L'expérience de la naissance, bien que souvent célébrée comme un moment de joie, peut paradoxalement être une source de traumatisme psychologique pour le bébé et la mère. Cet article explore les causes potentielles de ce traumatisme, ses conséquences à court et à long terme, et les approches thérapeutiques disponibles.

L'impact du stress maternel in utero

Des études récentes, comme celle menée par la Northwestern University, mettent en lumière l'influence du stress maternel pendant la grossesse sur le développement émotionnel du bébé. Cette étude, réalisée sur une période de 14 semaines pendant la pandémie de Covid-19, a révélé que les fluctuations du stress chez les femmes enceintes étaient liées à des niveaux accrus d'affects négatifs chez les bébés de trois mois.

Les oscillations du stress et leurs conséquences

Plus que le niveau élevé de stress, ce sont les variations émotionnelles de la mère qui semblent avoir le plus d'impact négatif. La peur, la tristesse ou la détresse ressenties pendant la grossesse peuvent prédisposer l'enfant à des émotions négatives, influençant ainsi son développement et sa trajectoire psychique.

L'instabilité émotionnelle durant la gestation

L'étude de Northwestern University souligne que "une instabilité dans les expériences de la vie quotidienne, des facteurs de stress externes imprévisibles, ou bien encore une instabilité dans la façon dont une mère perçoit ses expériences vécues, peuvent avoir des implications importantes pour le développement émotionnel de l’enfant".

Les traumatismes psychologiques liés à la naissance

Les traumatismes psychologiques peuvent survenir à trois niveaux : pendant la période gestationnelle, à la naissance elle-même, ou après la naissance. Les traumatismes gestationnels, survenant in utero, sont souvent parmi les plus complexes à soulager à l'âge adulte.

Lire aussi: Comprendre les pleurs nocturnes de bébé

Les causes potentielles de stress in utero

De nombreux incidents peuvent générer un stress significatif pendant la grossesse. La psychanalyste comportementaliste Valérie Grumelin a identifié 12 principaux incidents traumatiques in utero qui ont tendance à rester cristallisés dans la mémoire émotionnelle :

  • Ne pas avoir été désiré par l'un de ses parents
  • Avoir été considéré comme un accident
  • Ne pas avoir été désiré dans cette identité sexuée (fille ou garçon)
  • Avoir eu des parents trop jeunes
  • Être né prématuré, en césarienne programmée, ou aux forceps
  • Être né après un frère ou une sœur décédée
  • Avoir perdu un jumeau in-utéro
  • Avoir eu une mère dépressive ou alcoolique
  • Être né durant une période de guerre ou de récession
  • Être né après un avortement ou une fausse-couche
  • Être issu d'un viol ou d'un abus
  • Avoir été conçu pour unir du couple ou contre la volonté du père

Trauma de la naissance

L'American Psychological Association définit le traumatisme comme une expérience perturbante qui entraîne une peur significative, un sentiment d’impuissance ou d’autres sentiments perturbateurs suffisamment intenses pour avoir des effets négatifs durables sur le fonctionnement. La naissance, dans certaines circonstances extrêmement pénibles, peut être traumatisante. En ce qui concerne l’accouchement, le traumatisme englobe les expériences qui peuvent se produire à n’importe quelle phase de la procréation, y compris les périodes pré et postnatales, lorsque les individus interagissent avec les services d’obstétrique et de procréation.

Le traumatisme de la naissance est unique et complexe pour les raisons suivantes :

  • La société perçoit la naissance comme un événement positif, ce qui peut rendre difficile pour les parents de reconnaître et d'exprimer leur détresse.
  • L'accouchement implique généralement plusieurs personnes (la personne qui accouche, son partenaire, le bébé et le personnel médical), ce qui peut entraîner des perspectives divergentes sur l'événement.
  • Il y a un contact permanent inévitable avec des rappels de l’événement déclencheur, car le parent est en contact quotidien avec son bébé.

Les conséquences du traumatisme de la naissance

Chez le bébé

Les bébés exposés à un stress important in utero ou ayant vécu une naissance traumatisante peuvent présenter divers symptômes, tels que des troubles alimentaires, des troubles du sommeil, une irritabilité accrue ou des difficultés d'attachement.

Chez les parents

Un accouchement traumatique peut engendrer chez les parents, en particulier chez la mère, un état de stress post-traumatique (ESPT). Les symptômes peuvent inclure des flashbacks, des cauchemars, une hypervigilance, une irritabilité, un sentiment de détachement ou des difficultés à s'occuper de l'enfant. Il est fréquent que les mères rencontrent des troubles de l’humeur passagers quelques jours après l’accouchement. Mais il arrive aussi que l’un ou les deux parents peinent à se remettre de leur vécu douloureux. Ils ont des pensées noires, des insomnies, des cauchemars récurrents… Ils sont confrontés à des images qu’ils repassent en boucle. Ils se sentent seuls et incompris. Ils ont un sentiment de solitude, de peur intense, d’impuissance. Ces parents éprouvent souvent des difficultés à s’occuper de leur enfant. Ils culpabilisent de ne pas être heureux. Ils se reprochent de ne pas vivre l’arrivée de leur bébé comme les autres. Il n’y a pas de honte à vivre de telles difficultés, ni à chercher du soutien !

Lire aussi: Types et matières de sous-vêtements pour bébé

De plus, la relation de couple peut être soumise à des tensions accrues et la relation parent-nourrisson peut être perturbée par des difficultés d'allaitement et d'attachement. À long terme, cela peut également avoir un impact sur la prise de décision d'un couple concernant la planification familiale future.

Comment savoir si l'on a été exposé au stress in utéro ?

Il peut être difficile de déterminer si l'on a été exposé au stress in utero. Demander à sa mère des informations sur sa grossesse n'est pas toujours possible ou fiable. Cependant, il existe des approches thérapeutiques qui peuvent aider à identifier et à traiter les traumatismes gestationnels.

Les approches thérapeutiques

Pour les parents

  • Thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : Cette thérapie aide à traiter les symptômes de traumatisme en permettant au patient de retraiter les souvenirs traumatiques de manière adaptative.
  • Thérapie d'exposition : Cette thérapie consiste à exposer progressivement le patient aux souvenirs et aux situations qui déclenchent son anxiété, afin de réduire sa réactivité émotionnelle.
  • Groupes de parole : Partager son expérience avec d'autres parents ayant vécu des situations similaires peut apporter un soutien émotionnel et aider à briser l'isolement.
  • Remettez en question les pensées dichotomiques qui ne permettent pas d’appréhender pleinement l’expérience de la naissance. Le message couramment transmis aux parents est qu’un nouveau-né vivant et en bonne santé est l’indicateur clair (et unique) d’un accouchement réussi. La perception qu’ont les parents d’un accouchement traumatisant et leurs besoins psychologiques sont relégués à l’arrière-plan. Il faut laisser de la place à tous les aspects de l’expérience de la naissance. On peut se réjouir qu’un bébé soit en bonne santé et être affligé par la perte de l’accouchement attendu ou désiré.

Pour le bébé

  • Thérapies sensori-motrices : Ces thérapies aident le bébé à réguler ses émotions et à intégrer ses expériences traumatiques à travers le mouvement et le jeu.
  • Approches basées sur l'attachement : Ces approches visent à renforcer le lien entre le parent et l'enfant, en favorisant une communication sensible et réactive aux besoins du bébé.

ORIUS

ORIUS est une technique de régression intra-utérine qui offre de voyager au centre de la genèse fœtale, afin de reprogrammer le mental, en restaurant la relation fondamentale d’un patient à son énergie vitale. Le changement de perception de vie est radical, le patient se sent enfin libre et serein, sans autre effet secondaire que le bonheur d'être enfin à sa juste place. améliore le taux de grossesse d’environ 70% sur la période d’une année seulement, tous types d’infertilité et d’âge confondus.

Prévention

Pendant la grossesse

  • Gestion du stress : Adopter des techniques de relaxation, comme la méditation, le yoga ou la respiration profonde, peut aider à réduire le stress pendant la grossesse.
  • Soutien social : S'entourer d'un réseau de soutien solide, comprenant la famille, les amis ou des groupes de soutien, peut aider à faire face aux défis de la grossesse.
  • Préparation à l'accouchement : S'informer sur le processus de l'accouchement et discuter de ses préférences avec son équipe médicale peut aider à se sentir plus en contrôle et à réduire l'anxiété.

Après l'accouchement

  • Écoute et soutien : Offrir aux parents un espace d'écoute bienveillante et sans jugement pour exprimer leurs émotions et leurs difficultés.
  • Information et éducation : Informer les parents sur les signes de détresse psychologique et les ressources disponibles pour obtenir de l'aide.
  • Accompagnement personnalisé : Proposer un accompagnement personnalisé aux parents ayant vécu un accouchement traumatique, afin de les aider à surmonter leur expérience et à établir un lien sécurisant avec leur bébé.
  • Les mères et les pères doivent pouvoir être écoutés et entendus par l'équipe médicale suite à l'accouchement.

Lire aussi: Guide complet : varicelle chez le bébé allaité

tags: #traumatisme #naissance #bebe #causes #consequences

Articles populaires: