La vitamine D joue un rôle crucial dans la croissance et le développement des nourrissons. Elle est essentielle pour l'absorption du calcium, contribuant ainsi à la santé des os et des dents. Cependant, la supplémentation en vitamine D chez les nourrissons nécessite une attention particulière en raison des risques potentiels de surdosage. Cet article explore en détail l'importance de la vitamine D pour les nourrissons, les risques associés à la supplémentation, les recommandations des autorités de santé, et les alternatives disponibles pour assurer un apport adéquat en vitamine D.
Importance de la Vitamine D chez les Nourrissons
La vitamine D est indispensable à la croissance des enfants. Une quantité suffisante de vitamine D est nécessaire durant la petite enfance afin d'éviter le rachitisme. La vitamine D contribue à l'absorption et à l'utilisation normales du calcium et du phosphore. Le calcium est le minéral le plus abondant du corps humain. Il contribue au fonctionnement musculaire et nerveux, au métabolisme énergétique, et au maintien des os et des dents. Face à son importance, le taux de calcium présent dans le sang est étroitement contrôlé. La vitamine D contribue à l'absorption et à l'utilisation normale du calcium provenant de notre alimentation au niveau du système digestif. L'absorption du calcium est 65% plus élevée lorsque le taux sanguin de vitamine D est de 86 nmol/L, dans la norme, que lorsqu'il est de 50 nmol/L, le seuil en dessous duquel on parle de carence. Lorsque le taux de calcium vient à baisser dans le sang, la vitamine D va puiser dans les réserves disponibles, stockées dans le squelette. Elle augmente en parallèle la réabsorption du calcium au niveau des reins, afin de limiter les pertes par les urines. La vitamine D contribue par ailleurs au maintien d'une fonction musculaire normale. Elle régule le fonctionnement des canaux qui permettent d'acheminer le calcium dans les cellules qui composent le muscle. La vitamine D contribue à réduire le risque de chute associé à l'instabilité posturale et à la faiblesse musculaire. La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. La vitamine D contrôle en effet plusieurs processus immunologiques ainsi que la fonction des cellules immunitaires. La vitamine D a la capacité de tempérer certains aspects de la réponse immunitaire pour éviter qu'elle ne s'emballe et ne devienne délétère. Elle agit également de façon directe sur différents types de lymphocytes pour augmenter la tolérance de l'organisme face aux intrus. Elle favorise par exemple l'action des lymphocytes régulateurs, qui atténuent la réponse immunitaire. La vitamine D stimule par ailleurs l'activité des acteurs constituant la première ligne de défense contre les agents pathogènes. La vitamine D contribue à la division normale des cellules.
En France, la supplémentation en vitamine D est recommandée dès les premiers jours de vie afin de prévenir le rachitisme, une maladie osseuse rare mais grave chez l’enfant. Les apports en vitamine D via l’alimentation sont généralement insuffisants, et l’exposition au soleil est insuffisante pour couvrir les besoins en vitamine D. C’est pourquoi la prise de vitamine D sous forme de supplément médicamenteux est systématique chez tous les enfants.
Risques Associés à la Supplémentation en Vitamine D
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) renouvelle son avertissement : supplémenter un nourrisson en vitamine D à l’aide de compléments alimentaires en vente libre n’est pas dénué de risque. La concentration des gouttes est mal connue, variable selon les produits. Un surdosage est vite arrivé, avec des conséquences potentiellement sérieuses : sous l’action de la vitamine D, le calcium assimilé peut atteindre des taux sanguins trop élevés, au point de compromettre le fonctionnement normal des reins. En 2020, rapporte l’ANSM, deux cas graves d’intoxication ont été signalés suite à l’utilisation d’un complément acheté sur Internet, dont chaque goutte contenait 10 000 UI (unité internationale, soit 0,025 microgramme) de vitamine D. La dose journalière recommandée chez les enfants sans problème de santé est de… 400 UI. Il est facile de trouver sur Internet, notamment sur les sites des pharmacies en ligne, des flacons affichant sans complexe 1 000 UI. Prudence donc, les arguments misant sur le « naturel », le « végétal » ou encore le foie de morue ne doivent pas endormir la vigilance ni faire oublier les effets indésirables possibles. Les doses plus de 2 fois supérieures à celle recommandée, entraînent un risque d'hypercalcémie. Les surdosages en vitamine D rapportés se sont traduits par des cas d'hypercalcémies sévères, parfois associées à une atteinte rénale de type lithiase/néphrocalcinose.
Les autorités de santé (comme l’ANSES) alertent régulièrement sur les risques de surdosage avec les compléments alimentaires, car la concentration par goutte peut varier. Un surdosage en vitamine D peut entraîner un excès de calcium dans le sang (hypercalcémie), ce qui fatigue les reins du bébé et peut avoir des conséquences graves. L’Anses a tiré la sonnette d’alarme sur des cas d’hypercalcémie sévère chez des nourrissons, causés par des compléments alimentaires mal utilisés. On compte six signalements graves depuis 2021.
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Recommandations de l'ANSM et Alternatives Médicamenteuses
Afin d’assurer leurs besoins en toute sécurité, l’ANSM conseille de s’en tenir aux médicaments ayant une autorisation de mise sur le marché (AMM), prescrits par les médecins et délivrés sur ordonnance. Avantage, ces spécialités disposent, contrairement aux compléments alimentaires, d’une notice conçue pour cadrer l’usage quotidien. Trois sont actuellement disponibles sous forme de gouttes pour les plus petits : Adrigyl, Deltius et ZymaD. Il convient de s’assurer avec le médecin qui prescrit que le nombre de gouttes donné correspond bien aux apports recherchés. L’ANSM veut aussi rassurer les personnes qui se méfient des excipients mis en œuvre dans ces médicaments et qui, pour cette raison, préfèrent les compléments alimentaires, dont la composition paraît plus sûre. Il semble que les médicaments cités ne posent pas de problème sérieux de sécurité. L’Adrigyl peut rebuter à cause de la saccharine (édulcorant puissant soupçonné de perturber le microbiote) ou du butylhydroxytoluène (BHT), que nous estimons tolérable aux doses journalières limites, mais soupçonné d’être un perturbateur endocrinien. Dans ce cas, il est possible de se reporter vers les deux autres spécialités, qui semblent au-dessus de tout soupçon.
Les médecins privilégient les médicaments (ZymaD, Adrigyl) pour la sécurité. ZymaD est un médicament prescrit et contrôlé. Ce n’est pas le médicament en lui-même qui pose problème (il est très efficace et recommandé par les médecins), mais ses effets sur le transit. Beaucoup de bébés le digèrent mal à cause de certains excipients, ce qui provoque des gaz douloureux et des pleurs.
Compléments Alimentaires : Pediakid et Autres Options
Bien que les autorités sanitaires recommandent les médicaments pour prévenir les surdosages, Pediakid séduit par sa meilleure tolérance digestive. Si de nombreuses familles se tournent vers Pediakid, il reste primordial de saisir pourquoi les autorités de santé émettent des réserves formelles sur son usage chez les bébés. La digestion s’apaise. On observe une nette réduction, voire la disparition des coliques et de l’inconfort abdominal chez les nourrissons après le changement. L’autre atout, c’est la formule 100% d’origine naturelle. La composition est simple : huile de tournesol oléique et vitamine D3 issue de la lanoline. Cette absence d’additifs ou de conservateurs rassure les parents soucieux de la composition. De plus, le goût neutre facilite l’administration. Cependant, un défaut revient systématiquement : le système de compte-gouttes. Cette difficulté énerve les parents pressés.
Pediakid est autorisé à la vente, mais la vigilance est de mise. La marque conseille souvent 2 gouttes, soit 400 UI.
UNAE utilise une vitamine D3 végétale de qualité premium Vitashine®. Il s’agit d’une vitamine D3 végétale bio-identique, ce qui signifie qu’il s’agit exactement de la même molécule que celle que notre peau synthétise lors d’une exposition au soleil. Par définition, les lichens sont des organismes vivants complexes issus de la symbiose entre une algue et un champignon. On les appelle aussi « champignons lichénisés ». Le lichen sélectionné pour notre produit pousse à l’état sauvage au Canada, en Scandinavie et en Irlande. Il est cultivé dans son milieu naturel, à l’état sauvage, dans le respect de son environnement. UNAE a sélectionné pour vous une huile de colza bio issue d’une des meilleures huileries de France : Cauvin. L’huile de colza est une huile très digeste, y compris par les bébés, riche en oméga-3. Nous avons donc privilégié une méthode d’extraction à froid pour les préserver. Afin de garantir la stabilité dans le temps du mélange d’huile de colza et de vitamine D, nous avons ajouté une petite quantité de vitamine E, un micronutriment doté d’un pouvoir antioxydant dans les composés liposolubles. Prendre 4 gouttes pour les enfants de plus de 10 ans et 6 gouttes pour les adultes. Agiter le flacon avant emploi. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Les compléments alimentaires ne peuvent être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et équilibré et d’un mode de vie sain. Tenir hors de portée des jeunes enfants.
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Conseils d'Administration et Précautions
La vitamine D doit toujours être donnée en position semi-assise : tête fléchie, posée sur le bras. Bébé doit être bien réveillé. Placez la pipette contre l’intérieur de la joue et laissez bébé téter. S’il ne tête pas, administrer le produit lentement (goutte à goutte) pour lui laisser le temps d’avaler naturellement. On donne la vitamine D une fois par jour, peu importe l’heure, mais le faire le matin permet de ne pas oublier. Pour Pediakid, vérifiez bien le dosage (souvent 2 gouttes pour 400 UI, mais cela dépend des besoins).
Il est important de privilégier le supplément médicamenteux de vitamine D prescrit par le médecin de votre enfant. Respectez scrupuleusement la posologie et n’utilisez que la pipette fournie dans la boîte. Sur le papier, oui, car c’est de la vitamine D. Cependant, attention : ZymaD est un médicament prescrit et contrôlé, alors que Pediakid est un complément alimentaire. Si votre enfant supporte mal le ZymaD (gaz, pleurs), parlez-en d’abord à votre pédiatre.
Sources Naturelles de Vitamine D et Exposition au Soleil
La principale source naturelle de vitamine D provient de l’exposition au soleil. Le contact des rayons UV sur la peau permet à l’organisme de fabriquer la vitamine D dont il a besoin. Selon le mode et lieu de vie, votre bébé sera plus ou moins exposé. Les hivers longs, la vie en appartement et/ou dans des régions les plus au nord peuvent engendrer davantage de carences.
En parallèle, essayez le plus possible de favoriser l’exposition à la lumière naturelle ! Une petite demi-heure suffit pour avoir une synthèse suffisante de vitamine D au niveau de la peau. La majorité de la vitamine D (80 à 90 %) est synthétisée par notre corps grâce à l’exposition au soleil. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, cette exposition étant limitée, leur apport en vitamine D est donc insuffisant, d’où l’importance de la supplémentation. Avant l’âge d’un an, il est préférable de garder bébé à l’abri du soleil. Lors des sorties, assurez-vous qu’il reste à l’ombre sous un parasol, une visière de poussette ou un arbre.
Peu d’aliments contiennent de la vitamine D. On la rencontre presque exclusivement dans les produits d’origine animale. Les meilleures sources sont les poissons gras (sardine, maquereau, anchois, saumon…). L’huile de foie de morue en est riche, mais elle contient aussi une grande quantité de vitamine A. Les abats animaux (rognon, foie) en contiennent également, alors qu’elle n’est présente qu’en quantité marginale dans la viande. Une faible quantité de vitamine D est présente dans les produits laitiers et le jaune d’œuf. Les quantités de vitamine D apportées par les aliments sont cependant insuffisantes pour couvrir nos besoins.
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Vitamine D2 vs Vitamine D3
Lorsque nous nous exposons au soleil, un composé présent au niveau de la peau, le 7-déhydrocholestérol est transformé en pré-vitamine D3. Celle-ci est dirigée vers les reins, où une nouvelle une nouvelle réaction aboutit à la production de la 1,25-dihydroxyvitamine D ou calcitriol, la forme active de la vitamine D. Certains compléments alimentaires contiennent de la vitamine D3, appelée cholécalciférol. Il s’agit exactement de la même molécule que celle qui est produite par l’organisme : on dit qu’elle est bio-identique. La vitamine D2 ne parvient pas à augmenter la concentration sanguine en 25-hydroxyvitamine D aussi efficacement que la vitamine D3. La vitamine D2 était plébiscitée par des consommateurs désireux d’éviter les produits d’origine animale lorsqu’il n’existait pas d’alternative.
La vitamine D3 naturelle est fabriquée à partir des rayons solaires par notre peau. La vitamine D2 est apportée par l’alimentation. Leur différence tient à leur provenance, mais elles sont ensuite traitées de la même façon par l’organisme. La particularité du cholécalciférol est de stimuler l’immunité. Outre l’aide qu’elle procure pour la croissance, la vitamine D3 naturelle renforce l’organisme et permet d’éviter de nombreuses pathologies, notamment l’asthme, la grippe ou les pneumonies.
Groupes à Risque de Carence en Vitamine D
Certaines d’entre nous sont particulièrement vulnérables par rapport à la carence en vitamine D. La production cutanée de vitamine D devient moins efficace au cours du vieillissement, les personnes âgées sont ainsi souvent concernées. De même que les personnes dont la peau est pigmentée, car cette protection contre le soleil atténue également la synthèse cutanée de vitamine D. En cas d’obésité, la vitamine D est séquestrée dans les tissus graisseux en raison de sa nature lipophile et perd de sa disponibilité.
Les risques de carences apparaissent chez les enfants insuffisamment exposés au soleil. Ce risque est accru chez les bébés dont la peau est très pigmentée, car les rayons UV du soleil pénètrent moins bien la peau. À l’adolescence, la croissance osseuse s’accélère et le besoin en vitamine D s’amplifie. La supplémentation en vitamine D peut donc durer jusqu’à la fin de la croissance de l’enfant, avec une fluctuation des doses en fonction de l’âge.
Certains enfants ont davantage besoin d’une supplémentation tout au long de l’année. C’est souvent le cas pour des enfants suivants des traitements médicamenteux pour des maladies chroniques liées à des problèmes digestifs, un syndrome néphrotique ou une insuffisance rénale.
Doses Recommandées et Risque de Surdosage
Les doses de vitamine D sont calculées en microgrammes (µg) ou en Unités Internationales (UI). Les chiffres indiqués ci-après sont basés sur une moyenne nationale. Charge à chaque parent de les adapter en fonction de son lieu et mode de vie. Vous pouvez procéder à une supplémentation continue, ou uniquement durant l’hiver si vous estimez que votre enfant est suffisamment exposé au soleil le reste de l’année.
La DGCCRF interdit la vente de compléments alimentaires délivrant plus de 1000 UI par jour pour les enfants de moins de 10 ans. L’EFSA a fixé à 10 µg par jour, soit 400 UI, les valeurs nutritionnelles de référence pour les nourrissons âgés de 7 à 11 mois.
Il existe un risque de surdosage de vitamine D, mais il est infinitésimal, tant la dose devrait être exagérée. Pour atteindre un seuil critique, il faudrait absorber la plus haute dose prescrite chez les adolescents de 200 000 UI pour une année entière, tous les 5 jours ! Pour les plus petits qui prennent des doses quotidiennes, il faudrait multiplier par plus de 10 pendant plusieurs jours pour arriver à une dose critique. Il se produirait dans ce cas une hypercalcémie, car le calcium serait assimilé en quantités excessives. Parallèlement, un surplus de calcium dans les urines pourrait engendrer des calculs rénaux. Il est absolument impossible de provoquer un surdosage en vitamine D à la suite d’une trop longue exposition au soleil. La peau s’autorégule et ne peut synthétiser plus de l’équivalent d’une dose de 10 à 20 000 UI. Il faut vraiment une exposition extrême au soleil pour dérégler ce mécanisme inhérent au fonctionnement de l’épiderme, mais vous souffririez avant dans ce cas d’autres maux plus graves, comme des brûlures et de la déshydratation.
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