Le cinéma explore souvent les règles biologiques à travers divers récits. Cet article se concentrera sur deux films qui traitent du thème de la vengeance féminine par le biais des enfants : À l'intérieur et La main sur le berceau. Bien que différents à bien des égards, ces thrillers explorent un thème commun.
À l'intérieur : un slasher gore français
À l'intérieur, réalisé par Julien Maury et Alexandre Bustillo en 2007, est un film d'horreur français qui a marqué les esprits grâce à son approche gore et intense. Bien qu'il puisse aujourd'hui être considéré comme un slasher maladroit, il reste un film important dans le cinéma de genre français.
Intensité et suspense
Le film mise sur une tension omniprésente et des scènes de violence impressionnantes pour maintenir l'intérêt du spectateur. Béatrice Dalle et Alysson Paradis offrent des performances convaincantes, contribuant à l'intensité du film. La musique de Chanfrauld renforce l'immersion, rappelant Haute Tension.
Excès gores et simplisme
Si le scénario peut se résumer simplement, le film tente de captiver le spectateur grâce à un suspense constant. Cependant, les excès gores finissent par nuire à son efficacité. L'intrigue, initialement tendue, se perd dans des digressions sanglantes après l'arrivée de la police. La scène du policier trépané est un exemple de ces excès. Malgré une réalisation soignée, l'histoire devient simpliste, se contentant de prolonger une idée de base à travers de nouvelles victimes jusqu'à un dénouement immoral.
Divertissement gore sans réflexion
À l'intérieur se concentre sur le suspense viscéral et le divertissement gore, sans aborder de réflexions profondes. La crise des cités est simplement un contexte, sans dimension politique. Le film explore l'idée d'une femme brisée cherchant à récupérer un bébé, mais le traitement est jugé gratuit et excessif. En fin de compte, À l'intérieur est un slasher français divertissant et immersif, qui se distingue dans le cinéma de genre sans égaler Haute Tension ou Martyrs.
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La main sur le berceau : un thriller oublié
La main sur le berceau, réalisé par Curtis Hanson en 1991, est un thriller moins connu dont le synopsis est le suivant : après le suicide de son mari médecin suite à une faute professionnelle, une femme perd son bébé. Elle décide de se venger de la femme qui a dénoncé son mari et se fait engager comme nounou chez elle.
Suspense plat et poncifs
Malgré un prix au festival de Cognac en 1992, le film déçoit par son manque de suspense. Le premier meurtre n'a lieu qu'après une heure et seize minutes, et la victime est un personnage secondaire. Le film accumule les clichés du genre psychopathe sans jamais vraiment captiver. Rebecca de Mornay incarne une nounou qui veille sur les enfants, donne le sein au bébé et tord le bras d'un enfant turbulent, mais ces actions ne suffisent pas à créer une tension palpable. L'intrigue est convenue et ennuyeuse malgré les efforts des acteurs.
Introduction prometteuse et final réussi
Le film possède toutefois quelques qualités. L'introduction, qui présente les personnages, est réussie. On y voit une mère de famille se faire tripoter par son gynécologue, qu'elle dénonce. Le scandale pousse le médecin au suicide, laissant sa femme enceinte dans une situation difficile. Cette dernière se focalise alors sur la femme qui a porté plainte. De plus, les dix dernières minutes du film offrent enfin l'affrontement attendu entre la nounou et la mère de famille. Rebecca de Mornay révèle son potentiel de psychopathe et se montre convaincante. Ce final apporte enfin le suspense promis et attendu.
Un développement laborieux
Malheureusement, ces qualités ne suffisent pas à sauver le film. Le développement est lent et laborieux, plombant l'ensemble de l'œuvre. La réalisation manque de virtuosité et ressemble davantage à un téléfilm. La main sur le berceau est donc un thriller décevant, malgré une introduction prometteuse et un final réussi.
Le berceau (2007) : Un autre regard sur la maternité et l'angoisse
Le film Le berceau (2007), réalisé par Tim Brown, propose une exploration de la maternité et de l'angoisse. Cependant, il semble avoir déçu de nombreux spectateurs et critiques.
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Un film décrié
Beaucoup décrivent Le berceau comme inutile, une perte de temps, et dépourvu de suspense. L'histoire est jugée inintéressante et les acteurs peu crédibles. La mise en scène est considérée comme amorphe, et même si les choses s'améliorent dans la deuxième partie du film, la fin est décevante.
Angoisse ménagère ratée
Le film tente de créer une angoisse ménagère en s'attaquant au bébé et à la figure maternelle. Cependant, l'absence d'événements marquants rend cette tentative inefficace. Le scénario est qualifié d'atroce, creux et incohérent, et les acteurs manquent de relief. Certains vont jusqu'à le qualifier de "sombre merde".
Des personnages peu crédibles
Les personnages du film sont souvent critiqués. On y trouve un père distrait qui laisse son enfant sans surveillance, une mère hallucinée incapable d'approcher son bébé sans crise, et une voisine acariâtre et bébéphobe. Seul le bébé semble crédible dans son rôle.
Un film lent et invraisemblable
L'histoire met trop de temps à se mettre en place, rendant le film lent et interminable. Le scénario est invraisemblable et ne tient pas debout. Certains se demandent même s'il ne s'agit pas d'une parodie de film d'horreur.
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