Pendant la grossesse, l'analyse d'urine est un examen mensuel essentiel pour surveiller la santé de la future maman et du bébé. Elle permet de détecter d'éventuelles complications, notamment les infections urinaires et la pré-éclampsie. Cet article se penche sur l'interprétation de l'analyse d'urine, en particulier l'examen cytobactériologique des urines (ECBU), et son importance dans le suivi de la grossesse.

Pourquoi l'analyse d'urine est-elle importante pendant la grossesse ?

L'analyse d'urine fournit des informations précieuses sur la santé de la femme enceinte. Elle permet de :

  • Détecter les infections urinaires : Les infections urinaires sont fréquentes pendant la grossesse en raison des changements hormonaux et physiologiques qui favorisent la prolifération bactérienne. Une infection urinaire non traitée peut entraîner des complications graves pour la mère et le bébé.
  • Dépister le diabète gestationnel : Le diabète gestationnel est une forme de diabète qui se développe pendant la grossesse. Il peut entraîner des complications pour la mère et le bébé, telles qu'un accouchement prématuré, un poids de naissance élevé et des problèmes respiratoires chez le bébé.
  • Diagnostiquer ou exclure la pré-éclampsie : La pré-éclampsie est une complication grave de la grossesse caractérisée par une hypertension artérielle et la présence de protéines dans les urines (protéinurie). Elle peut entraîner des complications graves pour la mère et le bébé, telles qu'un accouchement prématuré, un retard de croissance intra-utérin et des convulsions chez la mère.
  • Surveiller la fonction rénale : L'analyse d'urine permet d'évaluer la fonction rénale de la femme enceinte et de détecter d'éventuels problèmes rénaux.

Protéinurie et grossesse : Comprendre les enjeux

Parmi les examens que doit passer une femme enceinte, l’analyse des urines revient chaque mois. En effet, un taux trop haut de protéines contenues dans les urines peut être le signe de complications parfois graves pour la future maman et le bébé.

Qu'est-ce que la protéinurie ?

« La protéinurie, c’est la présence de protéines et notamment d’albumine, au moment de l’analyse, dans les urines de la future mère », explique simplement le Dr Cyril Huissoud, gynécologue-obstétricien au CHU de la Croix-Rousse à Lyon. « Si la présence d’albumine est présente en petite quantité chez un individu sain, elle tend à augmenter chez la femme enceinte, ce qui est normal. En revanche, une protéinurie trop élevée, au-delà du seuil, indique un dysfonctionnement des reins et du filtre rénal et peut être le premier signe d’une pré-éclampsie.

Quel est le bon taux de protéinurie pendant la grossesse ?

Il faut savoir que le seuil de protéinurie chez la femme enceinte est plus haut que chez une personne en bonne santé en temps normal. Ainsi, si le seuil à surveiller chez une personne normale est fixé à 150 mg par 24 heures, chez la femme enceinte en revanche, un état qui induit une modification de la filtration des protéines, la concentration de protéines dans les urines ne doit pas excéder 300 mg/ 24 heures.

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C’est l’examen le plus simple et rapide à réaliser mais ne constitue qu’un dépistage : il s’agit de tester le jet d’urine chaque mois pour obtenir, via une bandelette, ou par un dosage au laboratoire une évaluation assez générale du taux de protéinurie. L’analyse est souvent couplée à une glycosurie.

Afin d’affiner un résultat de dépistage qui peut poser question, on peut alors mettre en place un test d’urine sur 24 heures, c’est-à-dire le recueil de toutes les urines de la patiente sur une durée de 24 heures, d’un matin à l’autre. Le test sur 24 heures aboutit à un taux quantifié en milligrammes / 24 heures C’est lui qui donne une indication précise sur un dysfonctionnement ou non. Si le taux est acceptable, une surveillance habituelle se poursuit chaque mois sans plus de tracas.

« Si l’on soupçonne une protéinurie isolée, appelée néphropathie gravidique, il peut être mis en place une surveillance biologique en hôpital ou à domicile, associée à la visite d’une sage-femme tous les jours. Mais attention, une protéinurie isolée peut également évoluer vers une pré-éclampsie ».

Pré-éclampsie : Un risque majeur

La pré-éclampsie ou toxémie gravidique est une pathologie de la grossesse caractérisée notamment par un dysfonctionnement rénal associé à une élévation de la pression artérielle se produisant généralement au-delà de 20 semaines de grossesse (même si elle peut survenir à n’importe quel stade de la grossesse, même au premier trimestre). Selon l’Inserm (source 1), 40 000 femmes seraient concernées chaque année en France, soit environ 5 % des grossesses. La pathologie est également responsable de la deuxième cause de décès maternels en France.

Sous surveillance, la plupart des femmes atteintes de prééclampsie accouchent d’un bébé en bonne santé et se rétablissent bien. L’évolution des signes physiologiques et cliniques peut également permettre de détecter une pré-éclampsie.

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Malheureusement, il n’existe pas de moyen ou de traitement pour faire baisser le taux de protéines dans le sang et les urines de la mère au cours de la grossesse. Dans le cas d’une pré-éclampsie, le moyen de stopper ce phénomène, et de sauver la mère et l’enfant, est d’interrompre la grossesse, en programmant un accouchement parfois prématuré.

Si la protéinurie est détectée avant la 20e semaine de grossesse, elle peut être le signe d’un problème au niveau du rein, isolé ou non. « Dans ce cas, il convient de mettre en place une surveillance particulière, même au-delà de la naissance, conseille le médecin.

Souvent méconnue du grand public, la protéinurie est une anomalie qui demande une attention particulière, surtout chez les femmes enceintes. En effet, cette concentration anormale de protéines dans les urines peut entraîner diverses complications. Ainsi, pendant la grossesse, des analyses d'urine mensuelles sont effectuées pour vérifier le taux de protéines et détecter toute pathologie ou complication éventuelle.

Les origines des protéinuries de grossesse et comment les diagnostiquer ?

La protéinurie se caractérise par la présence anormale de protéines dans les urines, souvent associée à une altération des fonctions hépatiques ou rénales. Normalement, le taux de protéines dans les urines est minime car les reins assurent une filtration efficace. La recherche principale porte sur une protéine nommée "albumine", habituellement retenue par le filtre rénal en raison de sa taille.

Les origines des protéinuries de grossesse sont variées et peuvent signaler diverses conditions. Dans certains cas, elle peut résulter d'une infection urinaire, nécessitant parfois un examen cytobactériologique des urines (ECBU) pour confirmer le diagnostic.

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L'albuminurie peut également être associée à des pathologies de grossesse comme la prééclampsie, l'hypertension artérielle ou le diabète gestationnel, posant ainsi des risques potentiels pour la mère et le bébé.

Les protéinuries de grossesse peuvent aussi être révélatrices d'une maladie rénale chronique, une condition qui peut passer inaperçue et n'est pas nécessairement liée à la grossesse (bien qu'elle puisse avoir des implications pendant cette période).

Dépistage et diagnostic des protéinuries de grossesse

Le dépistage des protéinuries de grossesse est une étape essentielle lors des consultations de suivi de grossesse, où des analyses d'urine mensuelles sont réalisées. Ces tests d'urine, obligatoires et couverts à 100% par l'Assurance Maladie, visent à détecter précocement toute anomalie qui pourrait affecter la santé de la mère ou du fœtus, ou représenter un risque pour la grossesse et l'accouchement.

Le diagnostic des protéinuries de grossesse se fait à partir d'un échantillon d'urine recueilli dans un laboratoire d'analyses médicales. En cas de présence de protéines dans les urines, un suivi attentif est mis en place pour surveiller l'évolution de la situation, notamment en vérifiant la pression artérielle et l'apparition d'autres symptômes de grossesse potentiellement problématiques.

Il est crucial de prendre au sérieux la détection de la protéinurie, car elle peut indiquer des complications graves pour la mère et le fœtus. Il est important de noter que le niveau de protéinurie considéré comme normal chez une femme enceinte est plus élevé que chez une personne en bonne santé en dehors de la grossesse. Ce niveau sera déterminé par une prise de sang de grossesse.

Alors que le seuil habituel à surveiller pour une personne non enceinte est généralement fixé à 150 mg par jour, chez une femme enceinte (en raison des modifications physiologiques affectant la filtration des protéines), la concentration de protéines dans les urines ne doit pas dépasser 300 mg par jour.

Surveillance et traitement des protéinuries de grossesse

La prééclampsie, également connue sous le nom de toxémie gravidique, est une complication de la grossesse caractérisée par une dysfonction rénale et une hypertension artérielle. Selon l'Inserm, environ 40 000 femmes sont touchées chaque année en France, représentant environ 5 % des grossesses.

La surveillance des signes physiologiques et cliniques est essentielle pour détecter la prééclampsie. Tout au long de la grossesse, il est important de surveiller les symptômes comme les gonflements des membres, les maux de tête, les douleurs abdominales et douleurs ligamentaires de grossesse, les troubles visuels, les nausées ou vomissements, et les saignements de grossesse, pouvant être liés à un décollement placentaire.

Le traitement des protéinuries de grossesse repose sur la prise en charge de sa cause sous-jacente. Il est crucial de traiter la cause plutôt que la protéinurie elle-même. En cas d'infection urinaire, par exemple, le traitement antibiotique permettra de réduire la présence de protéines dans les urines. Pour la prééclampsie, la seule solution efficace est l'accouchement.

L'urgence de cette décision dépendra du stade de la grossesse et de la gravité de la prééclampsie, allant de la surveillance avec des médicaments antihypertenseurs à l'hospitalisation, voire à l'accouchement immédiat par césarienne si nécessaire.

Dans les cas les plus critiques, une interruption de la grossesse peut être envisagée pour protéger la santé de la mère et du fœtus. Bien que les protéinuries de grossesse puissent ne pas être nécessairement graves, une attention médicale appropriée est essentielle pour écarter toute complication ou pathologie liée à la grossesse.

Il est donc primordial de suivre les recommandations de votre professionnel de santé pour garantir votre bien-être et celui de votre bébé. Malheureusement, il n'existe pas de traitement spécifique pour réduire le taux de protéines dans le sang et les urines d'une femme enceinte. En cas de prééclampsie, la meilleure option pour stopper ce phénomène et protéger la mère et l'enfant est d'envisager l'accouchement, parfois prématuré.

Heureusement, dans la plupart des cas, la prééclampsie survient après la 34e semaine de grossesse, offrant ainsi la possibilité de faire naître le bébé en toute sécurité.

Si la protéinurie est détectée avant la 20e semaine de grossesse, elle peut indiquer un problème rénal, isolé ou non. Dans ce cas, une surveillance étroite est nécessaire, même après l'accouchement.

L'ECBU : Examen clé pour détecter les infections urinaires

L’ECBU (Examen Cytobactériologique des Urines) est un examen très simple qui fournit d’importantes informations sur la santé de la maman et du bébé.

Quand prescrire un ECBU ?

Si vous avez des symptômes d’infection urinaire, un ECBU peut être prescrit par votre médecin si le test de bandelette réalisé en consultation est positif et si vous avez des facteurs de risque de développer une cystite compliquée. Ces facteurs sont les suivants :

  • si vous avez une anomalie de l’appareil urinaire (présence d’un reflux vésico-urétéral, calcul rénal, rein unique…) ou si vous avez subi une intervention sur les voies urinaires ;
  • si vous êtes l'immunodéprimé·e (cancer, VIH, greffe rénale, etc.) ;
  • si vous êtes un l’homme en raison du risque d'infection de l'épididyme (épididymite) et de la prostate (prostatite) ;
  • si vous êtes enceinte ;
  • si vous avez plus de 75 ans ;
  • si vous avez plus de 65 ans et que vous présentez au moins 3 critères de fragilité parmi les suivants : perte de poids involontaire au cours de la dernière année, marche lente, faible endurance, fatigue et activité physique réduite ;
  • si vous souffrez de maladie rénale chronique sévère.

Que recherche l'ECBU ?

L’examen cytobactériologique des urines ou ECBU permet de :

  • déterminer la présence et quantité de différents types de cellules dans les urines analysées : globules rouges, globules blancs, cellules épithéliales (examen cytologique), cylindres hyalins et cristaux ;
  • identifier les germes ou les bactéries présentes dans l’échantillon d’urine (examen bactériologique).

Les résultats de cette analyse permettent de déterminer si vous avez une infection urinaire.

Comment effectuer un ECBU ?

Tout d’abord, récupérez un kit de prélèvement ECBU auprès de votre laboratoire d’analyses ou votre pharmacie.

Pour prélever correctement vos urines, vous devez commencer par une bonne toilette intime.

Pour une hygiène intime minutieuse chez la femme :

  • procurez-vous du savon doux pour le nettoyage ;
  • écartez les grandes et les petites lèvres ;
  • lavez la vulve d’avant en arrière en un seul mouvement à l’eau savonneuse ;
  • rincez à l’eau claire ;
  • appliquez un antiseptique d’un seul mouvement d’avant en arrière à l’aide d’une compresse stérile.

En cas de pertes vaginales, afin de ne pas contaminer l’échantillon d’urines, mettez une protection vaginale (tampon ou compresse).

Pour une hygiène intime minutieuse chez l’homme :

  • nettoyez le périnée à l’eau et au savon ;
  • lavez le pénis et le gland en prenant soin de décalotter si vous n’êtes pas circoncis ;
  • rincez puis appliquez un antiseptique du haut vers le bas à l’aide d’une compresse stérile.

Vous pouvez ensuite recueillir vos urines en utilisant la méthode dite du « milieu de jet » :

  • placez-vous au-dessus des toilettes, sans vous asseoir ;
  • ouvrez le flacon stérile en prenant soin de poser le couvercle avec la face interne tournée vers le haut. Évitez de toucher l’intérieur du couvercle et du pot ;
  • éliminez un premier jet d’urine dans les toilettes ;
  • urinez à nouveau directement dans le pot en essayant de le remplir à moitié. Si vous êtes un homme, relevez votre prépuce en urinant. Écartez les grandes lèvres, si vous êtes une femme ;
  • terminez d’uriner dans la cuvette des toilettes ;
  • refermez le flacon avec le couvercle ;
  • lavez vos mains ;
  • écrivez vos nom et prénom, la date et l’heure du recueil sur le flacon ;
  • emportez votre prélèvement au laboratoire dans les 2 heures.

Si vous ne pouvez pas vous y rendre immédiatement, vous pouvez conserver le pot à 4 °C au réfrigérateur pendant 24 heures, maximum.

Interprétation des résultats de l'ECBU

Les premiers résultats de l’ECBU sont disponibles en quelques heures. Les résultats de l’ECBU s’interprètent à partir des valeurs obtenues.

Résultats en cas d’absence d’infection urinaire

Si le nombre de germes est inférieur à 1 000 UFC/ml, il n’y a pas, a priori, d’infection urinaire.

Résultats en cas d’infection urinaire

Il y a, a priori, une infection urinaire si vos résultats indiquent :

  • un nombre de globules rouges (hématies) supérieur à 10 000/ml, marquant la présence de sang dans les urines (hématurie) ;
  • un nombre de globules blancs (leucocytes) supérieur ou égal à 10 000/ml, signe d’une réaction inflammatoire à la présence de bactéries dans l’appareil urinaire ;
  • la présence de colonies d’un germe : soit Escherichia coli ou E coli (supérieur à 1 000 UFC/ml), soit plus rarement Proteus mirabilis ou Klebsiella (plus de 10 000 UFC/ml chez la femme et 1 000 UFC/ml chez l’homme).

Dans certains cas, les résultats de l’ECBU peuvent paraître contradictoires. Il est donc nécessaire de vérifier au cas par cas.

  • Taux de leucocytes bas et bactériurie de 1 000 à 10 000 UFC/ml

Ce résultat contradictoire peut se présenter si :

  • vous avez réalisé l’ECBU précocement, avant l’apparition de la hausse du nombre de leucocytes dans les urines ;
  • vous avez mal prélevé les urines, d’où une contamination par un germe provenant du rectum ou du vagin. Dans ce cas, vous devez refaire un ECBU ;
  • vous êtes immunodéprimé·e, c’est-à-dire que le taux de vos globules blancs sanguins est bas.
  • Taux de leucocytes élevé ou bactériurie négative

Cette situation peut apparaître si :

  • vous avez pris des antibiotiques avant de réaliser l’ECBU ;
  • vous avez recueilli dans de mauvaises conditions les urines, d’où leur contamination par les leucocytes du vagin en cas de vulvovaginite. Dans ce cas, vous devez refaire un ECBU ;
  • vous êtes un homme qui présente une prostatite, une urétrite ou une posthite ;
  • vous avez une maladie inflammatoire ou la tuberculose (plus rare).
  • Bactéries multiples dans les urines

Étant donné qu’une infection urinaire est causée par un seul type de bactérie, une contamination par de multiples bactéries peut être d’origine vaginale. Il faut alors refaire l’ECBU.

ECBU sans ordonnance : Est-ce possible ?

Oui, vous pouvez acheter un kit d’analyse urinaire sans ordonnance à la pharmacie. Vous pouvez également vous en procurer au laboratoire pour un recueil direct.

Vous pouvez aussi vous rendre au laboratoire pour passer un ECBU sans ordonnance. Toutefois, si vous souhaitez obtenir un remboursement par l’Assurance Maladie, vous devez présenter une ordonnance.

Conseils supplémentaires pour un ECBU fiable

  • Recueillez vos urines le matin au réveil.
  • Lors du prélèvement et avant l’examen, informez votre laboratoire d’analyses de votre grossesse afin de le prendre en compte dans l’interprétation de votre analyse d’urine.
  • De plus, votre médecin devra être au courant également de votre grossesse afin de vous prescrire un traitement adéquat, certains antibiotiques n’étant pas adaptés aux femmes enceintes.

Autres éléments analysés dans l'urine pendant la grossesse

Outre la protéinurie et la recherche d'infections urinaires, l'analyse d'urine pendant la grossesse peut également inclure la recherche des éléments suivants :

  • Nitrites : Ils sont le témoin d'une infection bactérienne. À première vue, l’urine présente un aspect trouble et un pH alcalin en leur présence. L’absence de nitrites n’est cependant pas suffisante pour confirmer l’absence d’infection.
  • Corps cétoniques : Ils proviennent de la dégradation des lipides et plus particulièrement des acides gras. Leur rôle est de libérer de l’énergie lorsque les réserves en sucre sont insuffisantes, comme en cas de jeûne prolongé. La femme enceinte peut se retrouver dans ce cas de figure lorsqu’elle vomit trop souvent ou qu’elle a une forte transpiration. On reconnaît aussi la présence de corps cétoniques par la mauvaise haleine (odeur caractéristique d’acétone).
  • Bilirubine et urobilinogène : Leur présence est marquée par une couleur marron clair de l’urine. Ils indiquent des problèmes au niveau des voies biliaires ou des reins.
  • Hémoglobine : La présence de sang dans les urines pendant la grossesse peut être due à divers facteurs : une cystite, qui entraîne un renouvellement plus fréquent de l’épithélium de la vessie, un polype cervical ou une petite plaie qui saigne légèrement, des petits calculs (cristaux produits par les reins) qui, raclant l'uretère à leur passage, entraînent des saignements.
  • Glucose : Pareillement aux protéines, il n’y a pas à s’inquiéter d’un faible taux de glucose. À l’inverse, si le glucose est élevé au cours de l’analyse d’urine pendant la grossesse, le gynécologue prescrit à la future maman une mini-courbe du glucose. Il s’agit d’une analyse de la glycémie après une prise de 50 grammes de glucose par voie orale. Ce test permet de déterminer si la femme a une prédisposition au diabète gestationnel.
  • Leucocytes : C’est l’indicateur le plus important. Le taux normal se situe entre 4 et 8. Un taux supérieur à cette fourchette signifie une infection des voies urinaires. La présence de nitrites, un pH alcalin et un aspect trouble de l’urine renforcent le diagnostic.
  • Cylindres hyalins : Ils correspondent à de simples amalgames de cellules qui, en descendant dans les tubules rénaux, prennent une forme cylindrique.
  • Cristaux : De même que l'acide urique, les cristaux se forment lorsque l’on ne boit pas assez d’eau. Il suffit donc, pour éviter, à la longue, la formation de calculs rénaux, d’absorber davantage de liquide.
  • Cellules des voies basses ou de transition : Ce sont les cellules qui tapissent l'intérieur de la vessie et qui sont expulsées par l'urine après leur cycle cellulaire normal.

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