La méningite est une inflammation des méninges, les membranes protectrices qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Bien qu'elle puisse toucher des personnes de tous âges, elle est plus fréquente chez les nourrissons, les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Comprendre les causes, les modes de transmission, les symptômes et les mesures de prévention est essentiel pour lutter contre cette maladie potentiellement grave.
Les Différentes Causes de la Méningite
Il est plus exact de parler de méningites au pluriel, car il en existe différentes formes selon la cause. La méningite peut être causée par divers agents infectieux, notamment :
- Virus : Les méningites virales sont les plus fréquentes, représentant 70 à 80 % des cas. Elles touchent principalement les enfants et les jeunes de moins de 30 ans et surviennent souvent en hiver. Les entérovirus (virus Coxsackie, échovirus), l’herpès et la grippe sont susceptibles d’entraîner une méningite virale. La méningite virale est souvent bénigne et ne laisse pas systématiquement de séquelles après la guérison. Plusieurs virus sont en cause, comme les adénovirus, les varicelles, les entérovirus, la rubéole, la mononucléose infectieuse et la rougeole.
- Bactéries : Les méningites bactériennes sont moins fréquentes mais plus graves, pouvant entraîner des séquelles neurologiques graves et même la mort. Les pneumocoques (Streptococcus pneumoniae) sont les bactéries les plus souvent en cause. Les méningites bactériennes touchent plus particulièrement les enfants de moins de 5 ans. D'autres bactéries impliquées incluent le méningocoque (Neisseria meningitidis), le streptocoque du groupe B et la listéria. Les méningites d'origine bactérienne peuvent être graves, et les espèces responsables de méningites aiguës sont variables selon l’âge. L’habitat naturel des espèces bactériennes le plus souvent mises en cause dans les méningites aiguës (H. influenzae, N. meningitidis, et S. pneumoniae) est le rhinopharynx de l’homme. La méningite à méningocoques survient généralement dans la première enfance (maximum d’incidence chez les moins d'un an) et chez l’adolescent et l'adulte jeune (entre 16 et 24 ans).
- Champignons : Les méningites fongiques sont rares et touchent plus souvent les personnes atteintes de déficience immunitaire. Le principal champignon à l’origine de méningites est Cryptococcus neoformans dont le réservoir est constitué par les fientes de pigeons. Cette levure est responsable d’infections opportunistes, en particulier chez les patients atteints de sida. Elles sont surveillées en France par le Centre national de référence des Mycoses invasives et antifongiques à l’Institut Pasteur.
Transmission et Facteurs de Risque
La méningite est une maladie contagieuse qui se transmet facilement. Le mode de contamination se fait par contact direct ou indirect. Les bactéries se transmettent par gouttelettes et par sécrétions respiratoires et pharyngées. Elles vont se trouver dans la gorge et le nez de la personne infectée. Les méningocoques ne sont pas aussi contagieux que les virus à l’origine du rhume ou de la grippe. Les facteurs de risque incluent :
- Âge : Les enfants en bas âge (moins de 2 ans), les adolescents et les jeunes adultes (entre 18 et 24 ans) sont plus susceptibles de contracter la méningite. Les nouveau-nés et les jeunes enfants sont les personnes les plus à risque de développer la maladie.
- Conditions médicales : Les personnes atteintes de diabète, de cancer, d'infections par le VIH/SIDA ou d'autres déficiences immunitaires sont plus vulnérables. Les alcooliques sont aussi susceptibles d’attraper une méningite. Les atteintes cardiaques et rénales peuvent aussi entraîner une méningite.
- Environnement : Séjourner dans un pays où la maladie est très répandue augmente le risque d’attraper la méningite. On observe des épidémies de cette maladie en Afrique subsaharienne, dans la région appelée « ceinture de la méningite africaine ».
- Habitudes de vie : Le tabagisme accroit le risque d’attraper la méningite à méningocoque. Une exposition répétée aux fumées favorise aussi l’infection.
- Contact direct : On peut attraper la méningite après avoir touché un objet qui a été utilisé par un sujet malade ayant touché son nez, sa bouche ou ses yeux. Le fait de partager les mêmes assiettes, serviettes ou vêtements avec un patient expose à un risque élevé de contamination. Le germe en cause de la pathologie peut aussi se transmettre par des contacts intimes comme les baisers.
- Autres infections : Les infections de la sphère ORL comme la sinusite, le mal de gorge et l’otite se présentent aussi comme des facteurs déclenchants de cette maladie.
- Facteurs liés au système immunitaire : La fatigue et le stress sont d’autres causes de contamination. Ils affaiblissent le système immunitaire et facilitent l’entrée des bactéries et des virus responsables de la méningite, dans l’organisme.
Symptômes de la Méningite
Les symptômes de la méningite peuvent varier en fonction de l'âge et de la cause de l'infection, mais certains signes sont communs :
- Chez l'adulte : Maux de tête violents, fièvre, raideur de la nuque, vomissements en jet (sans nausées préalables), léthargie, troubles de la conscience, photophobie (sensibilité à la lumière). Le syndrome méningé se caractérise par 3 signes principaux, qui sont la raideur de la nuque, les vomissements en jet et d’importantes céphalées. Ces vomissements ne sont pas précédés de nausées et se manifestent sans effort particulier. Le malade souffre de céphalées intenses et exacerbées lorsqu’il s’expose au soleil.
- Chez le nourrisson et l'enfant : Accès brutal de fièvre, convulsions, vomissements, difficulté à s’alimenter, activité réduite, inconsolabilité, bombement de la fontanelle (l’espace membraneux séparant les différents os du crâne), somnolence, constipation inhabituelle, insuffisance de tonicité musculaire (hypotonie). Les symptômes de la méningite sont moins visibles chez les enfants et chez les nourrissons.
Lorsque les bactéries infectent le sang, les extrémités du corps peuvent devenir froides, des douleurs musculaires et articulaires peuvent apparaître et la respiration peut être accélérée.
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Diagnostic et Traitement
Après un examen clinique, une ponction lombaire (prélèvement de liquide céphalo-rachidien) est réalisée. La gravité et le risque d’évolution rapide des infections à méningocoques imposent la mise en place d’un traitement antibiotique le plus rapidement possible.
- Méningite virale : Le traitement est principalement symptomatique, visant à soulager les maux de tête et la fièvre. Le malade doit rester chez lui. Le médecin prescrira des médicaments simples comme le paracétamol pour réduire les maux de tête et faire baisser la fièvre.
- Méningite bactérienne : Le traitement repose sur l'administration rapide d'antibiotiques par voie intraveineuse, généralement pendant 4 à 7 jours. Le traitement doit débuter au moins 6 heures après l’apparition des symptômes. Dans les pays industrialisés, on utilise en première intention les céphalosporines de 3e génération (cefotaxime, ceftriaxone).
- Traitement préventif : Dans tous les cas d’infections méningococciques, un traitement préventif par antibiotiques (ou antibioprophylaxie) est préconisé pour l’entourage proche, ce qui empêche la contagion entre les individus : la rifampicine doit être administrée pendant deux jours. Toutefois, il existe des contre-indications (hypersensibilité, grossesse, maladie hépatique grave, alcoolisme, …), et des résistances à la rifampicine pour de rares souches de méningocoques. En cas d’allergie au Rifampicine, l’injection de Ceftriaxone ou la prise orale de Ciproflaxine sont recommandées.
Prévention de la Méningite
La meilleure prévention est la vaccination. Plusieurs vaccins sont disponibles pour protéger contre différents types de méningite :
- Vaccin contre l’Haemophilus influenzae de type B : Depuis l’introduction dans le calendrier vaccinal du vaccin contre l’Hæmophilus influenzae de type B, les méningites liées à ce germe ont disparu. Le schéma vaccinal comprend deux doses chez les nourrissons à 2 et 4 mois et un rappel à 11 mois.
- Vaccin contre les méningocoques A, C, Y et W (MENQUADFI, MENVEO, NIMENRIX) : Cette vaccination obligatoire chez tous les nourrissons de moins de 1 an, en remplacement de la vaccination dirigée contre le seul sérogroupe C, selon un schéma vaccinal à 2 doses. Pour les méningocoques ACWY, la vaccination se fait en deux injections à 6 et 12 mois. La vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée pour les personnes ayant un risque continu d’exposition aux infections, ainsi que pour les personnes immunodéprimées. Elle est également recommandée pour les adolescents entre 11 et 14 ans, quel que soit leur vaccination antérieure.
- Vaccin contre les infections à méningocoque B (BEXSERO, TRUMENBA) : Cette vaccination est devenue obligatoire pour les nourrissons de moins de 1 an (avec BEXSERO).
- Vaccins contre le pneumocoque : Trois vaccins sont combinés (“conjugués”) à une protéine et à du phosphate d’aluminium afin d’améliorer la réponse immunitaire. Ils contiennent chacun un nombre différent de sérotypes de pneumocoques : 13 sérotypes (PREVENAR 13 dit 13-valent), 15 sérotypes (VAXNEUVANCE dit 15-valent) ou 20 sérotypes (PREVENAR 20). Un autre vaccin est dit « non conjugué » et contient 23 sérotypes (PNEUMOVAX). Il protège contre plus de types de pneumocoques, mais il induit une réponse immunitaire moindre qu’avec les vaccins conjugués. Pour réduire le risque d’apparition de la méningite bactérienne à pneumococcique, un vaccin antipneumococcique est recommandé.
D'autres mesures de prévention incluent :
- Hygiène : Des mesures d’hygiène strictes aident à prévenir la méningite. Le port de masque et le lavage fréquent des mains sont une bonne base de prévention.
- Mode de vie sain : Adoptez un mode de vie saine pour préserver votre système immunitaire. Consommez beaucoup d’aliments riches en vitamines et en minéraux pour booster la fonction immunitaire.
- Éviter le tabagisme : Le tabagisme accroit le risque d’attraper la méningite à méningocoque.
Remèdes Naturels (En Complément du Traitement Médical)
En l’absence de complication, la méningite peut être traitée par des remèdes naturels. Avant toute chose, il faut savoir qu’un traitement naturel ne remplace pas une consultation médicale. Toutefois, il peut être d’une grande aide pour soigner la méningite.
- Ail : L’ail aide à combattre plusieurs maladies grâce à ses propriétés antibactériennes, antifongiques et antibiotiques. Son action antivirale lui offre la capacité de lutter contre les affections d’origine virale comme la méningite. L’ail est très plébiscité pour traiter les infections, qu’elles soient d’origine virale ou bactérienne. C’est donc un allié de choix pour contrer les inflammations et les intoxications alimentaires. Cette plante est bénéfique pour le cœur et le cerveau. Il faut prendre 2 gousses d’ail par jour, tous les matins à jeun. Vous pouvez aussi opter pour le jus d’ail, à raison de 2 cuillères à café par jour. Le traitement dure 10 à 15 jours.
- Jus d’orange : Le jus d’orange est une grande source d’énergie. Il vous procure les vitamines nécessaires pour résister aux maladies. En effet, il peut apporter la plupart des vitamines dont votre organisme a besoin pour fonctionner correctement. Pour traiter une méningite, diluez un peu de jus d’orange fraîchement pressé dans de l’eau chaude.
- Eau de coco : Possédant une propriété anti-inflammatoire, l’eau de coco contribue à la guérison en cas de méningite. Elle est bénéfique pour le cerveau et pour les muscles. Elle améliore considérablement la fonction cognitive. L’eau de coco agit efficacement contre les bactéries, les champignons et les microbes. Cette boisson énergisante apporte de la vitalité et favorise l’hydratation. Elle remplace le liquide perdu lors des vomissements. L’eau de noix de coco permet aussi de diminuer les nausées.
- Lait de soja : Le lait de soja possède une vertu curative sur la méningite. Combiné avec le miel, il constitue un bon traitement contre cette maladie inflammatoire. Le lait de soja contient des flavonoïdes, qui sont de puissants antioxydants. Ils aident à lutter contre les méfaits des radicaux libres, qui sont responsables du vieillissement prématuré des cellules et de l’apparition de plusieurs maladies. Prenez une tasse de lait de soja et ajoutez 2 cuillères à café de miel.
- Jus de betterave : Pour une bonne récupération, n’hésitez pas à boire du jus de betterave 3 fois par jour. Il aide à reconstituer la résistance du corps et participe au traitement naturel de la méningite. Il a un effet anti-inflammatoire en raison de sa forte teneur en bétalaïnes.
- Gingembre : Le gingembre aide à lutter contre les infections et supprime en même temps les virus introduits dans l’organisme. Le jus de gingembre est un bon remède contre la méningite. Extrayez le jus de gingembre et ajoutez-le à l’équivalent de deux verres de jus d’orange. Vous pouvez remplacer l’orange par un fruit que vous appréciez en particulier.
- Homéopathie : L’homéopathie propose aussi des produits pour traiter la méningite. Des souches homéopathiques comme le Bryona alba 9 CH, aident à traiter les inflammations importantes. Prenez la souche homéopathique Helleborusniger 5 CH lorsque le syndrome de la méningite est associé à une anurie.
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