Anthony Malka, un artiste français basé à Berlin depuis 2007, nous offre un aperçu de son parcours musical et de son projet solo, Commandant Couche-Tôt. À travers cette interview, il dévoile les inspirations, les défis et les aspirations qui animent son univers créatif, un univers riche en influences et en collaborations internationales.
De The Hoo au Commandant Couche-Tôt: Un Cheminement Musical
Avant de se lancer dans son projet solo, Anthony Malka a fait ses armes au sein du groupe The Hoo, un groupe de funk avec deux Italiens. Pendant 5 à 6 ans, le groupe a été très actif, enchaînant les tournées et sortant 5 albums. Cependant, il y a 2-3 ans, Anthony a décidé de mettre fin à ce projet pour se concentrer sur Commandant Couche-Tôt.
Ce projet solo est né d'esquisses accumulées au piano au fil des années. Anthony, qui a étudié le piano classique pendant 10 ans dès l'âge de 6 ans, a toujours été fasciné par cet instrument. En parallèle de sa formation classique, il a également exploré la musique jazz et s'est passionné pour le funk, le hip-hop et le jazz.
Berlin: Une Source d'Inspiration Inépuisable
Anthony est tombé amoureux de Berlin lors d'un stage en 2006. La ville l'a immédiatement séduit par son atmosphère de liberté et ses nombreuses possibilités culturelles. Malgré les défis et les restrictions actuelles, il continue de ressentir cette énergie unique qui le motive et l'inspire. Berlin est devenue sa maison, un lieu où il se sent libre de créer et d'expérimenter. Il travaille souvent avec des artistes d'origines différentes, ce qui fait du projet du Commandant Couche-Tôt un projet très international.
Bien qu'il ait envisagé de s'installer au Portugal, Anthony reste attaché à Berlin, notamment en raison de la scolarité de son enfant. Il a du mal à imaginer une autre ville après Berlin.
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"Une Histoire d'amour brésilienne": Le Nouveau Chapitre des Aventures du Commandant
Le deuxième EP du Commandant Couche-Tôt, intitulé "Une Histoire d'amour brésilienne", est sur le point de sortir. Deux singles sont déjà disponibles et le disque physique sortira début janvier. Anthony décrit cet EP comme le deuxième chapitre des aventures du Commandant, une exploration de territoires musicaux différents.
Le processus créatif d'Anthony commence souvent par des accords, des mélodies et des harmonies au piano. Il retranscrit ensuite ces idées sur ses autres claviers et les développe pour tous les instruments. Bien qu'il ait étudié le solfège, il préfère enregistrer ses idées à la voix ou au clavier, puis les envoyer aux musiciens avec lesquels il travaille. Ces derniers enregistrent leurs parties, qu'Anthony supervise et édite.
Si le premier album plantait le décor d’îles polynésiennes, ici il se tourne vers le Brésil et plus largement vers l’Amazonie. Graphiquement parlant, il imaginait cette espèce de forêt amazonienne parce qu’il y a aussi un côté écolo qui s’ajoute à cela. Sur la couverture, on voit le Commandant qui pilote une espèce d’hovercraft, derrière lui, on voit l’Amazonie en feu. Les feux en Amazonie sont un fait réel aussi triste soit-il. En plus de ce côté environnemental, il voulait un peu parler de l’aspect technologique et plus précisément de l’omniprésence de la technologie dans notre société aujourd’hui. On pourrait parler des heures de la surveillance exacerbée qui règne dans nos vies (drones). Après avoir exploré de mystérieuses îles polynésiennes dans son premier EP, Le Commandant Couche-Tôt et son magnifique orchestre de clavier (2020), nous retrouvons pour ce deuxième chapitre Le Commandant dans une dystopie tropicale au milieu de l’Amazonie, échappant aux drones et aux incendies à bord d’un hovercraft. La bande son, en revanche, se veut comme l’antithèse de l’illustration, avec des compositions space disco, funk et soul optimistes. La qualité vocale et instrumentale de cet EP a attiré des producteurs de house, electro et hip-hop qui se sont prêtés au jeu du remix.
Un Premier Album Sorti en Pleine Crise Sanitaire
Le premier album du Commandant Couche-Tôt, "Le Commandant Couche-Tôt et son magnifique orchestre de claviers", est sorti en octobre, en pleine crise de covid. Ce choix n'était pas prémédité, mais Anthony souhaitait sortir rapidement un deuxième disque pour revenir à des territoires qu'il connaissait mieux et dans lesquels il se sentait plus à l'aise. Le premier disque est très instrumental, davantage tourné vers la musique de film, et il avait du mal à imaginer une mise en scène.
Perspectives d'Avenir et Projets Musicaux
Anthony a l'intention de commencer à jouer à Berlin pour expérimenter un peu au début. Mais il aimerait jouer davantage en France pour la première fois. Il travaille déjà sur les deux prochains EP des aventures du Commandant. Il a plein de morceaux dans ses tiroirs qui ne sont pas terminés et qu’il aimerait beaucoup produire. Pour le 3e EP, il aimerait s’orienter davantage vers un aspect musique de film où le piano incarne une place encore plus importante que dans ses autres projets, un peu comme la musique de Joe Hisaishi, compositeur des films de Miyazaki. Pour le 4eEP, il aimerait beaucoup faire un EP hip-hop, avec des producteurs basés à Berlin.
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Défis et Réflexions d'un Artiste Indépendant
Anthony évoque également les défis auxquels il est confronté en tant qu'artiste indépendant, notamment la difficulté de vivre de sa musique, surtout en période de crise sanitaire. Malgré cela, il reste satisfait d'avoir réussi à faire de son projet une activité professionnelle, au moins partiellement. Il souligne l'importance de rester positif et de continuer à créer, malgré les obstacles. Pendant le covid, il y a eu des moments compliqués dans le sens où il n’y avait plus de concerts et que l’on vit principalement de cela. Malgré cela c’est toujours satisfaisant d’arriver à un moment où ton projet est assez sérieux pour que tu puisses en vivre, au moins partiellement. On essaye de s’organiser autant que possible, de rester positif et de faire un maximum de choses, malgré les restrictions qu’on peut avoir au quotidien. À Berlin, la pression commence à se faire sentir. La première vague et le premier confinement se ressentaient beaucoup moins ici qu’en France. C’est toujours un truc qui est difficile, cela n’a pas toujours été le cas, c’est en alternance.
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