Le terme « colique » englobe divers symptômes, mais désigne spécifiquement une douleur d’origine abdominale. Cet article explore les causes et les traitements des coliques gastro-intestinales, en mettant l'accent sur le syndrome du côlon irritable (SII), la gastro-entérite, la diverticulose colique et les colites.

Syndrome du Côlon Irritable (SII)

Le syndrome du côlon irritable est un trouble bénin mais qui peut perturber la vie quotidienne. Également appelé syndrome de l’intestin irritable, colopathie fonctionnelle ou troubles fonctionnels intestinaux, le syndrome du côlon irritable est un trouble chronique qui se traduit par des maux de ventre, de la diarrhée ou de la constipation, et une sensation de ballonnement. Il est deux fois plus fréquent chez les femmes que chez les hommes et il est plus fréquemment observé chez les personnes âgées de 20 à 40 ans. Cette affection bénigne mais douloureuse évolue le plus souvent par poussées entrecoupées de périodes de rémission. Parce que le côlon (gros intestin) ne présente pas de lésion ou d’anomalie anatomique, le syndrome du côlon irritable n’est pas classé parmi les maladies, mais parmi les troubles fonctionnels.

Les personnes anxieuses ou qui sont soumises à un stress persistant semblent plus à risque de souffrir de syndrome du côlon irritable. Le stress et l’anxiété jouent un rôle dans le SII mais ce ne sont pas des causes. Il s’agit de facteurs qui peuvent aggraver les symptômes.

Causes et Mécanismes du SII

Les causes du Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) sont multiples, multifactorielles et partiellement identifiées. De nombreux dysfonctionnements et anomalies ont été identifiés par les chercheurs comme causes probables du SII. Plusieurs autres pistes sont en cours de recherche.

Dysfonctionnements et Anomalies Pouvant Expliquer le SII :

  • Une motricité digestive perturbée : Le tube digestif présente spontanément des contractions à jeun ou en réponse aux repas, ce qui correspond à la « motricité intestinale ». En cas de SII, ces contractions sont modifiées : elles sont souvent plus lentes en cas de constipation et plus rapides en cas de diarrhée. Ces troubles existent chez 40 à 50 % des patients du SII.

    Lire aussi: Kiwi et Allaitement : Ce qu'il faut savoir

    • Anomalies de la motricité de l’estomac : L’évacuation des aliments au niveau de l’estomac (la vidange gastrique) est ralentie, particulièrement pour les aliments solides, chez un certain pourcentage de patients du SII-C. Certaines anomalies de la réponse motrice colique à un repas font intervenir l’estomac et le réflexe gastro-colique. A cause de ce réflexe, on doit parfois courir aux toilettes lorsque certains aliments arrivent au niveau de l’estomac, pour évacuer des selles déjà présentes au niveau du colon.
    • Anomalies de la motricité de l’intestin grêle : Par rapport à des sujets sains, le transit iléo-colique est augmenté peu de temps après un repas chez les patients SII-D, et ralenti dans les 2 heures qui suivent un repas chez les patients SII-C. Des études de recherche ont montré des anomalies telles que : une augmentation de la fréquence et de la durée des contractions une réponse motrice exagérée lors du repas (comme c’est le cas pour le côlon) une augmentation des vagues de contractions qui parcourent l’intestin grêle entre les repas une augmentation des contractions allant du bas vers le haut, en sens inverse de la motricité digestive normale, du duodénum et jéjunum. Ces anomalies de la motricité ont plus souvent été retrouvées en cas de diarrhée prédominante. Elles ne sont toutefois pas spécifiques du SII.
    • Anomalies de la motricité du côlon : En cas de SII, ces contractions sont modifiées : elles sont souvent plus lentes en cas de constipation et plus rapides en cas de diarrhée.
  • Une micro-inflammation de la paroi du tube digestif : Une augmentation des cellules impliquées dans le phénomène de l’inflammation peut être retrouvée au niveau de la paroi du tube digestif. Une étude scientifique a démontré que ces cellules sont retrouvées en plus grand nombre à proximité des terminaisons nerveuses (les extrémités des cellules nerveuses formant les nerfs), qui transportent les messages douloureux de l’intestin vers le système nerveux central. Au final, les études démontrent qu’environ 40 % des patients SII présentent une micro-inflammation de la paroi du tube digestif.

  • Une perméabilité intestinale défaillante : Il a été démontré que la « perméabilité intestinale » est ainsi anormale chez environ 40 à 50 % des patients souffrant de SII.

  • Un microbiote intestinal déséquilibré : 2/3 des patients du SII auraient un microbiote différent d’individus non malades. Un microbiote déséquilibré peut être lié à la micro-inflammation et aux troubles de la perméabilité. Des infections aiguës ou certaines bactéries normalement présentes pourraient modifier la perméabilité du tube digestif. Chez certains patients, une pullulation chronique de bactéries a été décrite au niveau de l’intestin grêle (= un excès de bactéries par rapport à la normale) avec, dans certains cas, des effets favorables ou défavorables de la prise d’antibiotiques (qui tuent une partie des bactéries du microbiote). Le terme anglophone de SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) est souvent utilisé.

    • SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) : Le SIBO est la pullulation chronique de bactéries au niveau de l’intestin grêle. Le SIBO peut provoquer : la diarrhée des douleurs abdominales des flatulences des ballonnements des carences en vitamines B12, A, D
      • Facteurs pouvant favoriser le SIBO : une diminution du péristaltisme à cause de médicaments, de maladies chroniques (diabète, cirrhose) ou d’une chirurgie une diminution de l’acidité gastrique, qui peut être due à la prise de médicaments tels que les Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) l’âge
      • Conséquences du SIBO : une fermentation des résidus alimentaires dans l’intestin grêle une augmentation de la perméabilité intestinale une inflammation chronique un effet des bactéries sur le métabolisme des sels biliaires
      • Traitements du SIBO : la prise de certains antibiotiques, probiotiques et prokinétiques (médicaments stimulant la motricité intestinale) un régime pauvre en FODMAPs afin de limiter les aliments fermentescibles susceptibles d’être mal absorbés
  • Une hypersensibilité du tube digestif : La perception anormale et/ou douloureuse par certains patients pourrait expliquer, en partie, le SII. Il s’agit de phénomènes habituellement non perçus, comme le passage du bol alimentaire (progression des aliments après un repas) ou les contractions digestives. L’hypersensibilité viscérale est retrouvée chez 2/3 des patients atteints du SII.

  • Les anomalies de l’activation cérébrale : Des études d’imagerie fonctionnelle cérébrale ont montré que certaines zones prennent en charge les messages venant du tube digestif. Il existe des différences d’activation cérébrale chez les patients avec SII comparativement à des personnes non touchées, et entre les hommes et les femmes. Le SII peut induire des modifications dans la structure du cerveau, avec une modification de l’épaisseur de certaines zones de substance grise, ou dans les circuits des connexions entre zones cérébrales.

    Lire aussi: Astuces anti-coliques

  • Les anomalies des contrôles des messages douloureux au niveau de la moelle épinière et/ou du cerveau : Il en résulte que 2/3 des patients ayant le SII présentent une anomalie des contrôles de la douleur au niveau de la moelle épinière. Ainsi, des sensations minimes provenant du tube digestif peuvent être amplifiées chez certains patients et provoquer des sensations douloureuses.

  • Les anomalies du taux de sérotonine : Des études ont montré que les concentrations de sérotonine dans le sang sont augmentées chez les patients SII avec diarrhée prédominante (particulièrement quand la diarrhée survient après les repas) et, au contraire, diminuées chez les patients avec constipation prédominante.

  • Un SII post-infectieux : Dans environ 10 % des cas, l’origine du SII provient d’une infection intestinale. On parle alors de SII post-infectieux. Ce type de SII se développe après une gastro-entérite aiguë, souvent marquée par une diarrhée sévère, voire une hospitalisation. Une étude récente publiée dans Gut en 2024 met en lumière le lien entre la gastro-entérite aiguë et le risque accru de développer un SII. Les chercheurs ont montré que 14,5 % des personnes ayant souffert d’une gastro-entérite aiguë développent un SII post-infectieux. Les germes en cause peuvent être des parasites, des bactéries (en particulier Campylobacter) ou des virus (notamment le SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19). Les SII résultants sont plutôt des formes avec diarrhée prédominante.

Pistes en Cours d’Investigations par les Chercheurs :

  • Les acides biliaires
  • Les troubles de l’immunité acquise
  • L’implication du « deuxième cerveau »
  • Les facteurs génétiques

Physiopathologie du SII

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est le trouble fonctionnel intestinal le plus fréquent. Sa prévalence moyenne est de 10 % dans la population générale. Considéré initialement comme un trouble purement moteur, le SII est devenu une affection multi-factorielle. L’accent est actuellement mis sur les troubles de la sensibilité viscérale et le dysfonctionnement des relations bi-directionnelles qui existent entre le tube digestif et le cerveau.

Anomalies Motrices

Les anomalies motrices les mieux caractérisées ont été décrites au niveau de l’intestin grêle, surtout chez les malades diarrhéiques. Elles concernent les deux profils moteurs grêliques, inter-digestif et post-prandial. Chez les malades diarrhéiques, les phases III inter-digestives sont plus nombreuses et deux fois plus souvent propagées jusque dans l’iléon.

Lire aussi: Traitement de la diverticulite

Les perturbations motrices coliques sont moins nettes. Aucune anomalie de la motricité basale colique n’a été clairement identifiée. Les troubles moteurs coliques s’observent surtout après la prise d’un repas : par rapport à un groupe contrôle, certains patients atteints de SII, en particulier une nouvelle fois les malades diarrhéiques, ont une réponse motrice recto-sigmoïdienne à l’alimentation plus marquée et/ou anormalement prolongée.

Hypersensibilité Digestive

Globalement, au cours du SII, 50 à 60 % des malades souffriraient d’une hypersensibilité digestive. Cette hypersensibilité a été démontrée dès 1973 après la constatation qu’une distension rectale ou sigmoidienne par un ballonnet déclenchait une douleur chez 55 % des patients souffrant d’un SII alors que le même volume de distension n’était perçu douloureusement que par 6 % des sujets contrôles. Il s’agit d’une hypersensibilité vraie puisque l’abaissement du seuil douloureux s’observe en dehors de toute modification des propriétés mécaniques de la paroi digestive. Le trouble de la sensibilité concerne spécifiquement la sensibilité viscérale.

L’hypersensibilité s’observe surtout au cours du SII à forme diarrhéique au cours duquel plus de 80 % des malades seraient hypersensibles contre seulement 52 % des malades SII constipés. L’hypersensibilité peut être également centrale et découler d’une hyperexcitabilité neuronale dans la corne postérieure de la moelle amplifiant les messages sensitifs d’origine digestive, et/ou d’une perturbation de l’intégration de ces messages sensitifs dans le cerveau.

Implication du Microbiote

Des données de plus en plus nombreuses renforcent cette hypothèse physiopathologique. Les arguments pour envisager l’implication du microbiote sont les suivants : a) les bactéries intestinales influencent la physiologie digestive, b) chez certains patients, l’histoire du SII est celle d’un SII post-infectieux, c) des différences qualitatives et quantitatives dans la composition de la flore colique et grêlique ont été observées entre patients SII et sujets contrôles.

L’existence de SII post-infectieux (SII-PI) est désormais admise. Les SII-PI représenteraient 15 à 20 % des SII et peuvent succéder à une infection bactérienne (salmonellose, shigellose, gastroentérite à campylobacter) ou parasitaire (giardiase). Le risque relatif de développer un SII est multiplié par 5 après une infection intestinale.

Traitement du SII

Dans un premier temps, le traitement repose exclusivement sur la prise d'antispasmodiques de type Spasfon pour calmer les douleurs. En cas de nausées, des antihistaminiques peuvent aider. La meilleure connaissance de la physiopathologie est importante pour la prise en charge. Elle permet d’abord de donner aux malades des explications sur l’origine de leurs symptômes lorsque la normalité des explorations morphologiques ne les rassurent pas.

Gastro-Entérite

Un mal de ventre aigu, vomissements, diarrhées sévères et persistantes peuvent indiquer une gastro-entérite. Cette affection gastrique courante se caractérise par une inflammation de la muqueuse du tube digestif. Cette dernière est responsable de la diarrhée, des vomissements et des douleurs abdominales. Bien souvent virale, elle est très contagieuse. Cependant, elle peut aussi être bactérienne ou parasitaire dans des cas plus rares.

Qu'est-ce que la Gastro-Entérite ?

La gastro-entérite aiguë fait partie des infections gastro-intestinales. Elle est une inflammation de la muqueuse des intestins et du tube digestif. Elle peut avoir diverses causes, mais le plus souvent, elle est due à un virus qui est très contagieux. Une fois la période d’incubation passée, c’est-à-dire entre 24 et 72 heures après avoir été contaminé par le virus, la gastro se manifeste par des maux de ventre et une diarrhée aiguë subite.

La diarrhée se manifeste par une augmentation excessive de la fréquence des selles, avec plus de 3 selles en 24 heures et une modification significative de leur consistance. En effet, les selles deviennent molles, voire liquides, ce qui entraîne une déshydratation.

Causes de la Gastro-Entérite

Les causes de la gastro-entérite sont variées. Peu importe la cause, les symptômes sont provoqués par une inflammation des muqueuses qui tapissent la paroi intestinale.

  • La gastro-entérite virale : Il s’agit de la forme la plus fréquente de la gastro-entérite. La gastro virale est causée par un virus de type rotavirus ou adénovirus. Très contagieuse, il s’agit d’une affection qui sévit bien souvent sous la forme d’épidémies hivernales.
  • La gastro-entérite bactérienne : La gastro bactérienne est moins fréquente, mais elle peut avoir lieu. Elle est provoquée par diverses bactéries comme la E. Coli ou la Salmonelle. On la rencontre plus souvent lors d’un séjour dans un pays où l’hygiène n’est pas au rendez-vous. C’est pourquoi on l’appelle la diarrhée du voyageur, c’est-à-dire la tourista.
  • La gastro-entérite parasitaire : Enfin, le cas le plus rare est la gastro parasitaire. Elle est elle aussi le plus souvent contractée pendant un voyage. Le plus souvent, il s’agit d’une parasitose intestinale provoquée par des amibes, ou encore par le parasite Giardia.

Symptômes Communs et Durée de la Maladie

Les symptômes communs de la gastro-entérite sont nombreux : Le premier symptôme est la diarrhée aiguë qui arrive sans crier gare, d’un coup. Le besoin d’aller à la selle est donc très fréquent. Les selles sont molles, voire liquides. Bien souvent, les diarrhées sont également accompagnées de nausées et de vomissements. Des douleurs aiguës et des crampes à l’estomac accompagnent les vomissements et les diarrhées. En général, ces douleurs abdominales et ces crampes annoncent le besoin d’aller aux toilettes. La diarrhée fait perdre beaucoup d’eau à l’organisme. L’un des symptômes est donc la déshydratation. On peut également ressentir des maux de tête. Une faible fièvre peut également avoir lieu.

La gastro-entérite virale dure moins de trois jours et guérit généralement sans traitement, de manière spontanée et naturelle, le système immunitaire luttant contre le virus. La diarrhée bactérienne ou parasitaire, en revanche, nécessite un traitement à base d’antibiotiques ou d’antiparasitaires pour guérir.

Risques Associés à la Gastro-Entérite

Si la gastro-entérite est généralement bénigne, elle demande quelques jours de repos, une bonne hydratation et la prise de médicaments anti-diarrhéiques, elle peut être à risque dans certaines situations.

  • Risques de déshydratation : En effet, comme nous l’avons vu précédemment, le premier risque de la gastro-entérite est la déshydratation. En effet, la diarrhée aiguë peut être dangereuse pour la santé si elle pousse l’organisme à la déshydratation.
  • Impact sur les populations vulnérables : Les populations les plus vulnérables face à la gastro-entérite et surtout, en cas de déshydratation, sont les nourrissons, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées.

Prévention de la Gastro-Entérite

Pour éviter de contracter la gastro-entérite, on peut mettre en place des habitudes et des gestes barrières préventifs.

  • Importance de l'hygiène personnelle : Puisque la gastro-entérite se transmet le plus souvent par le contact indirect avec des objets souillés et contaminés, il est important de faire attention à son hygiène personnelle. Pour ce faire il faut se laver les mains régulièrement, surtout après avoir été dans un lieu public, dans les transports en commun, ou en contact avec des enfants.
  • Rôle de la vaccination : Le meilleur moyen de prévenir la gastro est la vaccination. Il est possible de se faire vacciner contre le virus de la gastro-entérite à rotavirus. La vaccination est recommandée pour les nourrissons à partir de 6 semaines, pour les personnes âgées, mais aussi pour les autres personnes vulnérables (maladies chroniques, personnes immunodéprimées, etc) et pour les personnes qui sont en lien avec les enfants ou les personnes malades (infirmières, médecins, professeurs, etc).
  • Alimentation et gastro-entérite : En cas de gastro ou de suspicion de gastro, il est indispensable de boire beaucoup d’eau pour compenser la perte dans les vomissements ou les diarrhées. Par ailleurs, pour éviter les douleurs intestinales et les crampes à l’estomac, on privilégie : Les biscottes. Les céréales raffinées, en particulier le riz. La tisane. Les yaourts qui boostent la flore intestinale. Les bouillons de légumes dégraissés. La viande de volaille et le poisson, sans matière grasse.

Traitements de la Gastro-Entérite

  • Approches conventionnelles :
    • Soigner la gastro virale : Dans la majeure partie des cas, on n’a pas besoin d’antibiotiques pour traiter la gastro. En effet, lorsqu’elle est d’origine virale, les antiobiotiques ne sont pas efficaces. Les médecins préconisent donc de boire beaucoup d’eau, mais ils peuvent aussi prescrire : Des solutés de réhydratation. Des médicaments anti-spasmodiques pour soulager les spasmes et la douleur. Des anti-diarrhéiques pour solidifier les selles. Des absorbants et protecteurs intestinaux pour tapisser la muqueuse intestinale. Des probiotiques pour booster la flore intestinale. Des médicaments antisécrétoires intestinaux pour diminuer la perte d’eau et de sels au sein de l’intestin.
    • Soigner la gastro bactérienne : En cas de gastro-entérite d’origine bactérienne, en cas de persistance des symptômes plus de 72h, de retour de voyage ou de terrain fragile, le médecin pourra prescrire des antiobiotiques.
    • Soigner la gastro parasitaire : En cas de gastro-entérite d’origine parasitaire, et selon le contexte, le médecin pourra prescrire un anti-parasitaire. C’est le cas en cas de Giardiase par exemple.
  • Remèdes maison courants : En cas de symptômes communs, on peut utiliser des produits naturels pour soulager les symptômes de la diarrhée et éviter la déshydratation. On peut : Boire beaucoup d’eau. Consommer du coca-cola sans les bulles. Boire l’eau du riz. Ajouter de la cannelle et du curcuma à ses aliments. Prendre des probiotiques naturels, à savoir des yaourts.

Diverticulose Colique

Avec l’avancée en âge, les diverticules ont tendance à se multiplier sur la paroi colique. La diverticulose colique désigne ces anomalies anatomiques, un phénomène bénin qui touche 50 % des plus de 70 ans. La présence de diverticules, d’un seul à plusieurs dizaines, n’engendre aucun symptôme. Les causes de la diverticulose sont inconnues.

La « maladie » diverticulaire correspond à la diverticulite et ses complications et à l’hémorragie d’origine diverticulaire. La diverticulite est l’infection des diverticules, à l’origine de douleurs inhabituelles, intenses et de fièvre. Les diverticulites, diverticules inflammés, peuvent perforer soit sous forme d’abcès : infection localisée au contact du côlon, soit sous forme de péritonite (inflammation et/ou infection du feuillet qui entoure les organes dans le ventre).

D’autres complications peuvent survenir comme des fistules (communication du côlon avec un organe de voisinage tels la vessie, l’intestin grêle ou le vagin) ou de sténose (un rétrécissement inflammatoire du diamètre du côlon qui peut faire suite à l’infection).

En dehors des infections, les diverticules peuvent saigner (hémorragie), le plus souvent sous la forme d’une émission brutale de sang rouge par l’anus (rectorragie).

Facteurs de Risque

Corticoïdes, anti-inflammatoires et diverticulites La prise de médicaments corticoïdes, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dont l’aspirine et de traitements de chimiothérapie, favorise les complications infectieuses des diverticules.

Traitement

Nul besoin de traiter une diverticulose. En cas de diverticulite aiguë non compliquée, la prescription d’antibiotiques peut être nécessaire, mais uniquement lorsque le traitement médical symptomatique par antidouleurs et laxatifs est inefficace L’antibiothérapie, encore prescrite larga manu serait, dans l’immense majorité des cas, inutile ; des études ayant démontré que l’évolution était identique sous antibiotiques ou non. En revanche, la diverticulite compliquée requiert une antibiothérapie par voie intraveineuse. Pour l’ensemble des complications - péritonite, fistules ou sténose - l’intervention chirurgicale est incontournable avec l’ablation de la partie du côlon où siègent les diverticules en cause.

Prévention

Aucun traitement n’a démontré sa capacité à prévenir les diverticulites et les récidives de diverticulite. Que ce soit en prévention de la formation de diverticules ou vis-à-vis du risque de diverticulite, aucune étude n’a mis en évidence le rôle des fibres, de même, l’augmentation de l’activité physique, la réduction du tabagisme, la consommation d’alcool ou de boissons caféinées ne préviennent pas les diverticulites. Contrairement à une idée reçue, les fruits à coque (noix, noisettes, amande, pistaches …), le blé et le maïs ne sont absolument pas déconseillés en cas de diverticulose.

Signes d’Alarme

Les signes d’alarmes sont ceux qui font craindre une complication des diverticules comme une douleur au niveau de la fosse iliaque gauche (région de l’abdomen située à gauche en bas de l’ombilic) brutale ou inhabituelle, très intense, accompagnée de fièvre pas forcément très élevée et éventuellement de troubles du transit et de signes urinaires. Ce peut être des brûlures, une envie fréquente d’uriner (pollakiurie) causées par un abcès au contact de la vessie, une fécalurie (présence de matières fécales dans l'urine) ou une pneumaturie (présence d'air ou de gaz dans les urines).

Colites

Les colites regroupent toutes les lésions du côlon, le segment du gros intestin situé entre le cæcum et le rectum. Une colite peut avoir différentes formes, selon sa cause et son mécanismes physiopathologiques. Certaines colites sont aiguës, d’autres sont chroniques, en fonction de leur origine et de leur évolution.

Types de Colites

  • Les colites ischémiques : liées à un arrêt de l’irrigation des tissus coliques par les vaisseaux sanguins. Si les causes de cette ischémie restent souvent obscures, les personnes atteintes de pathologies cardiovasculaires et les personnes de plus de 60 ans sont les plus touchées par cette forme de colite.
  • Les colites infectieuses : provoquées par des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites) infectant le côlon, et favorisées par la prise récente de médicaments antibiotiques (traitement antibiotique dans les 6 à 8 semaines précédant la colite).
  • Les colites ulcéreuses ou inflammatoires : dont la plus connue et la plus fréquente est la rectocolite hémorragique.

Diagnostic et Traitement

Les symptômes digestifs, la durée des symptômes et le contexte clinique du patient orientent généralement le médecin vers une colite. La mise en évidence de lésions coliques permet de confirmer la colite, et la nature des lésions et des anomalies éventuelles associées permet de déterminer l’origine de la colite.

La prise en charge de la colite dépend de sa nature (ischémique, infectieuse ou ulcéreuse) et de sa durée (aiguë ou chronique). Pour les colites infectieuses, le traitement principal associe un traitement antibiotique en cas d’infection bactérienne ou un traitement antiparasitaire en cas d’atteinte parasitaire. Pour les colites ulcéreuses, en particulier pour la rectocolite hémorragique, il n’existe actuellement pas de traitement curatif, la maladie reste chronique.

tags: #colique #gastro #intestinal #causes #et #traitements

Articles populaires: