Passer d’une alimentation 100 % lactée aux premières purées est une étape importante pour votre bébé. Cela représente une multitude de nouvelles sensations : odeurs, couleurs, saveurs, textures, températures. Il est donc naturel de se poser des questions sur le bon moment pour introduire les aliments solides et comment les intégrer aux repas de votre enfant.
Quand commencer la diversification alimentaire ?
La diversification alimentaire peut commencer entre 4 et 6 mois. La période entre 4 et 6 mois est aujourd’hui considérée comme idéale pour débuter la diversification alimentaire - au plus tôt à 4 mois, et au plus tard à 6 mois. Il est recommandé de débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois révolus, après l’avis de professionnel de santé. L’OMS conseille de poursuivre l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois. Après 6 mois, le lait seul ne suffit plus.
Il est important d’en parler avec le pédiatre ou le médecin qui suit votre bébé. Car chaque enfant est unique, et seul un professionnel de santé saura analyser l’aptitude de votre bébé à franchir le pas. Marc Bellaïche, gastro-pédiatre, confirme : « En fonction des nourrissons, des familles, des habitudes alimentaires, du rang dans la fratrie, les variations sont très importantes. »
Plusieurs critères de développement physiologique sont révélateurs de la maturité de votre bébé. Si votre nourrisson sait tenir sa tête, rester en position assise avec un support et s’il porte des objets à sa bouche, il y a de grandes chances pour qu’il soit prêt à essayer d’autres aliments que le lait.
Comment introduire les premiers aliments ?
Il est préférable de choisir un jour sans stress, où vous êtes pleinement disponible pour votre enfant. On conseille habituellement de commencer à midi, avant l’alimentation lactée, quand les bébés ont faim.
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Il est préférable de commencer par une purée de légumes, pour faciliter leur acceptation ultérieure. Une quinzaine de jours après la découverte des principaux légumes, vous pourrez proposer une purée de fruits (c’est-à-dire une compote sans sucre ajouté) à midi ou au goûter, puis des céréales infantiles. Les règles d’or, c’est : 1 légume (ou 1 fruit) à la fois, proposé en purée lisse (pour que le bébé découvre une nouvelle texture toute douce), en commençant par de petites quantités, qu’on augmente au fur et à mesure des repas.
Il n’existe pas de recommandation particulière en termes de variété de légumes pour commencer la diversification. Vous avez donc l’embarras du choix ! Tentez juste de respecter les saisons afin que les produits choisis soient mûrs et le moins traités possible. De même, l’éventail des fruits à proposer est large et là aussi, les petits pots peuvent être des alliés utiles !
De par leur forme, les céréales infantiles sont de précieuses alliées pour commencer cette découverte. En effet, elles permettent de proposer de très faibles quantités qui seront progressivement augmentées à chaque nouvelle préparation jusqu’aux quantités recommandées sur les emballages. En introduisant un aliment à la fois en petite quantité, vous pourrez vite détecter une réaction de l’enfant.
Quel lait donner pendant la diversification ?
Si vous allaitez, vous pouvez tout à fait continuer de donner votre lait maternel à votre bébé s’il mange des purées. Côté rythme des tétées, ne changez rien au début de la diversification alimentaire : l’essentiel des besoins nutritionnels de votre bébé est fourni par le lait maternel. Les purées ne sont là, au début, que pour éveiller votre enfant à de nouvelles saveurs.
Si vous n’avez pas pu ou pas souhaité allaiter votre bébé et qu’il est nourri avec une préparation pour nourrisson, votre enfant doit continuer à boire du lait au moment du démarrage de la diversification. En effet, celui-ci reste le pilier de son alimentation. Entre 4 et 6 mois, un bébé consomme, à chaque repas, un biberon d’environ 210 ml d’eau à laquelle vous ajoutez 7 mesurettes de préparation infantile. Cette quantité doit rester identique au début de la diversification alimentaire car le lait couvre l’essentiel des besoins nutritionnels de votre bébé. Si vous n’allaitez pas votre bébé de moins de 6 mois, restez sur le lait 1er âge et attendez le feu vert de votre pédiatre pour passer au lait 2ème âge.
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Comment gérer le biberon et les purées ?
Il n’existe pas de recommandations concernant l’ordre des aliments à donner à votre bébé pendant son repas. Chaque bébé est unique !
- Par exemple, votre bébé s’endort systématiquement sur son biberon ou après la tétée parce que cela l’apaise. Alors il sera intéressant de lui proposer son lait après la purée.
- A l’inverse, votre bébé a tellement faim qu’il ne s’apaise qu’après avoir bu son lait. Dans ce cas, proposez d’abord son lait puis passez ensuite à la purée. Votre bébé sera plus enclin à la découverte une fois ses besoins comblés !
- Votre bébé a un petit estomac et peine à finir son biberon après avoir mangé sa purée ? de proposer d’abord son lait.
Ainsi, la meilleure approche est de suivre son rythme et de respecter ses préférences. Si votre bébé boit peu de lait le midi, il compensera naturellement à un autre moment de la journée.
Que faire en cas de refus de la purée ?
Attention, si votre bébé fait la grimace au contact des premières cuillères, ne le prenez pas pour un refus ; cela peut juste être le signe de son étonnement face à tant de nouveautés ! Expliquez-lui ce que vous lui proposez. Encouragez-le avec des paroles bienveillantes et continuez à lui proposer 1 ou 2 cuillères mais sans le forcer évidemment. Si bébé rechigne vraiment à avaler la purée que vous lui présentez, respectez son refus. Et si ce n’était pas déjà fait au cours de ce repas, proposez-lui son lait habituel.
Si vous pensez que cela peut être la petite cuillère qui le perturbe et que votre enfant accepte le biberon, vous pouvez éventuellement essayer de lui proposer son lait habituel (maternel que vous aurez préalablement tiré ou infantile) dans un biberon et ajoutez dedans quelques cuillères de purée de légumes. Si vous pensez que c’est plutôt la saveur du légume choisi qui le perturbe, passez à d’autres légumes les jours suivants. Mais n’hésitez pas à lui proposer à nouveau ce même légume quelques jours plus tard. On dit qu’il faut attendre 8 à 10 refus pour estimer qu’un aliment déplaît vraiment à un enfant.
Quelles quantités de purée donner ?
Jusqu’à 6 mois, le lait maternel couvre les besoins nutritionnels de l’enfant. C’est pourquoi, lorsqu’on démarre l’introduction d’aliments solides, on donne de toutes petites quantités, l’équivalent de quelques cuillères à café de purée. Quelques jours plus tard, augmentez les quantités (4 à 5 cuillères). Continuez ainsi progressivement, jusqu’à lui proposer l’équivalent d’un petit pot (130 g).
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Au démarrage, le but n’est pas de nourrir votre bébé, mais de l’éveiller et de le familiariser à goûter de nouvelles saveurs et textures.
La diversification menée par l’enfant (DME)
Le principe de la DME est d’initier bébé à une alimentation solide sans passer par l’étape purée (ou en complément de celle-ci !). En concertation avec le pédiatre, on peut donc proposer à votre bébé dès 6 mois (c’est-à-dire lorsqu’il peut tenir assis avec appui) un morceau de fruit ou de légume mûr et bien cuit (de la taille du poing fermé de l’enfant), du pain grillé, une galette de riz, des boulettes de viande hachée, des lanières d’omelette etc. Votre bébé est autonome, il mange seul et décide de ce qu’il veut manger : la démarche est donc très différente d’une diversification classique.
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