Le congé parental est un droit fondamental accordé aux salariés en France, leur permettant de s'occuper de leurs enfants après une naissance ou une adoption. Il offre la possibilité de suspendre ou de réduire son activité professionnelle afin de consacrer du temps à l'éducation de l'enfant. Cette période de suspension ou de réduction d'activité est encadrée par des conditions d'ancienneté, de formalisme et de durée, et donne accès, sous certaines conditions, à des aides financières. Visé par Emmanuel Macron en 2024 comme étant l’un des freins à la natalité en France, le congé parental devait être lourdement réformé courant 2025. Mais la dissolution de l’Assemblée nationale et le climat politique qui en a découlé ont finalement mis sous le tapis cette réforme… Du moins, temporairement. Aujourd’hui, où en est-on du congé parental en France ? Combien est-il indemnisé ? Qui le finance ? Combien de temps dure-t-il ? Comment les employeurs doivent-ils se préparer au congé de naissance annoncé pour 2026 ?

Conditions d'accès au congé parental

Ancienneté requise

Pour bénéficier du congé parental, le salarié doit justifier d'au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise. L'ancienneté est calculée soit au jour de la naissance de l'enfant, soit à l'arrivée dans le foyer de l'enfant adopté. Cette condition est valable tant dans le secteur privé que dans la fonction publique (État, territoriale et hospitalière), pour les fonctionnaires titulaires ou stagiaires et les contractuels.

Formalisme de la demande

Le salarié qui souhaite bénéficier du congé parental doit en informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre récépissé. La demande doit être présentée deux mois au moins avant le début du congé. Et les demandes de renouvellement, au moins un mois avant la fin de la période de congé parental en cours. La demande de congé parental peut être faite dès la fin du congé maternité ou du congé d’adoption et jusqu'au troisième anniversaire de l'enfant. Elle doit être effectuée par le salarié à l’employeur au moins deux mois avant le début du congé parental ou un mois avant, si le congé débute immédiatement à la fin du congé maternité. Le salarié doit effectuer cette démarche par lettre recommandée avec accusé de réception.

Durée du congé parental

La durée du congé parental varie en fonction du nombre d'enfants et de la situation familiale. Il n’existe pas, en matière de congé parental, de durée minimum, mais le congé initial est d’1 an maximum.

Durée initiale

Le congé initial est d’une durée maximale d'une année pour la naissance simultanée d'un, deux, trois enfants ou plus. Dans la fonction publique, le congé parental est accordé par périodes de deux à six mois renouvelables. Le salarié qui remplit les conditions peut bénéficier du congé parental dès la fin du congé maternité ou d’adoption. La durée initiale du congé parental est en principe de 1 an maximum.

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Renouvellement du congé parental

Le congé parental peut être renouvelé, mais sa durée maximale dépend du nombre d'enfants :

  • En cas de naissance ou d’adoption d’un seul enfant, le congé parental renouvelé prend fin au plus tard à la date du 3 ème anniversaire de l’enfant.
  • En cas de naissance ou d’adoption de 2 enfants, le congé parental renouvelé prend fin au plus tard à la date de l’entrée en maternelle des enfants.
  • En cas de naissance ou d’adoption de 3 enfants ou plus, le congé parental renouvelé prend fin au plus tard à la date du 6 ème anniversaire des enfants.

En cas d’adoption d’enfants de moins de trois ans :

  • En cas d’adoption d’un seul ou deux enfants, le congé parental peut être renouvelé deux fois et doit prendre fin au plus tard trois ans après l’arrivée des enfants au sein du foyer.
  • En cas d’adoption de trois enfants ou plus simultanément, le congé parental peut être renouvelé cinq fois et doit prendre fin au plus tard le jour du 6ᵉ anniversaire des enfants.

En cas d’adoption d’un ou plusieurs enfants âgés de trois à 16 ans, le congé parental d’un an maximum n’est pas renouvelable. À noter : chaque période de renouvellement peut être plus ou moins longue que la précédente.

Congé parental à temps partiel

Le parent a la possibilité, soit de : suspendre son contrat de travail pendant la durée du congé parental ; passer à temps partiel pour raison parentale. Lorsque le congé parental est à temps partiel, le salarié doit avoir une durée de travail minimum de 16 heures par semaine. En cas de congé parental à temps partiel, le contrat de travail du salarié est modifié par un avenant au contrat. Dans le cadre d’une activité à temps partiel, l’employeur ne peut pas, par principe, opposer de refus au salarié.

Congé d'adoption : Durée Spécifique

Le congé d’adoption, au même titre que le congé de maternité, vous permet de passer du temps avec votre enfant en cas d’adoption en France ou à l’étranger. Vous pouvez profiter de ce congé seul. Votre conjoint ou conjointe peut également en bénéficier, mais vous pouvez aussi choisir d’en profiter simultanément.

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Début du congé

Le congé d'adoption débute au choix soit le jour même de l'arrivée de l'enfant chez vous, soit sept jours avant la date prévue pour l’arrivée.

Durée selon la date d'adoption et le nombre d'enfants

La durée du congé d'adoption dépend de la date à laquelle l'adoption a eu lieu et du nombre d'enfants déjà à charge ou adoptés :

Adoption avant le 1er juillet 2021 :

  • 10 semaines : Si à la suite de l’adoption vous ou votre ménage avez un ou deux enfants à charge.
  • 18 semaines : Si à la suite de l’adoption vous ou votre ménage avez au moins trois enfants à charge.
  • 22 semaines : Si vous adoptez plusieurs enfants.

Adoption après le 1er juillet 2021 :

  • 16 semaines : Si à la suite de l’adoption vous ou votre ménage avez un ou deux enfants à charge.
  • 18 semaines : Si à la suite de l’adoption vous ou votre ménage avez au moins trois enfants à charge.
  • 22 semaines : Si vous adoptez plusieurs enfants.

Partage du congé d'adoption

Si vous le souhaitez et si vous remplissez les conditions requises pour en bénéficier, vous pouvez partager le congé d’adoption avec votre conjoint ou conjointe. Dans ce cas, la durée du congé d’adoption est modifiée et passe à :

  • 25 jours supplémentaires si vous adoptez un seul enfant.
  • 32 jours supplémentaires si vous adoptez plusieurs enfants.

Notez bien toutefois que si vous partagez le congé d’adoption, il doit être réparti en deux périodes dont la plus courte doit être d’au moins 11 jours. Si vous prenez votre congé simultanément avec votre conjoint ou conjointe, la totalité des deux périodes de congés ne doit pas dépasser la durée légale du congé d’adoption. Bon à savoir Lorsque le congé d'adoption est réparti entre les 2 parents, il ne peut être fractionné qu'en 2 périodes maximum, dont la plus courte est au moins égale à 25 jours (ou 32 jours en cas d'adoptions multiples). Ces 2 périodes peuvent se suivre ou êtres prises simultanément.

Droits et obligations pendant le congé parental

Droit au retour à l'emploi

À l’issue du congé parental d’éducation, le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un emploi similaire pourvu d’une rémunération au moins équivalente. À la fin de chaque période, le salarié peut reprendre son poste ou une activité à temps complet. Cette reprise ne nécessite aucun délai, aucune formalité. Avant la fin de la période, le salarié peut également décider d’interrompre son congé. Une lettre de demande d’interruption doit alors être adressée à l’employeur. Enfin, à la fin du congé ou de la période de temps partiel, le salarié retrouve son emploi précédent ou un emploi similaire avec une rémunération équivalente.

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Entretien professionnel

Le salarié a également droit à un entretien professionnel. Cet entretien permet à l’employeur de préparer correctement le retour du salarié concerné. À son retour dans l'entreprise, l’employeur doit proposer au salarié un entretien professionnel pour évaluer ses éventuels besoins de formation et envisager ses perspectives d'évolution professionnelle. Quatre semaines avant sa réintégration, le fonctionnaire est reçu par le responsable des ressources humaines de son administration. Ce rendez-vous lui permet de faire le point avant d'être réintégré dans son administration d'origine.

Suspension du contrat de travail

Le congé parental emporte par principe la suspension du contrat de travail. Un congé parental à temps plein entraîne la suspension du contrat. Dans ce cas, la durée du congé est prise en compte pour moitié pour le calcul de l’ancienneté du salarié. Il conserve tous ses avantages acquis, mais il n'acquiert pas de congés payés et il ne bénéficie plus de la mutuelle d'entreprise. A noter : le salarié n'a pas le droit d'exercer un autre emploi pendant son congé, à part s'il s'agit d'une activité d'assistante maternelle.

Maintien des droits acquis

les congés payés : les droits acquis ou en cours d’acquisition au début du congé parental sont maintenus jusqu’à la fin du congé. En matière de congés payés, les droits acquis ou en cours d'acquisition par le salarié à la date du début du congé parental sont maintenus dans leur état jusqu'à la fin du congé parental et s’appliquent à l’issue du congé. En revanche, il n’acquiert plus de congés payés pendant le congé parental.

Suspension de la mutuelle d'entreprise

la mutuelle de l’entreprise : l’employeur n’est pas dans l’obligation de continuer à en faire bénéficier le salarié. Le contrat de travail étant suspendu, le salarié ne bénéficie plus du contrat d'adhésion à la mutuelle de l'entreprise. Certains avantages peuvent cependant être maintenus. Pour le savoir, il est nécessaire de consulter son contrat.

Congé de paternité et d'accueil de l'enfant

La loi permet à un salarié, père d'un enfant ou conjoint d'une mère, de bénéficier d’un congé de paternité et d'accueil de l'enfant. À la naissance d'un enfant (ou le premier jour ouvrable suivant la naissance), le père - ou le cas échéant le conjoint, le concubin ou la personne liée à la mère par un pacte civil de solidarité (Pacs) - a droit à un congé de naissance de trois jours à prendre immédiatement à la naissance de l'enfant. Contrairement au congé de paternité, il ne peut pas être différé. une deuxième période de 21 jours calendaires ou de 28 jours en cas de naissances multiples : cette seconde période de congé peut être soit prise en continue, soit fractionnée en deux fois maximum (chaque période devant au minimum durer cinq jours). Il peut être pris dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, sauf cas exceptionnel. Le salarié doit vous informer de la date prévisionnelle de l’accouchement et des dates de début de sa ou ses périodes de congés le plus tôt possible et au moins un mois avant la date à laquelle il envisage de prendre son congé de paternité. Il doit également vous préciser la date à laquelle il souhaite y mettre fin. Dès le début du congé du salarié, vous devez établir une attestation de salaire. Pendant le congé de paternité, le contrat de travail est suspendu. Le salaire n’est pas maintenu. Le bénéficiaire du congé peut percevoir des indemnités journalières de sécurité sociale.

Soutien financier pendant le congé parental

Bien que le congé parental d’éducation ne soit pas rémunéré en tant que tel, le salarié peut bénéficier de certaines aides financières.

Prestations de la CAF ou de la MSA

Pendant le congé parental, le salarié peut bénéficier de plusieurs allocations et prestations sociales. Le salarié peut percevoir la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) de la part de la Caf ou de la MSA sous conditions de ressources.

PreParE (Prestation Partagée d’Éducation de l’Enfant)

La PREPARE est une aide accordée aux parents affiliés à la CAF ou à la MSA pendant leur congé parental, mise en place fin 2014.

  • 1 enfant : chaque parent peut bénéficier de cette aide pendant 6 mois dans la limite du 1er anniversaire de l’enfant.
  • A partir de 2 enfants : les parents peuvent bénéficier de la PREPARE pendant les 12 premiers mois de présence de l’enfant dans le foyer.

Pour bénéficier de la PreParE, les conditions suivantes doivent être respectées :

  • l’enfant doit être âgé de moins de trois ans (ou moins de 20 ans, en cas d'adoption) ;
  • le parent doit être en congé parental total ou partiel ;
  • le demandeur doit justifier d’au moins huit trimestres de cotisations vieillesse dans les deux dernières années si c’est le 1ᵉʳ enfant, dans les quatre dernières années s’il a deux enfants ou dans les cinq dernières années s’il a plus de deux enfants.

Chaque parent peut bénéficier de la PreParE pendant six mois dans la limite du 1ᵉʳ anniversaire de l’enfant (pour un parent isolé, jusqu’au 1ᵉʳ anniversaire de l’enfant). Si le couple a deux enfants, chacun des parents peut bénéficier de la PreParE pendant 24 mois dans la limite du 3ᵉ anniversaire du plus jeune enfant. Au sein du couple, les parents peuvent partager les mois de droits à la PreParE comme ils le souhaitent (pour un couple qui a droit à 24 mois, la mère peut prendre 14 mois et le père 10). S’ils choisissent d’en bénéficier simultanément, le montant total des deux droits est équivalent à un seul taux plein.

À noter : la PreParE majorée permet de percevoir une aide avec un montant plus élevé, mais dont le versement sera plus court. A temps partiel, il peut toucher la PrePare. La demande doit se faire avec l'employeur.

Montant de la PreParE

Les montants nets de la PREPARE proposés pour une naissance ou une adoption sont de 428,71 € pour un congé parental total et 277,14 € pour un congé parental à temps partiel. Pour un temps partiel du congé parental, le montant de l'allocation varie en fonction du type de temps partiel obtenu.

Allocation de base de la Paje

En effet, le salarié peut percevoir l'allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), versée par la Caf ou de la MSA. Son montant varie en fonction des revenus du couple ou du parent isolé.

Autres aides potentielles

Le salarié peut également, s’il en remplit les conditions, bénéficier de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). Cette prestation est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou par les caisses de mutualité sociale agricole pour les personnes qui relèvent du régime agricole; elle fait l’objet d’une présentation détaillée sur le site des CAF. l'allocation journalière de présence parentale (AJPP) le complément de libre choix du mode de garde (CMG).

Indemnités journalières pour les salariés adoptants

Pendant votre congé d’adoption, vous avez la possibilité, sous certaines conditions, de percevoir des indemnités journalières. Ces indemnités permettent de compenser la perte éventuelle de salaire pendant le congé.

Refus du congé parental par l'employeur

Le congé parental est de droit, quel que soit l'effectif de l'entreprise. L'employeur ne peut donc pas le refuser. L'employeur ne peut pas refuser une demande de congé parental. Si le salarié remplit les conditions posées par le Code du travail, l'employeur ne peut pas refuser au salarié sa demande de congé parental. S'il refuse, il encourt une amende de 5ᵉ classe. Il en va de même dans la fonction publique. De plus, dans le cadre d’un congé parental, l'employeur ne peut pas refuser une demande de temps partiel. En cas de refus, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes. Toutefois, c’est l’employeur qui a le dernier mot pour fixer les nouveaux horaires de travail du salarié si les deux parties ne parviennent pas à s'accorder. Le salarié ne peut donc imposer à l’employeur ses nouveaux horaires de travail. L'employeur ne peut pas refuser une prolongation de congé parental. De même, l'employeur ne peut pas refuser une prolongation du congé parental ou une transformation du congé parental en travail à temps partiel si les durées légales maximales sont respectées.

Rupture anticipée du congé parental

D’un commun accord entre le salarié et l’employeur, le congé parental peut être rompu de manière anticipée. Seul le décès de l’enfant ou la perte importante des revenus du ménage permet au salarié de rompre le congé de manière anticipée sans l’accord de l’employeur. Pour rompre le congé parental de manière anticipée, le salarié adresse une lettre recommandée avec accusé de réception à l’employeur au moins un mois avant la date à laquelle il souhaite reprendre son activité.

Congé parental et retraite

Les périodes de congé parental sont-elles prises en compte dans la retraite ? Dans le privé, les parents qui bénéficient d'un congé parental obtiennent des trimestres supplémentaires d'assurance retraite. Un trimestre est accordé pour chaque période de 90 jours en congé. Par an, le salarié peut avoir quatre trimestres validés maximum et douze au total si son congé dure trois ans. Il s'agit de trimestres assimilés et non cotisés. En revanche, un parent qui a pris un congé parental partiel ne peut pas en bénéficier. Dans la fonction publique, la période de congé parental équivaut à des services effectifs dans le corps ou le cadre d'emplois du fonctionnaire. Elle est prise en compte, dans la limite de cinq ans, pour l'avancement d'échelon et de grade.

Réforme envisagée du congé parental et congé de naissance

Visé par Emmanuel Macron en 2024 comme étant l’un des freins à la natalité en France, le congé parental devait être lourdement réformé courant 2025. Mais la dissolution de l’Assemblée nationale et le climat politique qui en a découlé ont finalement mis sous le tapis cette réforme… Du moins, temporairement. Aujourd’hui, où en est-on du congé parental en France ? Combien est-il indemnisé ? Qui le finance ? Combien de temps dure-t-il ? Comment les employeurs doivent-ils se préparer au congé de naissance annoncé pour 2026 ?

Son objectif : substituer au congé parental, jugé trop long et pas assez rémunéré, un congé de naissance plus court mais aussi plus rémunérateur. Le congé de naissance devait entrer en vigueur en août 2025. Ce n’est que début mars 2025 que le sujet est revenu sur le tapis. Aurore Bergé, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a en effet présenté une série de priorités pour l’actuel gouvernement, dont celui de la parentalité. Et annoncé, par la même occasion, le retour du congé de naissance, prévu cette fois pour 2026. Inconnu pour le moment. La mise en place de ce nouveau congé de naissance aura de nombreux changements pour les entreprises et les employeurs, qui devront s’adapter. Le premier changement est financier. On ignore encore quelles seront les modalités de mise en œuvre de ce financement côté employeur. S’agira-t-il d’une obligation légale ? D’une pratique sur la base du volontariat ? Y aura-t-il des mesures incitatives ? Autre impact : si le congé de naissance s’avère réellement plus incitatif, il devrait être davantage pris que l’actuel congé parental à taux plein (1 % des pères seulement et 14 % des femmes environ). Les employeurs devront donc mettre en place de solutions pour remplacer les salariés absents durant cette période. Dans tous les cas, il est impératif pour les entreprises de mettre en place une politique de soutien à la parentalité attractive. Cela contribue en effet à fidéliser les talents et à encourager l'égalité professionnelle.

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