L'histoire de la Ve République, riche en événements et en figures marquantes, a été jalonnée de moments cruciaux qui ont façonné la société française. Parmi ces moments, l'adoption de la loi Veil sur l'avortement en 1974 et le rôle de Jacques Chirac dans ce processus, ainsi que dans d'autres aspects de la vie politique et sociale, méritent une attention particulière. Cet article se propose d'explorer ces différents aspects, en s'appuyant sur les informations disponibles.
Le Septennat Interrompu de Georges Pompidou
Avant l'émergence de figures comme Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, Georges Pompidou a marqué la Ve République. Décédé en fonction le 2 avril 1974, Pompidou avait été un chef de gouvernement influent sous de Gaulle avant de lui succéder en 1969.
L'Élection Inattendue de Valéry Giscard d'Estaing
Le 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing, à 48 ans, est élu président, devenant le plus jeune président de la Ve République. Son élection est perçue comme inattendue, et Frédéric Abadie retrace sa campagne électorale et le début de son mandat.
La Loi Veil sur l'Avortement : Une Bataille pour la Liberté des Femmes
La nuit du 29 au 30 novembre 1974, la loi dépénalisant l'avortement est adoptée, marquant une étape importante dans l'histoire des droits des femmes en France. L'avocate Gisèle Halimi, figure majeure du combat pour l'IVG, retrace la bataille pour que les femmes puissent être libres de choisir d'avoir un enfant quand et si elles le veulent. Elle a participé à toutes les manifestations. C'est au sein du MLAC de la rue du Pré Saint-Gervais, à Paris, que Chantal Birman apprend à faire des IVG dans le secret, grâce à des institutrices. "On était plusieurs à l’œuvre, de l’installation à l’acte. Cette solidarité aussi émouvante entre femmes, je ne l’ai vue qu’à ce moment-là. Et aujourd’hui, la majorité des sages-femmes sont proavortement. On est passé de 0 à presque 100%. Les médecins, eux, se réunissaient à la maternité des Lilas et parlaient des méthodes : le curetage puis l’aspiration. “Celle de Karman était absolument révolutionnaire, car elle permettait une dilatation douce et progressive du col. L’avortement, c’est l’essence même de l’humanité. Ils travaillaient de pair avec le MLAC. Pour expliquer son choix à l’époque, elle nous confie : “L’avortement, c’est l’essence même de l’humanité. N’importe quelle personne qui rentre dans le monde médical essaye de changer les vies. Et je ne comprenais pas pourquoi tout n’était pas mis en œuvre comme en Suisse et en Angleterre pour sauver la vie de ces femmes. Elles arrivaient avec des frissons, elles étaient très jeunes. Le texte autorise alors l’IVG jusqu’à dix semaines. “Je crois que j’ai pleuré. Plusieurs sentiments se sont bousculés en moi. D’un côté, j’ai ressenti une joie énorme, car, enfin, les femmes n’allaient plus mourir. Mais, de l’autre, on allait perdre tout ce qui faisait le réseau MLAC : tous nos moments partagés entre femmes, à se soutenir dans la pratique de l’IVG, et toute notre mobilisation pour obtenir la loi. Elles doivent répondre de leurs actes devant la justice après la plainte du père de la jeune fille. Cinq d'entre elles sont condamnées à deux mois d'emprisonnement avec sursis. Militante du MLAC, Chantal Birman suit de très près ce procès. “On savait qu’on était en train de faire l’Histoire, c’est particulier comme sensation. Et on faisait l’Histoire, pas seulement des femmes mais de l’humain. Elle a été happée par une image. “C’est la première fois que je revivais l’ambiance connue autrefois, entre femmes. Et là, je me suis dit : je suis sûre qu’elles vont gagner car elles ont ce truc. L’exaltation. Ce truc, c’est surtout cette solidarité qui lie les femmes. “On savait qu’on risquait gros: la taule ou perdre notre métier. Mais on savait surtout que jamais on ne serait abandonnées. Toutes seraient même au pied de la prison si je me faisais arrêter ! On assumait l’étiquette de "folles de mai". Aujourd’hui âgée de 72 ans, Chantal Birman est toujours aussi engagée. Profiter de sa retraite pour se reposer ? Impensable. Et ses derniers mois de travail ont été accompagnés par la réalisatrice Aude Pépin. Ce dimanche soir, il est 18h30. Chantal Birman vient d’arriver à Carpentras. Et quand on la lance sur le sujet, elle ne s’arrête plus. Chantal Birman, c’est avant tout une passionnée. “J’essaye de faire réfléchir les gens sur le temps passé à la relation. Il a été fortement dénigré alors qu’il est particulièrement important en maternité. Aujourd’hui, 55 ans plus tard, l’anniversaire du procès d’Aix-en-Provence intervient alors qu’une nouvelle loi vient de voir le jour. Sa mesure phare ? L’allongement de 12 à 14 semaines du délai de recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). “C’est très bien. Il faut comprendre que la plupart des centres d’orthogénie dans lesquels on pratique l’IVG sont des militants ou des héritiers des militants, poussés par l’esprit de la loi Veil, de la loi Aubry-Guigou et de la loi Albane Gaillot. Chantal Birman est fière de porter son combat depuis des années. “Je n’ai jamais lâché et je me battrai jusqu’à ma mort sur deux choses : l’avortement et la maternité. Et là, défendre les mères, ça n’est pas vraiment beauvoirien.
Raymond Barre : Un Premier Ministre Inattendu
Le 25 août 1976, Raymond Barre devient Premier ministre, un personnage alors peu connu du grand public. Ministre du Commerce extérieur depuis huit mois, ce professeur d'économie entre en politique de manière surprenante.
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Les Années Giscard : Modernité et Changement
Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, marqué par le slogan "Le changement sans le risque", est analysé par l'historien Serge Berstein. Giscard d'Estaing, polytechnicien, énarque et inspecteur des finances, place son mandat sous le signe de la modernité.
Le Protocole à l'Élysée : L'Expression de l'Ordre
Selon Charles de Gaulle, "Le protocole est l'expression de l'ordre dans la république". Une série d'usages, de rites, de préséances et de symboles visent à donner de l'éclat au pouvoir et à établir une hiérarchie entre ceux qui l'exercent.
La Naissance des Villes Nouvelles : Mettre de l'Ordre dans la Banlieue
Observant la banlieue parisienne depuis un hélicoptère, de Gaulle aurait demandé à Paul Delouvrier d'améliorer la vie dans les banlieues, de désengorger la région parisienne et de rationaliser son développement.
La Politique Africaine de la France
Patrice Géinet reçoit Maurice Vaisse, professeur à Sciences Po, pour évoquer la politique africaine de la France depuis les indépendances.
L'Élection Présidentielle de 1981 : L'Alternance à Gauche
Le 10 mai 1981 marque un tournant majeur avec l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, concrétisant l'alternance, un principe fondamental de la démocratie.
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Pierre Mauroy : Premier Ministre Socialiste de la Ve République
Pierre Mauroy raconte l'élection de François Mitterrand et sa propre nomination au poste de Premier ministre, marquant un grand tournant de l'histoire de la Ve République.
L'Abolition de la Peine de Mort : Un Acte Historique
Le 9 octobre 1981, François Mitterrand signe la loi abolissant la peine de mort en France, un moment clé de son mandat.
Coluche : Le Clown Préféré des "Enfoirés"
Entre le Café de la Gare et les Restos du Cœur, en passant par l'élection présidentielle de 1981, Coluche fut le clown préféré de ceux qu'il appelait tendrement "les enfoirés".
Gaston Defferre : L'Homme qui a Marqué Marseille
Jean Contrucci retrace le parcours exceptionnel de Gaston Defferre, avocat, maire emblématique, ministre influent et figure de la Résistance.
Mitterrand et le Socialisme : Entre Espoir et Doutes
Michel Winock analyse le parcours de François Mitterrand, de son engagement à Épinay à sa présidence marquée par des choix économiques et un désenchantement politique.
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Mitterrand et les Patrons : Une Relation Évolutive
Yvon Gattaz analyse l'évolution de la relation entre François Mitterrand et les grands patrons durant ses deux septennats.
Les Grands Travaux de François Mitterrand : Un Héritage Architectural
François Mitterrand est associé aux travaux d'envergure, lançant le projet de grands bâtiments parisiens dès son arrivée au pouvoir en 1981.
Histoire de Lutte Ouvrière : "Travailleuses, Travailleurs !"
Robert Barcia raconte l'histoire du mouvement trotskiste Lutte Ouvrière, dont Arlette Laguiller fut la porte-parole.
L'Élection Présidentielle de 1988 : Un Face-à-Face Inédit
Un président et son Premier ministre s'affrontent au second tour de l'élection présidentielle, une confrontation annoncée par la cohabitation entre François Mitterrand et Jacques Chirac.
La Commission Stasi et la Loi sur le Foulard : Un Débat Controversé
La commission Stasi, mise en place par Jacques Chirac en 2003, a conduit à une loi sur le foulard, suscitant un débat important sur la laïcité et la neutralité. La commission avait préconisé l’interdiction de tous les signes religieux ET politiques dans les établissements scolaires. Jean Baubérot raconte comment « il apparaissait bien difficile de s’opposer sans avoir l’air d’un horrible mec tolérant une situation inacceptable de soumission des femmes ». L’hypocrisie de cet appel à l’égalité des sexes apparaît avec éclat dans les conclusions mêmes de la commission : si ce principe fondamental de la République est violé par le port du foulard, pourquoi ne pas étendre son interdiction à l’enseignement privé sous contrat avec l’Etat ? La soudaine sollicitude des politiques à l’égard des femmes ne concerne jamais que les femmes musulmanes. Alain Touraine explique ainsi : « Et moi, qui ai constamment dans le passé défendu les jeunes femmes voilées, je veux faire comprendre pourquoi, en signant le rapport de la commission Stasi, j’ai gardé les mêmes idées. Rémy Schwartz expliquait ainsi le revirement de certains de ses collègues : « Des membres de la commission, intellectuels ou universitaires, vivant professionnellement dans un certain monde, ont découvert aussi le choc des banlieues. » Lui, en revanche, connaissait parfaitement la situation dans ces quartiers. Ce que Schwartz a oublié de dire c’est que son choix (tout à fait orienté) des témoins a donné une certaine orientation aux travaux. Certes, une partie des personnes auditionnées était « incontournable » : représentants de partis politiques, de syndicats, d’associations, d’Eglises. Une proportion non négligeable d’entre elles s’est prononcée contre une loi, même si certains, de l’UMP au Parti socialiste, ont ensuite, sans vergogne, tourné casaque. Mais leurs dépositions, souvent convenues, n’ont pas ébranlé les convictions des uns et des autres. En revanche, les « acteurs de terrain » - chefs d’établissement, personnels hospitaliers et pénitenciers, etc. - ont ému les membres de la commission et, à travers le relais des médias, l’opinion. Eux au moins ne vivent pas derrière leur bureau, ils connaissent le terrain, la « vérité vraie ». Il est difficile de le dire tant le choix apparaît opaque, même à de nombreux membres de la commission. Alain Touraine a expliqué comment, malgré son insistance, l’équipe permanente, autour de Rémy Schwartz, n’a jamais pris les moyens de chercher des interlocutrices musulmanes. Le 9 septembre, Mme Louise Arvaud a l’honneur d’ouvrir le feu. Elle dresse un tableau apocalyptique de son établissement en butte à l’antisémitisme des élèves musulmans, qui maltraitent les juifs. « Je ne voudrais pas vous paraître - comment dire ? - opposée à la religion musulmane, ce n’est pas du tout ça, mais c’est l’expérience qui me montre que c’est toujours par rapport à des parents et des enfants de confession musulmane que j’ai des problèmes. Elle est suivie le 12 septembre par Martine Rupé et Roland Clément. Ils racontent les événements du collège de Flers qui avaient défrayé la chronique en 1999 et abouti à l’exclusion de deux élèves de sixième. Le même jour, la commission reçoit des enseignants du lycée La Martinière Duchère, près de Lyon. Avec leurs collègues, ils avaient organisé une grève au printemps 2003 pour obtenir l’exclusion d’une jeune fille, la seule sur 2 500 élèves à porter un… bandana. Enfin, le 14 octobre, la directrice du lycée Turgot et son adjointe dénoncent la dégradation de la situation dans leur établissement, le recul de la laïcité, la montée des incidents communautaires : « Nous avons le sentiment d’être assiégés. Nos élèves se distinguent eux-mêmes par la religion. Tous ces témoignages allaient dans le même sens : non seulement ils étaient favorables à la loi, mais ils donnaient une image effrayante de la vie dans les collèges et les lycées. Etait-ce bien le reflet de la réalité ? Pour le vérifier, la commission aurait pu entendre d’autres témoins, issus des centaines d’établissements où le problème du foulard ne se pose pas ou est réglé, dans le calme, par la discussion. Rémy Schwartz a écarté d’un revers de main l’argument d’une manipulation : « Nous avons nous-mêmes, en fonction de nos connaissances, cherché à entendre des chefs d’établissement, non pas de Louis-le-Grand ou d’Henri-IV, mais d’établissements où il y a eu des difficultés. » Il n’a pas répondu à la vraie question : pourquoi la commission n’a-t-elle entendu ni les voix dissidentes qui existaient dans les établissements auditionnés, ni celles qui s’élèvent dans des collèges et lycées à problèmes où les enseignants règlent, sur le terrain, les difficultés ? Les réactions sont plus que vives : le 1er avril, deux cents élèves font grève et descendaient dans la rue, avec nombre de professeurs, pour dénoncer l’image donnée de leur lycée comme foyer de communautarisme et d’affrontements entre juifs et musulmans. Quatre enseignants ont fait circuler un texte intitulé « Quand la loi du marché s’impose à l’école », qui évoquait la « vision cauchemardesque » de l’établissement proposée par le documentaire. Leur appel se terminait ainsi : « Une explication publique est exigible de tous ceux qui ont participé à la construction médiatique de cette image falsifiée. Que les réalisateurs du film, que les journalistes des rubriques de télé qui lui ont fait écho, que les fonctionnaires de l’administration qui ont autorisé et alimenté le tournage aient le courage intellectuel de venir parler en direct avec ceux qui vivent au quotidien la vie réelle d’un lycée parisien. Cette parole plus collective, la commission Stasi ne l’a pourtant pas entendue. Il ne s’agit pas ici de décider laquelle des deux analyses de la situation au sein du lycée Turgot s’approche le plus de la réalité, mais de s’interroger : pourquoi la commission n’en a-t-elle écouté qu’une ? Pourquoi avoir choisi la principale du collège Beaumarchais du XIe arrondissement et non les parents d’élèves de cet établissement, qui ne partagent pas une telle vision ? Ou encore, pourquoi ne pas avoir consulté des responsables du collège voisin, où l’on rencontre des problèmes similaires mais où la position du chef d’établissement diffère totalement de celle de Mme Arvaud ? Pour résumer, on dénombre ainsi quatre interventions de terrain sur l’enseignement pour une seule voix. On ne peut échapper à l’idée d’une mise en scène - voulue ou non, peu importe. En réalité, un a priori des responsables de la commission, Schwartz comme Stasi, était clair : la France fait face à une menace islamique, à une offensive coordonnée qui vise « nos » valeurs, « nos » institutions, voire l’Occident tout entier. Emmanuel Terray, après avoir cité la commission - « Certaines situations sociales rendent peu crédibles les droits, et de ce fait disposent mal ceux qui en sont victimes à assumer leurs devoirs. Mais on ne saurait s’en prévaloir pour déclarer les exigences de la laïcité illégitimes et renoncer à les affirmer au prétexte qu’existe l’injustice sociale. » -, note : « Le tour est joué : l’injustice sociale, dont l’éradication était présentée tout à l’heure comme une condition nécessaire de la laïcité, est à présent métamorphosée en un simple prétexte, que l’on est en droit d’écarter sans autre forme de procès. Dans ce contexte, il n’était donc pas nécessaire d’auditionner des sociologues, qui auraient donné une vision complexe de la réalité des communautés musulmanes en France. Ils auraient mis en lumière les motivations très diverses des jeunes filles qui portent le foulard, et surtout le fait que nombre de filles d’origine musulmane qui ne le portent pas sont favorables au libre choix - comme beaucoup de jeunes lycéens et lycéennes. Dans le rapport, il est stipulé que « l’avis du Conseil d’Etat [de 1989 sur les signes religieux] a le mérite d’avoir permis de faire face à une situation explosive ». « Explosive » ? Les rédacteurs ont perdu le sens de la mesure, alors même que le nombre de filles qui porte le foulard est limité et que, dans la grande majorité des cas, des solutions de compromis sont trouvées (l’argument selon lequel il y aurait quatre fois plus de cas que les 1 500 recensés, ne repose sur aucune étude ni donnée. La commission a aussi entériné une grave dérive supplémentaire, à savoir celle de l’extension du périmètre des problèmes de l’école à toute la société. « Si une décision, une loi ou des mesures devaient être prises aujourd’hui, il conviendrait de ne pas les cantonner aux seules écoles mais de les étendre au monde du travail. C’est un des points les plus importants que je voulais signaler aujourd’hui. » Ainsi s’exprimait le directeur central des renseignements généraux Yves Bertrand devant la commission Debré, le 9 juillet 2003. Jacques Chirac a d’ailleurs validé la proposition sur les hôpitaux : « A l’hôpital, rien ne saurait justifier qu’un patient refuse, par principe, de se faire soigner par un médecin de l’autre sexe. Il faudra qu’une loi vienne consacrer cette règle pour tous les malades qui s’adressent au service public. » Martin Winckler, médecin et écrivain, rappelait au contraire que le patient a le droit de récuser son soignant.
L'Évolution des Droits des Femmes : Un Combat Continu
L'histoire des droits des femmes en France est marquée par des avancées significatives, mais aussi par des défis persistants. L'allongement de 12 à 14 semaines du délai de recours à l'IVG et l'inscription de la liberté garantie de mettre fin à sa grossesse dans la Constitution témoignent de cette évolution.
Violences faites aux femmes : une réalité persistante
En 2024, sur 138 morts violentes au sein du couple, 107 victimes sont des femmes ; 80% des auteurs sont des hommes, soit une augmentation de 16% par rapport à 2023. Le niveau des violences conjugales est quasi stable (+0,4%) avec 272 382 victimes : 84% sont des femmes. Les mis en cause sont des hommes le plus souvent (85%). Entre 2017 et 2022, le nombre de violences sexuelles enregistrées, avec encore une fois les femmes comme principales victimes, a doublé. La loi a beau proclamer l'égalité femmes-hommes et renforcer les sanctions à l'égard des auteurs, les chiffres persistent et augmentent. Sport, cinéma (et pas seulement l'industrie pornographique), couple… les violences faites aux femmes se retrouvent à tous les niveaux de la société.
Mesures et rapports récents
Plusieurs mesures et rapports récents témoignent de l'attention portée à la question des droits des femmes et de la lutte contre les violences. On peut citer la remise d'un rapport sur l'endométriose, la publication d'un rapport sur l'accueil des femmes victimes de violences conjugales et sexuelles dans les commissariats, et la loi visant à renforcer le droit à l'avortement.
Féminisation de la haute fonction publique
La loi visant à accélérer la féminisation de la haute fonction publique, avec un quota obligatoire de primo-nominations féminines aux emplois supérieurs et de direction porté à 50%, marque une avancée significative.
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