Bridget Jones, l'héroïne de comédie sentimentale britannique la plus célèbre, est revenue sur les écrans dans un troisième film intitulé Bridget Jones Baby. Réalisé par Sharon Maguire, à qui l'on doit le premier film de la série adaptée des romans à succès d'Helen Fielding, ce nouvel opus était attendu avec impatience. Cependant, le résultat est mitigé, avec des moments de nostalgie et d'humour, mais aussi un certain manque d'originalité et une vision parfois rétrograde de la féminité.

Un retour aux sources ?

À 40 ans, Bridget Jones est de retour dans son ancien appartement après une rupture avec Mark Darcy. Elle se retrouve seule pour son anniversaire, ses amis étant trop occupés par leur vie de famille. Sur le plan professionnel, elle est productrice de télévision et semble épanouie. Lors d'un festival de musique avec une jeune collègue, elle rencontre Jack, un séduisant millionnaire avec qui elle passe la nuit. Peu de temps après, lors d'un baptême, elle recroise Mark Darcy. Quelques semaines plus tard, elle découvre qu'elle est enceinte.

Le film reprend les ingrédients qui ont fait le succès des précédents volets : l'héroïne maladroite, les situations cocasses, les rebondissements amoureux et une bonne dose d'humour britannique. Sharon Maguire, aux commandes de ce troisième opus, "fait le job" avec élégance. Cependant, Bridget Jones Baby ne parvient pas à retrouver la fraîcheur et l'originalité du premier film.

Un scénario prévisible et des gags réchauffés

L'intrigue est assez prévisible : Bridget se retrouve enceinte sans savoir qui est le père, entre Jack et Mark. Le reste du film est consacré à la grossesse et aux relations de Bridget avec les deux hommes. Bien que trois fins aient été tournées pour maintenir le suspense, la conclusion reste assez convenue.

Certains gags sont réchauffés et manquent d'originalité. La "nouveauté" réside peut-être dans le brushing de Patrick Dempsey. Renée Zellweger, quant à elle, semble déterminée à imposer un "lissage" californien à son personnage, qui a perdu de son authenticité.

Lire aussi: Bridget Jones : L'identité du père enfin révélée

Une vision rétrograde de la féminité ?

Le film a été critiqué pour sa vision parfois rétrograde de la féminité. Bridget semble épanouie parce qu'elle est enfin mince. Elle est souvent présentée comme un objet scopique, à la merci du destin et de la maternité. Les deux hommes, Jack et Mark, prennent souvent les commandes de sa vie et la trimballent de scène en scène.

L'absence de Daniel Cleaver (Hugh Grant) est également regrettable. L'acteur avait refusé de participer au film, estimant que le scénario ne fonctionnait pas entièrement. Son personnage, qui apportait une dimension plus subversive à la série, manque cruellement.

Des moments de comédie réussis malgré tout

Malgré ses défauts, Bridget Jones Baby offre quelques moments de comédie réussis. Certaines répliques font mouche, les quiproquos sont cocasses et la course vers l'hôpital est particulièrement hilarante. La salle rit souvent, ce qui témoigne du pouvoir de divertissement du film.

Le recours aux chansons est également plaisant, bien qu'un peu trop illustratif. Emma Thompson, dans le rôle de la gynécologue de Bridget, est cinglante à souhait et apporte une touche d'humour supplémentaire.

Un succès commercial

Malgré les critiques mitigées, Bridget Jones Baby a été un succès commercial. Le public était au rendez-vous pour retrouver l'héroïne attachante et maladroite qu'il avait tant aimée. Le film a prouvé que la franchise Bridget Jones avait encore un certain potentiel.

Lire aussi: Bridget Jones : Un personnage iconique

Lire aussi: Zoom sur Catherine Zeta-Jones

tags: #Bridget #Jones #enceinte #film

Articles populaires: