Introduction
L'aménorrhée, définie comme l'absence de règles, peut être primaire (lorsque les règles ne sont jamais apparues) ou secondaire (lorsque les règles s'arrêtent après avoir été régulières). Cet article se concentre sur l'aménorrhée secondaire, ses causes potentielles, son diagnostic et les options de traitement disponibles. Nous aborderons également l'utilisation du piroxicam dans le contexte de douleurs inflammatoires potentiellement liées à des déséquilibres hormonaux et les considérations concernant le Seresta en cas d'anxiété concomitante.
Définition et Types d'Aménorrhée
L’aménorrhée correspond à une absence totale de règles. Elle peut s'observer chez la jeune fille de 16 ans ou plus et n'ayant jamais eu de règles : c'est alors une aménorrhée primaire. Elle peut également se rencontrer chez une femme préalablement réglée et non ménopausée : c'est alors une aménorrhée secondaire, lorsque les règles sont interrompues depuis plus de trois mois.
Causes de l'Aménorrhée Secondaire
Plusieurs facteurs peuvent entraîner une aménorrhée secondaire. Il est essentiel de les identifier pour déterminer la meilleure approche thérapeutique.
Causes Physiologiques
- Suites d’un accouchement et d’un allaitement prolongé : Les règles réapparaissent normalement quatre à huit semaines après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, mais un état de fatigue ou de dépression peut les retarder. Un court traitement hormonal est parfois nécessaire pour relancer les cycles.
Causes Liées au Stress et aux Facteurs Psychologiques
- Stress important et répété : Le stress important et répété qui peut provoquer un arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles. L’hypothalamus et l’hypophyse, qui se trouvent dans le cerveau, contrôlent la production de FSH et LH. Ils peuvent subir l’influence d’autres régions du cerveau, notamment celles où se forment les émotions. Un choc psychologique (décès, divorce, perte brutale d’emploi, etc.), une maladie prolongée, une douleur chronique, un état dépressif ou anxieux peuvent entraîner un arrêt plus ou moins long des cycles menstruels.
Autres Causes
Dans tous les cas, une consultation médicale s’impose, afin d’écarter en premier lieu les causes les plus évidentes (grossesse, contraception, ménopause, autre maladie, etc.). L’interrogatoire minutieux du gynécologue permet d’identifier les éventuelles causes psychologiques d’une dysménorrhée ou d’une aménorrhée.
Diagnostic de l'Aménorrhée Secondaire
Le diagnostic de l'aménorrhée secondaire implique généralement :
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- Un examen physique complet.
- Un interrogatoire détaillé sur les antécédents médicaux, le mode de vie et les facteurs de stress potentiels.
- Des tests sanguins pour évaluer les niveaux d'hormones (FSH, LH, prolactine, hormones thyroïdiennes).
- Un test de grossesse pour exclure cette possibilité.
- Des examens d'imagerie (échographie pelvienne, IRM) si nécessaire pour évaluer l'utérus et les ovaires.
Options Thérapeutiques pour l'Aménorrhée Secondaire
Le traitement de l'aménorrhée secondaire dépend de la cause sous-jacente.
- Traitement hormonal : Dans certains cas, un traitement hormonal peut être prescrit pour rétablir les cycles menstruels. Cela peut inclure des œstrogènes et de la progestérone.
- Gestion du stress : Si le stress est un facteur contributif, des techniques de gestion du stress telles que la relaxation, la méditation ou la thérapie peuvent être utiles.
- Interventions chirurgicales : Dans de rares cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger des anomalies anatomiques.
Le Piroxicam : Anti-inflammatoire Non Stéroïdien (AINS)
Le piroxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) du groupe des oxicams. Il est indiqué dans le traitement symptomatique de courte durée de la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante.
Indications et Posologie
Le piroxicam est indiqué dans le traitement symptomatique de courte durée de la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante. La prescription de spécialités contenant du piroxicam doit être initiée par des médecins expérimentés dans le diagnostic et le traitement de patients atteints de maladies rhumatismales inflammatoires ou dégénératives. La dose journalière maximale recommandée est de 20 mg. La survenue d’effets indésirables peut être minimisée par l’utilisation de la dose nécessaire au soulagement des symptômes la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte. Le bénéfice et la sécurité d’emploi du traitement doivent être réévalués dans les 14 jours.
Précautions d'Emploi et Contre-Indications
Comme tous les AINS, le piroxicam doit être utilisé avec prudence, en particulier chez les patients présentant des antécédents de problèmes gastro-intestinaux, cardiovasculaires ou rénaux.
- Effets gastro-intestinaux : Les AINS, y compris le piroxicam, peuvent provoquer des effets indésirables gastro-intestinaux graves notamment des hémorragies, ulcérations et perforations de l’estomac, de l’intestin grêle ou du gros intestin, certaines d’entre elles pouvant être fatales.
- Effets cardiovasculaires : Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l’utilisation de certains AINS (surtout lorsqu’ils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d’événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) potentiellement fatals.
- Réactions cutanées : Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été très rarement rapportées lors de traitement par AINS.
Contre-indications : FELDENE est contre-indiqué chez l’enfant de moins de 15 ans. Au-delà de 24 semaines d’aménorrhée (5 mois révolus) : toute prise même ponctuelle est contre-indiquée.
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Interactions Médicamenteuses
Les AINS, y compris le piroxicam, sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants, les dérivés de type coumarine et les nouveaux anticoagulants oraux (par exemple, apixaban, dabigatran, rivaroxaban).
Grossesse et Allaitement
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines peut nuire à la grossesse. L’utilisation des AINS, dont le piroxicam, peut retarder ou empêcher la rupture des follicules ovariens ce qui a été associé, à une infertilité réversible chez certaines femmes.
Le Seresta et l'Anxiété
Bien que le Seresta ne soit pas mentionné directement dans les informations fournies, il est important de noter que l'anxiété peut être un facteur contribuant à l'aménorrhée secondaire. Dans de tels cas, un anxiolytique comme le Seresta peut être envisagé, mais uniquement sous surveillance médicale stricte.
Syndrome Prémenstruel (SPM) et Troubles Mammaires
Il est important de noter que les troubles menstruels, comme l'aménorrhée, peuvent parfois être liés au syndrome prémenstruel (SPM) ou à des douleurs mammaires (mastodynie).
Syndrome Prémenstruel (SPM)
Le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes qui survient environ une semaine avant les règles, et qui disparaît un jour ou deux après leur apparition. On estime qu’une femme sur deux le ressent de manière gênante. Les mécanismes précis de ce trouble sont encore mal connus, mais il semble lié à la baisse des hormones sexuelles dans le sang après l'ovulation. Lorsque le syndrome prémenstruel devient invalidant, un recours aux médicaments est possible.
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Mastodynie
Le fait de ressentir une tension dans les seins pendant les jours précédant les règles peut être considéré comme un phénomène physiologique normal. On parle de mastodynie, ou de douleur mammaire, lorsque cette sensation devient inconfortable et pousse la patiente à consulter. Selon l’âge de la patiente, on distingue deux types de douleurs des seins.
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