L'interruption volontaire de grossesse (IVG), ou avortement, est une procédure médicale permettant de mettre fin à une grossesse non désirée. Face à une telle situation, il est crucial d'être informé des différentes options disponibles, des procédures impliquées et des aspects légaux et médicaux à considérer. Cet article vise à fournir une vue d'ensemble complète et détaillée de l'IVG, en abordant les différentes méthodes, les délais légaux, les aspects médicaux, et les alternatives possibles.

Grossesse Non Désirée : Les Premières Étapes

Face à une grossesse non désirée, plusieurs options se présentent. Il est important de prendre le temps de réfléchir et de se faire accompagner si nécessaire. Les cliniques Bloemenhove Haarlem & Abortuskliniek Amsterdam proposent différentes méthodes d’avortement. La méthode d’intervention la plus adaptée à votre situation dépend notamment du stade de votre grossesse et de vos préférences. Pour la déterminer, vous pouvez utiliser notre outil d’aide à la sélection.

Contraception d'Urgence

Suite à un rapport sexuel non ou mal protégé, deux types de contraception d'urgence peuvent être envisagés pour prévenir une grossesse :

  • La pilule du lendemain : Elle empêche la fécondation de l'ovule par un spermatozoïde. Il existe deux types de pilules du lendemain : l'une contenant du lévonorgestrel, à prendre dans les trois jours suivant le rapport, et l'autre contenant de l'ulipristal acétate (EllaOne), à prendre dans les cinq jours. Depuis le 1er janvier 2023, la pilule du lendemain est prise en charge à 100 % sans ordonnance, pour toute femme mineure ou majeure.
  • Le dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre : C'est la méthode de contraception d'urgence la plus efficace. L'insertion d'un DIU au cuivre rend l'utérus impropre à l'implantation de l'ovule. Il doit être posé par un professionnel de santé.

Consultation Médicale et Échographie

Avant toute intervention, vous rencontrerez l’un de nos médecins pour discuter de votre décision. Ensuite nous réalisons toujours une échographie. En fonction du résultat de l’échographie, de votre état de santé et de votre situation, le médecin détermine si l’IVG peut être programmée (pour le jour même).

Les Différentes Méthodes d'IVG

Il existe deux principales méthodes d'IVG : l'IVG médicamenteuse et l'IVG chirurgicale. Le choix de la méthode dépend du stade de la grossesse, des préférences de la femme et des recommandations médicales.

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IVG Médicamenteuse

L'IVG médicamenteuse, souvent appelée « pilule abortive », peut être réalisée jusqu'à la 7ème semaine de grossesse (9ème semaine d'aménorrhée) en médecine de ville, ou jusqu'à la 9ème semaine d'aménorrhée à l'hôpital. En avril 2020, pour limiter les conséquences des mesures prises face à l’épidémie de Covid-19, le délai de recours à l’IVG médicamenteuse en ville est passé à 9 semaines, au lieu de 7 semaines (arrêté paru le 7 novembre 2020 au Journal officiel - source 2). Elle consiste en la prise de deux médicaments à différents moments :

  1. Première consultation : Prise du premier médicament (mifépristone) en présence d'un médecin ou d'une sage-femme. Ce médicament interrompt la grossesse.
  2. Deuxième étape : 36 à 48 heures plus tard, prise d'un autre type de médicaments, le misoprostol (deux disponibles : Gymiso et MisoOne ; le Cytotec longtemps utilisé dans cette indication, mais hors de son autorisation de mise sur le marché, a été retiré du marché en mars 2018). Ce médicament provoque des contractions utérines permettant l'expulsion de l'œuf. Ce traitement s’apparente à une fausse couche.
  3. Visite de contrôle : Une consultation de suivi, 14 à 21 jours après l’intervention, permet au médecin ou à la sage-femme de vérifier que la grossesse a bien été interrompue.

L'IVG médicamenteuse peut se dérouler à domicile ou en établissement de santé, selon le choix de la femme et les protocoles médicaux.

IVG Chirurgicale

L'IVG chirurgicale, ou avortement par aspiration, est pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique autorisée à pratiquer l’avortement). Elle peut être réalisée sous anesthésie générale ou anesthésie locale. Depuis le 2 mars 2022, en France, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse - soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles.

La procédure consiste à aspirer l’embryon au moyen d’une canule introduite dans le col de l’utérus préalablement dilaté. La durée de l’intervention est de 5 à 10 minutes. Vous avez la possibilité d’opter pour une anesthésie locale ou pour une sédation (profonde). La durée de l’hospitalisation est de 4 heures environ.

Avortement instrumental (13 - 17 semaines)

La durée de l’intervention est de 10 à 20 minutes. En principe, l’avortement est effectué sous sédation (profonde). La durée de l’hospitalisation est de 4 à 5 heures.

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Avortement instrumental (18 - 22 semaines)

Ce traitement est uniquement effectué à la Clinique Bloemenhove à Heemstede. La durée de l’intervention est de 15 à 25 minutes. L’avortement est toujours effectué sous sédation (profonde).

Aspects Légaux et Accès à l'IVG

En France, l'IVG est un droit pour toutes les femmes. La liberté de choix est garantie par la loi. Depuis le 2 mars 2022, le délai légal pour pratiquer une IVG est de 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée).

Accès à l'IVG pour les Mineures

Les mineures ont le droit de recourir à l'IVG de manière confidentielle, sans autorisation parentale. Elles doivent être accompagnées d'une personne majeure de leur choix ou bénéficier d'un accompagnement psychosocial.

Prise en Charge Financière

L'IVG est prise en charge par l'Assurance Maladie. Les conditions de remboursement varient selon le type d'établissement (public ou privé) et le statut de la personne (assurée ou non).

Risques et Complications Possibles

Comme toute intervention médicale, l'IVG comporte des risques, bien que ceux-ci soient faibles. Les complications possibles incluent :

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  • Infections
  • Hémorragies
  • Rétention de fragments placentaires
  • Complications liées à l'anesthésie
  • Perforation utérine (rare)

Il est important de discuter de ces risques avec le médecin avant de prendre une décision.

Soutien Psychologique

Une IVG peut être une expérience émotionnellement difficile. Il est important de se faire accompagner si nécessaire, que ce soit par des professionnels de santé, des associations ou des proches. Les centres de planification familiale offrent un soutien psychologique et des conseils adaptés.

Caféine et Risque d'Avortement Spontané

Une étude américaine publiée dans le New England Journal of Medicine suggère qu'une consommation modérée de caféine n'augmente probablement pas le risque d'avortement spontané. En revanche, ce risque pourrait exister en cas de consommation excessive de caféine, en particulier au cours du deuxième trimestre de la grossesse.

L'étude a mesuré la paraxanthine sérique (un métabolite de la caféine) chez des femmes ayant fait un avortement spontané et chez des femmes ayant mené leur grossesse à terme. Les résultats ont montré que le risque d'avortement spontané était plus élevé chez les femmes ayant des concentrations sériques de paraxanthine très élevées, équivalentes à une consommation de plus de 6 tasses de café américain par jour (600 mg de caféine).

Cependant, d'autres chercheurs soulignent que la caféine peut avoir d'autres effets néfastes pendant la grossesse, notamment sur le rythme cardiaque et respiratoire du fœtus. De plus, la caféine peut potentialiser les effets tératogènes et indésirables de diverses substances, comme l’alcool, la nicotine et certains médicaments.

Par conséquent, il est recommandé aux femmes enceintes et à celles qui allaitent de limiter leur consommation de caféine.

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