L'interruption volontaire de grossesse (IVG), bien que légale et accessible dans de nombreux pays, demeure un sujet complexe et délicat, tant sur le plan éthique que psychologique. Cet article se propose d'explorer les potentielles conséquences psychologiques de l'avortement, en particulier le lien entre l'IVG et les idées suicidaires, en s'appuyant sur des études et des témoignages.

L'IVG : un acte aux multiples facettes

L’IVG n’est pas un acte anodin dans la vie d’une femme. L'avortement, en tant qu'interruption artificielle d'un cycle biologique conduisant normalement à la naissance d'un enfant, peut avoir des conséquences psychologiques importantes. En France, selon la DRESS, chaque année, entre 215 000 et 230 000 interruptions volontaires de grossesse sont réalisées.

Méthodes d'avortement

L’avortement par aspiration est la méthode la plus souvent utilisée entre la 8e et 12e semaine de grossesse. À partir de ce stade, l’avortement médicamenteux devient problématique et souvent contre-indiqué. L’intervention chirurgicale peut se faire sous anesthésie locale ou générale. L’option retenue est faite en accord avec le médecin anesthésiste qui doit prendre en compte les risques respectifs des deux options.

Comme pour un examen gynécologique, le vagin est d’abord élargi à l’aide d’un spéculum. Ensuite, le col de l’utérus (canal cervical) est dilaté avec des tiges en métal ou en plastique (dilatateur, bougie). Cette dilatation est douloureuse. Aussi, une anesthésie générale (ou locale par des injections autour du col) est indispensable. La canule reliée à un appareil aspirateur est introduite par le col. Le fœtus est alors aspiré par la canule. Souvent, la paroi de l’utérus est « contrôlée » avec une curette (instrument en forme de petite cuillère) et d’éventuels résidus du fœtus sont évacués. L’intervention se fait nécessairement dans une clinique médicale disposant des installations et du personnel nécessaires.

Une visite de contrôle doit intervenir impérativement entre 2 et 3 semaines après l’intervention chirurgicale. Elle permet de s’assurer qu’il n’existe pas de complication.

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Conséquences psychologiques : du soulagement à la détresse

Au sentiment premier de libération ou de soulagement d’avoir trouvé « une solution » au problème, succèdent généralement assez rapidement des sentiments de regret, de culpabilité, voire de détresse. Des troubles, recueillis sous le nom de Syndromes Post-abortif (expression utilisée pour la première fois par le Dr Vincent Rue, directeur de l’institute of Post Abortion Recovery, à Portsmouth dans le New Hampshire) apparaissent, parfois assez rapidement. Ce syndrome est classé parmi les stress post-traumatiques (donc issus d’un évènement psychologiquement traumatique).

L’analyse de ces troubles permet de mettre en évidence plusieurs symptômes liés à l’avortement : larmes, impression de vide, perte de l’estime de soi, sentiment d’échec, de culpabilité, irritabilité, troubles de l’appétit, anxiété, insomnies, cauchemars, dépression, perte de libido, troubles sexuels, capacité moindre à aimer, à se soucier des autres, détresse morale, détresse psychique, voire suicidaire.

Quelques chiffres issus d’une étude de l’Elliot Insitute pour illustrer certains de ces troubles :

  • 8 semaines seulement après leur avortement :

    • 44% de femmes se plaignent de désordre nerveux
    • 36% de femmes se plaignent de troubles du sommeil
    • 31% de femmes regrettent leur décision
  • 5 années après :

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    • 25% des femmes ont eu recours à un psychiatre contre 3% en temps normal
    • 60% des femmes qui ont des séquelles post avortement ont des idées suicidaires et 28% font une tentative de suicide
  • Divorce et problèmes chroniques de relations :

    • 60 à 70% des couples se séparent après un avortement

Chaque femme réagit différemment à l’avortement, en fonction de son histoire, de ses blessures, de la réalité de sa vie conjugale. Il n’y a pas vraiment de règles sur le sujet. Toute grossesse établit un lien biologique très précoce entre la mère et l’embryon et toute perte embryonnaire ou fœtale nécessite un détachement, qui s’accomplit lors du processus de deuil. En réalité, très rares sont les femmes que l’IVG laissent indemnes. Même si elle est enfouie au plus profond du cœur et du corps et que beaucoup ne laissent rien transparaître, la blessure est pourtant toujours là, un rien suffit à la rouvrir, un événement anodin. Beaucoup de femmes s’interdisent de nommer leur souffrance et d’en parler. Elles considèrent qu’ayant décidé librement d’avorter, elles doivent assumer seules ce choix et préfèrent se protéger en se murant dans le silence. Ainsi on peut s’enfermer sur son mal-être, enfouir ses problèmes et ne plus vivre mais survivre comme on peut.

Le lien entre IVG et idées suicidaires : une réalité complexe

Plusieurs enquêtes américaines ont établi un lien entre avortement et dépression. En 2021, une étude belge publiée dans la revue Louvain médical a établi que si 25 % des femmes ont vécu leur IVG « en toute sérénité sans aucune suite négative », une proportion identique présente des signes de détresse majeure plus d’un an après avoir avorté. Des chercheurs ont évalué le risque suicidaire chez les femmes ayant subi un avortement.

Une étude [1] publiée par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie dans le Journal de la société médicale américaine de psychiatrie (JAMA, Décembre 2022) et relayée dans les médias français indique que “le taux de suicide chez les femmes en âge de procréer augmente significativement lorsque l’accès à l’IVG est restreint ou aboli”. En revanche ils inscrivent leur recherche dans le prolongement de l’étude Turnaway selon laquelle les femmes exclues de l’avortement, parce qu’hors délai, seraient plus stressées et plus anxieuses que les femmes ayant pu avorter. En s’appuyant sur une période de 1974 à 2016, les auteurs ont ainsi analysé les taux de suicide avant et après le vote de réglementations ciblant les cliniques d’avortement, et ont observé “un taux annuel de suicide 5,81 % plus élevé que dans les années précédant l’application de ces réglementations”.

Critique de certaines études

Il est important de noter que certaines études établissant un lien direct entre l'IVG et le risque suicidaire sont critiquées pour leur méthodologie. Par exemple, l'étude de l'Université de Pennsylvanie a été remise en question en raison de son modèle simplificateur et de l'utilisation de variables contestables.

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L'importance de l'accompagnement

Il est donc important de se donner le droit de parler, de pleurer, d’exprimer les sentiments qui se bousculent, même s’ils sont contradictoires. S’autoriser à dire ce qu’on a sur le cœur : sa peine, ses doutes, sa colère envers son conjoint, ses parents, son sentiment de culpabilité… Oublier ? Ce ne sera jamais totalement possible. Mais il est possible d’apprivoiser cet évènement, de vivre avec et de s’apaiser progressivement. Ce chemin de soulagement intérieur est souvent balisé par plusieurs étapes, repérées par les psychologues :

  • Sortir du déni : reparler de cet avortement, de ce qui s’est passé.
  • Accepter et exprimer son ressenti, même déplaisant, oser écouter la diversité des émotions qui habitent son cœur, les nommer et avancer sans crainte sur ce champ de bataille… qui parasite peut-être tout un pan de sa vie.
  • Reconnaître l’importance de l’acte commis, penser à cette vie interrompue pour pouvoir faire le deuil de cet enfant en lui redonnant sa propre place dans sa vie… et pourquoi pas un nom, « son » nom puisqu’il a existé.
  • Enfin, et surtout: se pardonner à soi-même !

Sandra Dubi, psychologue de formation devenue pasteur, accompagne de nombreuses femmes confrontées à ces difficultés. Elle remarque que la plupart ne font pas le lien entre leur état dépressif et l’avortement qu’elles ont subi, en raison d'un mécanisme de défense, le déni ou le refoulement.

Témoignages

Des femmes touchées par le syndrome post-avortement partagent leur expérience et demandent une meilleure information sur ce phénomène. « Je me suis sentie mourir. Puis j’ai sombré dans la dépression avec des idées suicidaires. » Fabienne*, la trentaine, a avorté il y a neuf ans. Une expérience traumatisante qu’elle relate aujourd’hui la voix tremblante et les yeux brouillés de larmes. « Mon compagnon était opposé à l’idée de garder l’enfant, alors je suis allée au planning familial pour des conseils. Là-bas, on m’a dissuadée de le garder en me disant que je n’avais pas les moyens de l’élever, que tout serait compliqué, et je n’ai pas résisté.

Marie*, 57 ans, a subi un avortement par aspiration à l’âge de 22 ans. « Je l’ai vécu comme un viol, lâche cette jolie brune, aujourd’hui mère de quatre enfants. Il y a un vrai décalage entre ce qu’on nous dit et le réel vécu. Pendant vingt ans, j’ai connu des épisodes dépressifs et, à chacune de mes grossesses, je rêvais que je découpais mon enfant avec un couteau. Mes relations avec mon fils aîné ont été compliquées car je doutais de ma capacité à être mère. »

Véronique*, 38 ans, n’a jamais parlé à personne de l’avortement qu’elle a subi à l’âge de 18 ans. Enceinte après sa première relation sexuelle, elle a voulu « assumer les conséquences de ses actes » mais le père de l’enfant l’a convaincue d’avorter. « Je suis allée à l’hôpital. J’ai dit que ce n’était pas ma volonté première mais que je le faisais quand même et à aucun moment on ne m’a proposé une alternative. Le 27 mai 2005, j’ai pris un cachet. J’ai attendu dans une chambre pendant deux jours qu’il fasse effet. Depuis, je ne peux plus entrer dans un hôpital sans être angoissée. Aujourd’hui, mon enfant aurait 19 ans. “C’est mon corps, c’est mon choix”, ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai vécu. »

Delphine* s’étonne : « Pour la moindre opération chirurgicale, on nous prévient des risques et des effets secondaires possibles, pas pour l’avortement.

Le tabou et le manque d'information

Fabienne, Marie, Véronique et Delphine font partie de ces femmes qui ont subi les séquelles d’un avortement, un phénomène dont l’ampleur reste méconnue, faute de recherches suffisantes sur ce sujet encore tabou. « L’IVG est systématiquement présentée sous le même angle : un acte banal sans conséquence qui libère la femme, et un droit fondamental conquis de haute lutte qu’il faut défendre car il serait menacé. S’intéresser aux éventuelles séquelles qu’il pourrait provoquer va à l’encontre du discours dominant et est considéré comme une tentative de remise en cause de l’IVG », analyse une psychologue spécialisée dans l’accompagnement post-IVG qui préfère rester anonyme.

Le sondage Ifop pour le planning familial mené en juillet 2024 auprès de femmes ayant eu recours à un avortement est à cet égard éclairant : aucune question ne leur a été posée sur leur état psychologique ou physiologique après leur IVG. Il y a certes la mention d’un « soutien psycho-social pour gérer les aspects émotionnels », dont la mise en place est évoquée pour faciliter l’accès à l’avortement. Un tabou qui enferme des femmes dans un silence douloureux, empêchant ainsi toute chance de guérison.

L'évolution des discours et des lois

Le débat utilise les mots « droit » et « choix », mais ignore largement la vulnérabilité dans laquelle sont plongées une partie des femmes qui ont recours à l’avortement et qui appellent tout simplement à l’aide. Elles relatent une grande violence et comprennent mal qu’elle ne soit pas considérée, cinquante ans après le vote de la loi Veil. Car, au départ, en 1975, les rédacteurs de la loi étaient conscients des potentielles séquelles, et Simone Veil elle-même déclarait à la tribune de l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, que « les deux entretiens […] ainsi que le délai de réflexion de huit jours qui lui sera imposé, ont paru indispensables pour faire prendre conscience à la femme de ce qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu’il convient d’éviter à tout prix ». Accompagnement dont le caractère obligatoire a disparu par la suite, en raison d’une évolution du concept de « délit » qui inquiète parfois les médecins eux-mêmes, empêchés de faire cette prévention.

Parmi eux, une élue centriste ayant vécu douloureusement son avortement a été choquée d’apprendre que le site ivg.gouv.fr comportait la mention suivante : « Parmi les idées reçues qui circulent autour de l’IVG, on retrouve fréquemment l’existence d’un syndrome post-avortement. Sur internet, les milieux anti-IVG propagent très largement l'idée qu'il existerait un syndrome post-abortif, chez les femmes qui ont avorté. Or les grandes revues médicales : ce syndrome n'existe pas. Mais il s'encastre dans l'histoire longue et dramatisante de nos représentations sur l'avortement.On lit parfois, qu'il existerait un syndrome post-avortement chez les femmes après avoir eu recours à une IVG. Ce "syndrome" circule amplement, notamment sur internet et les réseaux sociaux, et a pris de l'ampleur depuis son apparition, à l'échelle internationale, au début des années 2000. Risques physiques et surtout risques psychiques : les femmes qui entreprendraient d'interrompre une grossesse non désirée s'exposeraient à des séquelles, selon les entrepreneurs qui font vivre abondamment l'idée de ce syndrome, en vidéo ou sur des sites web dédiés : perte de l’estime de soi, troubles alimentaires, troubles du sommeil, dépression, pensées suicidaires… tout cela viendrait de la culpabilité des femmes à avoir avorté. C'est au tournant des années 2000 que la rhétorique anti-IVG a changé de pied. D'abord construite autour de l'humanisation des fœtus, empreinte de valeurs chrétiennes, et l'impératif qu'il y aurait à défendre un "enfant à naître" contre l'avortement dépénalisé depuis 1975, a mué. Et ce sont désormais les femmes qu'il faudrait protéger, dans cette rhétorique avortement, et les empêcher de se saboter en avortant, au risque de vivre une expérience traumatique. Cette bascule de l'argumentaire anti-IVG intervient quand les milieux anti-avortement se coulent dans les questions d'égalité hommes-femmes, et la défense des droits humains. Alors qu'en faitLe syndrome post-abortif, tel qu'il est décrit par ces réseaux qui se disent "pro-vie" et qu'on peut aussi appeler "anti-choix", n'existe pas. Les grandes revues médicales, en psychiatrie tout particulièrement, sont en effet formelles, comme le rappelaient déjà en 2014 les chercheuses Marie Mathieu et Lucille Ruault : ce syndrome n'a aucune existence attestée par la communauté scientifique, n'en déplaise à sa longévité virale. Mais si l'idée que l'avortement serait forcément dramatique, et que les femmes pourraient bien ne pas s'en remettre, a prospéré, c'est qu'elle s'enracinait dans une représentation plus longue, et plus partagée, de l'IVG. Qui va bien au-delà des réseaux militants contre l'avortement. Cette représentation de l'IVG comme un acte "pas anodin", et même "toujours un drame", est en effet une histoire ancienne, autant que durable. En novembre 1974, quand Simone Veil, ministre de la Santé, s'exposait à la violence aiguë des députés en soutenant son projet de loi de dépénalisation de l'avortement devant l'Assemblée qui allait changer l'histoire, elle ne disait ainsi pas autre chose - comme le montre l'intégralité de son discours consultable ici ou encore là : Pour voir ce contenu, acceptez les cookies. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. À l'époque, il n'est pas question pour la société "d'encourager" les femmes à avorter, précise bien Simone Veil, qui précise que “l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue”. Car l'avortement, dit-elle, depuis "sa conviction de femme", "c'est toujours un drame et cela restera toujours un drame". La loi passera et entrera en vigueur le 17 janvier 1975 (à l’essai d’abord, puis définitivement), et dans le texte, on retrouvera cette idée que l’IVG qu’on confie aux médecins avant les 10 semaines de grossesse à l’époque, est seulement destinée aux "femmes s’estimant en situation de détresse"… et c'est seulement en 2014 qu'on supprimera, dans la loi, cette condition de détresse des femmes. En 2022, tandis qu'il présentait son programme pour un nouveau quinquennat, Emmanuel Macron s'était engagé à ne pas revenir sur le droit des femmes à l'IVG désormais possible jusqu'à 14 semaines de grossesse… mais avait déclaré à son tour : "C’est un droit, mais c’est toujours un drame pour une femme". Or ce que montrent des chercheuses comme Marie Mathieu, ou Laurine Tizzy, qui a en particulier enquêté en ethnographe auprès de centres d'orthogénie où l'on reçoit les femmes pour qu'elles avortent, c'est que les femmes, elles, sont loin de toutes raconter leur geste comme un drame et ses conséquences comme un trauma. Et si elles pleuraient, encore faudrait-il peut-être leur demander pourquoi elles pleurent, et de quoi elles souffrent, alors qu'elles s'apprêtent à interrompre une grossesse non désirée : absence du compagnon, rupture amoureuse, complications matérielles pour s'organiser pour avorter, culpabilisation par l'entourage… sont autant de causes possibles d'un chagrin qui trouverait à s'exprimer au moment où elles font la démarcher d'avorter - sans le vivre nécessairement comme un drame. Sauf que la culpabilité présumée des femmes ne s'enracine pas seulement dans les racines chrétiennes d'une pensée de l'avortement, mais aussi dans le discours de la "clinique de l'avortement", en psychanalyse, comme le montre par exemple la psychanalyste Laurie Laufer, qui rappelle que tout un pan de la psychanalyse a facilement dessiné un continuum entre infanticide et crime psychique.

L'importance de la recherche et de l'information

Il est crucial de poursuivre les recherches sur les conséquences psychologiques de l'IVG, afin de mieux comprendre les facteurs de risque et de proposer un accompagnement adapté aux femmes qui en ont besoin. Il est également essentiel de lutter contre le tabou qui entoure ce sujet, afin de permettre aux femmes de parler librement de leur expérience et de trouver le soutien dont elles ont besoin.

Les risques associés à l’IVG

Les risques associés à l’IVG sont souvent méconnus et parfois passés sous silence. Ils sont pourtant réels et peuvent changer radicalement la vie d’une femme. Plusieurs chercheurs, américains notamment, se sont penchés sur le sujet.

  • Augmentation significative : Une étude américaine (Cougle et al., 2003) montre une augmentation de 65 % du risque de dépression chez les femmes ayant subi une IVG, indépendamment de l’âge, de l’origine ethnique, de l’éducation, du statut matrimonial, du revenu ou des antécédents psychiatriques.
  • Grossesse non désirée : Le risque reste élevé même pour les IVG motivées par une grossesse non désirée.
  • Toxicomanie et alcoolisme : Le risque de toxicomanie et d’alcoolisme est multiplié par 5 chez les femmes post-IVG, même sans antécédents (Reardon & Ney, 2000).
  • Contrainte : 64 % des femmes rapportent avoir subi des pressions de leur entourage pour avorter (Rue et al., 2004). 2/3 des IVG impliquent une forme de contrainte.
  • Manque d’information : 67 % des femmes américaines déclarent ne pas avoir été informées, 84 % n’ont pas reçu de conseils adéquats, et 79 % n’ont pas été informées des alternatives (Rue et al., 2004).

Les études convergent vers une augmentation significative des risques psycho-comportementaux post-IVG, incluant dépression, stress post-traumatique, anxiété, troubles du sommeil, toxicomanie, comportements suicidaires, troubles alimentaires et instabilité relationnelle. Ces risques sont amplifiés par des facteurs comme la contrainte, le manque d’information et les avortements répétés.

Conclusion

L'avortement est une décision personnelle complexe qui peut avoir des conséquences psychologiques importantes. Si certaines femmes vivent cette expérience sans difficulté, d'autres peuvent souffrir de troubles tels que la dépression, l'anxiété et, dans certains cas, des idées suicidaires. Il est essentiel de briser le tabou qui entoure ce sujet et de proposer un accompagnement adapté aux femmes qui en ont besoin. Il est important que les femmes soient pleinement informées des risques potentiels de l'IVG et qu'elles aient accès à un soutien psychologique adéquat avant et après l'intervention.

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