De nombreux couples rêvent d'influencer le sexe de leur futur enfant. Au fil des siècles, diverses méthodes, allant des croyances populaires aux approches scientifiques, ont été proposées. Cet article explore ces différentes options, en distinguant les faits avérés des idées reçues.
Le déterminisme génétique : la base biologique
Le sexe de l'enfant est déterminé dès la fécondation. Chaque être humain possède 46 chromosomes, répartis en 23 paires. Parmi ces chromosomes, une paire, les chromosomes sexuels, joue un rôle crucial. La mère transmet toujours un chromosome X, tandis que le père transmet soit un chromosome X (donnant une fille, XX), soit un chromosome Y (donnant un garçon, XY). C'est donc le spermatozoïde du père qui détermine le sexe de l'enfant.
Les spermatozoïdes X et Y : quelques différences
Les spermatozoïdes X et Y présentent quelques différences, bien que subtiles. La théorie la plus connue, la méthode Shettles, suggère que les spermatozoïdes Y seraient plus rapides mais moins résistants que les X. Des différences existent à l’échelle cellulaire, mais elles sont faibles et variables d’un homme à l’autre. Le milieu vaginal, la glaire cervicale, la numération et la motilité modifient fortement la compétition entre spermatozoïdes.
Mythes et méthodes non prouvées
De nombreuses méthodes sont proposées pour influencer le sexe de l'enfant, mais leur efficacité n'est pas scientifiquement prouvée.
Le régime alimentaire : une influence controversée
Depuis les années 1970, le Pr Stolkowski a mis en place un régime alimentaire pour les futures mamans permettant d’avoir, au choix, un petit garçon ou une petite fille. Cette méthode a, par la suite, été mise en lumière par le Dr François Papa. Selon le professeur, la consommation de certains aliments pourrait modifier les sécrétions vaginales et influencer ainsi la progression des spermatozoïdes. Ce régime alimentaire reposerait ainsi sur les modifications de l’équilibre acido-basique provoquées par certains sels minéraux. Le régime du Dr Papa suggère qu’une alimentation riche en sels minéraux spécifiques influencerait le sexe. Pour un garçon, privilégiez potassium et sodium. Pour une fille, optez pour magnésium et calcium.
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Cependant, Israël Nisand, le président du collège national des gynécologues français, assure que rien de scientifique ne confirme une quelconque influence, ou très peu, de l'alimentation et de l'ovulation sur le sexe du bébé. De plus, six mois d'un régime très salé (pour qui veut un garçon) n'est pas anodin chez une femme ayant tendance à l'hypertension !
Une application, MyBuBelly, basée sur une méthode naturelle promet aux parents d'influer sur le sexe de leur futur bébé. Elle revendique un taux de réussite de 90 %. L'application française de coaching en préconception MyBuBelly assure pouvoir influer naturellement sur le sexe des bébés. Sa méthode : agir sur l'alimentation des futures mères et jouer sur le moment de l'ovulation. Des affirmations qui divisent dans le milieu médical alors que certains médecins appuient les résultats de l'application. MyBuBelly cible le pH vaginal de la femme qui, selon l'application, joue un rôle dans le choix du spermatozoïde, porteur du chromosome X ou Y déterminant le sexe du bébé, dans la course vers l'ovule. Pour obtenir une fille, il faudrait ainsi avoir un pH acide, en mangeant principalement des produits laitiers et des légumes verts par exemple. Pour un garçon, le pH alcalin serait requis et nécessiterait de surtout manger de la viande et des bananes, entre autres.
La méthode Shettles : le timing des rapports
La méthode Shettles propose un timing précis. Pour un garçon, privilégiez le jour de l’ovulation. Pour une fille, optez pour 2-3 jours avant. Cette approche se base sur la vitesse différente des spermatozoïdes X et Y. Si l'on veut un garçon, le spermatozoïde qui féconde l'ovule doit être Y. Sachant que les Y sont plus rapides mais qu'ils meurent plus vite que les X, la date du rapport sexuel doit se rapprocher le plus possible de celle de l'ovulation. Pour une fille, il faut un spermatozoïde X, par définition plus lent mais aussi plus résistant.
Cependant, cette méthode n'a pas su apporter la preuve scientifique de son efficacité. De plus, selon une étude publiée dans le British Médical Journal, la période de fertilité des femmes débuterait avant le 10e jour du cycle et se poursuivrait au-delà du 17e jour, ce qui complique les calculs !
Autres méthodes : positions, calendriers et superstitions
D'autres méthodes, souvent basées sur des croyances populaires, sont proposées :
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- Positions sexuelles: Certaines positions sont censées favoriser la conception d'un garçon ou d'une fille.
- Calendriers: Des calendriers, comme celui de Roberte de Crève-Cœur, proposent des jours "roses" pour les filles et des jours "bleus" pour les garçons.
- Superstitions: Diverses superstitions existent, comme attendre que le vent du nord souffle pour avoir un garçon, ou manger l'utérus d'une lapine pour une fille.
Aucune de ces méthodes n'a été scientifiquement prouvée.
Méthodes médicales : tri des spermatozoïdes et DPI
Actuellement, les seules méthodes scientifiquement prouvées ne sont réalisables qu'à l'étranger.
Tri des spermatozoïdes
Aux Etats-Unis, il existe la possibilité de trier les spermatozoïdes, selon qu'ils portent le chromosome X ou Y. Cette méthode a des taux d’efficacité variables et nécessite un encadrement spécialisé.
Diagnostic préimplantatoire (DPI)
Le seul moyen fiable à 100 % est le diagnostic préimplantatoire, une méthode de sélection interdite en France hormis à but thérapeutique. Le DPI couplé à la FIV. Cette méthode a des taux d’efficacité variables et nécessite un encadrement spécialisé.
Risques et recommandations : la FIV/DPI comporte des contraintes médicales, financières et éthiques. Les régimes stricts peuvent nuire à la santé si non supervisés. La sélection non thérapeutique du sexe est encadrée par la loi en France et souvent limitée à des indications médicales. Consultez un spécialiste en médecine de la reproduction avant toute démarche.
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Fertilité et conception
Pour maximiser tes chances de tomber enceinte, il est crucial de bien comprendre ton cycle menstruel. Car oui, je sais, personne ne nous l’enseigne à l’école, mais tu n’es pas fertile tout le temps et tu ne peux pas tomber enceinte à n’importe quel moment du cycle. Pour faire simple, le cycle menstruel est divisé en 4 phases : la phase menstruelle ; la phase préovulatoire ; l’ovulation ; et la phase prémenstruelle. La phase qui nous intéresse quand on est en désir d’enfant, c’est l’ovulation. C’est un moment clé pour la conception. Elle se produit généralement au milieu du cycle si tu as des cycles réguliers. Mais elle varie beaucoup si tes cycles sont plutôt irréguliers (c’est pourquoi apprendre à la repérer est important, j’y reviens après).
Quand faire l’amour pour tomber enceinte
Cependant, il n’est pas nécessaire d’attendre le jour exact de l’ovulation pour avoir des rapports sexuels pénétratifs dans l’optique de tomber enceinte. En réalité, les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 5 jours dans ton corps. Ainsi, avoir des rapports sexuels dans les jours précédant l’ovulation (en fin de phase préovulatoire donc) peut également être efficace. Le meilleur moment pour concevoir un bébé se situe donc dans la fenêtre fertile, qui comprend les 5 jours (environ) précédant l’ovulation et le jour même de l’ovulation.
Repérer l’ovulation
Pendant ta période fertile, la glaire cervicale devient plus abondante, plus claire et plus élastique, semblable à du blanc d’œuf cru ou du gel d’aloe vera. Ce changement facilite le déplacement des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus jusqu’à l’ovule. Essaye alors de repérer cette glaire filante lorsque tu veux tomber enceinte, c’est le moment de faire l’amour avec ton partenaire.
Conseils pratiques pour augmenter les chances de concevoir
- Surveiller ton cycle: Note les changements que tu observes dans ta glaire cervicale et autres symptômes d’ovulation qui peuvent être récurrents chez toi.
- Avoir des rapports sexuels pénétratifs réguliers: Plutôt que de cibler uniquement le jour de l’ovulation, essaie d’avoir des rapports sexuels réguliers au début de ton cycle.
- Adopter une bonne hygiène de vie: L’alimentation équilibrée, l’activité physique régulière et la gestion du stress jouent beaucoup sur l’équilibre hormonal, et donc les chances de concevoir.
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