Un matin, votre enfant refuse d’aller à l’école, se plaint de maux de ventre ou s’emporte pour un rien. Vous sentez qu’il n’est plus tout à fait le même, sans réussir à mettre des mots sur ce qui le traverse. L’anxiété chez l’enfant se glisse souvent là où on ne l’attend pas : troubles du sommeil, colères soudaines, hypersensibilité ou encore repli sur soi. Faut-il s’inquiéter ? Comment reconnaître ces signaux parfois discrets et accompagner son enfant avec bienveillance, sans dramatiser ni minimiser ses émotions ?
Dans cet article, nous vous proposons de mieux comprendre ce qu’est l’anxiété chez l’enfant, d’identifier ses manifestations les plus courantes et de découvrir des pistes utiles pour le soutenir au quotidien. Parce qu’avec les bons outils et un accompagnement adapté, il est possible de l’aider à retrouver confiance et sérénité.
Qu’est-ce que l’anxiété chez l’enfant ?
Tous les enfants vivent de l’anxiété à certains moments. Elle fait partie du développement normal : elle les aide à rester vigilants, à se protéger, à se préparer. Mais il arrive que cette anxiété devienne plus envahissante, qu’elle prenne trop de place au quotidien. L’anxiété de performance, en particulier, peut toucher des enfants de tout âge et de tout sexe. Si le désir de performance peut être moteur chez certains, chez d'autres, il peut être source d'une grande anxiété, jusqu'à affecter la vie quotidienne.
3 formes d’anxiété à identifier
On peut distinguer trois grandes formes d’anxiété :
- L’anxiété “adaptative”, normale, liée à un contexte ponctuel (examen, rentrée, séparation temporaire). Elle disparaît généralement d’elle-même.
- Un tempérament anxieux, quand l’enfant a tendance à s’inquiéter plus que les autres, à anticiper, à être plus sensible aux changements. Ce n’est pas un trouble, mais cela demande souvent un accompagnement plus fin.
- Le trouble anxieux, moins fréquent, qui perturbe durablement la vie de l’enfant et de sa famille. Il nécessite une évaluation et un suivi spécifiques.
Ici, l’objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais d’aider à faire le tri pour mieux comprendre ce que l’enfant vit.
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Comment l’anxiété se manifeste-t-elle chez l’enfant ?
L’anxiété ne s’exprime pas toujours par des mots. Chez l’enfant, elle passe souvent par le corps, les comportements ou des réactions émotionnelles qu’il a du mal à nommer. Ce qu’on perçoit comme de la nervosité, de l’opposition ou un simple “mauvais caractère” peut en réalité cacher un vrai malaise intérieur. Un enfant stressé peut changer son comportement de manière soudaine. Il peut devenir irritable ou se replier sur lui-même. Si votre enfant commence à éviter des activités qu’il aimait auparavant, comme jouer avec ses amis ou participer à des jeux de groupe, cela peut être un indicateur de stress. Ces signes peuvent également se manifester par des pleurs plus fréquents ou des crises de colère que vous n'aviez pas l'habitude d'observer.
Voici quelques manifestations fréquentes à observer :
- Signes physiques : Maux de ventre, de tête, nausées ou tremblements sans cause médicale identifiable. Troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, cauchemars). Fatigue constante ou perte d’énergie.
- Signes émotionnels : Inquiétudes répétées : peur qu’il arrive quelque chose, anticipation négative, besoin de réassurance. Peur de mal faire, de décevoir, de se tromper. Hypersensibilité à la critique ou au changement. Les émotions des enfants stressés peuvent devenir difficiles à contrôler. Ils peuvent se montrer particulièrement sensibles et pleurer facilement face à des situations qu’ils géraient auparavant. Ces signes sont souvent liés à un sentiment d’impuissance face à des situations qui les dépassent. Si votre enfant exprime des craintes exagérées concernant l’école, les amis ou d’autres aspects de sa vie, cela peut être un indicateur d’une angoisse plus profonde.
- Signes comportementaux : Évitement ou résistance : refus d’aller à l’école, peur de la séparation, rejet des nouveautés. Hypervigilance ou agitation : l’enfant semble toujours en alerte, sursaute facilement, réagit fortement aux imprévus. Colères ou crises apparemment “injustifiées” : souvent un trop-plein émotionnel qu’il ne parvient pas à formuler autrement.
Chaque enfant a sa propre manière d’exprimer ce qu’il ressent. Certains signes sont discrets, d’autres plus visibles. L’important est de ne pas les minimiser… même quand ils paraissent flous. De plus, le cerveau d’un enfant anxieux fonctionne un peu comme un détecteur de fumée trop sensible : il se déclenche au moindre doute, au moindre bruit… même sans danger réel. Résultat ? Ses réactions peuvent sembler excessives ou imprévisibles. Plus il évite une situation source de stress, plus le soulagement immédiat renforce sa peur… jusqu’à entretenir le cercle de l’anxiété.
Pourquoi l’enfant peut-il être anxieux ?
Derrière l’anxiété d’un enfant, il y a souvent un mélange subtil de causes visibles et invisibles. Mieux les comprendre, c’est déjà commencer à entendre ce qu’il ne sait pas toujours exprimer verbalement. L’anxiété de performance est généralement causée par un ensemble de facteurs psychologiques, sociaux et biologiques. Elle est le résultat d’interactions complexes entre les pressions externes, les croyances internes et les prédispositions biologiques.
Les changements du quotidien qui déclenchent l’anxiété
L’enfance est ponctuée de transitions : rentrée scolaire, déménagement, arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, séparation parentale… Ces événements, même s’ils sont attendus ou vécus dans un contexte équilibré, peuvent générer un stress important chez lui. Il n’a pas encore toutes les ressources pour anticiper, se projeter ou relativiser. Ce qu’il perçoit, c’est l’instabilité, le flou et parfois l’inconnu. Les bouleversements au sein de la famille, comme un déménagement, une séparation ou le décès d’un proche, peuvent avoir un impact significatif sur l’enfant. Ce genre de changement modifie leurs repères habituels et peut entraîner un sentiment d’insécurité. Les enfants, en particulier les plus jeunes, ont besoin de stabilité. Il est donc essentiel d'accompagner l'enfant dans ces moments de transition, en expliquant ce qui se passe et en répondant à ses questions avec honnêteté et douceur.
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La rentrée scolaire peut être un moment particulièrement anxiogène pour certains enfants, notamment à cause de l’angoisse de séparation.
L’impact de l’environnement familial et scolaire
L’anxiété peut aussi être renforcée par des facteurs extérieurs :
- Un rythme de vie trop chargé,
- Un climat familial tendu,
- Des exigences scolaires trop fortes,
- Ou simplement un environnement peu adapté à son besoin de sécurité.
L’enfant, comme une éponge, capte les tensions autour de lui sans toujours les comprendre. Et parfois, il les exprime… à sa manière. L’environnement scolaire s'affiche ainsi comme l’un des milieux où l’anxiété de performance est la plus présente. Les enfants tout d'abord, très sensibles au regard et à l’approbation des adultes, sont souvent soumis aux attentes de leurs parents et du corps enseignant ce qui peut générer ce types d'anxiété.
Quand le tempérament de l’enfant le rend plus vulnérable
Certains enfants ont un tempérament plus anxieux que d’autres. Ils ont besoin de plus de repères, s’inquiètent plus facilement, anticipent les dangers possibles. Ce n’est pas un “problème” en soi, mais plutôt une caractéristique de leur personnalité qui les rend plus sensibles aux situations anxiogènes. Mais cette sensibilité demande un accompagnement ajusté pour ne pas basculer dans l’anxiété chronique ou envahissante.
L’anxiété de performance et les enfants à haut potentiel intellectuel (HPI)
Les enfants HPI sont plus susceptibles de développer des troubles anxieux. Souvent conscients de leur potentiel de travail, les enfants à Haut Potentiel se fixent des attentes personnelles élevées, y compris s’ils ne semblent pas toujours se donner les moyens de les atteindre. L’anxiété scolaire des enfants HPI réunit au minimum la peur de l’inconnu et la peur de l’échec. La mésestime de soi est également fréquente chez ces enfants, malgré leur fonctionnement cognitif performant. L’évaluation chiffrée, une mauvaise gestion de l’erreur par les enseignants, relayée par des familles inquiètes de la réussite de leur enfant, une ambiance de compétition permanente dans les cours de récréation, des relations sociales loin d’être paisibles entre enfants sont autant d’escarmouches qui minent petit à petit l’estime de l’enfant. Le Haut Potentiel ne protège hélas pas de ces dégâts profonds pour leur identité.
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Le rôle du coaching parental
Être parent d’un enfant anxieux, c’est souvent se sentir démuni face à ses émotions et ses réactions. Le coaching parental vous aide à mieux comprendre ce que traverse votre enfant, à ajuster vos réponses et à poser des gestes qui apaisent vraiment. Ce soutien vous permet de retrouver confiance, tout en lui offrant un cadre plus serein pour grandir et s’épanouir pleinement. Si vous cherchez des solutions concrètes, adaptées à votre quotidien, cet accompagnement est un allié non négligeable pour avancer pas à pas.
Aider un enfant anxieux au quotidien : les bons réflexes
Face à l’anxiété d’un enfant, de petits gestes et attentions peuvent l'aider à avancer plus sereinement dans ses expériences et mieux appréhender les situations qui le préoccupent.
Créer un environnement rassurant
Un enfant anxieux a besoin de repères. Pas d’un cadre rigide, mais d’un quotidien prévisible, enveloppant, où il se sent en sécurité. Cela passe notamment par :
- Des routines simples et régulières : lever, coucher, séparation, retrouvailles… autant de moments clés à structurer pour offrir des points d’ancrage rassurants.
- Une posture parentale calme et stable. Elle aide l’enfant à s’apaiser par effet miroir.
- Des réponses claires à ses inquiétudes, sans le noyer dans les explications ni minimiser ce qu’il ressent.
La posture de l’adulte est un pilier central. L’enfant anxieux a besoin d’être entouré d’adultes capables d’écouter et de valider ses émotions, sans les amplifier. Il s’agit de trouver la bonne distance émotionnelle : rester présent, attentif, sans se laisser emporter.
Voici quelques pistes :
- Éviter les phrases du type « ce n’est rien » ou « tu n’y arriveras jamais », qui peuvent renforcer l’insécurité.
- Partager, à voix haute, ses propres stratégies de régulation : « Quand je suis stressé(e), je respire doucement, ça m’aide à me recentrer.»
- Éviter les récompenses conditionnelles comme levier (« Si tu y vas, tu auras un cadeau »), qui entretiennent l’idée que la situation est menaçante.
L’objectif n’est pas de tout contrôler, mais de créer un climat intérieur sécurisant, dans lequel l’enfant construit peu à peu ses propres ressources.
Apaiser le corps pour apaiser l’esprit
Quand l’anxiété monte, le corps le manifeste souvent en premier : respiration rapide, tensions, agitation… Aider l’enfant à se détendre physiquement, c’est le moyen le plus direct pour apaiser aussi son esprit. Voici quelques conseils qui ont fait leurs preuves :
- Respiration en carré : La respiration en carré (4 secondes d’inspiration, de rétention, d’expiration, puis à nouveau de rétention) aide à calmer le système nerveux. On peut en faire un jeu avec l’enfant : dessiner un carré, suivre ses contours avec le doigt en respirant doucement. C’est simple, efficace et facile à apprendre.
- Visualisation d’un lieu refuge: Proposer à l’enfant d’imaginer un endroit rassurant (cabane, forêt, lit douillet…) peut l’aider à apaiser ses pensées. L’idée est de l’inviter à fermer les yeux, respirer lentement et visualiser ce lieu avec tous ses sens. C’est un outil relaxant, notamment avant le coucher ou un moment stressant.
- Bouger pour se calmer : sport et yoga: Le sport et des pratiques comme le yoga peuvent aussi l’aider à canaliser son énergie et à apaiser son esprit. Bien entendu, chaque enfant est différent : certains préféreront courir, sauter ou danser, d’autres seront plus sensibles à des mouvements doux et étirements, comme ceux proposés en yoga.
L’important est de laisser l’enfant choisir ce qui lui fait du bien, en veillant à ce que l’activité reste un moment agréable, sans pression. Ces activités favorisent la détente du corps, renforcent la confiance en soi et aident à mieux gérer le stress. L'activité physique est un excellent moyen de libérer l'énergie accumulée et de réduire les tensions. Qu'il s'agisse de faire du sport, de jouer en plein air ou de participer à des activités créatives, le mouvement aide l'enfant à mieux gérer ses émotions et à se détendre.
- Se reconnecter à l’instant présent grâce aux cinq sens: Quand l’anxiété prend trop de place, revenir à ce que l’on ressent ici et maintenant peut aider à faire redescendre la pression. Un petit jeu autour des cinq sens permet à l’enfant de se recentrer en douceur : regarder autour de lui et nommer cinq choses qu’il voit, quatre sons qu’il entend, trois sensations qu’il éprouve au toucher, deux odeurs qu’il perçoit et enfin un goût (réel ou imaginé).
Cet exercice d’ancrage détourne l’attention des pensées anxieuses et aide l’enfant à se sentir plus en sécurité dans son corps et son environnement. Il peut devenir une routine du soir, une pause après une émotion forte ou un moment calme à partager ensemble.
Accompagner les émotions sans les étouffer
Face à l’anxiété, l’enfant a surtout besoin d’un adulte qui accueille ce qu’il vit, sans le minimiser, mais sans s’y noyer non plus.
Voici quelques outils simples à adapter selon l’âge :
- Le rituel du “sac à soucis”: Il peut dessiner ou écrire ce qui l’inquiète, puis le déposer dans une boîte, une enveloppe ou un petit sac. Ce geste symbolique permet de prendre de la distance avec ses préoccupations.
- Le tri des pensées: Aider l’enfant à distinguer ce qu’il peut contrôler ou pas et ce qui appartient au passé, lui permet de mieux organiser ses idées. Ce tri favorise une meilleure compréhension de sa situation et contribue à retrouver un sentiment de maîtrise et de calme.
- Rituel d’auto-apaisement: Un petit rituel personnel peut devenir un repère rassurant : un câlin, un galet lisse dans la poche, un objet doux dans une boîte à trésors… Ces gestes simples aident l’enfant à se sentir plus serein et à mieux gérer ses émotions par lui-même.
- Temps de parole ritualisé: Instaurer des moments réguliers où l’enfant peut s’exprimer librement (dans la voiture, lors du coucher, pendant une promenade…), sans être interrompu ni interrogé, lui permet de se sentir écouté, compris et respecté.
Encourager l’autonomie, en douceur
Aider un enfant anxieux à prendre confiance ne signifie pas le pousser à tout prix. L’objectif est plutôt de l’accompagner, avec bienveillance, à affronter ses peurs petit à petit.
- L’exposition progressive : avancer par petits pas: Cette approche consiste à proposer à l’enfant des “défis” adaptés, en augmentant progressivement le niveau de difficulté. Il peut s’agir de rester seul quelques minutes, dire bonjour à un adulte, participer à une activité en groupe, etc. Le but n’est pas de forcer, mais de rendre la situation familière, moins impressionnante. Chaque petite victoire contribue à diminuer l’anxiété et à renforcer le sentiment de compétence.
- Visualiser ses progrès pour les ancrer: Un tableau des réussites peut aider l’enfant à prendre conscience de ce qu’il accomplit. L’idée n’est pas de le récompenser à chaque étape, mais de lui offrir une trace visible de ses efforts. Des phrases comme “J’ai essayé de parler devant la classe, même si c’était difficile” ou “J’ai pris le temps de respirer quand j’étais énervé” deviennent des repères qui lui permettent de reconnaître ses progrès et de renforcer sa confiance en lui.
- Valoriser l’effort plutôt que le résultat: Les compliments jouent un rôle clé dans le développement de l’estime de soi. En mettant en valeur le courage ou l’effort déployé et non seulement la réussite, on envoie à l’enfant un message fort : ce qui compte, c’est d’oser, même avec la peur. Par exemple : “Tu as pris la parole même si tu avais peur. Tu peux être fier de toi.”
- Fixer des attentes réalistes: L’enfant imagine très souvent qu’on attend de lui qu’il obtienne la note maximale à chaque fois. Il est donc plus souvent que nécessaire déçu par ses résultats, aussi hauts soient-ils. Il développe très rapidement un sentiment d’échec récurrent qui mine l’estime de lui-même sans raison. Personne n’est performant dans tous les domaines. Rapidement, votre enfant aura développé des aptitudes et des préférences pour quelques matières parmi l’ensemble. Il est donc très important de fixer avec lui des attentes réalisables en relation avec ses goûts et ses capacités. Fixez ponctuellement avec elle ou avec lui des objectifs de progression réalistes, ni trop élevés, ni trop bas. Vous contribuerez ainsi à diminuer l’angoisse d’échouer et la mauvaise estime de lui-même, ce moteur très puissant du découragement et de la peur de se confronter à une évaluation.
- Relativiser l’évaluation: Expliquer aux enfants que l’objectif d’une évaluation n’est pas de fixer leur valeur mais de repérer un trou dans leur apprentissage. Cette angoisse de l’évaluation est soutenue par l’emploi assidu des notes chiffrées. Ce mode d’évaluation, très ancré dans les consciences des enseignants, des parents et, paradoxalement, des enfants est particulièrement néfaste pour les enfants HPI. Contrairement à ce qu’elle laisse penser, la note ne dit rien de la valeur scolaire de l’enfant mais dit tout de ce qu’il a appris et comment il l’a appris. il est de notre devoir de relativiser la place de l’évaluation dans la réussite de nos enfants. Replacer l’évaluation dans son rôle d’outil et non dans un rôle de juge peut aussi aider votre enfant à diminuer l’angoisse d’une mauvaise note, ce qui, pour un enfant HPI n’est pas rien.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas la performance, mais la constance. Un accompagnement régulier, cohérent et respectueux du rythme de l’enfant, crée un cadre sécurisant dans lequel il peut s’épanouir. L’autonomie ne se décrète pas, elle se construit avec patience et confiance.
Stress scolaire : Solutions et causes
Le stress scolaire est un fléau destructeur pour certains enfants. Le milieu scolaire est un environnement qui foisonne de difficultés : exigences, pression comme les adultes. Certains enfants présentent un faible tolérance à ces facteurs de stress et sont donc facilement rongés par des angoisses. En France, 21,4 % des enfants de 11, 13 et 15 ans déclarent « aimer beaucoup l’école ». 44% des enfants sondés qui sont aux collèges sondés ont déjà eu mal au ventre (à cause du stress) à l’idée de prendre le chemin de l’école. En cause, le stress des cours et du rythme établi dans les établissements scolaires. Plusieurs symptômes permettent de déceler le stress chez l’enfant, notamment un changement comportemental brusque.
Les notes ne tirent pas les enfants vers le haut, elles les stressent. Instituées pour générer une dynamique positive, cette évaluation “lapidaire” conduirait à une redoutable compétition s’ouvrant sur une forme d’obsession du classement. Les enfants se mesurent les uns aux autres et développent des complexes d’infériorités. Ce stress des notes nuit à l’épanouissement et se répercute sur leurs capacités cognitives. Tant que les notes seront utilisées dans la grande majorité des cas pour rendre visibles les différences entre élèves, les comparer et in fine faciliter le processus de sélection, elles participeront à générer du stress scolaire.
Les difficultés relationnelles, une personnalité différente, une timidité peuvent isoler un enfant, et le stresser. Ce besoin d’être dans la norme exerce un pression, un stress sur les plus jeunes. Les enfants timides, qui manquent de confiance en eux peuvent devenir des souffre douleur, stressés à l’idée d’affronter le regard de ses leurs petits camarades. Certains parents veillent au grain et exercent sans s’en rendre compte une pression sur leurs enfants. Ils poussent leur progéniture à travailler d’arrache pied. Certains enfants sont anxieux de nature se retrouvent alors démunis face aux exigences scolaires de performance agissent comme un détonateur décuplant le stress. Toutefois, ne vivez pas par procuration, ne projetez vos propres désirs de réussite sur vos enfants. Ils ne sont pas là pour exaucer vos souhaits les plus chers et accomplir vos réalisations inachevées.
Il faut aider l’enfant stressé à poser des mots sur ces angoisses et l'épauler pour trouver des solutions concrètes. Restez vigilant et suivez la scolarité de votre enfant sans que cela soit étouffant pour lui. Développez avec lui une bonne communication afin qu’il vous parle de ce qu’il vit, que ce soit positif ou négatif. Le dialogue est le fondement de toute relation saine. Évitez toute analogie avec les autres enfants au sujet de sa personnalité, ses résultats. Le comparer aux enfants qui réussissent mieux peut alimenter la croyance qu’il n’est pas doué. Vous risquez ainsi de la dévaloriser. Il est nécessaire d’encourager, de soutenir votre enfant. Gardez à l’esprit que les punitions sont moins efficaces pour transformer un comportement que les encouragements pour les réussites. Décryptez les échecs de vos enfants de façon constructive et positive. Recourrez à des questions pertinentes pour analyser la situation.
Pour aider votre enfant à se détendre, à calmer ses nerfs et à retrouver sa bonne humeur, l’usage des compléments alimentaires adaptés peut être envisagé. Lavilab labo spécialiste du stress s’est intéressé de près aux enfants et a développé pour eux un complément sur mesure. Le complément Sérénité Ultra se présente sous forme de sticks de granules très pratiques que les enfants peuvent emporter dans leur sac. Ils raffolent du gout des granules au doux parfum de fruits rouges. L’efficacité du complément alimentaire Sérénité Ultra a été prouvée via des tests cliniques : c’est donc scientifiquement prouvé ! Ce complément agit sur le moral, la fatigue, la confusion, la nervosité, l’irritabilité.
Contre le stress, assurez-vous que votre enfant mange correctement. Une nourriture saine l’aidera à bénéficier des apports journaliers recommandés et à être moins fatigué physiquement et mentalement. Instaurez une routine anti stress équilibrée pour votre enfant. Les heures du coucher ou des repas ne doivent pas varier sensiblement d’un jour à l’autre, doivent être régulières. Posez des limites à votre enfant en ce qui concerne l’utilisation des écrans surtout le soir en semaine. Aidez-le à s’organiser, à gérer son temps, ses affaires et à s’émanciper. Ne couvez pas votre enfant. Restez à l’écoute de votre enfant. Ne tournez pas en dérision ses craintes. Discutez avec votre enfant et essayez d’atténuer les changements brutaux liés à la nouveauté. Soyez un exemple à suivre pour votre enfant.
Les solutions proposées par Pédiakid
La marque Pédiakid propose un sirop conçu pour aider à apaiser la nervosité chez les enfants. Ce produit vise à favoriser le calme et à soutenir un meilleur équilibre émotionnel. Facile à intégrer dans la routine quotidienne, le sirop Pédiakid Nervosité aide à réduire l’agitation et peut contribuer à un sommeil plus serein. Pédiakid propose également un sirop conçu pour favoriser un sommeil de qualité chez les enfants. Ce produit aide à apaiser les enfants avant le coucher, favorisant un endormissement plus rapide et un sommeil plus réparateur. Facile à intégrer dans la routine quotidienne, le sirop Pédiakid Sommeil est idéal pour les enfants souffrant de troubles du sommeil, notamment en période de stress ou de changements.
Quand consulter ?
Certains signes doivent alerter :
- Troubles persistants depuis plusieurs mois,
- Isolement marqué ou décrochage scolaire,
- Discours très négatif, peur de mourir.
- Forme sévère de l’anxiété, la phobie scolaire : Le symptôme le plus grave est une angoisse croissante au moment de partir pour l’école, jusqu’à refuser de quitter la maison. Mais d’autres manifestations symptomatiques sont plus courantes : maux de ventre, nausées, maux de tête, sueurs, sensation de malaise.
Dans ces cas-là, un accompagnement extérieur (psychologue, pédopsychiatre, coaching parental…) peut être bénéfique. L’école peut aussi proposer des aménagements pour soutenir l’enfant au quotidien. Consulter, ce n’est pas dramatiser. C’est s’entourer pour mieux avancer. Les thérapies brèves, et en particulier la TCC (thérapie comportementale et cognitive) sont efficaces pour identifier et de modifier les pensées négatives avec des exercices concrets. La thérapie d'acceptation et d'engagement, qui aide à accepter les émotions négatives sans les laisser prendre le dessus, ou encore la thérapie par l'exposition qui consiste à confronter les situations anxiogènes dans un cadre sécurisé pour apprendre à réduire la peur associée sont également des pistes à considérer. Les techniques de relaxation avec la respiration diaphragmatique ou la cohérence cardiaque qui aident à calmer le système nerveux, la méditation de pleine conscience pour apprendre à rester dans le moment présent afin de diminuer la peur des résultats futurs peuvent aussi être envisagées.
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