mauvaise posture peuvent être des facteurs déclenchants | Stress, fatigue, changements hormonaux, certains aliments, et manque de sommeil peuvent être des facteurs déclenchants |
| La douleur ne s’aggrave pas avec l’effort | Il existe un risque d’aggravation lors d’un effort |
Il est important de noter qu'une personne peut souffrir à la fois de migraines et de céphalées de tension.
Types de Céphalées de Tension
Il existe deux principaux types de céphalées de tension :
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- Céphalées de tension épisodiques : Elles surviennent moins de 15 jours par mois. La plupart des patients sont soulagés par les antalgiques en vente libre et ne consultent pas. La céphalée épisodique est temporaire - c’est la forme la plus fréquente.
- Céphalées de tension chroniques : Elles se manifestent 15 jours ou plus par mois, pendant au moins trois mois consécutifs. La définition d’une céphalée de tension chronique est une douleur qui survient plus de 15 jours par mois pendant au moins six mois. Ces céphalées de tension chroniques sont évidemment difficiles à supporter et retentissent sur la vie quotidienne. Souvent, elles s’expliquent par une consommation trop élevée de médicaments. Par exemple si vous prenez plus de 10 jours par mois des médicaments contre la douleur, vous risquez de développer des céphalées chroniques. Les céphalées chroniques révèlent donc une forme d’addiction involontaire.
| Céphalée de tension épisodique | Céphalée de tension chronique |
|---|---|
| Moins de 15 jours par mois | 15 jours ou plus par mois, pendant au moins 3 mois |
| De 30 minutes à plusieurs heures | Peut être continue ou durer plusieurs jours |
| Légère à modérée | Modérée mais persistante, impacte la qualité de vie |
| Sensation de pression ou de serre autour de la tête | Même type de douleur, mais plus constante et durable |
| Stress, fatigue, mauvaise posture | Stress chronique, troubles du sommeil, tensions musculaires persistantes |
| Repos, hydratation, relaxation, analgésiques ponctuels (paracétamol, ibuprofène) | Gestion du stress, thérapies de relaxation et éventuel suivi médical |
Causes et Facteurs Déclenchants
Les causes exactes des céphalées de tension ne sont pas entièrement comprises, mais plusieurs facteurs peuvent contribuer à leur apparition, à savoir :
- Stress : Le stress émotionnel ou mental est un déclencheur majeur. C’est bien connu, si vous êtes en situation de stress, vous aurez facilement mal à la tête.
- Tension musculaire : Une tension prolongée des muscles du cou et des épaules peut provoquer des maux de tête. Les tensions musculaires du cou et de la nuque peuvent donner des symptômes de céphalée de tension.
- Mauvaise posture : Une posture inadéquate, surtout lors de travaux prolongés devant un ordinateur, peut entraîner des céphalées. Une posture de travail ajustée peut prévenir à la fois les douleurs musculaires et les céphalées de tension.
- Fatigue : Le manque de sommeil ou la fatigue générale peuvent être des facteurs contributifs.
- Problème au niveau de l’articulation de la mâchoire (trouble de l’articulation temporo-mandibulaire).
- Autres facteurs : Manque de sommeil et fatigue ; tensions musculaires autour de la mâchoire, de la nuque ou des épaules ; grincements de dents ou mauvais alignement dentaire ; troubles visuels ; déshydratation ; menstruations ou changements hormonaux.
En cas de céphalées de tension chroniques, il faut également chercher une surconsommation médicamenteuse.
Symptômes des Céphalées de Tension
Les céphalées de tension sont rarement sévères et, le plus souvent, elles n’interfèrent pas avec les activités de la vie quotidienne. Les céphalées de tension épisodiques peuvent durer de 30 min à plusieurs jours. Elles débutent généralement quelques heures après le réveil et s'aggravent au cours de la journée. Elles réveillent rarement les personnes. Les céphalées de tension chroniques peuvent varier en intensité tout au long de la journée mais sont presque toujours permanentes. Leur gravité peut augmenter au fur et à mesure de leur survenue.
Les céphalées de tension se caractérisent globalement par :
- Une douleur sourde et persistante.
- Une sensation de pression ou de serrement autour du front ou à l'arrière de la tête. On a l’impression très désagréable d’avoir la tête serrée dans un étau.
- Une sensibilité accrue du cuir chevelu, des muscles du cou et des épaules. Parfois, la peau peut être sensible au toucher lorsque vous avez mal à la tête, par exemple si vous touchez le front ou la tempe. Certaines personnes ressentent une douleur au niveau du cuir chevelu.
- Parfois de légères nausées.
- Parfois des bourdonnements ou une sensation d’oreille bouchée.
- Fatigue.
Les céphalées chroniques peuvent également être précédées de symptômes gastro-intestinaux, comme dans le cas du syndrome de l’intestin irritable. Le mal de tête peut aussi être une conséquence de douleurs chroniques, par exemple la fibromyalgie. La céphalée de tension peut également provoquer une sensation d’instabilité et des vertiges.
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Diagnostic des Céphalées de Tension
Le diagnostic repose principalement sur l'examen clinique et la description des symptômes par le patient. Il est conseillé de noter sur un calendrier la survenue des maux de tête et la prise ou non d’antalgiques. Il n’existe pas d’examen complémentaire spécifique permettant de confirmer le diagnostic. Dans certains cas, une imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau peut être réalisée en vue d’écarter d’autres maladies pouvant être à l’origine de la douleur ressentie par le patient.
Traitements et Prévention
Les céphalées de tension épisodiques sont généralement soulagées par les antalgiques (aspirine, paracétamol, ibuprofène). Pour soulager une céphalée de tension, commencez par prendre un traitement antalgique, c’est-à-dire qui calme la douleur. Ils sont vendus sans ordonnance. Vous pouvez utiliser du paracétamol, ou éventuellement de l’aspirine ou de l’ibuprofène (sauf contre-indication). Mais ne mélangez jamais ces différents médicaments. En général, une seule prise suffit à calmer la douleur du mal de tête. Si la céphalée revient, vous pouvez prendre un nouveau comprimé après 6 heures d’intervalle.
Le traitement des céphalées de tension chronique repose sur :
- L’éviction des facteurs pouvant favoriser les céphalées.
- Le respect des règles hygiéno-diététiques (pratique d’une activité sportive, respect d’une bonne hygiène du sommeil, etc.). Pour éviter des troubles récurrents, il est important de dormir suffisamment et de trouver un bon équilibre au quotidien qui inclut à la fois de la détente et une activité physique.
- La recherche d’une intrication avec un état anxieux ou dépressif.
- Les traitements non médicamenteux, comme les techniques de relaxation. Les exercices de relaxation peuvent réduire le stress et aider vos muscles à se détendre. Il est également important de rester actif - cela renforce vos muscles et améliore votre circulation sanguine. Si vos douleurs sont liées à votre état psychologique, un soutien psychologique peut également être bénéfique.
Certains médicaments utilisés en traitement de fond de la migraine, en particulier l'amitriptyline, peuvent prévenir la céphalée de tension chronique. Ce médicament appartient à la classe des antidépresseurs, mais il est très fréquemment utilisé comme traitement antidouleur, à des doses plus faibles.
Certains traitements non médicamenteux, comme la kinésithérapie cervicale, la thérapie cognitivo-comportementale, l’hypnothérapie, ou encore la relaxation, ont montré des résultats très intéressants dans le soulagement des céphalées de tension. En cas de céphalées de tension, un kinésithérapeute peut vous aider avec des exercices pour réduire les tensions musculaires. Cela peut inclure des activités physiques et des exercices de relaxation. Une séance d’ostéopathie peut être très utile en cas de céphalées de tension.
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Quand Consulter un Médecin ?
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé si :
- Le mal de tête est fréquent ou sévère.
- La douleur persiste malgré les traitements.
- Les céphalées vous empêchent de bien vivre au quotidien.
- Les symptômes évoluent ou s'aggravent.
Devant un mal de tête soudain et violent ou des symptômes inhabituels (troubles visuels, difficultés à parler ou faiblesse musculaire), il est conseillé de consulter en urgence.
Névralgie d'Arnold : Une Cause de Douleur Occipitale
La névralgie d’Arnold, ou névralgie du nerf grand occipital, est une problématique causant des céphalées au niveau de la zone occipitale (derrière) de la tête. Elle est responsable de sensations de brûlures ou de décharges électriques au niveau de la partie arrière du crâne et dans la nuque.
Pourquoi ça marche ?
La névralgie d’Arnold correspond à une irritation du nerf occipital. Ce nerf mixte (moteur et sensitif) est fréquemment comprimé entre la première et la deuxième vertèbre cervicale par de l’arthrose ou des contractures musculaires. Ce nerf assure à la fois une activité motrice (en ordonnant aux muscles de se contracter pour réaliser des mouvements) et sensitive (en participant à la sensibilité de notre crâne). C’est en partie grâce à lui que nous pouvons bouger la tête et le cou.
Lorsqu’il est comprimé, il peut causer des symptômes douloureux chroniques et handicapants qui diffèrent selon la branche nerveuse atteinte. On lui décrit ainsi des atteintes motrices par la contraction des muscles du cou déclenchant alors des douleurs pouvant parfois descendre dans les épaules et des atteintes sensitives parmi lesquelles on retrouve des brûlures ou des irradiations débutant sous le crâne et remontant le long du cuir chevelu jusqu’au front et parfois jusqu’aux yeux. Elles sont souvent perçues d’un seul coté de la tête. Elles peuvent aussi déclencher des douleurs lors de la palpation des muscles situés sous l’occiput (os à l’arrière du crâne) et des difficultés à supporter la lumière artificielle (photophobie).
Causes de la névralgie d'Arnold
Les causes principales à l’origine de ce syndrome douloureux sont d’anciens accidents de voiture avec le fameux « coup du lapin » (Whiplash), de l’arthrose cervicale, des antécédents chirurgicaux au niveau de la nuque, du stress physique et psychologique et des troubles posturaux. En effet, une mauvaise posture tenue sur une durée prolongée (comme celle devant un ordinateur lorsque l’on travaille sans matériel adapté) soumet cette région anatomique à de nombreuses contraintes mécaniques pouvant alors irriter ce nerf.
Dans son trajet vers le crâne, il croise trois muscles responsables des différents mouvements de la tête, soit les muscles obliques inférieurs de la tête (ou grand oblique), oblique supérieur de la tête (ou petit oblique) et grand droit de la tête. Le nerf d’Arnold peut facilement être “coincé” et irrité lors de son passage parmi ces muscles. Ensuite, ces nerfs traversent l’insertion des muscles du trapèze ou du muscle sternocléidomastoidien soit les muscles liés au cou, aux épaules, à la tête. Le nerf d’Arnold termine son trajet au niveau du cuir chevelu.
La névralgie d’Arnold peut être causée par une contracture musculaire locale (pour exemple suite à un faux mouvement, ou à cause d’une posture non équilibrée), une arthrose, un traumatisme ou même le stress. Comme indiqué précédemment, le nerf passe à travers plusieurs muscles, il peut donc s’irriter si l’un de ces muscles est contracturé. Le nerf d’Arnold, comme indiqué précédemment, passe également au niveau des vertèbres cervicales supérieures et au niveau des muscles subjacents. Un traumatisme local peut également engendrer une irritation voire une lésion du nerf d’Arnold. Accident de voiture, coup de lapin, coup sur la tête, chute sur la tête, etc. Les blessures sont nombreuses et plurielles.
Symptômes de la névralgie d'Arnold
Les symptômes sont les suivants : une douleur unilatérale ou bilatérale ayant pour origine le creux au niveau de la nuque (petit creux entre les muscles de la nuque) et irradiant à l’arrière de la tête jusqu’au sommet du crâne et aux tempes. Cette douleur est le plus souvent assimilée à une forme de brûlure continue ou de décharges électriques sporadiques dans la région d’innervation du nerf d’Arnold (la nuque). Au quotidien, la névralgie d’Arnold peut être très handicapante.
Le nerf d’Arnold comprend 2 branches : nerf occipital inférieur et nerf occipital supérieur. La névralgie d’Arnold peut entraîner des douleurs vives, lancinantes partant de la nuque jusqu’au sommet du crâne. Dans certains cas, elles peuvent s’étendre jusqu’à l’œil. À noter que les douleurs paroxystiques peuvent être spontanées ou bien déclenchées par les mouvements du cou. Souvent très intenses et chroniques, elles peuvent s’étendre au visage (front, tempes, mâchoire, oreilles etc.).
Traitements de la névralgie d'Arnold
Pour traiter les symptômes de la névralgie d’Arnold, notre groupe se concentre sur l’expression des douleurs. Pour traiter les symptômes de la névralgie d’Arnold, les infiltrations occipitales avec la cortisone peuvent être une solution. Ces infiltrations tests durent environ 1 à 2 semaines. Attention, il est important de vous préciser que ce qui est important ce n’est pas la durée, mais la qualité. Notre groupe Global Medical Institute propose également des infiltrations de toxine botulique. Concernant les infiltrations, il ne s’agit pas réellement d’un traitement mais d’un test. Si votre test est positif, vos douleurs deviennent beaucoup moins fortes pendant quelques jours ou quelques semaines, vous êtes alors éligible pour la chirurgie mini-invasive pour soulager les douleurs liées à la névralgie d’Arnold. Nous déciderons alors d’employer la technique de décompression occipitale. Nous écartons toute autre maladie.
La théorie derrière la chirurgie est que certaines migraines sont causées lorsque les branches nerveuses sensibles sont serrées et deviennent irritées par la compression des muscles, vaisseaux sanguins ou tendons dans la nuque. Les infiltrations de cortisone dans la nuque peuvent temporairement diminuer l’inflammation des nerfs occipitaux (ou d’Arnold) pendant quelques semaines. La chirurgie mini-invasive se fait par une incision d’environ 4 cm dans la nuque. La cicatrice reste très discrète et cachée par les cheveux. Il n’y a pas généralement de fils à enlever. La chirurgie mini-invasive se fait à l’aide d’un microscope et les nerfs sont minutieusement libérés des structures en conflit mécanique. L’acte chirurgical mini-invasif dure environ 45 minutes et peut se faire sous anesthésie locale ou générale.
Exercices pour soulager la névralgie d'Arnold
Ces exercices articulent les constituants de la région cervicale (articulations, muscles et ligaments) et les soulagent de leurs tension pouvant irriter le nerf occipital.
Pour chaque exercice, maintenez la position jusqu’à ressentir une légère tension, puis, relâchez en respirant normalement.
On masse ses muscles sous-occipitaux
- Assis bien droit, face à une table.
- Baisser la tête en avant pour poser le menton sur le thorax.
- Croiser les doigts derrière la nuque et poser les coudes sur la table.
- À chaque expiration, abaisser progressivement la tête à l’aide des mains.
- Une fois la tête bien abaissée, massez du bout des doigts les muscles parfois sensibles situés sous le crâne.
Consignes: Massez pendant quelques minutes.
Bienfaits: Étire la partie supérieure du muscle trapèze et les muscles extenseurs de la tête et détend les muscles responsables de l’apparition des névralgies d’Arnold.
Variante: Poursuivez le massage sur la partie basse du cou et sur les trapèzes.
On améliore la mobilité de sa tête
- Debout, inclinez la tête du coté droit comme pour coller l’oreille au plus proche de l’épaule, tout en veillant bien à ne pas relever cette dernière.
- Une fois en position, tournez la progressivement vers la droite tout en conservant l’inclinaison comme pour voir vers le haut et l’arrière.
- Revenez en position de départ puis recommencez de l’autre côté.
Consignes: 2 séries de 10 mouvements par côté
Bienfaits: Mobilise les muscles du cou et de la nuque et les soulage de leurs tensions.
On travaille ses rotations
- Assis bien droit.
- Tourner lentement la tête d’un côté, en essayant d’amener le menton à hauteur de l’épaule.
- Tourner les yeux vers le côté opposé.
- Maintenir la position 6 à 8 secondes puis fermer les yeux et essayer de tourner encore un peu plus la tête.
- Répéter dans la direction opposée.
Consignes: Relâchement : 20 s. 3 Répétitions. Cet exercice peut être réalisé n’importe où : au travail, à la maison, dans le bus, etc.
Bienfaits: Améliore les amplitudes, facilite les rotations cervicales et détend les muscles latéraux du cou intervenant dans les torticoli.
Variante: Tourner les yeux du côté de la rotation en cherchant un repère visuel plus éloigné à chaque répétition.
On détend ses muscles sous-occipitaux
- Assis bien droit, les mains posées sur les épaules, approcher au maximum le menton de son thorax sans fléchir la tête.
- Une fois la position maximale atteinte, reculer la tête comme si un fil tirait la nuque vers l’arrière pour rentrer le menton.
- Maintenir la position puis relâcher lentement.
Consignes: Durée de maintien de la position d’étirement : 3 respirations (inspiration + expiration). Relâchement : 20 secondes Répétitions : 3
Bienfaits: Étire les muscles extenseurs de la tête et notamment les muscles sous-occipitaux, responsables de névralgie d’Arnold.
Variante: Incliner légèrement la tête à gauche ou à droite pour accentuer l’étirement de chaque côté.
Le plus de l’ostéo: On fait un match Arnold?
- Placer deux balles de tennis dans une chaussette et la nouer afin que les balles ne bougent pas.
- S’allonger sur le dos, en glissant la chaussette le plus haut possible sous la nuque en veillant à ce que la position soit confortable.
- Rester allongé sur ces deux points d’appui pendant 5 minutes.
Autres Types de Céphalées
Il existe plus de 200 types de maux de tête différents. Il est important de les différencier pour un diagnostic et un traitement appropriés. Voici quelques autres types de céphalées :
- Migraine : La migraine est un autre type de mal de tête fréquent puisqu’il touche près de 10% de la population.
- Céphalée chronique quotidienne par abus médicamenteux : Elle est souvent associée à la migraine ce qui complique le diagnostic.
- Migraine chronique : Elle est définie par au moins 15 jours de céphalées dont au moins 8 jours présentant des caractéristiques migraineuses.
- Nouvelle céphalée quotidienne persistante (NDPH) : Elle est unique en ce sens que les malades se souviennent de la date exacte à laquelle leur mal de tête a commencé.
- Hémicrânie paroxystique : Il s’agit d’une céphalée unilatérale (un seul côté de la tête), très rare et plus fréquente chez la femme.
- Céphalées attribuées à l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC) : Les céphalées attribuées à l’hypertension intracrânienne idiopathique peuvent imiter la migraine chronique et la céphalée de tension.
- Céphalée orthostatique spontanée : La nature orthostatique spontanée ainsi que la baisse de pression ou la fuite du liquide LCR distinguent cette maladie de la migraine.
- Algie vasculaire de la face (AVF) : Même s’il existe des points communs, il s’agit de deux maladies différentes, qui se traitent différemment.
- Névralgie du trijumeau : La migraine se distingue par une douleur plus prolongée, contrairement aux pics de douleurs que cause la névralgie du trijumeau.
- Céphalée névralgique unilatérale brève avec injection conjonctivale (SUNCT) : Elle est estimée à environ 1/15 000.
- Syndrome de dysfonctionnement de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM) : Dans ce syndrome, la céphalée est symptomatique de la mise en tension excessive des muscles de la mâchoire.
Conseils Généraux et Précautions
- Pour aider votre médecin, il est important de lui apporter des informations précises sous peine de ne pas recevoir le bon traitement. Est-ce que la douleur s’est modifiée ?
- Appelez le 15, décrivez vos symptômes. On vous indiquera la conduite à tenir.
- Sans diagnostic, ne prenez aucun médicament avant d’avoir reçu l’avis des professionnels.
- Certaines pathologies sont très rares et difficiles à diagnostiquer.
- Vous avez le droit de demander d’autres avis. Dans ce cas, il est important de faire appel à un vrai spécialiste des céphalées.
- Si pendant un exercice vous ressentez une douleur très vive dans le cou, vous devez le cesser immédiatement. Forcer sur une douleur intense peut vous empêcher de guérir.
- Si vos troubles sont récurrents, tenez un journal des maux de tête. Cela peut faciliter l’identification de liens entre certaines activités ou situations qui déclenchent vos céphalées de tension.
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