La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation assistée (PMA) qui offre une solution aux couples et aux femmes seules confrontés à des difficultés de conception. Au Québec, l'accès à la FIV et son coût ont été sujets à des changements législatifs et à des débats publics importants. Cet article explore les aspects financiers de la FIV au Québec, les options de traitement disponibles, ainsi que les alternatives telles que la gestation pour autrui (GPA) et l'adoption.
La FIV au Québec: Un Aperçu
La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation assistée très complexe utilisée dans tous les centres de fertilité pour aider les couples ou les femmes seules qui ont des difficultés à obtenir une grossesse. Le succès de la FIV dépend de nombreux facteurs, mais l'âge de la femme est l'un des plus importants.
La fécondation in vitro (FIV) est un traitement de fertilité qui consiste à prélever des ovules dans les ovaires de la femme par ponction folliculaire, puis à les féconder en laboratoire avec le sperme de l'homme (ou, le cas échéant, d'un donneur). Les embryons sont ensuite suivis en culture jusqu'à leur transfert dans l'utérus de la femme afin d'obtenir une grossesse.
La sophrologie peut être d'une grande aide pour éliminer le stress important que génère pour un couple la découverte de son infertilité mais également celui découlant du parcours de PMA souvent éprouvant. L’hypnose est une pratique très ancienne de relaxation profonde, source d’un relâchement corporel facilitant l’accès à soi donc au vécu émotionnel non conscient. Bien souvent, la découverte de son infertilité, un parcours de PMA qui oblige à des relations sexuelles programmées, l'avancée en age conduisent à des troubles sexuels.
En fonction de la technique utilisée pour fusionner les gamètes (ovule et sperme) et donner naissance à un embryon, on distingue les types de FIV suivants:
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- FIV conventionnelle: Les ovules et les spermatozoïdes sont placés dans la même boîte de culture, en attendant qu'ils puissent fusionner d'eux-mêmes.
- ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes): Le spermatozoïde est introduit directement dans l'ovule par une micro-injection.
L'ICSI désigne une technique de procréation médicalement assistée (PMA), variante de la FIV, qui consiste à injecter un spermatozoïde dans un ovocyte. L'ICSI est principalement indiquée en cas d'altérations spermatiques majeures. Cette méthode est privilégiée chez les hommes présentant une incompétence des spermatozoïdes, notamment en cas d'oligo-asthéno-tératospermie, à savoir un nombre trop faible de spermatozoïde, une diminution de leur mobilité et une augmentation des formes anormales.
Le déroulement d'une ICSI est sensiblement le même que pour une FIV classique, à savoir une stimulation hormonale pour la patiente, un recueil des ovocytes que l'on va débarrasser de leurs cellules pour ne garder que l'ovocyte mature, et un recueil de sperme pour le patient. Sous microscope, le biologiste va choisir un spermatozoïde mobile, le prélever avec une micropipette puis l'injecter dans le cytoplasme de l'ovocyte. Le lendemain, on va contrôler dans l'incubateur si une fécondation a été obtenue.
Le recours à l'une ou l'autre des techniques de FIV dépendra des conditions d'infertilité de chaque couple, ainsi que des préférences de chaque centre de reproduction assistée.
L'insémination artificielle (IA) est une autre technique de procréation assistée plus simple que la FIV. L'IA consiste à introduire le sperme de l'homme (ou le sperme d'un donneur, si nécessaire) dans l'utérus de la femme et à laisser la fécondation se produire naturellement.
La FIV implique donc une procédure plus complexe que l'IA. La FIV nécessite davantage d'étapes tout au long du traitement et même une petite intervention chirurgicale appelée ponction folliculaire pour retirer les ovules. Malgré cela, la probabilité d'une grossesse est plus élevée avec la FIV qu'avec l'IA, ce qui fait de la FIV une technique appliquée dans un grand nombre de cas.
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Il existe plusieurs causes d'infertilité qui peuvent conduire un couple ou une femme à avoir recours à la FIV pour obtenir une grossesse. L'infertilité peut être due à des problèmes masculins ou féminins, ou même à une combinaison des deux.
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Pour pouvoir réaliser une fécondation in vitro, la femme doit être en mesure de produire des ovules matures. En outre, il est nécessaire que la patiente ne présente pas de problèmes ou d'anomalies utérines qui empêchent l'implantation de l'embryon ou l'évolution de la grossesse. En revanche, si la femme a une réserve ovarienne réduite et qu'il n'est pas possible d'obtenir des ovules matures, une FIV avec des ovules de donneuses peut être réalisée.
Dans le cas de l'homme, les exigences varient en fonction du type de FIV à réaliser. Si la qualité du sperme est suffisamment bonne, une FIV classique peut être réalisée. Si, en revanche, le sperme présente de graves problèmes de motilité, de morphologie ou de concentration, la technique de l'ICSI sera choisie. Dans tous les cas, même si les conditions requises pour une FIV classique sont remplies, certaines cliniques de fertilité préfèrent pratiquer l'ICSI. Il est également possible de réaliser une FIV avec sperme de donneur en cas d'azoospermie ou d'absence de partenaire masculin, et même une FIV avec double don, c'est-à-dire avec don d'ovules et de sperme.
Le processus de FIV est compliqué, car il y a plusieurs étapes que le patient doit franchir pour obtenir le succès final du traitement:
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- Stimulation ovarienne contrôlée: la femme reçoit des médicaments hormonaux pendant environ 10 jours pour stimuler la production d'ovules matures afin d'obtenir un plus grand nombre d'ovules.
- Ponction ovarienne ou folliculaire: il s'agit de la procédure chirurgicale par laquelle les ovules matures sont retirés de l'ovaire. Ce processus est réalisé par aspiration, dure environ 20 à 30 minutes et nécessite une anesthésie.
- Collecte et préparation du sperme: l'échantillon de sperme est prélevé chez l'homme, généralement par masturbation, bien qu'il puisse également être obtenu par aspiration épididymaire ou biopsie testiculaire. Le sperme subit ensuite un processus de capacitation qui permettra aux spermatozoïdes de féconder et de donner naissance à un embryon.
- Fécondation: l'ovule et le sperme sont fusionnés, soit par FIV classique, soit par micro-injection (ICSI).
- Culture des embryons: une fois l'œuf fécondé, les embryons sont laissés dans un incubateur spécifique qui maintient des conditions optimales pour le développement embryonnaire. En laboratoire, l'évolution des embryons est observée jusqu'au moment du transfert, qui peut avoir lieu au 3e ou au 5e-6e jour du développement embryonnaire.
- Préparation de l'endomètre: la femme reçoit un autre traitement hormonal afin que son endomètre (couche utérine où s'implantent les embryons) ait l'aspect et l'épaisseur appropriés pour favoriser l'implantation des embryons.
- Transfert des embryons: le ou les embryons de la plus haute qualité sont choisis et transférés dans l'utérus de la femme pour attendre leur implantation et ainsi initier une grossesse. Bien qu'il soit recommandé de transférer un seul embryon pour éviter les risques liés aux grossesses multiples, en Espagne, il est permis de transférer jusqu'à 3 embryons maximum. Cependant, il est habituel de transférer 1 ou, au maximum, 2 embryons.
- Congélation d'embryons: les embryons restants qui n'ont pas été transférés et qui sont de bonne qualité sont cryoconservés par la méthode de vitrification pour une utilisation ultérieure.
- Test de grossesse: environ 15 jours après la ponction folliculaire, la femme peut faire le test de grossesse qui détecte l'hormone bêta-hCG, pour vérifier si elle est enceinte ou non.
Le taux de réussite de l'ICSI dépend de plusieurs facteurs, notamment de l'âge de la patiente. Les risques de l'ICSI sont ceux liés à la stimulation hormonale pour la patiente (hyperstimulation ovarienne notamment), les risques inhérents à la ponction avec risque de saignement, d'infection ou de lésion des organes pelviens. Mais le risque majeur reste celui de l'échec. En France, il est possible de faire quatre tentatives de FIV ou d'ICSI, prises en charges par l'Assurance Maladie jusqu'à la 43ème année de la femme.
Ainsi, les spécialistes ont réussi à stipuler certains paramètres de réussite du traitement de la FIV, qui sont les suivants:
- 40% chez les femmes de moins de 35 ans.
- Entre 27 et 36% chez les femmes âgées de 35 à 37 ans.
- Environ 20-26% chez les femmes de 38-40 ans.
- Environ 10-13% chez les femmes de plus de 40 ans.
Les principaux avantages de la fécondation in vitro sont les suivants:
- Il a des taux de réussite élevés.
- Il permet une grossesse chez les femmes ou les couples ayant de graves problèmes de fertilité. L'ICSI offre notamment la possibilité de fécondation en cas de facteur masculin sévère comme, par exemple, l'azoospermie obstructive.
- Le processus de FIV peut être réalisé avec des ovules et des spermatozoïdes de donneurs, permettant une grossesse dans de nombreux cas d'infertilité.
Cependant, la FIV présente également un certain nombre d'inconvénients ou de désavantages dont il faut tenir compte:
- Le patient doit s'auto-administrer des médicaments hormonaux, ce qui peut entraîner des complications.
- Le processus de FIV nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie qui, bien que simple et de courte durée, n'est pas totalement exempte de risques.
- Il est plus coûteux que d'autres techniques de reproduction comme l'IA.
Les différentes étapes du processus de FIV peuvent entraîner certains risques dont le patient doit être conscient avant de commencer le traitement. C'est pourquoi nous allons aborder ci-dessous certains des risques de la FIV:
- Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO): Il survient à la suite d'une réponse élevée de la femme aux médicaments de stimulation ovarienne. Le SHO se traduit par une hypertrophie ovarienne et une extravasation de liquide hors de la circulation sanguine en raison d'une perméabilité accrue des vaisseaux. Dans les cas extrêmes, le SHO peut toucher les systèmes hépatique, hématologique, rénal et respiratoire.
- Grossesse multiple: Si un seul embryon est transféré, la probabilité d'une grossesse multiple est faible. Toutefois, si deux embryons ou plus sont transférés, cette probabilité augmente. Dans les deux cas, ces taux dépendront d'autres facteurs comme, par exemple, l'âge de la mère ou l'état de l'utérus.
- Fausses couches spontanées: Environ 20% des grossesses obtenues par FIV se terminent par une fausse couche, et la majorité d'entre elles surviennent dans les premières semaines de grossesse. Dans tous les cas, comme pour les grossesses multiples, cela dépendra de l'âge de la patiente et de la situation de chaque femme ou couple.
- Grossesse extra-utérine: C'est une grossesse dans laquelle l'embryon s'est implanté en dehors de la cavité utérine. Entre 2 et 5 % des femmes qui suivent un traitement de FIV peuvent connaître une grossesse extra-utérine. Ce chiffre contraste avec les quelque 1 % de cas dans lesquels ce type de grossesse peut survenir naturellement.
Les Changements Législatifs et l'Accès à la FIV au Québec
Au Québec, le gouvernement Legault a présenté un projet de loi relatif à la procréation médicalement assistée mercredi 11 novembre. Le « projet de loi 73 » prévoit la prise en charge d’un cycle de fécondation in vitro (FIV) par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ). Une disposition accessible aux femmes seules et aux femmes homosexuelles en couple, âgées de 18 à 41 ans, ainsi qu’aux couples ayant déjà des enfants et à ceux ayant eu recours à cette prise en charge quand elle était en vigueur auparavant, entre 2010 et 2015. En effet l’ancien ministre Gaétan Barrette y avait mis un terme, dénonçant « dérives et dépassements de coûts ».
Le projet actuel prévoit que 3500 cycles de fécondation in vitro seront remboursés chaque année. Un budget annuel de 45 millions de dollars est planifié à cet effet. Une enveloppe majorée les deux premières années : 7000 cycles la première, 5250 pour la deuxième. Mais la prise en charge ne pourra pas être rétroactive. Les couples subissant actuellement un parcours de FIV peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt. Une mesure dont pourront continuer à bénéficier les personnes ayant fait l’objet d’une stérilisation chirurgicale volontaire. Autre disposition du projet de loi : le nombre d’inséminations artificielles remboursées par la RAMQ doit passer de neuf à six. L’objectif de Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, est l’adoption du projet de loi « d’ici la fin de la session parlementaire ».
Depuis plusieurs mois nous sommes en contacts avec l’ACIQ (Association des Couples Infertiles du Québec). Comme vous le savez sans doute, ils se battent depuis des mois aussi pour tenter de maintenir le programme Québécois de procréation médicalement assistée. En effet le gouvernement « par soucis d’économie » veut revenir sur cet acquis social qui existe depuis 5 ans en retirant la FIV de l’assurance publique. Le programme mis en place il y a 5 ans l’avait été en accord avec l’ACIQ qui avait accepté que les couples s’engagent sur le transfert systématique d’un seul embryon par tentative, pour limiter les couts liés aux grossesses multiples. Ce qui a été efficace car le taux de naissances multiples dues à la FIV est un des plus bas dans le monde. Cette concession pour obtenir le financement public. Ce qui ferait qu’au Québec, la FIV deviendrait le seul soin couvert par un crédit d’impôt. Ce qui en clair veut dire tu veux faire une FIV, demande d’abord à bénéficier d’un prêt et pour une seule tentative en plus. De plus, si tu as déjà un enfant (FIV ou pas) tu ne pourrais plus accéder au dispositif de FIV. Je vous passe des conditions sur lesquelles le gouvernement est revenus, qui imposait un certains nombres d’années de relations sexuelles justifiées, avant de pouvoir accéder aux soins de FIV !
Coût de la FIV
En France, la fécondation in vitro a un coût approximatif entre 3000 et 5000€. Le prix varie en fonction des besoins de chaque situation, de la clinique de fertilité où se réalisera le traitement, des examens médicaux, etc. Normalement, les médicaments que reçoit la patiente ne sont pas inclus dans le budget initial et coûtent entre 1000 et 1200€ pour celui de la stimulation, et environ 300€ pour celui de la préparation endométriale.
La caisse d'assurance maladie prend en charge à 100% avec exonération du ticket modérateur, les examens nécessaires au diagnostic de la stérilité, chez la femme et chez l'homme ainsi que pour le traitement (insémination artificielle, FIV, ICSI). Quatre tentatives de fécondation in vitro avec ou sans micro-manipulations peuvent être remboursées. La femme doit être âgée de moins de 43 ans.
En Belgique, la fécondation in vitro a un coût approximatif d'entre 1000 et 2000€ euros par cycle, dont une petite partie à la charge du patient et 6 cycles par femme pourront être remboursés. La FIV est prise en charge pour qui est affilié à une mutuelle, y compris les personnes homosexuelles. En Belgique, la fécondation in vitro n'est plus remboursée à partir de 43 ans, sauf pour les femmes ayant recours à un don d'ovocytes Dans ce dernier cas, la limite est repoussée jusqu'à 45 ans.
Alternatives à la FIV
Se tourner vers la procréation médicalement assistée (PMA) est une solution s’il est impossible d’avoir un enfant naturellement. Si cette démarche ne fonctionne pas, deux options sont encore possibles. La première consiste à se tourner vers l’adoption. Or, c’est un processus long et éprouvant.La seconde solution est de miser sur la gestation pour autrui ou GPA. Elle se présente comme une meilleure alternative pour un couple désireux d’avoir un enfant biologique. Toutefois, le recours à la gpa est interdit en France. Pour devenir parent via ce processus, il faut donc se rendre dans un pays qui autorise la GPA.
Gestation Pour Autrui (GPA)
La gestation pour autrui est l’une des nombreuses techniques de procréation assistée et le terme fait référence à un processus spécifique permettant de mener à bien une grossesse qui serait normalement impossible à réaliser d’un point de vue médical. Comme tous les traitements de fertilité, la gestation pour autrui peut impliquer des circonstances et des facteurs complexes ; s’il y a une compensation, elle peut être coûteuse et la compréhension de tout accord de gestation pour autrui impliquera nécessairement de faire appel à un avocat, ce qui entraînera des frais supplémentaires.
Le coût de la gestation pour autrui dépend du pays. Il y a beaucoup de variables impliquées dans l’établissement des prix de la gestation pour autrui et les programmes sont soumis aux lois du pays, aux considérations juridiques et à la disponibilité des traitements. Il y a de nombreuses considérations à prendre en compte à différents stades du processus et nous en soulignons quelques-unes ci-dessous, qui concernent la maternité de substitution gestationnelle, le modèle le plus courant. Si votre parcours de gestation pour autrui implique une agence tierce, celle-ci facturera les frais de sélection, de publicité et de recrutement des donneuses ou des mères porteuses. Les honoraires d’une agence se composent de plusieurs éléments, l’un des plus coûteux étant la capacité de l’agence à faire de la publicité pour une mère porteuse. Une agence aura établi des liens avec des donneuses et des mères porteuses potentielles et se chargera de la mise en relation entre elles et les parents d’intention. Les agences de gestation pour autrui proposent également un service de gestion des dossiers. Ce service peut comprendre des conseils et un soutien à toutes les parties, ainsi que des conseils pratiques sur des questions telles que les polices d’assurance. Le processus de gestation pour autrui implique un travail juridique important, notamment la négociation de contrats pour s’assurer que toutes les parties sont conscientes de leurs droits et de leurs responsabilités. Le prix des honoraires de l’avocat d’une mère porteuse varie d’un pays à l’autre en raison de la diversité des lois et des procédures juridiques ; il est donc difficile d’établir un coût moyen. L’élément le plus important du prix de la gestation pour autrui est celui lié aux frais médicaux, qui peuvent être considérables. Les parents d’intention sont tenus de payer ces coûts qui peuvent impliquer plusieurs cycles de FIV, ainsi que des médicaments spécifiques. Enfin, si la gestation pour autrui est fondée sur une base commerciale, les parents d’intention devront également verser une compensation à la mère porteuse.
La gestation pour autrui est une méthode de procréation médicalement assistée qui convient à différents profils. Elle se pratique généralement :
- Au sein d’un couple homme-femme qui ne peut pas concevoir un enfant naturellement en raison d’une infertilité ou d’un autre problème de santé,
- Chez une femme ou un homme célibataire désireux de devenir parent,
- Au sein d’un couple homosexuel désireux de fonder une famille.
La GPA coûte entre 25000 € et 125000 euros. Mais tout dépend du pays dans lequel le processus se déroule. Est-ce qu’elle est altruiste ? Est-ce qu’il faut dédommager la mère porteuse ? Est-ce que le système de santé publique local rembourse les frais des soins médicaux liés à la grossesse ? Tous ces détails sont pris en compte dans le calcul.
Voici les prix indicatifs de la GPA dans différents pays:
- GPA au Canada: 60 000 €
- GPA en Grèce: 70 000 €
- GPA en Ukraine: 33 000 €
- GPA en Albanie: 35 000 €
- GPA aux Etats Unis: 115 000 €
- GPA au Chypre: 65 000 €
- GPA en Géorgie: 45 000 €
Adoption
Collecter des données sur l’adoption au Brésil, pendant la période où cette recherche a été menée (entre 2004 et 2007), s’est révélé une tâche ardue. En effet, à l’époque, le Cadastre national de l’adoption, en fonctionnement à l’heure actuelle, n’était qu’un projet. En attendant, il n’y avait aucun organe national centralisant de telles données. Les informations concernant l’État de São Paulo étaient centralisées par la Commission judiciaire de l’adoption internationale de l’État de São Paulo - la Cejai-SP, rattachée au Tribunal de justice de l’État de São Paulo (Cejai, 2005). Les données étaient ensuite transmises au greffe du Tribunal central. Le nombre des adoptions légales dans l’État de São Paulo apparait en diminution constante. Les données collectées par l’Inspection générale des services judiciaires du Tribunal de justice de l’État de São Paulo montrent que de 7,165 adoptions nationales et internationales autorisées en 1994, on est passé à 3,555 en 2001, puis à 3,339 en 2004, ce qui représente une diminution de plus de 50 %.
