La bande dessinée est un art narratif puissant qui peut être introduit aux enfants dès la maternelle. Elle stimule l'imagination, favorise la lecture visuelle et ouvre un monde de créativité. Cet article explore divers exemples et approches de la bande dessinée maternelle, en mettant l'accent sur les bénéfices pédagogiques et le développement de l'expression artistique chez les jeunes enfants.
La BD sans Texte: Un Tremplin vers l'Imagination et l'Autonomie
Les bandes dessinées sans texte sont un excellent point de départ pour les jeunes lecteurs. Elles offrent une liberté d'interprétation inégalée, permettant à l'enfant de créer sa propre narration à partir des images.
Avantages des BD sans texte
- Stimulation de l'imagination: L'absence de texte oblige l'enfant à observer attentivement les illustrations et à imaginer les dialogues, les émotions et les motivations des personnages.
- Développement de l'autonomie: L'enfant peut "lire" l'histoire seul, sans l'aide d'un adulte, ce qui renforce sa confiance en soi et son plaisir de la lecture.
- Accès à un univers riche: Les BD sans texte introduisent l'enfant à un monde de personnages attachants et d'aventures passionnantes, ouvrant la voie à des héros comme Mortelle Adèle ou Ariol.
- Initiation à la BD: Elles permettent de comprendre que une histoire peut aussi se décliner sous forme de dessins reliés les uns aux autres. C'est une bonne initiation à la BD et aussi à la mémorisation.
Exemples de BD sans texte pour les tout-petits
- Petit Poilu: Cette série, très populaire chez les 3-6 ans, met en scène un petit héros qui vit des aventures extraordinaires et apprend des leçons importantes à chaque voyage. Une page à la fin de chaque album est destinée aux parents et permet d’expliquer le message « caché » de l’album comme l’esprit d’équipe, la peur ou encore l’image de soi.
- Anuki et Myrmidon (éditions de la Gouttière): Les éditions de la Gouttière ont ceci de particulier qu’elles ont vite compris l’importance de la BD sans texte pour la jeunesse et elle regorge aujourd’hui de petits trésors tels que Anuki ou encore Myrmidon. Myrmidon est un enfant a la bouille irrésistible qui ne peut s’empêcher de se déguiser au début de chaque album. Ces albums sont de pures merveilles. L’idée simple qu’un déguisement est une entrée directe vers des mondes imaginaires ravit les enfants. De leur côté, les parents liront ces BD avec une pointe de nostalgie (On ne parle pas des soirées déguisées). Et puis Myrmidon s’amuse avec le cadrage des cases BD, permettant à l’enfant de mieux identifier les codes de cet art.
- Monsieur Lapin: Un lapin dont la seule mission est de faire rire les plus petits. Les dessins sont ronds et accessibles, rappelant les illustrations des livres pour enfants traditionnels.
- Polo: Un petit chiot aventurier vivant sur une île minuscule.
Attention: Il est important de noter que toutes les BD sans paroles ne sont pas destinées aux très jeunes enfants. Certaines, comme Gon de Masashi Tanaka ou Love de Federico Bertolucci, peuvent être plus appropriées pour un public plus âgé.
Création de BD à l'École Maternelle: L'Apprentissage par l'Expérimentation
La création de bandes dessinées en classe de maternelle est une activité enrichissante qui permet aux enfants d'explorer leur créativité, de développer leurs compétences narratives et de maîtriser différents outils artistiques.
Projets et Démarches Pédagogiques
- Bouquets sonores: La Version n°3 du projet BD qui chante ! avec les artistes Mai-Li Bernard et Yacine Synasas. L’enregistrement a été fait à la NEF. Ensuite les artistes font un choix d’une vingtaine d’histoires qu’il faudra illustrer et chanter.
- Hôtel étrange: Une série de bande dessinée crée par Florian et Katherine Ferrier, tous deux angoumoisins. Les albums sont destinés au jeune public, de 5 à 12 ans.
- Démarche pour les enseignants de primaire: Cette démarche destinée aux enseignants de primaire en est une parmi d’autres. En même temps que les élèves découvraient les espèces, ils apprenaient à les dessiner. Ils dessinaient aussi leur environnement( arbre, galerie, végétation,
- Variables plastiques: Lorsqu’ils ont créer l’histoire, les enseignantes ont réfléchi sur les variables plastiques en adéquation. Choix du noir&blanc et inversion extérieur/intérieur, mise en couleur des sujets, correspondance entre les cases (passage du sous-sol à l’extérieur). Les élèves ont expérimenté des techniques pour arriver à leur but.
- Plouf !: Pour réaliser ces planches, les élèves ont d’abord dessiné. Ils ont dessiné des poules, recherché comment donner de l’expression, du mouvement, comment les dessiner selon différents points de vue. Lorsque qu’ils ont pensé leurs histoires, ils ont dû préciser le lieux, lieux qu’ils ont réalisés et appris à dessiner et à mémoriser en copiant, en décalquant… Enfin, le choix des arts plastiques a été de contraindre les élèves aux couleurs primaires : la poule aura une couleur, l’objet une autre, et s’il existe un autre élément important, encore une autre couleur. Par la suite, les fonds ont été travaillé en gravure.
- Dessin des lieux: Des lieux les élèves ont recherché comment dessiner des lieux qui correspondent à leurs histoires, ils ont créé des espaces dessinés et les ont photocopiés en format 20X20 cm, puis plastifiés. Ces dessins deviennent des outils qu’ils recopient, qu’ils mémorisent.
- Exploration des monstres: Les élèves ont d’abord exploré l’univers des monstres à travers la littérature, les références artistiques et le dessin. Pour cela, ils ont énormément dessiné, copier, transformé les images afin de créer leurs propres monstres.
Outils et Ressources
- Logiciel BDNF: Le logiciel BDNF est à la disposition des enseignants. C’est un outil numérique d’aide à la création de bandes dessinées.
- Genially: Dans le genially ci-dessous, vous retrouvez des fiches avec, couvertures, références bibliographiques et extraits.
Animation "BB Lecteurs"
Nous, entre autres animations dites "BB Lecteurs (une par mois), nous avons la collection "Ma premiere BD", sans aucun texte. Dans un premier temps on raconte l'histoire (qui est résumée en fin d'ouvrage, mais ce sont des classiques du conte), et dans un deuxième temps, avec un maximum de deux ou trois mômes par accompagnant, on tourne les pages et les enfants, se fiant à l'image et à leur souvenir de ce qu'on vient de leur raconter, essaient de reconstituer l'histoire. Et ça donne parfois des choses assez drôles, leur vision de histoire derivant parfois totalement. Et ils apprennent surtout qu'une histoire peut aussi se decliner sous forme de dessins reliés les uns aux autres. C'est une bonne initiation à la BD et aussi à la mémorisation.
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