Le mulot, petit rongeur discret de nos campagnes, suscite souvent des interrogations quant à sa reproduction et à la naissance de ses petits. Cet article vous dévoile tout ce qu'il faut savoir sur le sujet, des espèces les plus communes aux conseils pour secourir un bébé mulot.
Les différentes espèces de mulots
Il existe plusieurs espèces de mulots en France, les plus communes étant le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) et le mulot des champs ou mulot rayé (Apodemus agrarius). Le mulot est présent majoritairement en Europe, en Asie ainsi qu’en Afrique du Nord. Il s’agit d’un animal nocturne et crépusculaire qui possède une grande capacité d’adaptation. On le retrouve principalement en extérieur : champs, bois, lisières, prés, jardins, parcs, haies, buissons, dunes, terres humides, etc.
Le mulot sylvestre, également appelé mulot ordinaire, rat-mulot, rat sauteur, souris des bois, souris sylvestre, souris de terre ou mulot gris, appartient à la famille des Muridae. Il vit principalement en Europe, en Afrique du Nord et en Asie. On le trouve partout : dans les parcs, les forêts de feuillus, à la lisière des bois et dans nos jardins, où il affectionne tout particulièrement les haies vives sous lesquelles il peut facilement se cacher. Il peut vivre en plaine comme en montagne jusqu’à 2 500 mètres d’altitude.
Caractéristiques physiques du mulot sylvestre
Le mulot sylvestre possède une morphologie qui lui permet de se faufiler sans difficulté sous une porte, dans une fissure ou un petit trou. Sa longueur totale peut atteindre 25 cm, dont quasiment la moitié pour sa queue. Il ne pèse pas bien lourd, tout au plus 35 grammes. Son pelage oscille entre le brun foncé à reflets roux et le gris sur le dos, la tête et les flancs, tandis qu’il est blanc grisâtre sur le ventre, le menton, le cou et les pattes. Il possède de grands yeux noirs et des oreilles bien plus grandes que celles de la souris.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le mulot sylvestre peut - s’il est saisi par la queue - se libérer facilement, quitte à laisser à son prédateur un morceau de ce long attribut constitué de près de 180 anneaux et d’une peau qui se détache facilement.
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Mode de vie et alimentation du mulot
Le mulot sylvestre est très actif entre le crépuscule et l’aube, mais ne dort pas pour autant toute la journée. Il est toujours très occupé, soit à chercher des fruits à coque et des graines, soit à creuser des galeries où il peut cacher sa pitance et élever ses petits. Il y installe un tapis confortable confectionné de feuilles et de paille, et aménage une plateforme surélevée de type grenier où il entrepose ses victuailles. La configuration du réseau de galeries souterraines du mulot est loin d’être hasardeuse. Le petit rongeur prend toujours bien soin de disposer de plusieurs issues afin de ne pas rester prisonnier. On peut dans nos jardins localiser l’une d’entre elles, car elle est en principe surmontée d’un amas de terre.
Le mulot a une alimentation variée. En dehors du fromage et de quelques morceaux de pain qu’il peut glaner dans nos habitations, le mulot sylvestre est très gourmand de céréales en tout genre et de bourgeons. Pour décortiquer les noisettes et autres fruits à coques, il les tient entre ses petits doigts, commence par percer la coque à l’endroit le plus mince puis ronge le fruit avec ses incisives en le tournant. Il mange aussi des champignons, des escargots qu’il sait bien débarrasser de leur coquille, des vers, des larves et des insectes. Il joue donc un rôle écologique en aérant la terre et en mangeant des insectes. Il participe aussi à la survie des végétaux en favorisant la symbiose entre les champignons et les racines des plantes, que l’on appelle la mycorhization.
Reproduction et naissance des mulots
La période de reproduction du mulot a lieu principalement entre mars et octobre, même si les mâles et femelles peuvent s’accoupler toute l’année. La durée de vie du mulot sylvestre n’excède pas deux ans, ce qui ne l’empêche pas de fonder une grande famille ! Le mulot prolifère en effet très, très vite. Mâles et femelles s’accouplent entre le début du mois de mars et la fin octobre. Durant sa courte vie, la femelle mulot donne naissance à près de 70 ou 75 petits, puisqu’elle peut avoir quatre portées par an, chacune pouvant compter jusqu’à 9 ou 10 petits, mais parfois seulement 4 ou 5.
Le nombre de petits dans une portée varie de 2 à 9. Il peut y avoir entre 2 à 6 portées par an. La période de gestation dure une vingtaine de jours. Les nouveaux nés sont nus et aveugles. Ils ont un poids de 1 à 2 g. Les petits sont entretenus dans le terrier par leur mère pendant une vingtaine de jours. Puis, ils sont livrés à eux-mêmes et peuvent s'accoupler à leur tour. Le nid est fait de feuilles et de mousse pour garder les petits au chaud. La femelle possède 4 paires de tétines (3 abdominales, une axillaire). Les juvéniles ont un pelage gris-brun dessus et gris-blanc dessous.
Ceux nés ultérieurement se reproduiront lannée suivante. La gestation dure 19 à 20 jours, et peut être plus longue durant la lactation (implantation différée).
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Que faire si vous trouvez un bébé mulot abandonné ?
Il peut arriver de trouver un bébé mulot abandonné, souvent suite à une perturbation de son habitat ou à la prédation de sa mère. Si vous êtes certain qu’un souriceau est abandonné - ce qui signifie que vous êtes resté suffisamment longtemps en observation pour constater que la mère ne réapparaît pas -, vous pouvez le prendre en charge. Voici quelques conseils pour augmenter ses chances de survie :
- Préparer un nid douillet : Placez le bébé mulot dans une petite boite avec un vêtement en coton imprégné de votre odeur pour le rassurer. Sous le vêtement, placez une bouillotte d'eau chaude que vous changerez régulièrement pour maintenir une température constante. Vous pouvez utiliser des mouchoirs ou du papier toilette pour la confection du nid. Le sopalin est trop rêche et les fibres du coton favorisent les étouffements. S’il a des frères et sœurs, il faut les placer les uns contre les autres. L’espace du nid doit être soigneusement ventilé pour éviter la formation de condensation.
- Nourrir le bébé mulot : L'idéal est de nourrir le souriceau avec du lait en poudre maternisé pour chatons, vendu en pharmacie. Reconstituez le lait avec de l’eau en bouteille tiédie. Utilisez une petite seringue sans aiguille, un cathéter ou un critérium évidé pour l'allaiter. Le nombre de tétées varie selon l’âge du souriceau. De 15 à 21 jours, il a besoin d’une tétée toutes les 4 à 5 heures. Vous pouvez ajouter au lait un peu de blédine nature et un peu de vitamines pour rongeurs. Attention au dosage ! De 22 à 28 jours, le souriceau n’a plus besoin que de 2 tétées dans la journée. Le petit est généralement sevré au bout de 21 jours environ.
- Stimuler la digestion : Avant et après chaque tétée, prenez un coton-tige humide et "caresser" son ventre et ses parties génitales pour faciliter la digestion et lui faire faire ses besoins.
Témoignages de sauvetages réussis :
Plusieurs personnes ont partagé leurs expériences de sauvetage de bébés mulots. L'une d'elles a sauvé un bébé mulot sylvestre de 9 jours en lui donnant du lait maternisé pour chatons toutes les 3 heures, nuit comprise. Elle utilisait un coton-tige humide pour stimuler sa digestion et le maintenait au chaud avec une bouillotte. Une autre personne a sauvé trois bébés mulots en leur donnant de l'eau au creux de sa main, puis en les nourrissant avec du pain sec et du raisin coupé en deux.
Comment éviter une invasion de mulots ?
Pas question de se laisser envahir par le mulot sylvestre, quand on voit à quelle vitesse il se multiplie. Pour cela, il faut nettoyer régulièrement ses dépendances, caves, greniers, et autres, rechercher d’éventuelles crottes de mulots qui trahissent sa présence ou des marques de grignotage sur les étagères, les gaines etc. Il est indispensable de reboucher trous et fissures.
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