Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un trouble digestif courant chez les nourrissons, caractérisé par la remontée du contenu de l'estomac dans l'œsophage. Bien que souvent bénin et sans gravité, il peut provoquer une gêne et des inquiétudes chez les parents. Cet article explore les causes, les symptômes et les solutions pour soulager les brûlures d'estomac chez les nourrissons.

Qu'est-ce que le reflux gastro-œsophagien (RGO) ?

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un trouble fréquent chez les nourrissons et les bébés. Il se manifeste par la remontée du contenu de l'estomac dans l'œsophage, et provoque généralement des régurgitations. Le RGO est dû à une remontée du contenu de l’estomac dans l’œsophage.

RGO simple vs RGO pathologique

Il est important de distinguer le RGO simple du RGO pathologique. En France, 50 % des nourrissons sont concernés par des régurgitations (RGO simple), et 60 à 70 % à l’âge de 4 mois. À 1 an, seulement 5 % des bébés sont encore sujets à des reflux. On parle de RGO sans complication lorsque le trouble digestif est causé par l’immaturité du système digestif : pas encore assez développé, le cardia (le muscle situé entre l’œsophage et l’estomac) ne parvient pas à empêcher les aliments de remonter jusqu’à la bouche. Ces régurgitations ne sont généralement pas douloureuses pour le nourrisson. Toutefois, des régurgitations trop fréquentes peuvent gêner l’enfant.

Le RGO avec complication (aussi appelé RGO pathologique) est moins fréquent que le reflux simple. Selon le consensus du groupe médical international de Montréal (2009), le reflux gastro-œsophagien est considéré à complication lorsque les régurgitations « provoquent des symptômes gênants » ayant « un effet négatif sur le bien-être de l’enfant ». Contrairement au RGO temporaire chez le nouveau-né, le RGO pathologique doit être traité en urgence.

Reflux interne vs Reflux externe

Il existe deux types de RGO : le reflux externe et le reflux interne. Chez le bébé, un reflux « classique » provoque généralement des rejets de lait plus ou moins importants après les repas. Mais il arrive aussi que le bébé souffre d’un reflux sans régurgitations apparentes : c’est ce que l’on appelle un reflux interne. Contrairement au reflux « externe » (avec des rejets de lait visibles, après les biberons), le reflux interne est difficile à identifier chez les nourrissons. Le RGO interne provoque beaucoup plus souvent des œsophagites que le RGO externe. En effet, au lieu d’être évacué par le bébé, le contenu de l’estomac fait des allers-retours acides en lui.

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Causes des brûlures d'estomac chez le nourrisson

Plusieurs facteurs peuvent contribuer aux brûlures d'estomac chez le nourrisson :

  • Immaturité du système digestif : Trouble fréquent chez le nourrisson et le jeune enfant, le RGO du bébé est lié à l’immaturité du sphincter situé entre l’estomac et l’œsophage. La jonction entre l’œsophage et l’estomac, appelée cardia, qui empêche les remontées du contenu gastrique, est immature. Il n’a pas encore acquis la maturité du cardia, le sas entre l’estomac et l’œsophage : le reflux est causé par la pression dans l’estomac qui est supérieure à celle de l’œsophage. Cet anneau musculaire ne joue pas son rôle anti-reflux : le contenu gastrique remonte alors facilement dans l’œsophage.

  • Alimentation liquide : l’alimentation liquide : pendant ses premiers mois de vie, le bébé se nourrit exclusivement de lait (du lait maternel ou du lait infantile, en poudre). Lorsqu’il boit, il ingère généralement une quantité importante de liquide et d’air (qu’il avale en tétant), assez rapidement. L'estomac est complètement distendu, il occupe les 2/3 du ventre à la fin du repas. Il doit trouver sa place entre un colon plein d'air ou plein de selles. Le colon du milieu gène alors l'estomac. Un bébé peut avoir un transit ralenti.

  • Position allongée : la position allongée : les nourrissons et les jeunes bébés passent la plupart de leur temps allongés sur le dos (dans un lit ou un berceau). En position allongée, les remontées acides sont en effet plus fréquentes et douloureuses.

  • Sténose du pylore: La sténose du pylore, un épaississement du muscle qui se trouve entre l'estomac et le duodénum. L’estomac finit par ne plus pouvoir se vider, ce qui provoque de véritables vomissements en jets. Ce trouble concerne 3 à 4 fois plus les garçons que les filles et survient le plus souvent lorsque le bébé est âgé de 3 semaines, jusqu’à 3 mois.

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  • Facteurs alimentaires (pour les bébés allaités) : Certains aliments consommés par la mère peuvent passer dans son lait : fruits acides tels que les agrumes, pommes, prunes et abricots, mais aussi le café, le thé, les épices ou encore la menthe.

Symptômes des brûlures d'estomac chez le nourrisson

Les symptômes des brûlures d'estomac chez le nourrisson peuvent varier en intensité et en fréquence. Les signes les plus courants incluent :

  • Régurgitations : De nombreux enfants régurgitent une partie de leur biberon après l’avoir bu, sans que cela ne soit inquiétant. Si votre bébé fait un RGO simple, vous remarquerez des régurgitations après le repas, qui sont sans conséquences. Même si elles peuvent être abondantes, ces régurgitations sont normales. Ces régurgitations (ou reflux) sont sans gravité. Elles ne perturbent pas la croissance de votre bébé.

  • Pleurs : Les pleurs constituent l’un des symptômes premiers du reflux gastro-œsophagien. Ils sont généralement provoqués par une œsophagite. Votre bébé pleure après un rejet de lait? Ces symptômes sont indicatifs, n'hésitez pas à consulter un professionnel de santé en cas de doute ou de suspicion. En effet, une régurgitation n'est pas synonyme de RGO pathologique.

  • Irritabilité : Des signes de douleur ou d’irritabilité intenses

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  • Troubles du sommeil : Un reflux interne peut aussi être responsable de troubles du sommeil chez le bébé. En position allongée, les remontées acides sont en effet plus fréquentes et douloureuses.

  • Refus de s'alimenter ou difficultés à téter : Il est d’ailleurs extrêmement rare que l’œsophagite ne soit pas responsable de régurgitations, de difficultés à téter le lait maternel ou à terminer les biberons chez les bébés en souffrant.

  • Toux persistante ou respiration sifflante : Moins souvent, les RGO peuvent provoquer une toux, plutôt sèche et parfois chronique ou encore des douleurs dans la poitrine. Plus rarement, la toux causée par le reflux gastrique peut entraîner un encombrement bronchique, c’est-à-dire une toux avec glaires. Une toux chronique isolée ne doit pas être attribuée aux régurgitations.

  • Vomissements sanglants :

  • Prise de poids ralentie ou retard de croissance :

  • Dans le cas d’un RGO, l’enfant n’est pas en danger et il n’y a aucune séquelle sur son développement. En revanche, ces reflux gastro-oesophagiens sont une gène et pèsent de plus en plus sur votre vie de tous les jours.

Attention : ces symptômes peuvent parfois être confondus avec des coliques ou des allergies alimentaires.

Comment savoir si son bébé a un reflux interne ? Dans quels cas consulter ?

Dans quels cas consulter ? Chez le bébé, un reflux « classique » provoque généralement des rejets de lait plus ou moins importants après les repas. Mais il arrive aussi que le bébé souffre d’un reflux sans régurgitations apparentes : c’est ce que l’on appelle un reflux interne. Alors comment savoir si son bébé a un reflux interne ? Dans quels cas consulter ? Le « reflux » - et plus précisément le reflux gastro-œsophagien - est un trouble fréquent chez les nourrissons et les bébés. Il se manifeste par la remontée du contenu de l’estomac dans l’œsophage, et provoque généralement des régurgitations.

Solutions et traitements pour soulager les brûlures d'estomac chez le nourrisson

Plusieurs mesures peuvent être mises en place pour soulager les brûlures d'estomac chez le nourrisson.

Mesures générales

  • Réduire le volume des repas : Les reflux gastro-œsophagiens sont généralement la manifestation d’un « trop-plein » de l’estomac. Essayez de réduire le volume des biberons de votre bébé ou de diminuer la durée des tétées si vous l’allaitez. Fractionner les repas, tétées ou biberons : faites des pauses pendant son repas pour lui permettre de roter, et d'évacuer ainsi l'ai englouti. Son estomac sera alors moins distendu. Plutôt que quatre repas, on en privilégie six, et huit si on en donne six habituellement, et ce sur 24 heures.

  • Rot après les repas : Pour aider votre bébé à évacuer l’air qu’il a pu ingérer en même temps que son lait, rien de tel que de l’aider à faire son rot. Entre les tétées et surtout après les repas, cette étape est incontournable et aide à limiter les RGO. Montrez-vous patient car un rot peut être immédiat comme prendre plusieurs minutes. Si votre bébé pleure et qu’il est soulagé par son rot, c’est l’air qui le gênait, c’est tout à fait normal. Il n’a probablement pas de remontée.

  • Position après les repas : Ne manipulez pas trop votre bébé après la tétée. Changez la couche de bébé en milieu de tétée ou biberon plutôt qu'à la fin pour éviter de comprimer son abdomen. Le fait de relever ses jambes exerce une pression sur celui-ci et donc sur son estomac, ce qui peut engendrer un reflux. N'asseyez pas bébé après la tétée. Essayez de mettre ses jambes dans le prolongement de son corps en le mettant debout contre vous. Dès la fin d’un repas, vous pouvez coucher votre bébé pendant 10 à 20 minutes sur le ventre, afin de l’aider à évacuer l’air qu’il a pu ingérer en même temps que son lait et, éventuellement, soulager ses maux de ventre. Veillez à ce que votre bébé ait bien effectué son rot avant de le coucher sur le dos. Tout d’abord, vous pouvez nourrir votre bébé normalement, puis le relever à la verticale pendant sa digestion. Ainsi, son estomac ne sera pas compressé. maintenir le bébé en position verticale pendant 20 à 30 minutes, après chaque tétée ou biberon : cette position réduit « mécaniquement » les remontées du contenu de l’estomac vers l’œsophage. Lors du couchage, en cas de reflux « Il doit être sur le dos en position proclive, c’est-à-dire incliné à 45 degrés, recommande Pierre Popowski. Après le biberon, mieux vaut attendre avant de le coucher et, une fois au lit, on le place sur le dos, même s’il y a un reflux. »

  • Position de couchage : Surélevez la tête de son lit afin que bébé ne soit pas complètement à plat pour éviter que le contenu gastrique ne remonte.

  • Vêtements amples : Evitez les couches ou vêtements trop serrés à la taille (qui comportent un élastique par exemple).

  • Biberons anti-coliques : l’utilisation de biberons anti-coliques : ils permettent de limiter l’ingestion d’air, et de réduire les reflux. Préférez les biberons qui ont une valve laissant passer de l'air par le fond plutôt que par la tétine, afin de limiter la déglutition d'air. On fait aussi attention au débit de la tétine pour que le bébé ne boive pas trop vite.

  • Eviter le tabagisme passif: Bon à savoir : le tabagisme passif aggrave fortement les manifestations dues au reflux gastro-œsophagien.

Adaptation de l'alimentation

  • Lait épaissi : Si votre enfant est nourri au lait artificiel, sachez qu’il existe des laits à formule épaissie (également appelés laits pré-épaissis ou laits anti-reflux) qui peuvent contribuer à réduire les régurgitations des nourrissons. Le médecin peut conseiller d’épaissir le lait infantile du bébé pour réduire le reflux (avec une poudre épaississante ou des céréales adaptées à l’âge de l’enfant). Il peut aussi prescrire un lait anti-reflux (AR) : sa texture épaissie permet de limiter les remontées. Découvrez quel biberon choisir pour du lait épaissi. Le pharmacien peut vous conseiller sur le choix du lait artificiel et de la tétine adaptée.
  • Alimentation de la mère (si allaitement) : Si vous allaitez votre enfant, la principale mesure consiste à adapter votre propre alimentation. Il est par exemple conseillé de limiter votre consommation d’aliments acidifiants comme la tomate, le café, le thé, les agrumes ou le chocolat, ainsi que les aliments riches en lipide (graisse). Mais le lait maternel ne permet pas d’éliminer totalement ce trouble pour autant. Certains aliments consommés par la mère peuvent passer dans son lait : fruits acides tels que les agrumes, pommes, prunes et abricots, mais aussi le café, le thé, les épices ou encore la menthe.
  • Diversification alimentaire : Dans certains cas, il recommande aux parents de commencer la diversification alimentaire (introduction d’aliments solides). Si votre enfant continue d’avoir des reflux lors de la diversification alimentaire, il convient de limiter la consommation de certains aliments. Par ailleurs, évitez autant que possible les plats épicés et les aliments trop gras, ces derniers pouvant favoriser le RGO chez bébé. Sachez également que les préparations trop liquides et les purées très lisses provoquent davantage de reflux que les préparations plus épaisses. Certains aliments vont pouvoir limiter ou calmer les effets du reflux gastro-œsophagien. C’est notamment le cas des légumes verts à feuille et des aliments dont les fibres sont peu irritantes (carotte, endive, pointe d’asperge, courgette, courge). Vous recherchez des alternatives alimentaires qui ne risquent pas de favoriser le RGO de votre bébé ? Il est recommandé de privilégier les viandes blanches maigres (poulet, dinde) aux viandes grasses (comme l’agneau et le mouton).
  • Lait spécifique : 🡲 Si votre médecin suspecte une allergie aux protéines du lait de vache, il vous proposera de faire un essai avec un lait spécifique sans protéines de lait de vache pendant 2 à 4 semaines et selon les résultats, il vous conseillera pour la suite. Bon à savoir : si le médecin suspecte une intolérance ou une allergie aux protéines de lait de vache, il peut aussi prescrire un lait spécifique (hypoallergénique, ou sans lactose). Et en cas d’allaitement maternel, il conseille à la mère de retirer de son alimentation tous les aliments à base de lait de vache.

Traitements médicaux

  • Antiacides et inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : Si les symptômes du reflux interne persistent ou s’aggravent, le médecin peut prescrire des antiacides ou inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Ces médicaments permettent de réduire l’acidité gastrique, et de soulager les douleurs liées aux remontées du contenu gastrique. Mais ils ne peuvent être pris que sur une durée limitée. Ils peuvent en effet affecter la digestion du lait et engendrer des carences chez le nourrisson et le bébé. 🡲 Enfin, si le médecin prescrit un traitement à base d’alginate de sodium : il doit être administré sur une courte durée, 1 à 2 semaines au maximum. 🡲 Certains médicaments peuvent être utilisés pour réduire les sécrétions acides de l’estomac en cas de reflux pathologique : il s’agit des inhibiteurs de la pompe à protons (ésoméprazole ou oméprazole). 🡲 Si le médecin prescrit un traitement, respectez bien la posologie, donnez-le à la pipette, 30 minutes avant un des repas et ne le poursuivez pas au-delà de la durée prescrite.
  • Homéopathie et probiotiques : Des alternatives naturelles comme l’homéopathie ou les probiotiques peuvent également être proposées en complément. L’homéopathie devrait être le traitement de première intention car il n’y a aucun risque d’effets secondaires, observe Pierre Popowski. Et si elle ne s’avère pas efficace, on augmente la pression thérapeutique jusqu’au traitement traditionnel. Pour mieux cibler son traitement, le médecin va se baser sur l’examen clinique et interroger les parents sur le comportement du tout-petit. Le traitement sera adapté à l’enfant et sera différent s’il a des spasmes de l’estomac, s’il régurgite tardivement après le repas ou en cas d’acidité importante. Les doses globules homéopathiques, continue le pédiatre, sont très pratiques pour les tout-petits : il suffit de les faire fondre dans 5 ml d’eau ou de lait.

Quand consulter un médecin ?

Dans la plupart des cas, le RGO du bébé disparaît spontanément en quelques mois, avec la diversification alimentaire et l’acquisition de la position assise et debout. En attendant, certaines mesures simples permettent de soulager l’inconfort de l’enfant. Toutefois, il est important de consulter un médecin si :

  • Les symptômes sont intenses et fréquents
  • Le bébé présente des signes de douleur ou d'irritabilité importants
  • Le bébé refuse de s'alimenter ou a des difficultés à téter
  • La prise de poids est ralentie ou il y a un retard de croissance
  • Le bébé présente une toux persistante ou une respiration sifflante
  • Il y a des vomissements sanglants
  • Si votre bébé présente les signes d’un RGO interne, ou de complications (pleure beaucoup, traces de sang), consultez rapidement un médecin pour qu’il vous aide à le soulager et à le soigner.
  • Pendant la première année de votre enfant, vous consultez régulièrement votre pédiatre. C’est donc l’occasion de lui en parler. En fonction des symptômes, le médecin jugera s’il s’agit d’un reflux physiologique ou d’un reflux pathologique en raison de son intensité ou de sa cause (une allergie à la protéine de lait de vache, par exemple). « Il y a une graduation des reflux, du bébé qui régurgite à peine à celui qui hurle de douleur dès qu’il commence à boire, analyse le Dr Pierre Popowski. Pour vérifier le degré d’inflammation et d’ulcération, on peut demander une pH-métrie, une sonde posée pendant 24 heures dans le bas de l’œsophage pour repérer l’acidité, ou une fibroscopie, pour examiner les rougeurs et les ulcérations. »

Le médecin interroge d’abord les parents sur les symptômes du bébé. Plusieurs signes peuvent en effet amener à consulter (des pleurs incessants, des signes de douleur ou d’irritabilité intenses, un sommeil perturbé, une prise de poids ralentie ou un retard de croissance, une toux persistante ou une respiration sifflante, des vomissements sanglants…). Dans certains cas, le médecin peut avoir recours à des examens complémentaires pour confirmer le diagnostic de reflux interne. Il peut par exemple demander une pH-métrie œsophagienne pour mesurer l’acidité dans l’œsophage, ou une endoscopie digestive pour observer d’éventuelles lésions dans l’œsophage.

Ne pas confondre

Il ne faut pas confondre rejets, reflux gastro-œsophagien pathologique et vomissement. Un rejet est dû à un trop plein de lait, c’est un petit peu de liquide qui remonte au coin de la bouche après son repas. Un reflux gastro-œsophagien pathologique est similaire au rejet mais se caractérise par une plus grande quantité rejetée, dure plus longtemps (jusqu’à la tétée suivante) et il peut être acide donc douloureux. Deux heures après la prise de lait, il peut encore régurgiter. Dans les deux cas, ce renvoi est passif : le contenu remonte tout seul. Le vomissement, quant à lui, est actif : il faut faire un effort pour vomir. Si votre bébé a un peu de lait au coin de la bouche dans la première demi-heure, c’est un simple rejet. Ce n’est pas agressif pour l’œsophage car le pH du lait est neutre. Ce n’est donc pas du tout inquiétant. En revanche, si votre bébé va bien mais qu’il pleure après le rejet de lait, c’est qu'il peut ressentir une brûlure. Une autre indication : le lait rejette une odeur de vomi. Il s’agit là probablement d’un reflux gastro-œsophagien (RGO) pathologique que votre médecin essaiera de traiter pour soulager votre bébé. Enfin, si le contenu gastrique de votre bébé est propulsé en jet avec un effort visible, c’est un vomissement.

Si vous avez la moindre question ou suspicion, consultez un professionnel de santé qui sera le seul à pouvoir poser un diagnostic.

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