Introduction
La question de l'arrêt des menstruations a traversé les époques, suscitant des interrogations médicales, sociales et personnelles. Cet article explore les connaissances et les approches médicales concernant ce sujet en 1948, tout en mettant en perspective les évolutions significatives qui ont marqué ce domaine jusqu'à aujourd'hui.
La Médecine en 1948 : Un Contexte Différent
En 1948, le paysage médical était bien différent de celui que nous connaissons actuellement. Les options pour gérer ou arrêter les menstruations étaient limitées, et les connaissances sur le cycle menstruel étaient moins approfondies. La déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 pose en principe que "tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits". Ainsi que le propose l'Association Médicale Mondiale, depuis 1948, dans le serment de Genève, le médecin est "au service de l'humanité".
Les Méthodes Disponibles
À cette époque, les méthodes pour influencer le cycle menstruel étaient principalement axées sur :
- L'hygiène de vie : Une alimentation équilibrée, un repos suffisant et une activité physique modérée étaient recommandés pour réguler le cycle.
- Les remèdes traditionnels : Diverses plantes et décoctions étaient utilisées, bien que leur efficacité n'ait pas été scientifiquement prouvée.
- Les interventions chirurgicales : Dans des cas extrêmes et pour des raisons médicales spécifiques, une ablation des ovaires (ovariectomie) ou de l'utérus (hystérectomie) pouvait être envisagée.
La Méthode de l’Ovulation Billings®
La Méthode de l’Ovulation Billings® offre un taux d’efficacité de 99 %. Et ce n’est pas un hasard : cette méthode naturelle de régulation des naissances a été mise au point par deux médecins, avant d’être validée par une centaine d’études scientifiques et pas moins de 850 000 dosages hormonaux. Pourtant, elle n’en reste pas moins très abordable.
John Billings devient conseiller conjugal auprès des couples en difficulté dans la maîtrise de leur fécondité sous l’impulsion du Père Catarinich. John Billings est convaincu que c’est l’activité du col de l’utérus, en particulier la production de glaire cervicale, qui constitue l’indicateur le plus constant de la fertilité et du moment de l’ovulation.Il demande alors à des femmes volontaires de consigner leurs observations dans un tableau. Evelyn Billings s’associe aux travaux de recherche de son époux. Le Professeur James Brown, chimiste et endocrinologue, se joint aux Billings. Leurs nombreuses analyses révèlent que l’élévation de la progestérone entraîne bel et bien un changement soudain de la consistance de la glaire cervicale. En d’autres termes, c’est l’indicateur biologique le plus exact du moment de l’ovulation ! Par la suite, ce sont 850 000 analyses des hormones féminines qui seront réalisées et permettront de comprendre toutes les subtilités des variations de la fertilité. Les travaux des époux Billings et ceux des Professeurs Brown sont publiés dans la prestigieuse revue scientifique « The Lancet ». Ils sont confrontés à ceux réalisés par le Professeur Erik Obeblad, du département de biophysique médicale de l’Université d’Uméa en Suède. Physicien et gynécologue, il a concentré ses recherches sur les sécrétions du col de l’utérus en vue de soigner l’infertilité des femmes. Création de la WOOMB (World Organisation Ovulation Method Billings) ou l’Organisation Mondiale de la Méthode de l’Ovulation Billings par les Docteurs Billings. Naissance de WOOMB France. Le couple Billings se rend compte qu’au fil du temps, des erreurs et des imprécisions se sont introduites dans leur précieuse méthode. Afin de recadrer l’enseignement de la méthode officielle, des experts de WOOMB International sont envoyés en France pour mettre à jour les programmes de formation. Une seule association dépositaire de la Méthode de l’Ovulation Billings® par pays : c’est ainsi que l’authenticité de l’enseignement sera protégée. Et cette association ? La durée habituelle d’un cycle menstruel est de 28 jours avec une ovulation à J14 (le Jour 1 étant le premier jour des règles), mais ce n’est qu’une généralité ! Que vous souhaitiez repérer cette date fatidique pour tomber enceinte ou pour éviter une grossesse, mieux vaut donc remiser au placard votre calendrier ! Vous avez déjà remarqué des sécrétions au niveau de la vulve ? C’est ce que l’on appelle la glaire cervicale. Peut-être même que vous vous êtes aperçue que les sensations qui l’accompagnent changent au cours du cycle menstruel ? La femme a une fertilité cyclique liée à deux hormones principales : l’œstrogène et la progestérone. En vous focalisant sur cette sécrétion et plus particulièrement son ressenti au niveau de votre vulve, vous saurez si la conception d’un enfant est possible ou non, et ce, qu’importe la longueur ou la régularité de vos cycles. Eh oui ! la vulve est un organe sensoriel précis et puissant ! Eh bien, c’est simple… Elle n’est pas aussi fiable qu’elle en a l’air ! Tout d’abord, pour avoir un intérêt dans l’observation de la fertilité, elle doit être mesurée tous les jours, à la même heure (+- 30 min). Une véritable contrainte au quotidien… Mais ce n’est pas tout puisque la moindre activité physique (oui, même le simple fait de se lever pour aller boire un café !) fausse les résultats. Il en va de même pour une grasse mat, un coup de froid ou une nuit agitée ! Ce n’est pas pour rien que la « Méthode Billings » est souvent surnommée la méthode de la glaire cervicale. Et pour cause, l’étude de cet indicateur de fertilité y est au cœur, mais c’est beaucoup plus que cela ! Historiquement, les docteurs Billings utilisaient aussi la température au début de leurs recherches. Mais combiner un signe spécifique avec un signe non spécifique diminue drastiquement la fiabilité de la méthode. Se connecter à ses sensations à la vulve, reconnaître les différentes textures de la glaire cervicale quotidiennement… cela peut demander un peu de temps, mais c’est le B.A.BA de la « méthode Billings ». Votre formatrice vous aidera à vous faire confiance ! Aucune investigation interne, ni toucher du col ne sont nécessaires. La sensation prime toujours sur l’observation ! Restez debout plusieurs heures par jour avant de faire un point sur ce que vous ressentez. Eh oui, du fait de la gravité, la glaire s’écoule depuis le col de l’utérus jusqu’à la vulve, en passant par le vagin ! Et quid du Profil d’infertilité de base (PIB pour les intimes) ? Nous savons grâce aux nombreux travaux de recherche des Docteurs Billings qu’après les menstruations, il y a un certain nombre de jours où la femme va avoir la sensation d’être « sèche ». Ce PIB est la clé de compréhension du cycle en cas d’ovulation retardée, en cas d’allaitement par exemple, de stress, de petit virus de passage ou encore de péri-ménopause, bref, dans de très nombreuses situations de la vie courante ! En apprenant à identifier son PIB ou ses PIB (et oui, il peut y avoir plusieurs PIB si le cycle est long !), le couple pourra avoir des unions en toute confiance. C’est tout l’objectif de cette méthode naturelle de régulation des naissances : repérer l’ovulation ! Cela passe par la reconnaissance du jour où la sensation de « glissant » est la plus intense du mois. C’est prouvé par plusieurs études : c’est durant ce jour dit « jour Sommet » qu’une union est la plus à même de mener à une grossesse : dans 80 % des cycles, le jour Sommet est le jour de l’ovulation. Mais attention : dans 20 % des cycles, l’ovulation peut se produire à J1 ou J2 Post-Sommet (validé par les dosages hormonaux du Professeur Brown). Bon à savoir : le pic de fertilité n’est pas forcément le jour où vous verrez le plus de glaire cervicale. «Une femme reconnaît son sommet comme le visage de son enfant». Vous utiliserez seulement 4 règles simples tout au long de votre vie procréative, et rien que 4 règles ! La Méthode de l’Ovulation Billings® offre un taux d’efficacité de plus de 99 %… à condition de ne pas la combiner avec d’autres techniques, médicaments ou appareils ! Pas de bandelettes LH, de test d’ovulation ou de bandelettes urinaires : leur résultat pourrait vous induire en erreur. Pas d’investigation interne dans le vagin ou de toucher du col de l’utérus : le milieu est toujours humide. Sans compter le risque d’infection !!! Le tableau Billings est vraiment le cœur de la méthode : il permet de noter chaque jour les observations du cycle féminin selon des critères simples et précis. Que vous parliez de Billings tableau, de méthode Billings tableau ou que vous cherchiez simplement mon tableau Billings pour un suivi personnel, l’essentiel est de s’appuyer sur un support homologué, clair, et cohérent avec l’enseignement officiel. Elles respectent parfaitement les exigences de la marque et assurent les utilisatrices du respect de l’authentique Méthode. Elles permettent à votre enseignante d’avoir accès à votre tableau Billings et de vous coacher en direct par messagerie sécurisée. Comment se présente un tableau Billings ? S’il ne devait y avoir qu’une seule chose à retenir, c’est bien celle-ci : l’amour est premier ! Et cela passe par ce libre choix à chaque cycle : favoriser une grossesse ou la différer. Aucun tiers n’intervient : ni médecin, ni sage-femme, ni gynécologue. « Désormais, les époux sont unis par des connaissances qu’ils ont acquises, qui les rendent indépendants et qui leur permettent de gérer la partie la plus intime de leur vie commune ». Vous rêvez de voir s’afficher un petit + sur un test de grossesse ? Votre couple est prêt à accueillir un enfant et vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté pour tomber enceinte ? Comme vous le savez sûrement, le fameux raccourci « ovulation = J14 du cycle menstruel » n’est qu’une généralité et ne reflète pas forcément votre réalité. Votre pic de fertilité peut tout à fait être à J9 ou J23. Le problème est mathématique : la plupart des couples se focalisent sur le milieu du cycle et multiplient les unions charnelles à ce moment-là… avec peu de chances de concevoir. Vous et votre homme n’êtes pas prêts à accueillir un enfant en ce moment ? Vous souhaitez différer une éventuelle grossesse, mais ne voulez pas imposer à votre corps une contraception hormonale ou les effets indésirables d’un DIU en cuivre ? Bien que la Méthode de l’Ovulation Billings® ne soit pas une méthode naturelle de contraception à proprement parler, elle permet de mettre en évidence votre période la plus fertile de votre cycle. C’est durant ce laps de quelques jours qu’il faudra éviter les unions. « La Méthode de l’Ovulation Billings® n’est pas contraceptive parce qu’elle ne supprime ni ne détruit la fertilité, pas plus qu’elle n’impose une quelconque barrière pour empêcher la rencontre du sperme et de l’ovule. Alors, on a listé les principaux, mais bien sûr, il y en a plein d’autres. Vous pouvez lire notre page de témoignages pour vous en convaincre. Son indice Pearl de moins de 1 %, c’est-à-dire un taux de succès de 99 % laisse pantois ! À condition que la Méthode de l’Ovulation Billings® soit appliquée selon les règles édictées par leurs créateurs ! 2 heures. Et en visio. C’est le temps nécessaire pour suivre la formation initiale à la Méthode de l’Ovulation Billings® chez nous ! Vous aurez ensuite besoin de 3 à 4 mois pour mettre en pratique les informations reçues et remplir votre tableau Billings sous la supervision de votre formatrice accréditée. Mais les résultats ne se font pas attendre puisque 90 % des femmes ont réussi à identifier avec certitude leur jour sommet dès le premier cycle d’observation ! Mais face aux effets secondaires en cascade, nombreuses sont les utilisatrices à ne plus trouver acceptables ce dispositif et les autres contraceptions hormonales. Peut-être est-ce même votre cas ? Mais il n’y a pas que cela : la plupart des femmes ignorent comment se déroule leur cycle menstruel « au naturel », ni tous les petits « secrets » physiologiques qu’il renferme, et notamment la date de leur ovulation. En France les professionnels de santé n’évoquent que peu les résultats et la fiabilité des méthodes de régulation des naissances dites « naturelles ». Or, de très nombreux progrès ont été faits depuis la fameuse Méthode Ogino des années 30 ! La Méthode de l’Ovulation Billings® en est la preuve avec son indice Pearl de 1 % [soit un indice d’efficacité de 99 % !]. Grâce à elle, vous reprenez le pouvoir : vous comprendrez votre cycle, vous saurez quand vous êtes fertile ou non et reconnaîtrez le moment de votre pic de fertilité, très proche de l’ovulation. Avec la « méthode Billings », la charge mentale de la contraception ne pèse plus uniquement sur vous ! Vous choisirez ensemble, avec votre compagnon, d’utiliser les périodes de fertilité comme vous le souhaitez [dans le but d’éviter une grossesse ou au contraire de maximiser les chances d’une conception]. La communication dans votre couple s’en trouve renforcée ainsi que votre complicité. Dans le cas où la méthode est utilisée pour différer une naissance, les périodes d’abstinence en période fertile permettent de développer une toute autre communication, un amour aux multiples facettes. Loin de diminuer la sexualité, cela l’embellit et la fait grandir. Dans la Méthode d’Ovulation Billings®, c’est l’homme qui est généralement chargé de remplir le tableau de fertilité. En partageant ainsi avec vous votre intimité, cela lui permet de devenir acteur de la fertilité de votre couple tout en renforçant votre confiance mutuelle. Avec la méthode dite de la glaire cervicale, pas de pilule, pas d’implant, pas de patch, pas de tests d’ovulation, pas de thermomètre… En bref, aucun appareil, matériel ou médicament n’est nécessaire ! Il n’y a donc aucun effet médical ou psychologique secondaire négatif. Et en plus de respecter votre corps, la méthode n’a aucun impact négatif sur l’environnement puisqu’elle ne génère aucun déchet. Ce n’est pas pour rien que certains parlent de méthode écologique. 4 règles à apprendre et c’est tout ! 4 règles qui s’adaptent à tous les âges et tous les moments de la vie d’une femme, de la puberté jusqu’à la ménopause, en passant par le post-partum ou même pendant l’allaitement. 4 règles qui permettent de repérer votre période fertile que vos cycles soient réguliers ou non. Grâce à votre tableau Billings, vous avez un formidable outil de suivi et si une anomalie venait à se répétait [cycle anovulatoire, saignements anormaux, douleurs inexpliquées, sécrétions intempestives, etc.], elle ne passerait pas inaperçue ! Apprendre à reconnaître la sensation de « glissant » peut demander un peu de temps, surtout pour celles qui ont eu l’habitude d’utiliser une contraception hormonale qui met totalement sur pause le changement de texture de la glaire cervicale. Votre enseignante accréditée vous donnera des astuces et vous accompagnera dans cette découverte de votre corps et de ses petits secrets. Oui, c’est vrai, chaque jour, vous allez devoir faire un point sur vos propres sensations et en discuter avec votre compagnon afin de remplir le tableau Billings. Mais loin d’être un poids en plus dans une routine déjà bien chargée, cet échange est vraiment l’occasion pour vous de renforcer la communication et la confiance de votre couple. Vous pourrez ainsi jour après jour décider ensemble de ce que vous souhaitez : différer une grossesse ou au contraire, maximiser vos chances de concevoir. C’est un impératif afin de conserver l’efficacité prouvée de la Méthode de l’Ovulation Billings® ! Même si cela vous semble contre-intuitif, utiliser des tests d’ovulation ou encore prendre sa température au lever tous les matins peut avoir un effet désastreux sur votre tableau de suivi. Votre monitrice accréditée est là pour vous donner toutes les clés nécessaires vers la connaissance de votre corps et sa fertilité. Une grossesse n’est pas d’actualité ? Alors, vous le savez, avec la « méthode Billings », vous ne pourrez pas avoir d’union durant votre période fertile. Pour certains couples, cette abstinence peut sembler rédhibitoire. Pourtant, c’est aussi l’occasion de se découvrir autrement. Par respect pour leur vie privée, nous ne diffusons pas les coordonnées de nos enseignants. C’est une méthode scientifique et fiable de gestion naturelle de la fertilité. Cette méthode a été mise au point par les docteurs John et Evelyne Billings, deux médecins australiens entre les années 1950 à 60. Elle est basée sur le signe de la glaire cervicale, une sécré…
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Évolution des Connaissances et des Options Médicales
Depuis 1948, les avancées médicales ont considérablement transformé la gestion des menstruations.
La Contraception Hormonale
L'introduction de la pilule contraceptive dans les années 1960 a marqué une révolution. Elle a offert aux femmes un moyen efficace de contrôler leur cycle menstruel et, dans certains cas, de supprimer complètement les règles.
Les Traitements Hormonaux
Des traitements hormonaux, tels que les progestatifs, sont utilisés pour réguler les saignements abondants ou irréguliers. Ils peuvent également être prescrits pour soulager les symptômes prémenstruels.
Les Dispositifs Intra-Utérins (DIU)
Le DIU hormonal est une autre option contraceptive qui peut réduire considérablement, voire stopper, les saignements menstruels chez certaines femmes.
L'Hystérectomie et l'Ablation de l'Endomètre
Bien que ces interventions chirurgicales soient plus invasives, elles restent des options pour les femmes souffrant de problèmes menstruels sévères et pour lesquelles les autres traitements n'ont pas fonctionné.
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Le Congé Menstruel : Un Sujet d'Actualité
Le congé menstruel, qui permet aux femmes souffrant de règles douloureuses de s'absenter de leur travail, est un sujet de débat actuel.
Le Contexte International
Plusieurs pays ont déjà mis en place des dispositifs de congé menstruel. C’est en Asie que l’arrêt menstruel a fait ses premiers pas, et ce bien avant que le sujet ne devienne tendance dans les débats occidentaux. Le Japon fait figure de pionnier absolu en la matière : dès 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le pays inscrit dans l’article 68 de son Code du travail le droit à l’arrêt menstruel. La formulation est claire : « lorsqu’une femme, qui expérimente des cycles menstruels douloureux, souhaite disposer d’un congé, l’employeur doit respecter sa demande ». Aucune limite de temps n’est fixée, et les entreprises ne peuvent forcer une employée à travailler si elle demande à être en arrêt menstruel. Néanmoins, si ce droit était populaire dans les années 1960 (26% des femmes y recouraient), son utilisation a considérablement diminué avec le temps. Une étude du ministère japonais du Travail réalisée en 2020 révèle que seulement 0,9% des employées éligibles déclarent aujourd’hui prendre des arrêts menstruels. Cette faible utilisation s’explique notamment par la pression sociale, la culture du présentéisme et le fait que certaines entreprises offrent des primes aux femmes qui n’utilisent pas ce droit. L’Indonésie a suivi de près l’exemple japonais en instaurant dès 1948 un dispositif similaire, prévoyant un ou deux jours de congés payés en début de cycle menstruel pour les femmes souffrant de règles douloureuses. La loi a cependant été modifiée en 2003, obligeant désormais les employées à négocier avec leurs entreprises via les conventions collectives pour accéder à ce droit. Dans les faits, de nombreuses entreprises n’autorisent qu’un seul jour de congé menstruel, voire aucun, en ignorant simplement la législation. En Corée du Sud, l’arrêt menstruel a été introduit plus tardivement, en 2001. Les employées peuvent prendre un jour d’arrêt menstruel par mois, non payé. Les entreprises qui ne respectent pas cette disposition s’exposent à une amende d’environ 3 750 euros. Malgré cette sanction, seules 19% des employées déclarent utiliser ce droit, selon un sondage effectué en 2018. La pression sociale et le tabou autour des règles restent des freins puissants. Taïwan a également adopté un système d’arrêt menstruel, mais avec des limites plus strictes : un jour par mois dans la limite de trois jours par an. Au-delà, les absences sont comptabilisées comme des arrêts maladie classiques. La particularité : les arrêts menstruels sont remboursés comme des demi-journées travaillées. En Afrique, la Zambie a fait figure de précurseur en adoptant en 2015 une loi accordant aux femmes le droit à un jour de congé supplémentaire par mois, sans préavis ni certificat médical en cas de règles douloureuses. Surnommé pudiquement « fête des mères » (Mother’s Day), ce dispositif rencontre encore des résistances chez certains employeurs, mais les syndicats œuvrent activement pour que les salariées puissent exercer pleinement ce droit. En Europe, c’est l’Espagne qui a brisé un tabou en devenant, en février 2023, le premier pays du continent à adopter un arrêt menstruel national. La nouvelle législation garantit un arrêt de travail pour les femmes souffrant de règles douloureuses, entièrement pris en charge par l’État. Cette mesure s’inscrit dans une loi plus large sur la santé menstruelle, qui prévoit également la mise à disposition gratuite de protections périodiques dans les établissements publics, par le biais de distributeurs. D’autres pays européens ont envisagé des dispositifs similaires sans aller jusqu’au bout.
Le Débat en France
En France, le débat sur l’arrêt menstruel a pris une nouvelle dimension avec le dépôt de deux propositions de loi à l’Assemblée nationale, en 2023 puis en 2024. Cette dernière proposition, portée par le député Sébastien Peytavie (Les Écologistes) et appuyée par 22 autres députés de son groupe, vise à instaurer un « arrêt de travail pour menstruations incapacitantes », et non un « congé menstruel » à proprement parler. Le texte prévoit plusieurs dispositions :
- Jusqu’à 13 jours d’arrêt maladie par an sans jour de carence (avec certificat médical)
- Mise en place d’un arrêt de travail spécifique pour les femmes souffrant de dysménorrhée dont l’endométriose (jusqu’à deux jours par mois), entièrement pris en charge par la sécurité sociale
- Possibilité d’une organisation en télétravail pour les femmes souffrant de dysménorrhée invalidante
Les Arguments Pour et Contre
Les partisans de l'arrêt menstruel mettent en avant la reconnaissance de la réalité des douleurs menstruelles et les bénéfices potentiels en termes de santé et de productivité. Les opposants soulignent les risques de discrimination à l'embauche et la nécessité de trouver des solutions plus globales pour améliorer la santé des femmes au travail.
Les Représentations des Menstruations dans les Œuvres Contemporaines
Les menstruations, longtemps invisibilisées dans les médias, sont de plus en plus représentées dans les œuvres contemporaines, qui cherchent à les normaliser et à les montrer de manière positive.
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L'Évolution des Représentations
Dans les années 70, des artistes féministes ont ouvert la voie à « l’art menstruel ». Si les premières représentations artistiques relevaient des arts visuels et performatifs et circulaient dans les milieux militants et alternatifs, on rencontre aujourd’hui des références aux menstruations dans des productions plus grand public, notamment audiovisuelles.
Les Fonctions des Représentations
Ces représentations ont plusieurs fonctions :
- Normaliser les menstruations : En montrant les règles comme un phénomène naturel et non comme un tabou.
- Déconstruire les stéréotypes : En présentant des expériences menstruelles variées et en luttant contre les connotations négatives.
- Sensibiliser le public : En informant sur les problèmes de santé liés aux menstruations, comme l'endométriose.
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