L'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment pendant la période de la maternité, est un enjeu crucial pour l'égalité femmes-hommes. Cet article explore les conditions relatives au congé de maternité en France, les aides financières disponibles, et les initiatives mises en place par les entreprises, comme APREVA, pour favoriser l'égalité professionnelle.
L'Importance de la Mutuelle Santé et de la Prévoyance
L’accès à un organisme de mutuelle santé est un enjeu prioritaire aussi bien pour les particuliers que les entreprises. Offrir une couverture santé adaptée aux besoins de chacun, quel que soit le statut socio-professionnel : étudiants, jeunes actifs, salariés, indépendants, etc. Il est important d'accompagner les adhérents par la mise en place des partenariats : réseau de soins, carte de tiers payant, avantages bien-être et prévention, etc. Aésio Mutuelle, née en 2020 de la fusion de trois mutuelles fondatrices Adréa, Apréva et Eovi-mcd, fournit aujourd’hui différentes solutions : de protection en prévoyance, retraite et épargne à l’assurance de vos crédits, vos biens, ainsi qu’un accompagnement reconnu dans l’offre de mutuelle santé.
Indemnités Journalières (IJ) et Mutuelles : Un Soutien Financier Essentiel
Les indemnités journalières (IJ), versées par la Sécurité sociale et les assurances santé via un contrat de prévoyance, sont un complément de salaire crucial en cas d'hospitalisation ou d'arrêt de travail pour maladie, grossesse ou accident. Les mutuelles ne proposent pas cette prestation. Cependant, une aide financière en cas d'arrêt de travail ou une hospitalisation est possible par les compagnies partenaires de « MutuelleMoinsCher.fr » comme FMA, April ou Identités Mutuelle, et ce, sous forme d'un fond de secours qui peut atteindre les 600 €/an dans le meilleur niveau de garanties. Le cumul des indemnités journalières du régime de base, celles de l'assurance santé en plus des aides de la mutuelle permettent à l'assuré hospitalisé d'éviter la baisse de son revenu durant la période de l'arrêt de travail.
Pour recevoir les « IJ de l'hospitalisation » par la Sécurité sociale ou les aides financières de la mutuelle par la suite, l'assuré doit justifier : la durée de travail exercé (le montant de l'indemnisation dépend de cette durée) la raison de son arrêt de travail (accident, maladie, grossesse, etc.) avec les documents justificatifs nécessaires. son éligibilité à l'indemnité journalière par durée minimale de cotisation à la Sécurité sociale (extrait des versements). Ainsi, le régime de base impose d'autres conditions pour fixer le montant des « IJ » à verser.
La Sécurité sociale prend en compte la part du salaire dans la limite d’1,8 fois le Smic national, soit 3022,11 €/mois. Ainsi, si le salarié est hospitalisé suite à un accident du travail, il reçoit des indemnités proches de ceux de sa rémunération habituelle. D'une façon générale, la « garantie IJ » dispose d'un délai de carence de 3 jours et les montants perçus sont versés toutes les 2 semaines en moyenne.
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Complément Indemnités Journalières : Le Rôle des Mutuelles
Les assurances santé proposent des contrats de prévoyance permettant de percevoir des indemnités journalières en plus de celles versées par le régime de base, le calcul et le versement se fait de manière forfaitaire ou compensatoire. Quant aux mutuelles, les meilleures d'entre-elles affichent des « forfaits coups durs » ou « fonds de secours » pouvant atteindre les 600 € par an pour confronter les accidents et hospitalisations imprévues, c'est le cas de FMA mutuelle, April ou MMA.
Il est important de noter que le montant de l'indemnité ne peut en aucun cas dépasser le salaire horaire perçu au moment de l'arrêt de travail et la durée maximale des versements est de 365 jours à partir de l'arrêt de travail.
Congé de Maternité : Durée et Conditions
Les allocataires de France Travail, les salariées et les indépendantes peuvent prétendre au congé de maternité. Il comprend un congé prénatal (avant l’accouchement) et postnatal (après l’accouchement). Sa durée maximale, comprise entre 16 et 46 semaines, en fonction du nombre d’enfants à charge ou de l’attente de jumeaux ou de triplés. Un congé prénatal supplémentaire peut également être prescrit par votre médecin en cas de complications liées à une grossesse pathologique.
Vous devez remplir certaines conditions, comme justifier d’une durée minimale de cotisation ou de revenus antérieurs, pour percevoir des indemnités journalières. Ces critères varient en fonction de votre statut professionnel. Les salarié(e)s ayant au moins 1 an d'ancienneté dans leur entreprise à la date de naissance de l’enfant peuvent bénéficier d’un congé parental d’éducation. D’une durée initiale de 1 an maximum et non rémunéré par l’employeur, il peut être renouvelé sous certaines conditions. Vous pouvez toutefois percevoir des aides comme le complément de libre choix d’activité (CLCA) ou la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE), qui peuvent être cumulées avec l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), sous conditions de ressources.
Prise en Charge des Frais Médicaux
L’Assurance Maladie Obligatoire associe à la maternité plusieurs actes médicaux qui sont entièrement pris en charge. Ces actes concernent aussi bien la préparation à l’accouchement que l’accouchement en lui-même ainsi que ses suites. Certains actes médicaux et certains équipements sont remboursés partiellement, le ticket modérateur étant alors couvert par votre complémentaire santé. Les frais de séjour à l’hôpital ou la clinique si ceux-ci sont conventionnés, dans la limite de 12 jours, mais pas les frais liés au confort de la patiente. Votre complémentaire santé peut vous aider à appréhender sereinement l’arrivée d’un enfant en prenant en charge les soins non obligatoires avec ticket modérateur, comme les deux premières échographies. La base de remboursement prise en compte par l’Assurance Maladie Obligatoire s'élève à 81,92 euros, auquel s’applique un taux de 70%. Le reste à charge pour l’assurée sera alors de 81,92 x 70% soit 57,34 euros. Plus généralement, la complémentaire santé viendra rembourser les éventuels dépassements d’honoraires de votre médecin ou sage-femme.
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L’Assurance Maladie obligatoire propose un dispositif spécifique appelé assurance maternité, qui vous permet notamment de bénéficier d’une prise en charge à 100 % du premier jour du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement. Tous vos frais médicaux, qu’ils soient ou non liés à votre maternité, sont intégralement remboursés dans la limite des tarifs conventionnels, et vous êtes exonérée de la franchise médicale et de la participation forfaitaire. Les éventuels dépassements d’honoraires et les prestations de confort telles qu’une chambre individuelle restent à votre charge. Ces sommes peuvent être partiellement ou totalement remboursées par votre complémentaire santé, selon les garanties à votre contrat. Il est également possible selon la nature de votre contrat de bénéficier d'une prime naissance.
L'Engagement d'APREVA pour l'Égalité Professionnelle
L’Association APREVA Réalisations Médico-sociales est fière d’obtenir la note de 85/100 concernant l’index égalité Femmes Hommes ! L’index de l’égalité femmes-hommes se compose de cinq grands critères qui évaluent les inégalités entre femmes et hommes dans les entreprises.
Les Cinq Critères de l'Index Égalité Femmes-Hommes
- La rémunération : L’indicateur recense les rémunérations moyennes des femmes et des hommes dans une entreprise. Sont prises en compte notamment les primes de performance et avantages en nature, mais en sont exclues les primes liées aux conditions de travail, de départ et de précarité. Pour obtenir l’intégralité des 40 points, une société doit ramener l’écart entre la rémunération des femmes et celle des hommes à zéro. L’association a obtenu la note de 40/40.
- L’évaluation du pourcentage d’hommes et de femmes qui ont perçus une augmentation dans l’année : Pour obtenir l’intégralité des points, une entreprise devra accorder les mêmes augmentations aux femmes qu’aux hommes, à 2% près ou à deux personnes près. L’association a obtenu la note de 20/20.
- L’évaluation des promotions en entreprise : 15 points seront attribués aux entreprises qui, au cours de l’année, promeuvent autant de femmes que d’hommes à 2% ou à deux personnes près. L’association a obtenu la note de 15/15.
- Les congés maternités : La totalité de la note sera attribuée à une entreprise qui accorde une augmentation aux femmes revenant d’un congé maternité. Attention, si une salariée dans cette situation ne perçoit pas d’augmentation, aucun point ne sera accordé à l’entreprise pour ce critère. L’association a obtenu la note de 0/15.
- La présence féminine parmi les hauts salaires : Pour obtenir les 10 derniers points, une entreprise devra compter au moins quatre femmes parmi ses dix plus hauts salaires.
Accord Collectif Relatif à l’Égalité Professionnelle
Conformément à l’article L2242-13 du Code du travail une négociation s’est engagée entre la direction et les délégations syndicales Confédération Française Démocratique du Travail et Confédération Française des Travailleurs Chrétiens. La Direction et les représentants du personnel attachés au respect de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ont toujours œuvré dans ce sens afin de garantir l’effectivité de ce principe dans l’Association. A ce titre, les parties signataires profitent du présent accord pour marquer une nouvelle fois leur attachement à ce principe et plus largement au principe général figurant à l’article L. 1132-1 du Code du travail prohibant toute forme de discrimination.
L’objet de cet accord est de promouvoir l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes au sein de l’association en fixant des objectifs de progression et en déterminant des actions permettant d’atteindre ces objectifs en y associant des indicateurs chiffrés permettant d’évaluer l’effet des actions mises en œuvre.
Analyse de la situation professionnelle respective des hommes et des femmes
Dans le but d’établir un diagnostic préalable de la situation professionnelle des femmes et des hommes, la Direction et les Organisations syndicales (ou les représentants du personnel) se sont appuyés sur le dernier index égalité Femmes Hommes qui a fait l’objet d’un dépôt auprès de la DREETS, a été calculé sur l’année 2024 présente une note de 99 sur 100 et ses données. Les parties s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas d’inégalités constatées entre les hommes et les femmes, ces dernières représentant la majorité des effectifs de l’association compte tenu du secteur d’activité qui attire principalement cette population.
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Le diagnostic réalisé laisse apparaître certaines situations où existe un déséquilibre entre la situation professionnelle des femmes et celle des hommes. Il a été ainsi constaté :
- Équité salariale réelle : les écarts ne relèvent pas de la structure mais de fluctuations marginales.
- Promotion des femmes dans les postes clés (cf. 4 femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations).
- Retour de maternité protégé.
Points de vigilance :
- La catégorie des plus hauts salaires reste à surveiller : veillez à maintenir la mixité dans les directions/services supports.
- L’écart de 0,3 % de rémunération doit être monitoré par catégorie CSP, tranche d’ancienneté et âge, pour éviter tout glissement involontaire.
- Effet “petits effectifs par service” : une seule promotion ou embauche peut changer l’équilibre.
Les dispositions du présent accord ont donc pour objectif de supprimer, ou à défaut, réduire, dans la mesure du possible, les différences constatées.
Objectifs de progression et actions
En vue de promouvoir l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, il a été convenu que les objectifs d’égalité et les actions permettant de les atteindre portent sur les domaines suivants :
- La rémunération ;
- Les conditions de travail ;
- La santé et la sécurité au travail.
- L’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale ;
Ces objectifs et ces actions sont accompagnés d’indicateurs chiffrés.
Transparence Salariale et Équité
Dans un souci de clarté, d’équité et d’anticipation des évolutions réglementaires, l’Association s’engage à renforcer la transparence salariale au sein de l’organisation. Chaque année, l’employeur mettra à disposition du CSE et des organisations syndicales un état détaillé des rémunérations par catégories professionnelles, tel qu’extrait de la BDESE, permettant l’analyse des écarts éventuels entre les femmes et les hommes. Les salariés disposeront d’un accès facilité aux niveaux de classification applicables dans l’association.
Dans la perspective de la transposition de la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale, l’association s’engage à :
- Fournir aux salariés, sur demande motivée, des informations relatives aux niveaux de rémunération moyens des postes comparables ;
- Transmettre individuellement à chaque fin d’exercice fiscale un Bilan Social Individuel
- Intégrer progressivement les obligations de communication et de reporting prévues par la directive, dès leur entrée en vigueur dans le droit français.
L’objectif de cette démarche est de garantir une politique salariale lisible, équitable et fondée sur des critères transparents et non discriminatoires. Les indicateurs qui permettront le suive de ces actions sont les suivantes :
- Écart moyen de rémunération femmes / hommesCalculé par CSP, par établissement et par tranches d’âge (Rester sous 5%).
- Écart moyen de rémunération à l’embaucheComparaison hommes/femmes à poste équivalent (Objectif mois de 5%).
- Évolution annuelle des rémunérations moyennesNombre et part des postes où un écart > 5 % est constatéConformité avec la future Directive européenne 2023/970.
- Suivi des mesures correctives engagées.Nombre de salariés ayant accédé aux informations de classification / grille salarialeMesure de la diffusion effective.Nombre de demandes d’information salariale reçues et délai moyen de réponsePréparation à l’obligation issue de la directive européenne.
Soutien à la Parentalité et Égalité des Parcours Professionnels
L’association renforce son engagement en faveur de la parentalité et de l’égalité des parcours professionnels. À ce titre, un dispositif de ré-accueil structuré sera appliqué pour chaque salarié de retour d’un congé maternité, paternité, adoption ou parental. Ce dispositif comprend :
- Un entretien de reprise formalisé avec le manager et/ou le service RH ;
- Une réévaluation de la charge de travail et des horaires si nécessaire ;
- Un point d’information sur les évolutions organisationnelles, techniques ou réglementaires survenues pendant l’absence ;
- Un rappel des droits relatifs à la parentalité et à l’égalité professionnelle ;
- L’application systématique des augmentations prévues par la loi pour les salariées de retour de congé maternité.
L’objectif de ces engagements est de garantir à chaque salarié un retour serein, sécurisé et équitable, tout en consolidant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les indicateurs associés seront les suivants :
- Taux de réalisation des entretiens de reprise (objectif 100 %).
- Taux de salariées de retour de congé maternité ayant bénéficié de l’augmentation obligatoire (objectif 100 %).
- Nombre de salariés ayant bénéficié d’un aménagement de planning temporaire suite à un retour de congé familial.
- Taux de retour au poste initial ou à un poste équivalent (objectif : 100 %, hors impossibilités organisationnelles).
Par ailleurs, dans le cadre de la réorganisation des cycles de travail engagée dans les établissements, l’Association souhaite favoriser l’accès au temps plein choisi, afin d’améliorer les conditions de travail, la stabilité des équipes et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Santé et Sécurité au Travail : Prévention des Violences Sexistes et Sexuelles
Conformément aux dispositions légales applicables aux entreprises et associations de plus de 250 salariés, l’association désigne un référent “Violences Sexistes et Sexuelles” (VSS) au sein de la direction des Ressources Humaines. Un référent “harcèlement sexuel et agissements sexistes” sera également désigné au sein du CSE.
Ces référents ont pour missions :
- D’informer les salariés sur leurs droits et sur les comportements prohibés ;
- De recueillir, orienter et accompagner les personnes s’estimant victimes ou témoins de faits de harcèlement sexuel, d’agissements sexistes ou de violences sexistes ;
- De déclencher, lorsque nécessaire, la procédure d’alerte interne ;
- De garantir la confidentialité et la protection des personnes ;
- De sensibiliser régulièrement les équipes et l’encadrement.
L’association s’engage à assurer une formation obligatoire et régulière pour ces référents et met en place un protocole d’alerte VSS opérationnel, accessible et formalisé. L’association réaffirme sa tolérance zéro concernant les agissements sexistes, les violences sexistes et le harcèlement sexuel, et s’engage à protéger toute personne ayant effectué un signalement de bonne foi.
Articulation entre Vie Professionnelle et Vie Personnelle
Afin de favoriser une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, l’Association réaffirme son engagement à mettre en œuvre et à suivre les dispositifs de congés exceptionnels et d’absences spécifiques issus des Négociations Annuelles Obligatoires 2025. Ces dispositifs permettent de répondre aux besoins des salariés confrontés à des situations familiales, personnelles ou parentales particulières.
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