L'arrivée d'un bébé est une période de joie, mais elle peut aussi être ponctuée de moments de questionnement et d'inquiétude pour les jeunes parents. Parmi ces préoccupations, l'angoisse du nourrisson, particulièrement l'angoisse de séparation, est une étape normale du développement qui peut se manifester de différentes manières selon l'âge de l'enfant. Cet article a pour but de vous éclairer sur ce phénomène, ses causes, ses symptômes et les moyens de l'atténuer, afin de vous accompagner au mieux dans votre rôle de parent.

L'Angoisse de Séparation : Une Étape Normale du Développement

L'angoisse de séparation est une phase que presque tous les enfants traversent, et c'est un aspect tout à fait normal du développement émotionnel de votre nourrisson ou de votre jeune enfant. Elle survient lorsque votre enfant commence à réaliser qu'il n'y a qu'un seul vous, ce qui le perturbe ou l'angoisse lorsque vous le quittez. Au cours de ces premiers stades, il n'a pas de notion claire du temps. Lorsque vous partez, il ne sait pas si vous reviendrez, ni quand, ce qui le perturbe. Mais soyez patient pendant ces périodes, car votre enfant se débarrassera probablement de l'anxiété de séparation vers l'âge de 2 ou 3 ans. Il s'agit essentiellement d'une peur ou d'une anxiété que les enfants éprouvent lorsqu'ils sont séparés des personnes qui s'occupent d'eux. Cette étape de développement normale est caractérisée par l'amélioration des capacités cognitives de l'enfant et la compréhension de la permanence des objets, c'est-à-dire le fait que vous continuez d'exister même lorsqu'il ne vous voit pas. Cela peut donc créer une détresse chez votre enfant lorsque vous vous séparez de lui.

Quand Apparaît l'Angoisse de Séparation ?

Pour de nombreux bébés, l'anxiété de séparation commence vers l'âge de 8 mois, mais vous pouvez commencer à voir des signes dès l'âge de 4 mois. En effet, entre 4 et 7 mois, les bébés commencent à réaliser que les personnes et les objets existent même s'ils ne les voient pas. C'est ce qu'on appelle la permanence de l'objet. Par exemple, si vous quittez la pièce, votre bébé saura que vous êtes parti. Même s'il sait que vous existez toujours, il peut être contrarié parce qu'il ne vous voit pas. S'il n'a pas la notion du temps (qui ne se développe pas avant qu'il soit plus âgé), il ne saura pas quand vous reviendrez, ni même si vous reviendrez, et il risque de pleurer ou d'être agité.

Dès l'âge de 8 mois, votre bébé vit un grand changement : il commence à se percevoir comme un être à part entière, distinct de vous, et à se rendre compte que certaines personnes lui sont étrangères… La séparation, même pour quelques minutes, est alors une source d’angoisse. Tout simplement parce que, désormais, votre bébé se rend compte de vos départs : ce n’était pas le cas avant. Dès que vous disparaissez de son champ de vision, il pense que vous n’existez plus et qu’il vous a perdue !

Combien de Temps Dure l'Angoisse de Séparation ?

Si l'anxiété de séparation commence généralement vers l'âge de 8 mois, quand se termine-t-elle ? Tous les enfants se développent selon leur propre calendrier, mais la phase d'anxiété de séparation atteint généralement son apogée lorsque le bébé a entre 10 mois et 18 mois. Elle disparaît généralement dans la seconde moitié de la deuxième année de vie de l'enfant. La durée de la période d'angoisse de séparation peut être influencée par la façon dont vous réagissez à certaines situations. Par exemple, si votre réaction lors d'une crise de larmes est de courir immédiatement réconforter votre bébé, il peut apprendre qu'une crise de larmes vous empêchera de partir à l'avenir. Il est naturel que vous souhaitiez réconforter votre enfant lorsqu'il est contrarié. Sachez toutefois que votre réaction peut influencer la façon dont il réagira plus tard dans une situation similaire.

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La crise du 8ème mois peut durer plusieurs semaines… voire plusieurs mois. La peur de l’abandon chez un bébé est une étape quasi inévitable, même si son intensité et sa durée varient d’un enfant à l’autre : chez certains, elle dure quelques semaines, tandis que chez d’autres, elle s’étend sur plusieurs mois. Elle peut ensuite persister jusqu’à 18 mois, avant de s’atténuer progressivement. Mais une chose est sûre : elle est temporaire !

Les Signes et Symptômes de l'Angoisse de Séparation

Durant cette phase, certains signes et symptômes peuvent apparaître chez votre enfant :

  • Il peut se raidir ou être mal à l'aise en présence de personnes qu'il ne connaît pas, voire même avec des personnes qu'il voit régulièrement, comme des amis, des proches ou la baby-sitter.
  • Il peut pleurer ou faire une crise dès que vous le laissez avec quelqu'un ou que vous quittez la pièce.
  • Au moment du coucher, lorsqu'il est laissé dans son berceau, il peut pleurer jusqu'à ce que vous reveniez.
  • Il peut se réveiller en pleine nuit et pleurer parce qu'il vous cherche.

Alors qu’il faisait ses nuits, il se réveille de nouveau au milieu de la nuit et vous réclame pour se rendormir. Bébé peut se mettre dans tous ses états et entrer dans une grande colère ou paraître terrorisé lorsque vous quittez la pièce. L’angoisse de séparation n’est pas vécue avec la même intensité par tous les enfants. Certains paraissent juste inquiets et sanglotent légèrement, tandis que d’autres semblent submergés par leurs émotions.

Les Causes de l'Angoisse de Séparation

L'angoisse de la séparation est une étape naturelle du développement de l'enfant qui se manifeste particulièrement durant la petite enfance. L’angoisse de séparation débute quand l’enfant commence à savoir qu’il est une personne distincte de ses parents, mais qu’il n’arrive pas encore à comprendre ce qu’on appelle la permanence de l’objet - soit l’idée qu’une personne ou un objet continue d’exister quand on ne le voit plus (ou ne l’entend plus). Quand le nourrisson n’aperçoit plus ses parents dans son champ de vision, il pense donc qu’il ne les reverra plus, et s’imagine que leur départ est définitif. En ce sens, l’angoisse de séparation est directement liée à la peur de l’abandon.

Généralement, l’angoisse se manifeste quand vous laissez votre enfant à la crèche, ou que vous le faites garder par une tierce personne (y compris si vous le confiez à des membres de la famille ou à une nounou qu’il connaît). Bon à savoir : parfois, l’angoisse de séparation peut survenir chez le bébé quand il est confié par sa maman ou son papa à l’autre parent. Il a alors du mal à se séparer du parent qui s’est le plus occupé de lui durant sa première année de vie.

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Comment Gérer l'Angoisse de Séparation ?

Il est important de relativiser et de ne pas céder soi-même à l’anxiété : l’angoisse de séparation est une étape normale de son développement. De plus, si vous-même avez de l’anxiété au moment de la séparation, le bébé peut le ressentir et son angoisse n’en sera que plus forte.

Voici quelques conseils pour aider votre bébé à gérer l'angoisse de la séparation :

  • Choisissez judicieusement le moment de vos départs. Si vous devez partir, essayez de le faire lorsque votre bébé est plus calme, par exemple après une sieste ou après l'avoir nourri. Votre bébé est plus susceptible de paniquer lorsqu'il est fatigué, affamé ou malade. S'il est malade, essayez de passer autant de temps que possible avec lui.
  • Ne dramatisez pas la situation. Si vous avez confié votre bébé à quelqu'un d'autre, demandez à cette personne de faire diversion, que ce soit avec un nouveau jouet, un miroir ou en donnant un bain à votre petit. C'est l'occasion de vous éclipser discrètement.
  • Pratiquez la séparation à domicile. Il est beaucoup plus facile de s'éclipser lorsque votre bébé initie la séparation, par exemple en rampant vers une autre pièce. Lorsque cela se produit, au lieu de le suivre immédiatement, attendez un moment (si cela ne présente aucun danger). Si vous devez quitter la pièce brièvement (après vous être assuré qu'elle est sûre pour lui), dites à votre enfant où vous allez et quand vous reviendrez. S'il pleure après votre départ, appelez-le pour le réconforter, mais ne revenez pas immédiatement. Avec le temps, votre bébé apprendra ainsi qu'aucune catastrophe ne l'attend si vous quittez son champ de vision.
  • Établissez un rituel d'au revoir. Si vous devez confier votre bébé à une nourrice ou à la crèche, évitez de simplement le déposer et de vous précipiter vers la porte. Prenez le temps de jouer avec lui avant de partir discrètement. Rassurez votre bébé en lui disant que vous reviendrez plus tard dans la journée, et en précisant le moment exact, par exemple en disant : « Je reviendrai après ton déjeuner ».
  • Respectez vos engagements. Veillez à revenir à l'heure promise. Cela contribue à renforcer la confiance de votre enfant et consolidera sa capacité à gérer les périodes d'absence.
  • Rassurez-vous, votre bébé ira bien. Les pleurs de votre bébé se calmeront après votre départ. Il finira par se concentrer sur la personne qui l'accompagne.

Certaines astuces permettent de désamorcer les angoisses de votre bébé. Habituez-le à voir du monde, mais allez-y en douceur. Quand vous confiez votre bébé à une autre personne (son papa, la nounou, sa grand-mère…), ne partez pas sans le prévenir. « je reviens très vite » ont un effet rassurant. Et, à votre retour, un gros bisou signifiera « Tu as vu, j’ai tenu ma promesse ! Si vous êtes invités chez des amis, ne partez jamais sans son doudou (s’il en a un évidemment). Les psychologues l’appellent « objet transitionnel » justement parce qu’il fait la transition, le lien, entre vous et les autres, entre son monde et l’extérieur. Ne vous forcez pas à quitter votre bébé pour quelques jours, sous prétexte que cela peut lui « faire du bien ». Jouez à cache-cache avec votre bébé : dissimulez-vous derrière un linge, dans une autre pièce… et réapparaissez en disant coucou !

Pour que la première séparation soit moins difficile à vivre, commencez par passer quelques moments de convivialité avec votre enfant et les personnes qui le garderont. S’il s’agit des grands-parents, habituez votre enfant à leur compagnie pour qu’il comprenne que ce sont des gens familiers. En effet, vers 6/8 mois, le nourrisson ressent ce que les professionnels de santé nomment la peur de l’étranger (un sentiment qui peut accroître l’angoisse de la séparation). Si vous devez le confier à une assistante maternelle, proposez une période d’adaptation où vous serez présents (quelques heures si possible). Cela rassurera l’enfant. La plupart des crèches proposent d’ailleurs des périodes d’adaptation avec enfants et parents pour que la séparation se fasse plus facilement. Si vous faites venir une baby-sitter chez vous, vous pouvez aussi lui dire de venir 15 ou 20 minutes avant l’heure du départ pour jouer avec votre enfant pendant que vous vous préparez. Pour faciliter les choses, allez-y en douceur dans un premier temps. Les premières fois, confiez l’enfant une petite heure seulement (à la crèche, à la nounou ou aux grands-parents), puis allongez de manière progressive la durée des séparations. Bien sûr, il est indispensable de prendre en compte la peur de votre enfant, et de le rassurer avec bienveillance, sans minimiser ce qu’il ressent. Mais vous devez aussi lui faire comprendre que vous avez confiance en la personne à qui vous le confiez, et que vous n’êtes vous-même pas angoissé. Il est donc important de ne pas vous éterniser lors des au revoir. Soyez à la fois tendre et ferme au moment de le quitter, et restez calme et souriant face à lui pour lui faire comprendre que tout va bien se passer.

Pour rassurer votre enfant, vous pouvez lui dire ce que vous allez faire quand vous ne serez pas avec lui. Son angoisse étant liée à son incapacité à vous représenter quand il ne vous voit pas, expliquez-lui votre programme, si possible en lui parlant de lieux ou de personnes qu’il connaît déjà. Vous pouvez aussi lui décrire ce que vous ferez ensemble une fois que vous le récupérerez (« dès que je reviens, on part faire de la balançoire au parc ! », par exemple). Pour que votre enfant comprenne que les séparations ne sont pas définitives, essayez d’établir des routines de séparation. Faites-le garder aux mêmes horaires, par les mêmes personnes et au même endroit si possible. Si l’angoisse de séparation survient lorsque vous changez de pièce (bébé est en sécurité dans son parc de jeu et vous allez à la cuisine, par exemple), une technique est souvent efficace pour rassurer l’enfant : continuer à lui parler. Il peut aussi être conseillé de donner à votre petit bout un doudou, ou un objet qui a votre odeur, comme une écharpe, par exemple.

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L'Angoisse de Séparation la Nuit

Si votre bébé pleure lorsque vous le mettez au lit, s'il est anxieux lorsque vous quittez la pièce ou s'il se réveille et est contrarié de constater que vous n'êtes pas là pendant la nuit, il pourrait s'agir de signes d'anxiété de séparation pendant la nuit. Cette situation peut être éprouvante et épuisante pour vous et votre bébé, mais sachez que cette période passera. Essayez de rester calme et d'adopter un comportement cohérent pendant cette phase. Avec le temps, votre bébé apprendra que vous serez toujours là le matin.

Voici quelques stratégies que vous pouvez mettre en œuvre pour atténuer l'angoisse de séparation de votre bébé la nuit :

  • Établissez une routine du coucher. La mise en place d'une routine peut s'avérer déterminante car elle aide votre bébé à anticiper et suivre un schéma régulier. Pour des conseils sur l'élaboration d'un rituel du coucher efficace, consultez Sommeil : un bon rituel du coucher.
  • Laissez la porte de la chambre légèrement entrouverte. Votre bébé peut se sentir rassuré s’il peut encore vous entendre dans l'autre pièce.
  • Donnez un doudou à votre bébé. Durant cette période, les bébés développent souvent des comportements réconfortants, tels que sucer leur pouce, se balancer d'avant en arrière, ou caresser et serrer un objet. Vous pouvez consulter votre pédiatre pour déterminer si vous pouvez lui proposer un petit doudou ou une peluche.
  • Essayez de ne pas récompenser involontairement ses réveils nocturnes. Vous pouvez vérifier s'il est malade ou s'il a besoin d'être changé, et le rassurer avec quelques mots. Cependant, évitez de le prendre dans vos bras, de le ramener dans votre lit, ou d’allumer la lumière. Avant de quitter la chambre, encouragez votre bébé à se rendormir calmement. S'il continue de pleurer, vous pouvez le réconforter un peu plus longtemps, mais sans créer une habitude de réveil nocturne prolongé.

L'Angoisse de Séparation Chez les Tout-Petits et les Enfants Plus Âgés

La peur de l'abandon peut également se manifester chez les enfants plus âgés, mais elle diffère de celle observée chez les bébés. Cette étape fait partie intégrante du développement de l'enfant, indiquant qu'il commence à mieux comprendre ses relations et son environnement. Cependant, à mesure qu'ils grandissent, les enfants vivent cette peur de manière différente, ce qui peut représenter un défi pour les parents et les éducateurs.

Pour aider votre enfant à gérer l'angoisse de séparation, vous pouvez appliquer certaines des stratégies mentionnées dans la section précédente. Maintenant que vos enfants sont plus âgés, vous avez l'opportunité de communiquer plus efficacement avec eux. Tenir vos promesses, pratiquer les « au revoir » à la maison et instaurer un rituel d'adieu court et chaleureux sont d'excellentes manières de soutenir votre enfant. Que celui-ci ait 3 ou 5 ans, voici d'autres idées pour l'aider à surmonter l'angoisse de séparation :

  • Restez calme. Votre enfant perçoit vos émotions. Faites preuve de sérénité et d'optimisme lors des séparations pour aider votre enfant à se sentir plus en sécurité.
  • Soyez cohérent(e). Établissez une routine rassurante pour dire au revoir et tenez-vous-y à chaque séparation. Cela peut inclure un câlin spécial, un signe de la main ou une phrase que vous utilisez systématiquement. La constance dans vos actions et vos réponses est essentielle pour l'aider à s'adapter.
  • Soyez précis(e). Si vous savez quand vous reviendrez chercher votre enfant, informez-le de manière claire, par exemple : « Je reviendrai après le déjeuner » ou « Je reviendrai après l'heure de l'histoire ». Et respectez votre promesse.
  • Présentez les nouvelles personnes à l'avance. Si une nouvelle personne doit s'occuper de votre enfant, invitez-la à vous rendre visite afin que votre enfant puisse faire sa connaissance en votre présence. S'il commence une nouvelle école, offrez-lui l'opportunité de rencontrer ses nouveaux camarades et enseignants avant le début de l'année scolaire.
  • Discutez de ses sentiments. Parlez avec votre enfant de ses peurs sans les minimiser et rassurez-le sur le fait qu'il est normal de ressentir cela. Aidez-le à exprimer ses angoisses avec des mots ou même à travers le dessin.
  • Limitez l'exposition à des contenus anxiogènes. Soyez attentif aux films, émissions de télévision et histoires auxquels votre enfant est exposé, car ils peuvent parfois exacerber les peurs et les angoisses.
  • Félicitez les comportements courageux. Encouragez votre enfant lorsqu'il gère bien une séparation. Le renforcement positif peut l’inciter à continuer à affronter ses peurs.

Rappelez-vous que chaque enfant est unique, et ce qui fonctionne pour l'un peut ne pas fonctionner pour un autre. Il est important de faire preuve de patience et d'écoute en ce qui concerne les besoins et les angoisses de votre enfant.

Le Syndrome de l'Abandon

Dans la plupart des cas, l’angoisse devient peu à peu moins intense, puis finit par disparaître vers l’âge de 2 ans (comme mentionné plus haut, elle peut revenir par moment, mais ne durera pas dans le temps). Toutefois, chez certains enfants, l’angoisse peut persister, y compris quand ils ont atteint l’âge de 3 ou 4 ans. Relativement rare, ce trouble peut faire suite à une simple angoisse de séparation, ou apparaître quelques années plus tard (vers 6, 7 ou 8 ans, mais aussi à l’adolescence sous d’autres formes).

Lorsque l'angoisse de la séparation persiste ou interfère avec les activités quotidiennes de votre bébé, cela peut être le signe d'un syndrome de l’abandon, une condition qui nécessite un diagnostic par un professionnel ainsi qu'un traitement et un encadrement. Ce trouble peut débuter dès la petite enfance et même apparaître chez les adolescents et les adultes. Il se manifeste par une peur ou une anxiété exagérée à l'idée d'être séparé des personnes auxquelles l'enfant est attaché. Si l'angoisse de séparation de votre enfant se prolonge sur une période étendue ou semble suffisamment intense pour perturber ses activités normales, il pourrait souffrir de ce syndrome.

Ce problème survient souvent à la suite de grands bouleversements ou de stress, comme la perte d'un être cher ou une séparation prolongée. Les antécédents familiaux d'anxiété peuvent aussi augmenter le risque.

Si vous pensez que votre enfant souffre du syndrome de l'abandon, contactez votre professionnel de santé.

L'Angoisse de la Séparation Chez les Parents

Comprendre l'angoisse de séparation de votre enfant nécessite également de réfléchir à vos propres sentiments. Si vous remarquez que votre enfant se précipite joyeusement vers sa classe sans un regard en arrière, cela peut susciter des sentiments ou des interrogations chez vous concernant son empressement à dire au revoir. Rappelez-vous que les enfants sont extrêmement observateurs et peuvent facilement percevoir vos émotions. Ils peuvent percevoir votre réticence à vous séparer et refléter ce sentiment. Il est essentiel de garder à l'esprit que même si vous ressentez de la tristesse, ces moments de séparation peuvent aider votre enfant à développer son indépendance, sa confiance en soi et sa maturité, ce qui sera bénéfique pour établir des relations solides et saines à l'avenir.

C'est une bonne idée de discuter de vos sentiments avec un partenaire, des amis ou d'autres parents pendant ces périodes. Le fardeau émotionnel s'allège lorsqu'il est partagé, et cela peut faciliter l'adaptation de votre enfant aux séparations. Créer un rituel d'au revoir peut grandement faciliter le processus de séparation. Cela peut être quelque chose de simple comme échanger des signes de la main ou s'envoyer des baisers. De plus, prévoir des activités amusantes pour vos retrouvailles peut donner à votre enfant (et à vous) quelque chose à attendre avec impatience. Que ce soit une sortie à la bibliothèque ou un après-midi de jeux à la maison, ces projets peuvent rendre le départ moins angoissant et le retour plus excitant.

Les Autres Formes d'Angoisse Chez le Nourrisson

Outre l'angoisse de séparation, les nourrissons peuvent également manifester d'autres formes d'angoisse, notamment :

L'Angoisse du Soir

Entre 1 mois et 3 mois, certains bébés peuvent avoir de violentes crises de larmes le soir vers 18 h - 20 h. On parle parfois « d’angoisse du soir », une angoisse qui serait liée à la tombée de la nuit. En tant que parent, vous avez peut-être été confrontés à la situation : chaque soir, à la tombée de la nuit, votre tout-petit entre dans une longue crise de larmes. Cela peut durer une dizaine de minutes comme plusieurs heures. Vous avez essayé le doudou, la tétine, les câlins, les jouets, mais impossible de le calmer.

Tout d’abord, un nourrisson qui pleure exprime toujours un besoin. Également, il faut savoir que les pédiatres pensent que le nouveau-né décharge son trop plein d’énergie, ses tensions et / ou les émotions de la journée. On peut facilement penser que c’est dû à la fatigue de la journée mais toutes les difficultés d’endormissement ne sont pas liées à de l’angoisse. Pour limiter les pleurs du soir, il est important de passer une journée calme, et tout particulièrement la fin d’après-midi. Également, la sieste de votre tout-petit est très importante. Contrairement à ce que l’on peut croire, faire une bonne sieste l’après-midi ne l’empêchera pas de dormir. Il s’agit de sommeil récupérateur. Vous pouvez le porter en écharpe. Si votre tout-petit ne se calme pas, et que vous commencez à perdre patience, n’hésitez pas à passer le relais à son deuxième parent ou à un proche. L’enfant se calmera peut-être dans d’autres bras. Car une chose est sûre : il a besoin de la présence de ses parents. Pour conclure, rassurez-vous et déculpabilisez-vous, cette période ne dure pas ! La plupart du temps, cela passe après trois mois.

Les Coliques du Nourrisson

A leur naissance et dans les premiers mois de vie, tous les bébés pleurent, c’est universel. Il s’agit d’un comportement d’attachement que le bébé possède dès la naissance. C’est en effet leur moyen de communication principal pour vous transmettre leurs émotions. Il est normal que vous et votre conjoint vous sentiez désarmés et inquiets, face aux pleurs de votre bébé, surtout lorsque vous ne parvenez pas à le calmer.

On ne devrait parler de coliques du nourrisson que devant un tableau précis : enfant algique au faciès érythrosique, les poings serrés, le front plissé, les cuisses repliées sur un abdomen ballonné, avec des émissions répétées de gaz. La dysphagie douloureuse est presque toujours liée à une œsophagite de reflux à cet âge. Les repas sont compliqués et interrompus par une agitation, des pleurs stridents per et post prandiaux. Le sommeil est lui aussi perturbé. L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) peut est évoquée. Comme il ne peut s’agir d’une forme IgE médiée, les signes d’accompagnement sont essentiels au diagnostic : prise de poids insuffisante, selles molles, et parfois eczéma et bronchites sifflantes associées. La prescription d’un lait à hydrolyse protéique poussée doit être sanctionnée par une amélioration franche de la symptomatologie. Parfois est mise en cause une intolérance au lactose.

Ils connaissent différentes définitions, différentes approches, et un grand flou est entretenu par la confusion entre les coliques et les pleurs excessifs inexpliqués. On comprend aisément que la définition du caractère « excessif »est nécessairement arbitraire. On peut retenir la règle des 3 fois 3 (plus de 3 heures par jour, plus de 3 jours par semaine, depuis au moins 3 semaines), ou plus simplement le ressenti des familles, dépassées ou anxieuses devant ces pleurs prolongés et répétés. Ce qui suppose une prise en compte de leur tolérance aux pleurs, éminemment variable. Reste un pourcentage important de pleurs excessifs sans cause identifiée, abusivement étiquetés « coliques » dans de nombreux travaux. Des troubles du sommeil sont fréquemment associés. Dans ce contexte, les interactions parent-enfant peuvent être déterminantes. Des corrélations ont pu être établies entre anxiété maternelle et pleurs excessifs. Le baby blues avéré, des dépressions post partum plus ou moins masquées peuvent parasiter la réponse adaptée aux besoins du bébé. Un cercle vicieux peut s’instaurer, la mère se sentir dépassée, voire persécutée dans des cas extrêmes.

Quand Consulter un Professionnel ?

Dans la plupart des cas, l'angoisse de séparation est une phase transitoire qui se résout d'elle-même. Toutefois, il est important de consulter un professionnel de la santé si :

  • L'angoisse de séparation est excessivement intense ou prolongée.
  • Elle interfère avec les activités quotidiennes de l'enfant (par exemple, refus d'aller à la crèche ou à l'école).
  • Elle s'accompagne d'autres symptômes tels que des troubles du sommeil, de l'appétit ou du comportement.
  • Vous êtes vous-même dépassé par la situation et avez besoin d'aide pour gérer l'angoisse de votre enfant.

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