La grossesse, bien que souvent perçue comme une période de joie et d'attente, peut s'avérer être une période difficile pour certaines femmes. Les changements hormonaux, les bouleversements physiques et émotionnels, ainsi que les incertitudes liées à la maternité peuvent entraîner une baisse de moral, voire une dépression prénatale. Il est essentiel de comprendre les causes de cette baisse de moral et de connaître les solutions pour y faire face.
Causes de la baisse de moral en début de grossesse
Changements hormonaux
Lorsqu'une femme est enceinte, son corps connaît une véritable explosion hormonale pour soutenir la croissance et le développement du fœtus. Parmi ces hormones, la progestérone joue un rôle essentiel. Cependant, un effet secondaire bien connu de la progestérone est son effet sédatif. Cette hormone a tendance à agir comme un tranquillisant naturel, ce qui peut expliquer pourquoi les femmes enceintes ressentent souvent une fatigue accrue, voire une envie de dormir quasi-constante. Heureusement, pour de nombreuses femmes, cet épuisement tend à diminuer au fur et à mesure que la grossesse progresse. En effet, au deuxième trimestre, les niveaux hormonaux se stabilisent quelque peu et la sensation de fatigue intense diminue souvent. Il est important de noter que chaque femme réagit différemment aux fluctuations hormonales de la grossesse.
Besoins nutritionnels accrus et nausées matinales
Pendant la grossesse, le corps subit une série de changements complexes pour répondre aux besoins croissants du fœtus en développement. En conséquence, les besoins en nutriments essentiels augmentent considérablement. Des nutriments tels que la vitamine B9 (acide folique), la choline et le fer jouent un rôle vital dans la croissance cellulaire, le développement du cerveau et la formation des globules rouges. Les nausées matinales, qui peuvent fréquemment se produire tout au long de la journée, peuvent rendre les repas difficilement tolérables pour de nombreuses femmes enceintes. Les aliments qui étaient autrefois bienvenus peuvent devenir insupportables, entraînant une diminution de l'appétit. Le risque de carence ou de subcarence en plusieurs nutriments augmente lorsque les apports nutritionnels sont insuffisants.
Troubles du sommeil
L'un des problèmes les plus courants qui affectent le sommeil des femmes enceintes est le besoin fréquent d'uriner. À mesure que l'utérus se dilate pour accommoder le bébé, celui-ci exerce une pression sur la vessie, ce qui peut provoquer des envies fréquentes d'uriner, même pendant la nuit. Au fur et à mesure que la grossesse avance, trouver une position confortable pour dormir peut également devenir un véritable défi. Ces perturbations du sommeil peuvent entraîner une fatigue matinale persistante ainsi qu'une somnolence pendant la journée.
Facteurs psychologiques et sociaux
La grossesse est une période de transformation, de grands changements, et souvent de nombreuses questions et incertitudes. Elle entraîne des émotions très variées, parfois contradictoires. Elles surgissent parfois sans qu’on s’y attende dans notre quotidien. Ce flot d’émotions fait souvent partie du chemin pour devenir parents. Avec la grossesse, surtout la première, nos repères changent. Le corps de la femme change, avec le bébé qui grossit et les hormones de la grossesse. Et les esprits changent aussi. La grossesse et l’arrivée de bébé nous projettent dans l’avenir. Beaucoup de situations nouvelles, inconnues, s’annoncent pour l’avenir. Elles peuvent amener bien des questions : La grossesse va-t-elle bien se passer ? Est-ce que mon bébé sera en bonne santé ? Est-ce que je vais savoir m’y prendre ? Est-ce que je vais aimer mon bébé tout de suite ? Et s’il ne me plait pas ? Et si lui ne m’aime pas ? D'un côté, l’idée d’avoir un bébé, de donner la vie, peut apporter un contentement, une joie et une fierté intenses. On peut aussi ressentir de l’harmonie, un accomplissement. De même, on peut à la fois être pressé que bébé arrive, et ressentir de l’anxiété, de l’inconfort voire du rejet à cette idée. Même quand on a désiré avoir un enfant, on peut ressentir la grossesse comme inconfortable, pénible. La peur est une émotion fréquente pendant la grossesse : peur de l’inconnu, de ne pas savoir quoi faire, de ne pas être prêt, de ne pas arriver à aimer son bébé, … Il y a aussi des peurs au sujet de l’accouchement et de la douleur. Et tout cela peut varier d’un jour à l’autre ! Beaucoup de futurs parents disent qu’ils ont l’impression de changer sans cesse d’avis, d’envies, de penser à la fois une chose et son contraire. Par exemple avoir peur de l’inconnu, de ne pas y arriver quand bébé sera là, et juste après se sentir serein et confiant. C’est ce qu’on appelle l’ambivalence. Elle n’est pas grave mais elle peut être désagréable, pour soi et pour les autres. Même si cela peut sembler difficile, surtout lorsqu’on a d’autres enfants et le quotidien à gérer, on peut tester quelques pistes pour mieux vivre avec ses émotions et éviter que le stress s’installe. Trouver ce qui nous apaise, et s’autoriser à le faire. On peut rester seul au calme ou, au contraire, prendre du temps en couple ou sortir avec des amis. Limiter les « obligations » que nous nous imposons. En faisant le tri entre ce qui est vraiment important pour nous et ce qui l’est moins, souvent on va pouvoir se redonner du temps, ralentir un peu. Un temps qui peut servir à porter un autre regard, plus apaisé, sur les choses qui nous inquiètent. Être à l’écoute de ses questionnements. Nos doutes, nos craintes, nos peurs, ne sont pas superficiels. Ils méritent notre attention. En étant attentif et attentionné envers soi-même, on peut se découvrir des forces à utiliser pour vivre au mieux avec les émotions de la grossesse. Peu à peu on prend confiance en soi. Si on en ressent le besoin, on peut parler de tout cela avec sa famille, ses amis ou un professionnel. On peut faire appel au médecin ou à la sage-femme qui suit notre grossesse, où en parler pendant les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On peut aussi pousser la porte du centre de PMI pour se confier.
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Dépression prénatale
Au-delà de la déprime passagère ou due aux hormones de grossesse, il y a la dépression : elle se manifeste entre autres par des idées noires, une perte d’appétit, mais aussi un désintérêt pour les choses qui vous importaient auparavant. Plus grave que le petit coup de blues, elle survient à ce moment de votre vie pour une raison précise : cette période particulière peut fragiliser. De nombreuses femmes ressentent des émotions dépressives pendant la grossesse. Dîtes-vous que vous n'êtes pas seule dans cette situation. En effet, vos blessures de l’enfance peuvent remonter à la surface, en faisant ressurgir des traumatismes. Votre histoire personnelle peut ainsi teinter de noir votre grossesse, particulièrement si vous avez déjà vécu un épisode de dépression dans votre vie, à l’adolescence ou à l’occasion d’une rupture. Heureusement, la dépression pendant la grossesse peut être traitée. Ne laissez donc pas la culpabilité ou la honte vous empêcher de demander de l'aide.
Solutions pour améliorer le moral en début de grossesse
Adopter une alimentation saine et équilibrée
Pendant la grossesse, il est essentiel de fournir au corps les nutriments nécessaires pour soutenir à la fois la mère et le développement du fœtus. Cela signifie opter pour des aliments bruts et non transformés. Les céréales complètes, telles que le quinoa, le riz brun et l'avoine, sont riches en fibres et en glucides complexes, fournissant une énergie durable tout au long de la journée. Les acides gras oméga-3, que l'on trouve en abondance dans les poissons gras tels que le saumon sauvage, les sardines et les anchois, sont essentiels pour le développement cérébral du fœtus et peuvent également aider à réduire l'inflammation, améliorant ainsi le bien-être général. En adoptant une approche de "manger deux fois mieux", vous vous assurez de recevoir une gamme complète de nutriments nécessaires pour rester énergiques et en bonne santé. Il est également important de noter que la gestion des portions joue un rôle clé.
Se reposer et prendre soin de soi
Se reposer et prendre soin de soi est essentiel pour une grossesse en bonne santé. Si la fatigue survient, il est tout à fait approprié de ralentir, voire de faire une sieste courte au cours de la journée. Une sieste de 20 à 30 minutes peut suffire à revigorer le corps et à lui permettre de récupérer une partie de l'énergie perdue. Outre les siestes, il est également important de s'assurer d'obtenir un sommeil de qualité la nuit. Aller au lit plus tôt peut être une stratégie efficace pour compenser la fatigue accumulée pendant la journée. En prenant soin de soi et en écoutant les besoins de son corps, les femmes enceintes peuvent mieux gérer la fatigue et éviter de se surmener. La période de la grossesse est une période où il est important de se bichonner et de prioriser son bien-être.
Pratiquer une activité physique douce
Il est essentiel de comprendre que pendant la grossesse, on ne cherche pas à battre des records sportifs ni à viser la performance. Au lieu de cela, l'objectif est de privilégier le bien-être physique et mental. Les activités physiques douces sont recommandées, avec l'approbation préalable d'un professionnel de la santé. Des activités telles que la marche, la natation, le vélo (sur terrain plat et sans risque de chute) et le yoga prénatal peuvent être extrêmement bénéfiques. Ces activités permettent de maintenir une certaine forme physique, de favoriser la circulation sanguine et de renforcer les muscles essentiels pour soutenir le corps en croissance. Même si la fatigue est présente, il est intéressant de noter que l'exercice peut en fait augmenter les niveaux d'énergie à long terme. Après une séance d'activité physique douce, de nombreuses femmes enceintes rapportent une sensation de revitalisation, une amélioration de l'humeur et une augmentation de la confiance en soi. En adoptant une approche douce et équilibrée du sport, vous bénéficiez d'une multitude de bienfaits en tant que femme enceinte pour votre santé physique et mentale. Cependant, il est important de rester attentif aux signaux du corps et de ne pas pousser au-delà de ses limites.
Compléments alimentaires
Opter pour des produits formulés par des professionnels de la santé, tels que des médecins ou des pharmaciens, est une première étape importante. Un autre critère crucial est la composition des compléments alimentaires. Il est essentiel de se tourner vers des produits sans excipient afin d’éviter tout ajout d'ingrédients indésirables ou potentiellement nocifs. Le lieu de fabrication est également un point important à considérer. Une fabrication française offre une plus grande garantie de qualité et de conformité aux normes de fabrication. En ce qui concerne les formes des vitamines et minéraux, il est important de privilégier les formes assimilables par l'organisme. Par exemple, les folates (forme naturelle de la vitamine B9) sont souvent mieux absorbés que l'acide folique synthétique. Cependant, il est crucial de noter que la naturalité ne garantit pas nécessairement la qualité d'un complément alimentaire. Par exemple, le magnésium marin peut sembler naturel, mais son assimilation peut être médiocre. Il est recommandé d'éviter les formules de multivitamines et minéraux avec du fer intégré. Le fer est essentiel pendant la grossesse pour éviter l'anémie, mais sa consommation doit être gérée avec précaution. Des doses excessives de fer peuvent avoir des effets pro-oxydants et causer des problèmes de digestion. De même, il est préférable d'éviter les formules de multivitamines avec des oméga-3 intégrés. Les oméga-3 sont des acides gras essentiels bénéfiques pour la santé, mais ils sont sensibles à l'oxydation. Intégrer des oméga-3 dans un complément alimentaire peut entraîner une perte de leurs bienfaits en raison de l'oxydation. Lors de votre choix, assurez-vous que les apports en vitamines et minéraux sont cohérents avec les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES). Pendant la grossesse, les besoins en fer connaissent une augmentation significative, en particulier au deuxième et au troisième trimestre. Le fer est essentiel pour la formation des globules rouges et le transport de l'oxygène dans tout le corps, y compris vers le fœtus en développement. Malheureusement, de nombreux compléments alimentaires de fer remboursés peuvent être mal assimilés par le corps et causer des problèmes de tolérance digestive tels que ballonnements, mal de ventre, constipation et selles noires. Une alternative efficace pour soutenir les apports en fer pendant la grossesse est d'opter pour des formes de fer naturelles et bien assimilées. La spiruline, une algue bleu-vert riche en fer, est une option à considérer. Un autre choix intelligent est d'opter pour le bisglycinate de fer, une forme de fer liée à deux molécules de glycine, ce qui facilite son absorption et réduit les effets secondaires digestifs. Le magnésium joue un rôle crucial pendant la grossesse en aidant à maintenir un équilibre musculaire, nerveux et hormonal optimal. Les besoins en magnésium peuvent augmenter pendant la grossesse, car le corps travaille davantage pour soutenir le développement du fœtus et s'adapter aux changements physiologiques. Si vous ressentez des crampes musculaires, des paupières qui tressautent, un ventre dur et des contractions, il est possible que vous ayez une carence en magnésium.
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Techniques de relaxation et gestion du stress
Depuis le début de votre grossesse vous vous sentez particulièrement stressée ? Pas de panique, vous n’êtes pas la seule. Le stress pendant la grossesse est quelque chose de courant. En première intention, explorez toutes les possibilités pour lutter contre ce stress grâce à des méthodes naturelles. 1. Que ce soit pendant la grossesse ou non, il est toujours conseillé d’avoir une alimentation équilibrée. Un bon apport en magnésium, via des noix, des amandes ou des lentilles par exemple, agit comme « anti-stress » sur l’organisme. Il est conseillé également de limiter le sucre raffiné ou les aliments à index glycémique élevé : ils favorisent les baisses d’énergie, de moral et font fluctuer l’humeur. 2. Lors de la grossesse, il est tout à fait possible et même conseillé de continuer ou de commencer une activité physique ! Cela vous permettra de vous sentir mieux physiquement et mentalement. De plus, la sécrétion d’endorphines, des hormones du bien-être, lors de l’activité, permet de réduire le stress. Attention, néanmoins, il est important d’avoir l’avis de votre médecin pour être sûre que dans votre cas l’activité physique n’est pas une contre-indication. Si le médecin donne son approbation, vous pouvez vous mettre à la marche, à la natation ou encore au yoga. Ces pratiques sont parfaites pour la femme enceinte, elles vous permettent de maintenir une activité tout en évitant les risque de chutes ou de traumatismes. En plus de réduire votre stress, elles peuvent prévenir ou soulager les douleurs liées à la grossesse. 3. Comme évoqué précédemment, le yoga est idéal pour réduire le stress. Lors de la grossesse, il faut adapter les séances de yoga ou privilégier le yoga prénatal. En complément, vous pouvez consulter un sophrologue ou un hypnothérapeute qui vous permettront notamment d’accueillir toutes vos émotions, de les comprendre et ainsi de vous apaiser. Je vous conseille également de pratiquer des exercices de méditation. Quand vous avez un temps libre, que ce soit au réveil, au fil de la journée ou avant de vous coucher, vous pouvez pratiquer ces exercices qui vous permettront de vous recentrer sur vous, vos émotions et vous aideront à gérer votre stress. Les méditations peuvent durer le temps que vous souhaitez. Il vaut mieux privilégier 5 min de méditation, par ci par là, que de vous contraindre à en faire une très longue. 4. L’homéopathie peut vous accompagner tout au long de votre grossesse et même après votre accouchement. 5. Les fleurs de Bach et notamment la gamme “rescue” peuvent être utilisées pendant la grossesse. Vous pouvez prendre 4 gouttes directement sous la langue, 4x/jour. 6. La mélisse : cette plante possède une action sédative douce sur le système neuro-végétatif. Elle permet de calmer le stress, les insomnies légères et améliore l’humeur. Il est conseillé de faire infuser une dizaine de feuilles fraîches pendant 10 min dans 150 ml d’eau. L’aubépine : cette plante permet de lutter contre la nervosité, les palpitations (apaise le système cardiaque) et possède une légère action sédative générale. Vous pouvez faire infuser 10g de fleurs séchées dans 1l d’eau pendant 10-15min. 7. En aromathérapie, l’huile essentielle de lavande vraie est connue pour ses vertus calmantes, apaisantes, anxiolytiques. Elle permet donc de diminuer le stress et de lutter contre les insomnies, l’irritabilité, l’anxiété et la tachycardie. Elle peut être utilisée pendant la grossesse et l’allaitement en usage externe, en respectant bien les consignes d’application pour éviter toute complication. 8. L’ostéopathie accompagne les patients à tous les âges et étapes de la vie. Le but de l’ostéopathe est de trouver l’origine de votre stress pour mieux comprendre les répercussions qu’il peut avoir sur vous. Le thérapeute vient alors agir à l’origine du stress en travaillant sur le système hormonal. Grâce à des techniques crâniennes, l’ostéopathie peut permettre une régulation des hormones du stress et donc la diminution de ce dernier ainsi qu’une amélioration de l’humeur. De plus, lors de votre prise en charge, l’ostéopathe est à votre écoute. Vous pouvez évoquer avec lui les raisons de votre stress sans aucun jugement de sa part. Il peut également vous donner des conseils tels que des exercices méditatifs, comme je vous l’ai évoqué précédemment, ou encore vous conseiller d’autres thérapies complémentaires pouvant vous aider tout au long de la grossesse. N’hésitez pas à essayer plusieurs solutions naturelles contre le stress et à trouver ce qui fonctionne le mieux chez vous !
Rechercher un soutien social
Les femmes enceintes qui se sentent isolées, sans un réseau de soutien solide, sont plus susceptibles de ressentir de la dépression. Le manque de relations sociales peut entraîner un sentiment de solitude. D’autre part, les conflits familiaux, que ce soit avec le partenaire, les parents ou d'autres proches, peuvent provoquer un stress émotionnel intense. Une grossesse peut devenir une période extrêmement complexe et éprouvante pour certaines femmes, les rendant plus vulnérables à la dépression.
Rencontrer d'autres femmes enceintes peut être une excellente façon de se sentir moins seule et de partager ses expériences. L'application YooMum! va vous y aider ! Grâce à cette application de rencontres entre futures et jeunes mamans, vous allez pouvoir faire de belles rencontres ! Que vous ayez besoin d’un conseil, d’une nounou, d’une poussette ou de jouets de seconde main ? La communauté vous aidera à trouver une réponse à deux pas de chez vous. Il suffit de demander ! Et ce n'est pas tout ! Sur YooMum!, vous pourrez aussi partager et découvrir de bonnes adresses qui vous simplifieront la vie. Des boutiques de jouets, aux hôtels adaptés aux enfants, en passant par les restaurants sympas, les librairies pour les tout-petits, ou encore les musées pour artistes en herbe… Vous profiterez du premier city guide collaboratif fait par les mamans, pour les mamans !Cette application de rencontres entre mamans vous aidera à rencontrer des personnes qui vivent certainement les mêmes situations que vous !
Parler de ses émotions et demander de l'aide professionnelle
Lorsqu'une femme enceinte commence à ressentir les premiers signes de déprime, il est impératif de réagir rapidement. Le suivi médical régulier est de ce fait essentiel pour surveiller l'état émotionnel de la future mère et détecter tout signe précoce de dépression. Les professionnels de la santé doivent encourager ouvertement les femmes enceintes à parler de leurs émotions et de leurs préoccupations. Parfois, la simple expression des sentiments peut déjà apporter un soulagement significatif ! Il ne faut également pas avoir honte de parler de ses émotions et de ses sentiments lorsque l’on est enceinte.
Si tout vous laisse à penser que vous souffrez de dépression, se faire aider est indispensable. Il ne faut pas prendre vos vagues à l’âme à la légère, surtout que cela peut jouer sur la période postnatale, quand bébé sera né. Mieux vaut donc essayer d’améliorer votre état avant la naissance. N’hésitez pas à en parler au personnel soignant ou à votre médecin gynécologue et à demander le nom d’un psychologue afin d’entamer un travail personnel. Ce n’est pas une démarche facile, mais elle est nécessaire pour aller vers un mieux-être. Le rôle du soutien social: La présence d'un soutien social solide peut jouer un rôle crucial dans votre rétablissement de la dépression pendant la grossesse. Parlez ouvertement de vos sentiments avec votre partenaire, votre famille ou vos amis proches. Leur compréhension et leur soutien peuvent vous aider à traverser cette période difficile. Et surtout, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé mentale qui pourra vous offrir les conseils et les traitements appropriés pour vous aider à surmonter la dépression. Ne culpabilisez pas et n’ayez pas honte d’avoir besoin d’aide : vous n’avez pas décidé d’aller mal ! Il existe des solutions pour aller mieux. Et puis rassurez-vous, cela ne veut pas dire que vous n’aimerez pas votre bébé ou que vous aurez du mal à tisser un lien avec lui.
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Quand les signes de dépression pendant la grossesse deviennent sérieux, le recours à un traitement médical peut s'avérer nécessaire. Les professionnels de la santé peuvent recommander des traitements adaptés, sans risque pour la femme enceinte, tout en tenant compte des besoins de l'enfant à naître. Contrairement aux idées reçues, la prise d’antidépresseurs n’est en effet pas totalement contre-indiquée pendant la grossesse. Votre médecin pourra vous prescrire par exemple des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).
Impact des émotions de la mère sur le bébé
Plusieurs études se sont penchées sur la question de savoir si le bébé ressent nos émotions. Elles ont révélé que les émotions de la mère pendant la grossesse ont un impact significatif sur la santé future et le comportement de son bébé, que ces émotions soient positives ou négatives. Plus précisément, les enfants dont les mères ont été exposées à des niveaux élevés de stress en fin de grossesse, en particulier au troisième trimestre, présentaient plus de troubles comportementaux et émotionnels à l'âge de six ans que les autres enfants. Le mécanisme derrière cette influence réside probablement dans les niveaux élevés de cortisol, l'hormone du stress, chez la mère pendant les périodes critiques.
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