En dépit de son caractère rustique, la chèvre peut tomber malade comme tout être vivant. Or, les animaux n’étant pas capables de s’exprimer avec des mots, il peut parfois être difficile d’identifier clairement leur problème. Il s’agit avant tout de rester attentif au comportement et à l’état général global du caprin. Cet article fait le point sur les causes possibles du refus du biberon chez le chevreau et propose des solutions pour encourager l'alimentation.
I. Identification du Problème
Votre chevreau refuse obstinément le biberon ? Il s'agit d'un problème sérieux nécessitant une intervention rapide. Observez son comportement : est-il léthargique, fièvreux ? Refuse-t-il toutes les tétines ou seulement certaines ? Boit-il de l'eau ? Ces observations aideront à déterminer l'origine du refus. Un chevreau déshydraté est en danger. Une action immédiate est nécessaire pour éviter des complications. L'appétit est un indicateur clé de la santé du jeune animal. Un suivi attentif est primordial.
II. Causes Possibles du Refus
Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi votre chevreau refuse le biberon. Il est crucial d’identifier la cause sous-jacente pour mettre en place une solution efficace. Le refus peut être lié à différents problèmes, allant de simples désagréments à des pathologies plus sérieuses. Il est important de procéder par élimination pour trouver la cause exacte. Un chevreau qui ne s'alimente pas correctement risque une déshydratation rapide et une faiblesse importante, pouvant mener à des conséquences graves. Par conséquent, une analyse attentive de la situation s'impose. N'hésitez pas à noter vos observations afin de les partager avec un vétérinaire si nécessaire. Une approche méthodique est essentielle pour résoudre ce problème délicat.
II.A. Problèmes de Santé
Le refus du biberon chez un chevreau peut être le symptôme d'un problème de santé sous-jacent. Il est crucial d'examiner attentivement l'état général de l'animal et de consulter un vétérinaire sans tarder si vous suspectez une quelconque maladie. Plusieurs affections peuvent entraîner une baisse d'appétit et un refus de s'alimenter au biberon. Une intervention rapide est essentielle pour éviter des complications graves. N'hésitez pas à noter les symptômes observés pour les communiquer au vétérinaire afin de faciliter le diagnostic. L'observation attentive du chevreau est primordiale pour identifier les signes précurseurs d'une maladie.
Infections : Une infection respiratoire, digestive ou autre peut rendre le chevreau léthargique, apathique et lui couper l'appétit. Une fièvre, une toux, des diarrhées, des écoulements nasaux ou oculaires sont des signes indicateurs d'une infection. Une consultation vétérinaire est indispensable pour un diagnostic précis et un traitement approprié. Des antibiotiques ou d'autres traitements peuvent être nécessaires pour combattre l'infection. Un suivi régulier est important pour surveiller l'évolution de l'état du chevreau.
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Parasites internes : La présence de parasites internes, tels que des vers, peut affecter la santé digestive du chevreau et réduire son appétit. Des signes tels que des diarrhées persistantes, une perte de poids et un manque d'énergie peuvent indiquer une infestation parasitaire. Un traitement antiparasitaire prescrit par un vétérinaire est nécessaire pour éliminer les parasites. Un examen des selles peut confirmer la présence de parasites. Un traitement préventif régulier peut être envisagé pour prévenir les infestations futures.
Problèmes buccaux : Une blessure dans la bouche, une infection ou une malformation peuvent rendre la succion difficile et douloureuse, conduisant le chevreau à refuser le biberon. Inspectez attentivement la bouche du chevreau pour détecter d'éventuelles lésions. Un vétérinaire peut diagnostiquer et traiter les problèmes buccaux. Un traitement local ou une intervention chirurgicale peuvent être nécessaires en fonction de la gravité de la blessure ou de l'infection. Un suivi régulier est nécessaire pour surveiller la guérison.
Déshydratation : La déshydratation, souvent liée à un manque d'apport en liquide, peut entraîner une faiblesse et une perte d'appétit. Des signes tels que des muqueuses sèches, une peau flasque et une dépression peuvent indiquer une déshydratation. Une réhydratation par voie intraveineuse peut être nécessaire dans les cas graves. Il est crucial d'agir rapidement pour éviter des complications. Une surveillance étroite de l'hydratation est indispensable.
Autres maladies : D'autres maladies, comme des troubles métaboliques ou des anomalies congénitales, peuvent également contribuer au refus du biberon. Un examen vétérinaire complet est nécessaire pour identifier la cause sous-jacente. Des analyses sanguines et d'autres examens peuvent être requis pour établir un diagnostic précis. Le traitement dépendra de la maladie identifiée. Un suivi régulier est essentiel pour surveiller l'évolution de l'état du chevreau.
Il est important de noter que la température d’une chèvre saine se situe entre 38,6 et 40 degrés. Une élévation, ou au contraire un abaissement de celle-ci démontre un souci de santé, comme chez les humains. La meilleure façon de vous en assurer reste de prendre la température rectale de l’animal. Vous pouvez pour cela vous munir d’un thermomètre électronique. Attendez que la chèvre soit calme, et mettez-la en confiance en lui parlant doucement, puis en lui montrant l’objet. Il est également conseillé d’appliquer un corps gras, comme de la vaseline, sur l’extrémité de l’instrument afin de faciliter son insertion.
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Les chèvres expulsent normalement des selles bien moulées, en grappe. Des excréments liquides sont donc le signe d’une infection ou d’une inflammation du système digestif. Ce symptôme peut aussi s’accompagner, selon les cas, d’un gonflement du ventre, qui peut être plus ou moins prononcé. La chèvre s’en plaint généralement en gémissant, tout en conservant une position allongée pour tenter de soulager sa douleur. La forme clinique de la coccidiose, une affection parasitaire contagieuse, se traduit par exemple par une diarrhée importante, parfois hémorragique, et une déshydratation rapide qui peut entraîner la mort de l’animal. La redoutable et létale entérotoxémie se manifeste aussi par une forte diarrhée, en plus des symptômes neurologiques associés (excitation, convulsions).
Si vous voyez que votre chèvre urine peu et avec difficulté, c’est probablement le signe d’une infection urinaire. Cette affection sans gravité peut toutefois rapidement dégénérer si elle n’est pas traitée. Par ailleurs, les chèvres peuvent aussi souffrir de calculs rénaux : elles montrent alors des signes d’inconfort, tout en présentant une miction goutte à goutte, qui peut être teintée de sang.
Il n’est jamais bon de voir une chèvre tousser. Ce signal d’alarme se révèle d’autant plus urgent lorsqu’il s’accompagne d’un œil larmoyant, de sécrétions nasales verdâtres, ou de troubles respiratoires, comme un essoufflement ou une respiration difficile. De la même façon, une salivation excessive incarne un autre phénomène à ne pas négliger. Le principal trouble pulmonaire rencontré chez les caprins demeure la pasteurellose (pneumonie enzootique). Elle se développe à la suite d’une prolifération de virus dans un contexte défavorable, comme un environnement insalubre, une alimentation inadaptée ou un parasitisme important chez la chèvre.
Les chèvres sont particulièrement concernées par les infestations parasitaires. Ces derniers provoquent alors des démangeaisons intenses ou une irritation cutanée, ce qui conduit l’animal à se gratter furieusement pour tenter de se soulager. La fourrure devient aussi terne, ébouriffée, quand un poil en bonne santé doit plutôt être lisse ou brillant. Les agents des gales, les poux broyeurs ou piqueurs et les tiques incarnent les principaux responsables de ces phénomènes désagréables, en plus pour certains d’être vecteurs de maladies, comme la piroplasmose ou la fièvre Q.
Une chèvre en bonne santé présente normalement des paupières saines, et des gencives roses. Or, une infection par un parasite peut amener une couleur plus pâle, voire griser ces dernières. L’apparition d’œdèmes doit impérativement faire penser à la fièvre catarrhale ovine (FCO), également appelée « maladie de la langue bleue ». Cette affection, inoculée par les Culicoïdes (de minuscules moucherons piqueurs), dévoile dans sa forme aiguë une forte fièvre, accompagnée d’anorexie et d’un abattement général. Les symptômes congestifs et œdémateux apparaissent ensuite sur la face (lèvres, narines, paupières, langue), avant une ulcération des muqueuses.
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Il faut savoir différencier un animal qui se repose d’un animal apathique. Si une chèvre a besoin de se reposer comme tout être vivant, cela devient anormal lorsque ce comportement se manifeste de manière extrême. Un caprin qui dort toute la journée, ou qui s’allonge et demeure dans cette position amorphe, ne reflète donc pas un bon état de santé.
Enfin, une chèvre qui éprouve des difficultés à se déplacer ou montre une claudication doit être surveillée, afin de vérifier qu’elle ne présente pas une inflammation des articulations ou une arthrite. Il peut aussi parfois s’agir d’un corps étranger qui s’est fiché dans le pied, comme un morceau de bois ou une épine, ou d’une torsion de la patte.
II.B. Problèmes Liés au Biberon
Même en l'absence de problème de santé, le refus du biberon peut provenir de facteurs directement liés au biberon lui-même ou à la manière dont il est utilisé. Une attention particulière doit être portée à la propreté, à la température, au débit et au type de tétine. Un biberon mal adapté peut créer une expérience désagréable pour le chevreau, le dissuadant de s'alimenter. L'observation attentive du comportement du chevreau pendant la tétée permet d'identifier les éléments problématiques. Des ajustements simples peuvent parfois résoudre le problème efficacement. N'hésitez pas à expérimenter avec différents types de biberons et de tétines pour trouver la solution la plus appropriée.
Tétine inadaptée : Le trou de la tétine peut être trop petit, rendant la succion trop difficile et fatigante pour le chevreau. À l'inverse, un trou trop large peut provoquer un débit trop rapide, entraînant des toux, des étouffements et un refus de boire. Il est important de choisir une tétine avec un débit adapté à l'âge et à la force du chevreau. Différents types de tétines existent sur le marché, offrant des débits variés. Expérimenter avec différents types de tétines permet de trouver celle qui convient le mieux. Une tétine trop dure ou trop molle peut également être problématique.
Biberon mal nettoyé : Un biberon mal nettoyé peut contenir des résidus de lait, des bactéries ou d'autres substances qui peuvent donner un mauvais goût au lait et rebuter le chevreau. Il est essentiel de nettoyer soigneusement le biberon après chaque utilisation, en utilisant de l'eau chaude savonneuse et en le rinçant abondamment. Un biberon propre garantit une meilleure hygiène et prévient les infections. La stérilisation du biberon peut être nécessaire, surtout pour les très jeunes chevreaux.
Mauvaise température du lait : Un lait trop chaud ou trop froid peut rendre l'expérience de la tétée désagréable pour le chevreau, le dissuadant de boire. Il est recommandé de vérifier la température du lait avant chaque nourrissage en le testant sur le poignet. La température idéale doit être tiède, agréable au toucher. Des variations de température, même légères, peuvent influencer le comportement du chevreau.
Position inconfortable : Si le chevreau est mal installé pendant le nourrissage, il peut trouver la position inconfortable et refuser de boire. Il est important de soutenir le chevreau correctement et de l'installer dans une position qui lui permet de boire facilement et sans effort. Un soutien adéquat permet au chevreau de se concentrer sur l'alimentation. Une position maladroite peut également causer des reflux ou des régurgitations.
Odeur du biberon : Une odeur désagréable provenant du biberon, même légère, peut décourager le chevreau de boire. Assurez-vous que le biberon est bien rincé et exempt de toute odeur persistante. Le choix de matériaux sans odeur pour le biberon peut également être envisagé. Une bonne hygiène est primordiale pour prévenir les odeurs désagréables.
II.C. Problèmes Liés au Lait
Le type de lait, sa préparation, sa température et son goût peuvent influencer l'appétit du chevreau et expliquer son refus du biberon. Un lait inapproprié, périmé ou mal préparé peut rebuter l'animal et engendrer des problèmes de santé. Il est crucial de choisir un lait adapté à l'âge et aux besoins nutritionnels du chevreau, en suivant scrupuleusement les instructions de préparation. Un contrôle régulier de la qualité du lait est essentiel. L'observation attentive du chevreau après la tétée peut révéler des problèmes liés à la composition ou à la préparation du lait. N'hésitez pas à consulter un vétérinaire ou un spécialiste en élevage caprin pour obtenir des conseils personnalisés.
Type de lait inapproprié : Utiliser un lait inadéquat, soit par sa composition, soit par son âge, peut entraîner un refus du biberon. Le lait doit être spécifiquement formulé pour les chevreaux, avec un apport adapté en nutriments essentiels. Un lait de vache, par exemple, ne convient pas et peut causer des troubles digestifs. Il est impératif d'utiliser un lait adapté à l’espèce et à l’âge du chevreau. Le choix du lait est crucial pour sa croissance et sa santé.
Préparation incorrecte du lait : Une mauvaise dilution du lait en poudre ou une mauvaise préparation du lait liquide peut rendre le lait indigeste ou désagréable au goût pour le chevreau. Il est essentiel de suivre les instructions du fabricant avec précision pour garantir une préparation optimale. Une mauvaise dilution peut entraîner des problèmes digestifs ou une carence en nutriments. La préparation du lait doit être effectuée dans des conditions d'hygiène strictes.
Lait périmé ou contaminé : Un lait périmé ou contaminé par des bactéries peut être la cause du refus du biberon. Le lait doit être conservé correctement et utilisé avant sa date de péremption. Il est important de vérifier la date de péremption avant chaque utilisation. Un lait périmé peut être dangereux pour la santé du chevreau. Une bonne conservation du lait est essentielle pour préserver sa qualité et sa sécurité.
Goût désagréable du lait : Le lait peut avoir un goût désagréable en raison d'une mauvaise conservation, d'une contamination ou d'un problème de fabrication. Si le chevreau refuse le biberon malgré une bonne préparation et une tétine adaptée, il est possible que le lait ait un goût désagréable. Il est conseillé de changer de marque de lait pour vérifier si cela résout le problème. Une dégustation prudente du lait peut aider à identifier un goût inhabituel.
Mauvaise température du lait : Un lait trop chaud ou trop froid peut également expliquer le refus du biberon. Il est crucial de vérifier la température du lait avant chaque nourrissage. La température idéale doit être tiède, proche de la température corporelle. Une température inadéquate peut provoquer des brûlures ou un refus catégorique de l’alimentation.
III. Solutions pour Encourager l'Alimentation
Si votre chevreau refuse le biberon, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre pour l'encourager à s'alimenter. Il est important d'adopter une approche patiente et méthodique, en essayant différentes techniques pour identifier celle qui fonctionne le mieux. L'observation du comportement du chevreau est primordiale pour adapter les solutions à ses besoins spécifiques. Une approche douce et rassurante est essentielle pour éviter de stresser davantage l'animal. N'hésitez pas à faire preuve de créativité et à adapter les solutions proposées à la personnalité de votre chevreau. Un environnement calme et apaisant favorise une meilleure acceptation du biberon.
Changement de biberon et de tétine : Essayez différents types de biberons et de tétines. Certains chevreaux préfèrent des tétines en silicone, d'autres en caoutchouc. La forme et le débit de la tétine sont également des facteurs importants à considérer. Expérimentez avec différents débits et formes pour trouver celle qui convient le mieux à votre chevreau. Une tétine qui imite la forme du mamelon maternel peut être plus efficace.
Modification de la température du lait : Si le lait est trop chaud ou trop froid, le chevreau peut le refuser. Assurez-vous que la température est idéale, tiède et agréable au toucher. Testez différentes températures pour trouver celle que votre chevreau apprécie le plus. Un thermomètre peut être utilisé pour assurer une précision optimale.
Stimulation manuelle : Avant de proposer le biberon, vous pouvez stimuler légèrement la bouche du chevreau avec votre doigt pour l'encourager à téter. Ceci peut aider à déclencher le réflexe de succion. Une approche douce et délicate est essentielle pour éviter de stresser l'animal.
Changement d’environnement : Nourrissez le chevreau dans un endroit calme et confortable, loin des bruits et des distractions. Un environnement paisible peut favoriser la relaxation et encourager l'alimentation.
Nourrissage fréquent mais en petites quantités : Proposez des quantités plus petites de lait plus fréquemment au lieu de grandes quantités moins souvent. Ceci peut être plus facile pour le chevreau et peut l'encourager à boire davantage.
Patience et constance : Il est important de faire preuve de patience et de constance. Il faut du temps au chevreau pour s'habituer au biberon. Ne vous découragez pas et continuez à lui proposer régulièrement.
IV. Alimentation Artificielle : Un Guide Détaillé
Dans certains cas, l'allaitement artificiel devient une nécessité. Cela peut être dû à divers facteurs, tels que le décès de la mère, son refus d'allaiter, une lactation insuffisante ou encore des problèmes de santé chez le chevreau.
IV.A. Le Colostrum : Un Impératif Vital
Si le chevreau n’a pas tété la mère à la naissance, il doit recevoir un colostrum de bonne qualité (>60g d'immunoglobulines/litre) évalué au préalable avec un colotest. Idéalement, 3 biberons de 300-350 ml chacun sont distribués à 2 h d’intervalle pour des chevreaux de sang; pour des chevreaux de races lourdes cette quantité peut être portée à 400-450 ml. L'absorption du colostrum doit avoir lieu moins de 12h après la naissance. Ainsi, le passage des anticorps qu'il contient au chevreau est assuré. L'idéal est de débuter la première tétée dès que le chevreau présente un réflexe de succion, soit environ 2h après le poulinage.
Ce colostrum peut provenir d’une autre jument après congélation via une banque de colostrum. Le colostrum congelé doit être réchauffé à 40°, puis distribué à une température de 38°. Ne jamais le décongeler au micro-ondes qui détruirait les immunoglobulines. Il peut aussi être prélevé sur une autre jument venant de pouliner. Il existe également dans le commerce du colostrum équin de substitution fabriqué à partir d’immunoglobulines sériques.
IV.B. Préparation et Administration du Lait Artificiel
Le lait artificiel doit être distribué à l’aide d’un biberon en verre ou d’une bouteille à goulot étroit et d’une tétine en caoutchouc type « agneau ». En général, les seaux de poudre de lait artificiel contiennent une tétine appropriée. Bien s’assurer que le poulain déglutit et que le lait ne coule pas à la commissure des lèvres. Le réflexe de succion peut être vérifié en faisant sucer son doigt enduit de lait au poulain. Pour faire téter le poulain, mettre celui-ci en position debout et maintenir les naseaux au-dessus de la ligne des yeux. Si le poulain, après avoir manifesté des réflexes de succion et tété, s'affaitblit et refuse de boire le biberon suivant, appeler immédiatement le vétérinaire (entérotoxémies fréquentes chez le jeune).
Les biberons doivent être nettoyés avant chaque tétée, à défaut d’être stérilisés. Le lait ne doit pas être préparé à l’avance et tout lait non consommé doit être jeté.
IV.C. Fréquence et Quantité des Tétées
A la naissance: Le poulain tète en moyenne 7 à 10 fois par heure. Les quantités ingérées à chaque tétée sont faibles (150-200g). Par exemple : 2h, 6h, 10h, 14h, 18h, 22h.
La troisième semaine : On abaissera le nombre de tétées à 5 en supprimant la tétée de nuit et en distribuant des quantités pouvant aller jusqu’à 1,5l.
A un mois : On peut habituer le poulain à boire au seau en distribuant 4 repas de 3 litres chacun. Cette accoutumance au seau peut être beaucoup plus précoce, certains poulains s’y habituent dès les premiers jours. On fera sucer les doigts enduits de lait au poulain et l’on trempera doucement les doigts dans le seau, pendant que le poulain tète. Cette opération nécessite un peu de patience, mais l’alimentation « à volonté » du poulain peut présenter des avantages.
A 2 mois : On peut passer à 3 repas de 5l et commencer à distribuer un aliment spécifique pré-sevrage (comportant des protéines de lait) à raison de 500 g au début pour arriver à : 1,5 kg à 3 mois, 2- 2,5 kg à 4 mois et 3- 4 kg à 6 mois. En parallèle, on réduira les quantités de lait distribuées pour réaliser un sevrage précoce à 4 mois. On peut même commencer à faire manger au poulain de petites quantités d’aliment dès l’âge de 1 mois, en lui présentant à la main, car il n’aura pas l’exemple de la mère.
Il est possible également de distribuer du foin d’excellente qualité (récolté tôt et dans de bonnes conditions) à volonté à partir de 2 mois. Le foin de luzerne est intéressant pour sa bonne valeur en protéines et son apport en lysine (acide aminé indispensable). Maintenir de l’eau propre à la disposition du poulain, ainsi qu’une pierre de sel pur.
A 3 mois : 3 repas de lait de 5 l chacun + 1,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
A 105 jours : 3 repas de lait de 4 l chacun + 2 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
A 110 jours : 2 repas de lait de 5 l chacun + 2,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
A 115 jours : 1 repas de lait de 5 l +2,5 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
A 120 jours : 0 repas de lait + 3 kg d’aliment complémentaire en 3 repas + foin
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