Introduction

Le terme "nidation tumorale cancéreuse" fait référence à divers types de cancers qui peuvent se développer dans différents organes du corps. Cet article vise à fournir un aperçu complet de ces tumeurs, en explorant leur nature, leurs caractéristiques, leurs diagnostics et leurs traitements.

Tumeur Bronchiolo-Alvéolaire

Définition et Caractéristiques

La tumeur bronchiolo-alvéolaire est une affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale qui se développe aux confins des bronchioles et des alvéoles. Il s'agit d'un sous-type rare (3%) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 1999. Elle est définie comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires.

Epidémiologie et Facteurs de Risque

Cette tumeur touche plus souvent la femme non fumeuse.

Manifestations Radiologiques

L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodules multiples.

Pronostic

Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales.

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Cancer Broncho-Pulmonaire à Petites Cellules (CPC)

Définition et Caractéristiques

Le cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CPC) est une tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immunohistochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase"). Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.

Caractéristiques Cliniques

En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.

Traitement et Pronostic

Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'autant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé.

Tumeurs Testiculaires Non Germinales

Généralités

Les tumeurs non germinales sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).

Epidémiologie et Facteurs de Risque

L’incidence des cancers du testicule augmente. La cryptorchidie est un facteur de risque.

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Signes Révélateurs et Diagnostic

Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux : α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.

Traitement

L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension.

Cancer du Vagin

Types Histologiques

Il s’agit chez la femme âgée de cancers épidermoïdes, chez la femme jeune de sarcomes ou adénocarcinomes, à cellules claires, chez l’enfant de rhabdomyosarcomes embryonnaire (sarcome botryoïde). Il peut parfois s’agir de mélanome du vagin.

Epidémiologie et Facteurs de Risque

Le cancer du vagin représente environ 2% des cancers gynécologiques, il s’agit plutôt d’un cancer de la femme âgée de plus de 90 ans. Chez les jeunes, le très rare carcinome à cellules claires est un adénocarcinome qui touche le plus souvent des femmes dont la mère a pris un oestrogène synthétique diéthylstilbestrol au cours des 16 premières semaines de grossesse, produit prescrit entre 1940 et 1971, pour faciliter la grossesse en prévenant en particulier les fausses couches .

Traitement

Le traitement est essentiellement chirurgical généralement complété par une radiothérapie, curiethérapie et/ou téléradiothérapie.

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Tumeur Vitelline (Tumeur du Sinus Endodermique)

Définition et Caractéristiques

Cancer appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire. Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures péri-vasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine.

Carcinome Lobulaire In Situ (CLIS)

Définition et Caractéristiques

Cancers nés à partir des lobules mammaires, au niveau des acini, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma. Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause.

Prise en Charge

Il n’exige aucun traitement mais relève d’une surveillance, car il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.

Carcinome Épidermoïde

Définition et Caractéristiques

Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.

Facteurs de Risque

On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs.

Manifestations Cliniques

Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire.

Diagnostic Histologique

L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques.

Pronostic

Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère.

Carcinome Sébacé

Définition et Caractéristiques

Carcinome basocellulaire dont les cellules se différencient en certains endroits et en proportion variable vers des éléments plus volumineux, multivacuolaires, analogues aux cellules des glandes sébacées normales, et contenant des enclaves lipidiques. La tumeur, qui est assimilée par certains à l'épithélioma sébacé, est peu évolutive et ne donne que rarement des métastases.

Carcinome sur Adénome Pléomorphe

Définition et Caractéristiques

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur. Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive.

Tumeur du Sinus Endodermique Intracrânienne

Définition et Caractéristiques

Néoplasme appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire. En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région suprasellaire.Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures périvasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire.

Carcinome Canalaire In Situ (CCIS)

Définition et Caractéristiques

Cancer de la partie proximale des canaux galactophores, dans les lobules, au niveau des acinus, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma. Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause.

Carcinome à Matrice Pilaire

Définition et Caractéristiques

Tumeur maligne exceptionnelle correspondant à un carcinome développé à partir de la matrice pilaire. Atteignant l'adulte d'âge moyen, elle se présente généralement sous forme de nodules sous-cutanés siégeant sur le tronc et les membres. Histologiquement, elle comporte une prolifération de cellules matricielles atypiques, des zones nécrotiques et des plages de cellules momifiées entourées d'un granulome macrophagique ; les mitoses y sont nombreuses. Bien que rares, des métastases peuvent se développer.

Cancer de l'Endomètre

Définition et Caractéristiques

Le cancer de l'endomètre, appelé aussi cancer du corps utérin, est le cancer qui se développe à partir de l'endomètre qui est le tissu de l'utérus où se produit la nidation. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col de l'utérus car les causes et les caractéristiques épidémiologiques de ces deux cancers sont différentes. Le cancer du col est un cancer de la femme jeune associé à une infection génitale par un virus transmis sexuellement, l'HPV (Human Papilloma Virus).

Pronostic et Traitement

Le cancer de l'endomètre est plutôt un cancer de bon pronostic. Souvent découvert précocement lors d'un bilan de saignement utérin chez une femme ménopausée, la tumeur est très fréquemment accessible à un traitement chirurgical curatif. Lorsqu'il est diagnostiqué à un stade plus avancé, les traitements utilisés comportent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou l'hormonothérapie.

Stadification

Pour évaluer l’étendue d’un cancer, les médecins prennent en compte 3 critères : la taille de la tumeur, la présence ou non de métastases et l’atteinte ou non des ganglions. Si des ganglions sont atteints, cela signifie que la maladie a commencé à se disséminer. L’ablation des ganglions lymphatiques fait partie des recommandations pour éviter le risque de récidive.

Ganglion Sentinelle

Le ganglion sentinelle est le premier ganglion le plus proche de la tumeur susceptible d’être envahi par les cellules cancéreuses. La technique du « ganglion sentinelle » consiste à retirer uniquement le premier ganglion lymphatique qui draine l’utérus pour déterminer s’il est envahi par des cellules cancéreuses : s’il n’en contient pas, les autres ganglions ont très peu de risque d’en avoir et il n’est donc pas utile de les enlever, si le ganglion sentinelle contient des cellules cancéreuses, la probabilité pour que les autres ganglions soient atteints est importante : il faut faire un curage ganglionnaire complet.

Tumeurs Tubaires

Généralités

Les affections néoplasiques tubaires sont des pathologies rares et ne constituent qu'un petit pourcentage des cancers gynécologiques. Il existe des tumeurs bénignes et des tumeurs malignes ; ces dernières peuvent être primitives ou secondaires à d'autres localisations tumorales génitales (propagation de néoplasies ovariennes et endométriales) et extragénitales (métastases de tumeurs gastro-intestinales, pancréatiques etc). Les formes métastatiques représentent la majeure partie des néoplasies tubaires, alors que les tumeurs primitives sont très rares et ne représentent que 10 % des tumeurs secondaires, et leur rareté fait supposer que la trompe est un organe à faible potentiel oncogène, alors que la vulnérabilité de cette dernière aux processus inflammatoires est bien connue. Le diagnostic préopératoire est très difficile et le diagnostic s'oriente en général vers les organes pelviens à incidence néoplasique plus élevée.

Cellules Souches Cancéreuses (CSC)

Rôle et Résistance

Les cellules souches cancéreuses, souvent en faible nombre dans la tumeur, sont d’une agressivité extrême ! Dotées de plus de « pouvoir biologique » que les autres cellules tumorales, elles utilisent un ensemble de stratagèmes pour résister à tous les traitements anti-cancéreux classiques. Elles sont ainsi capables de régénérer de nouvelles tumeurs locales ou distantes qui seront plus agressives que la tumeur d’origine.

Stratégies Thérapeutiques

Combattre ces cellules souches cancéreuses revient à combattre le cancer à la racine puisque les attaquer empêcherait les récidives et les métastases. La combinaison de traitements classiques et de traitements ciblant les CSC serait la meilleure stratégie pour réduire et empêcher toute récidive et métastase.

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