Les brûlures d'estomac, bien que souvent associées à l'alimentation, peuvent parfois être liées à des phases spécifiques du cycle menstruel, notamment l'ovulation. Cet article explore les causes possibles de ces brûlures d'estomac pendant l'ovulation et propose des solutions pour les soulager.
Douleurs Pelviennes et Ovulation : Comprendre le Lien
Les douleurs pelviennes peuvent avoir différentes causes, y compris un début de grossesse. Les douleurs aux ovaires sont en fait des douleurs pelviennes, c'est-à-dire qu'elles se situent dans le petit bassin. Il est fréquent d'avoir des douleurs dans le bas-ventre au moment de la période d'ovulation (en plein milieu du cycle). Généralement, ces douleurs durent environ 24 heures, correspondent à une sensation de brûlure ou de pincement au niveau du bas-ventre et interviennent toujours à la même période, c'est-à-dire qu'au milieu du cycle menstruel. L'ovulation correspond à l'expulsion de l'ovule par les ovaires et s'accompagne d'une libération d'un liquide qui circule alors dans le péritoine, c'est cette sensation qui peut être perçue comme douloureuse.
Causes Possibles des Brûlures d'Estomac Pendant l'Ovulation
Bien que les brûlures d'estomac ne soient pas un symptôme typique de l'ovulation, certaines femmes peuvent en ressentir en raison de divers facteurs :
- Fluctuations hormonales : Les hormones sexuelles fluctuent au cours du cycle menstruel. Ces changements hormonaux peuvent causer un déséquilibre du microbiote intime, mais également une sécheresse vaginale, en particulier avant la venue des règles, et une vaginite (inflammation de la muqueuse vaginale) causant une sensation de brûlure au niveau du vagin. L'œstrogène à tendance à augmenter la production d'histamine et à freiner, à l'inverse, les enzymes chargées de la détruire. Juste après l'ovulation, en phase lutéale, la progestérone est à un niveau élevé donc le niveau de DAO est plus haut, ce qui assure un taux d'histamine relativement bas et un mieux-être. A l'inverse, juste avant les règles, le taux de progestérone est au plus bas. Pour peu que le niveau d'œstrogène soit plus élevé que prévu à cause d'un déséquilibre hormonal et/ou d'un foie ‘engorgé’ (le foie est chargé de recycler les œstrogènes. Autre impact des hormones : l'œstrogène tend aussi à augmenter la sensibilité des récepteurs aux amines dans l'intestin.
- Sensibilité accrue : La sensibilité viscérale d'une femme à une autre, d'une personne à une autre en général, est très différente.
- Conditions médicales sous-jacentes : Dans certains cas, les brûlures d'estomac peuvent être le signe d'une pathologie gynécologique.
Identifier et Distinguer les Douleurs
Il est souvent difficile de définir si la douleur provient de l'ovaire, de l'utérus, de la vessie, du côlon (si la douleur est du côté gauche), ou de l'appendice (si la douleur est du côté droit). Une douleur au bas-ventre peut également s'intensifier à l'approche des règles et pendant les menstruations. En revanche, une douleur récurrente, brutale, intense et accompagnée d'autres symptômes peut être le signe d'une pathologie gynécologique comme une infection pelvienne (salpingite), de l'endométriose, d'un kyste ovarien ou toute autre maladie qui impacte les organes situés près des ovaires. Par ailleurs, chez une patiente qui a des douleurs pelviennes et qui a un retard de règles ou un oubli de pilule, on peut soupçonner le début d'une grossesse, voire une grossesse extra-utérine.
Douleurs de Nidation
Des symptômes et des douleurs de nidation peuvent survenir lorsque l’ovule fécondé s’implante dans la muqueuse de la paroi utérine. Certaines femmes remarquent que l’œuf fécondé s’est implanté dans l’utérus. Elles ressentent des symptômes comme une sensation de tiraillement et de crampe ou une légère douleur dans l’abdomen, bien que celle-ci soit plus légère et plus courte que pendant les règles. Il s’agit plutôt d’un élancement ou d’un tiraillement dans la région utérine lorsque le blastocyste s’implante dans la paroi de l’utérus. Un léger malaise est également mentionné comme symptôme de nidation. En outre, une sensation de faim accrue ou de légers vertiges peuvent survenir peu après l’implantation de l’embryon. De légers saignements peuvent également survenir lors de l’implantation du blastocyste dans l’utérus. Au moment de la nidation, vous pouvez ressentir des douleurs dans le bas ventre comme des sensations de tiraillement, des crampes ou des maux de ventre. Lorsque l’ovule fécondé « s’installe » dans la paroi de l’utérus après son voyage dans les trompes de Fallope, vous pouvez ressentir des douleurs de nidation. La durée des symptômes de nidation, s’ils sont ressentis, peut être très courte comme elle peut durer plusieurs jours.
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Douleurs Menstruelles
Si vous ressentez une légère douleur dans l’abdomen plus tard, c’est-à-dire peu avant ou le jour prévu de vos règles, il est très probable qu’il s’agisse de douleurs menstruelles. Il est généralement plus facile de les distinguer des douleurs menstruelles normales. Surtout si l’on espère une grossesse, les tiraillements peuvent facilement être interpréter dans ce sens.
Autres Types de Douleurs Pelviennes
Les douleurs pelviennes sont des douleurs qui apparaissent autour du pelvis. Cette partie du corps s’étend de la partie basse du ventre au plancher pelvien, aussi appelé périnée (muscle qui permet le maintien des organes internes). Le pelvis comprend tous les organes sexuels (ovaires, trompes de Fallope, utérus, vagin), mais aussi le rectum et la vessie. Les douleurs pelviennes sont souvent associées au syndrome prémenstruel et aux menstruations. La douleur menstruelle s’accompagne parfois de céphalées, de douleurs aux seins, de maux de ventre, de la diarrhée ou encore d’une baisse de forme ou d’une humeur irritable. Pour certaines femmes, le syndrome prémenstruel est un trouble sévère et invalidant. Les douleurs menstruelles localisées dans la région pelvienne se manifestent généralement avant ou pendant les règles et, pour certaines femmes, en période d’ovulation.
On distingue plusieurs types de douleurs pelviennes :
- Algies pelviennes chroniques : ces douleurs se manifestent toujours au même moment du cycle ou n’ont aucun lien avec le cycle et persistent au-delà de 6 mois. Elles nécessitent systématiquement des examens complémentaires.
- Dysménorrhées : ce terme désigne les douleurs menstruelles, soit celles qui apparaissent pendant les règles. Elles provoquent de douloureuses crampes et s’accompagnent de symptômes désagréables tels que des maux de tête, des nausées, des vomissements. On distingue la dysménorrhée primaire, qui apparaît dès les premières règles, de la dysménorrhée secondaire, qui se manifeste vers l’âge de 30 ans. La seconde peut révéler une pathologie utérine.
- Syndrome intermenstruel : cette douleur pelvienne survient au moment de l’ovulation. Elle est d’apparition soudaine et peut durer quelques minutes ou plusieurs heures. Souvent, elle s’accompagne de spotting (perte de sang légère en dehors des règles).
Soulager les Douleurs et Brûlures d'Estomac
Plusieurs approches peuvent aider à soulager les douleurs pelviennes et les brûlures d'estomac :
- Antalgiques et antispasmodiques : La prise d’un antalgique ou d’un antispasmodique prescrit par un professionnel de santé peut suffire à soulager la dysménorrhée et le syndrome intermenstruel. Pour soulager la douleur dans l'immédiat, on peut tout à fait prendre des antalgiques simples comme du paracétamol ou un antispasmodique comme du Spasfon. Si la douleur reste importante, il ne faut pas prendre de médicaments plus puissants sans consulter l'avis d'un médecin qui, en fonction de l'origine de la douleur, prescrira un traitement adapté et individualisé (hormones, anti-inflammatoires, autres traitements…).
- Électrothérapie TENS : L'électrothérapie TENS est une technologie médicale utilisée dans les centres anti-douleur et prescrite par les algologues. Elle utilise un courant électrique de faible intensité pour soulager les douleurs. Le dispositif médical URGOGYN a été développé spécifiquement pour les douleurs menstruelles et les douleurs pelviennes chroniques (ex : endométriose). Il est disponible sans ordonnance en ligne ou en pharmacie.
- Remèdes naturels : Pour apaiser la douleur, il est possible d'utiliser une bouillotte ou de prendre une douche chaude. L'effet de la chaleur va permettre de détendre les contractures musculaires de l'utérus.
- Alimentation et hygiène de vie : Prenez soin de votre foie! Rapprochez-vous de votre micronutritionniste préférée (ou de votre naturopathe) pour chouchouter votre foie au quotidien et pensez aux cures ‘détox’ (les vraies) au printemps et en automne pour lui donner un coup de pouce. Chouchoutez votre microbiote ! Ayez une alimentation riche en vitamines du groupe B, notamment B6, B9 et B12.
Quand Consulter un Médecin ?
En fonction de l'intensité de la douleur, de sa persistance et si elle est accompagnée d'autres symptômes (des saignements, des symptômes urinaires comme une envie fréquente d'uriner, des brûlures, des troubles digestifs, des ballonnements, des diarrhées, de la constipation, de la fièvre…), il faut consulter un médecin sans attendre. Ce dernier pourra vous prescrire des examens complémentaires comme une échographie pour établir un diagnostic sur l'origine du problème. Parfois, les douleurs sont tellement violentes qu'il est plus prudent de se rendre directement aux urgences. Généralement, cela arrive lorsqu'il y a un kyste ovarien qui se rompt ou lors qu'il se tord : les douleurs s'accompagnent de nausées, de vomissements et parfois, de troubles digestifs. Une intervention chirurgicale est alors bien souvent nécessaire. Si vous ressentez un malaise, une douleur pelvienne très forte d'un côté seulement, des évanouissements, une fatigue inhabituelle, des pertes de sang marrons noires, rendez-vous aux urgences gynécologiques ou prenez un rendez-vous urgent chez votre gynécologue.
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Examens et Diagnostic
L’échographie pelvienne est l’examen de référence pour explorer les douleurs ovariennes et pelviennes. Elle peut être réalisée par voie abdominale ou voie endovaginale. Une échographie pelvienne peut alors être réalisée rapidement par votre gynécologue. C’est l’examen le plus simple et le moins invasif qui permet d’éliminer de grosses raisons de douleurs, comme des lésions d’endométriose, des malformations utérines, ou encore des kystes sur les ovaires. Il faut simplement demander un dosage hormonal complet à votre médecin incluant à minima : oestradiol, progestérone, testostérone, LH, FSH (voire d’autres encore selon les cas) à faire à partir du 21e jour du cycle donc LA SEMAINE AVANT LES RÈGLES ! Attention, si vous êtes sous pilule, inutile de faire ce dosage. Si les hormones sont dans les normes indiquées pour la phase lutéale, il faudra alors faire des ratio, notamment calculer le ratio progesterone/oestrogene et vérifier qu’il soit entre 100 et 500. Si vous êtes en dessous, c’est qu’il y a une prédominance en œstrogènes.
Pathologies Possibles
Les douleurs pelviennes et les saignements peuvent être le signe d’une pathologie plus grave. Ces symptômes peuvent donc nécessiter une prise en charge rapide et une intervention médicale. Les douleurs pelviennes et des saignements en dehors des règles sont des symptômes communs de plusieurs pathologies utérines, notamment :
- Endométriose : L’endométriose provoque une migration du tissu utérin à l’extérieur de l’utérus et entraîne des symptômes extrêmement douloureux voire invalidants. Cette maladie silencieuse a longtemps été sous-diagnostiquée. Selon l’Inserm, une femme sur dix est concernée par cette pathologie. Les douleurs pelviennes font partie des symptômes fréquents de l’endométriose.
- Fibrome : cette tumeur bénigne est fréquente. La présence d’un fibrome entraîne à la fois des douleurs pelviennes et des saignements hémorragiques.
- Kyste ovarien : cette tumeur bénigne peut faire l’objet de complications. Il peut être fonctionnel ou organique. Le premier disparaît spontanément, le second doit être retiré à l’occasion d’une intervention chirurgicale. Sa présence peut provoquer des douleurs pelviennes soudaines et intenses.
- Syndrome des ovaires polykystiques : d’origine hormonale, ce trouble entraîne divers symptômes, notamment la prolifération de follicules partiellement développés sur les ovaires, des règles irrégulières, de l’acné hormonal, une augmentation de la pilosité. Selon l’Inserm, une femme sur dix est touchée par cette pathologie qui peut conduire à l’infertilité.
- Torsion ovarienne : La torsion ovarienne se produit lorsque l’ovaire se tord autour de son pédicule vasculaire, ce qui bloque l’apport sanguin. La torsion est favorisée par la présence d’un kyste ovarien ou d’une hypertrophie ovarienne. Sans prise en charge rapide, elle peut entraîner une nécrose de l’ovaire.
Ovulation : Symptômes et Comment la Repérer
L’ovulation correspond au moment du cycle féminin où un ovaire libère un ovule prêt à être fécondé dans le corps de la femme. En l’absence de contraception, c’est le point de départ d’une grossesse possible. Mais que l’on veuille ou non être enceinte, tout le cycle féminin s’articule autour de l’ovulation. Ces symptômes se produisent juste avant et pendant l’ovulation. Ils apparaissent de façon très variable selon les femmes : ils peuvent être très marqués ou au contraire complètement absents. Quand un ovule se prépare à mûrir dans le corps de la femme, le col de l’utérus sécrète de la glaire cervicale, un symptôme clair d’ovulation. Vous pouvez avoir des cycles de 25, 28 ou 35 jours : dans tous les cas, l’ovulation a lieu à peu près 14 jours avant les règles suivantes. Si vous n’avez pas de règles, ou si elles sont très irrégulières, l’ovulation ne se produit pas toujours. L’ovule ne vit que 24 à 36 heures, une fois qu’il se trouve dans les trompes de l’utérus. S’il n’est pas fécondé à ce moment là, il meurt. Les symptômes de l’ovulation peuvent donc vous aider à repérer le moment durant lequel une fécondation est possible. La glaire cervicale notamment fait partie des symptômes ovulatoires assez faciles à observer. Vous pouvez aussi utiliser des tests d’ovulation urinaire vendus en pharmacie : ils détectent avec précision les hormones qui indiquent l’ovulation.
Symptômes de l'Ovulation
- Douleurs ovariennes : certaines femmes, au milieu de leur cycle, ressentent des douleurs dans le bas-ventre. Elles sont plus ou moins intenses selon chaque femme et se situent du côté ou l’ovaire a expulsé l’ovule. Cette douleur peut durer quelques heures ou une journée entière. Elle serait causée par la libération de l’hormone lutéinisante (LH).
- Hypersensibilité mammaire : ce symptôme est causé par l’augmentation de production de la progestérone.
- Sécrétions vaginales plus abondantes : c’est la glaire cervicale, qui est sécrétée en plus grande quantité pour aider les spermatozoïdes à atteindre l’utérus. Le jour de l'ovulation, vos pertes vaginales peuvent devenir filantes et transparentes, semblables à du blanc d'oeuf.
- Maux de tête : ces migraines sont dues à la charge hormonale dans l’organisme.
- Ballonnements et gaz : ils peuvent être source de gêne et augmenter les douleurs abdominales. Le vagin est plus sensible et plus gonflé.
- Augmentation de la température corporelle : une légère augmentation de la température corporelle se produit juste après l'ovulation. C’est en faisant une courbe de température sur plusieurs mois, et en notant le moment de cette augmentation que l’on va pouvoir déterminer la date de l'ovulation. C’est ce qu’on appelle la symptothermie.
Brûlures Vaginales : Causes et Prévention
Les brûlures vaginales peuvent être un symptôme inconfortable et peuvent être liées à divers facteurs, notamment :
- Mycose vaginale : C’est la cause la plus fréquente de brûlures vaginales : aussi appelée candidose, cette infection à levures est causée par un champignon du nom de Candida Albicans. La mycose vaginale peut apparaître par exemple en cas d’hygiène intime insuffisante ou au contraire exagérée, en réaction à certains traitements médicaux (antibiotique ou corticoïde), mais aussi parfois en cas de port d’un dispositif contraceptif Intra Utérin (aussi appelé stérilet) ou encore chez les femmes immunodéprimées.
- IST : Un bon nombre d'Infections Sexuellement Transmissibles peuvent engendrer des brûlures vaginales. C’est le cas notamment de la chlamydiose, ou infection à chlamydia, qui engendre brûlures et démangeaisons de la zone intime, mais aussi de la gonorrhée, aussi appelée “chaude-pisse”.
- Changement hormonal : Le taux des hormones sexuelles, fluctue au cours du cycle menstruel. Ces changements hormonaux peuvent causer un déséquilibre du microbiote intime, mais également une sécheresse vaginale, en particulier avant la venue des règles, et une vaginite (inflammation de la muqueuse vaginale) causant une sensation de brûlure au niveau du vagin.
- Irritations externes : Sous-vêtements synthétiques, vêtements trop serrés, produits de toilette intime agressifs ou encore rapports sexuels trop fréquents : les causes d’irritations de la flore vaginale ne manquent pas !
- Sécheresse intime : Si vous ressentez des brûlures dans le vagin après un rapport sexuel, il est probable qu’elles soient causées par un échauffement de la muqueuse à cause d'une sécheresse intime.
Prévention des Brûlures Vaginales
- Avoir une bonne hygiène intime : Pour la toilette intime, privilégiez les nettoyants intimes au pH neutre et de l’eau claire, et ne réalisez pas de douches vaginales (ne nettoyez pas l’intérieur du vagin), cela fragilise et déséquilibre la flore.
- Utiliser du lubrifiant : Si vous souffrez de sécheresse vaginale, n’hésitez pas à utiliser un lubrifiant lors de vos rapports sexuels. Choisissez-le de préférence naturel à base d’eau et sans parfum, et pensez aussi à prolonger les préliminaires, pour stimuler l’excitation et augmenter la lubrification vaginale.
- Porter des sous-vêtements adaptés : Les sous-vêtements en matière naturelle laissent respirer la peau et les muqueuses et absorbent la transpiration, évitant ainsi la prolifération de bactéries.
Histamine et Cycle Menstruel
L’histamine est une molécule de signalisation du système immunitaire. L’intolérance à l’histamine est donc un déséquilibre entre entrées/sécrétion d’histamine et dégradation/élimination de celle-ci. L’œstrogène à tendance à augmenter la production d’histamine et à freiner, à l’inverse, les enzymes chargées de la détruire. Prenez soin de votre foie et chouchoutez votre microbiote pour aider à réguler l'histamine.
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