Il arrive souvent que les jeunes mamans s’inquiètent de ne pas avoir assez de lait maternel après l'accouchement. Bien souvent, les mamans produisent plus de lait qu'il n'en faut à leur bébé, parfois largement au-delà de ses besoins. Même si vous vous posez des questions, il y a de fortes chances que vous ayez déjà assez de lait pour votre bébé. Heureusement, il existe plein d’astuces simples et naturelles pour booster la production de lait. Si vous souhaitez stimuler votre lactation, ce guide réunit les astuces les plus efficaces des pros de l’allaitement et des conseils de parents.

Astuces clés pour stimuler la production de lait

Voici un aperçu rapide des méthodes clés :

  • Donner le sein ou tirer le lait plus souvent pour stimuler la production.
  • Vérifier la qualité de la prise du sein et la technique d’allaitement.
  • Boire suffisamment et adopter une alimentation variée et équilibrée.
  • S’accorder du repos et limiter le stress, car ces facteurs peuvent réduire la production de lait.
  • Éviter les compléments de lait infantile pendant les premiers mois sauf indication médicale.
  • Solliciter les conseils personnalisés d’un ou une consultant(e) en lactation.

Dans les sections qui suivent, nous détaillerons chacun de ces conseils pour vous aider à maintenir jour après jour une production de lait abondante et régulière.

Comment augmenter progressivement la production de lait maternel

Si vous voulez cependant donner un petit coup de pouce à votre production de lait, il existe des astuces qui ont fait leurs preuves. Il n’existe pas de solution miracle qui augmenterait votre production de lait en quelques heures. Cependant, avec de bonnes habitudes régulières, celle-ci augmentera jour après jour et vous verrez la différence sur la durée.

Voici quelques conseils pour produire petit à petit de plus en plus de lait maternel :

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  • Pratiquer le contact peau-à-peau. Tenez votre bébé torse nu contre votre poitrine découverte pendant ou en dehors des tétées : cela envoie au corps le signal de produire du lait.
  • Lancer l’allaitement le plus tôt possible. Si votre état le permet, mettez bébé au sein le plus tôt possible après la naissance, idéalement dans l’heure qui suit. Cela enclenche la production de lait. Après une césarienne, par exemple, ce délai peut parfois être un peu rallongé en fonction du temps qu'il vous faut pour récupérer.
  • Utiliser un tire-lait régulièrement. Le fait de tirer votre lait, particulièrement des deux côtés en même temps, revient à demander à votre corps de maintenir ou augmenter la production de lait. Cette technique est aussi très pratique si vous devez vous absenter. On peut le choisir électrique et/ou à double pompage pour plus d’efficacité. L’essentiel est de trouver celui qui répond à ses besoins.
  • Allaiter souvent. Plus bébé tète, plus vous produirez ! La stimulation répétée, que ce soit par succion ou tire-lait, reste le moyen le plus efficace pour augmenter la lactation. Si bébé ne vide pas entièrement un sein, finissez avec un tire-lait ou à la main et stockez le surplus.
  • Observer la prise du sein. Un bébé qui prend bien le sein tète plus efficacement, ce qui incite le corps à produire davantage de lait. Les signes clés : lèvres entrouvertes, menton collé au sein et déglutition visible. Si vous avez des doutes, faites appel à des spécialistes de l’allaitement ou à votre médecin. Pour éviter les crevasses, on peut s’hydrater le sein avec une goutte de son lait qu’on laisse sécher avant de se rhabiller. De façon générale, il est conseillé de surveiller que sa bouche est bien grande ouverte, la langue en bas, le menton collé au sein.
  • Comprimer le sein. Pressez délicatement le sein lors de la tétée, surtout si bébé n'avale pas vraiment. Cela peut libérer davantage de lait et stimuler encore plus la lactation. Pour simplifier l’éjection de votre lait maternel et éviter l’engorgement, n’hésitez pas à « comprimer » vos seins pendant l’allaitement. Commencez par placer votre pouce et index proches de votre mamelon, Appuyez en douceur vers l’intérieur de votre sein et de votre cage thoracique, tout en écartant vos doigts petit à petit. Rapprochez votre pouce et index vers votre mamelon.
  • Allaiter des deux côtés. Proposez systématiquement les deux seins à chaque tétée. Dès que bébé ralentit ou se détache d’un sein, présentez-lui l’autre. Vous pouvez également finir les tétées au tire-lait ou à la main pour bien vider les deux seins.
  • Ne pas sauter les tétées. Essayez de proposer le sein toutes les deux à trois heures les premières semaines. Si vous tirez votre lait au travail, gardez ce rythme, car sauter une session risque de faire baisser votre production. Lors des journées de travail, essayez de tirer votre lait pendant 15 minutes toutes les deux à trois heures.
  • Retarder le biberon, le lait infantile et les aliments solides. Sauf avis médical, il est recommandé d’attendre l’âge de 6 mois avant de commencer à diversifier l’alimentation. Si vous commencez trop tôt les aliments solides ou les biberons, vous pourriez faire diminuer l’intérêt de bébé pour le sein, et donc votre production de lait.
  • Éviter les tétines trop tôt. Patientez trois à quatre semaines après la naissance avant de donner une tétine, le temps que l'allaitement se soit bien mis en place.
  • Faire le point avec votre professionnel de santé. Certaines maladies ou traitements peuvent freiner la lactation. Si vous suspectez que c'est votre cas, n’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé ou à votre sage-femme, qui pourront adapter vos traitements et vous accompagner dans l'allaitement.

La méthode du Power Pumping

On appelle “power pumping” la méthode qui consiste à booster sa lactation à l’aide d’un tire-lait. À l’origine, elle a été pensée pour les mamans de prématurés ne pouvant pas allaiter au sein et qui, au bout de plusieurs semaines, faisaient face à une baisse de lactation.

  • Pendant une heure, tirez votre lait toutes les 20 minutes. Il est possible de le faire 1 à 2 fois par jour.

Dans les deux cas, le power pumping doit être occasionnel et se faire au maximum sur 2-3 jours. Trouver rapidement la cause de la baisse de lactation et faire un point avec un professionnel formé permettra de choisir la méthode la plus adaptée pour augmenter sa lactation.

Aliments favorisant la production de lait

Vous cherchez des aliments qui favorisent la production de lait ? Beaucoup de parents tentent d’optimiser l'allaitement grâce à leur alimentation. Même s’il n’existe pas de recette miracle, une alimentation équilibrée et variée favorise une bonne production de lait sur la durée. N’hésitez pas à consommer des tisanes d’allaitement (à base de fenouil, anis vert, moringa) pour soutenir la lactation en deuxième intention.

La bonne nouvelle ? Une telle alimentation vous aidera à garder la forme en plus de favoriser la lactation. Pas besoin de se compliquer la vie : choisissez des plats sains et variés.

Voici quelques aliments à privilégier pour soutenir votre production de lait ou vous apporter un peu plus d’énergie pendant l’allaitement :

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  • Un apport calorique suffisant. Vos besoins augmentent de 500 à 600 calories par jour en moyenne pendant l'allaitement. Si besoin, demandez conseil à un professionnel de santé pour savoir comment ajuster votre alimentation.
  • L’avoine et les céréales complètes. L’avoine revient souvent dans les listes d’aliments conseillés pendant l'allaitement. En effet, c'est une source de fer, et une carence peut s’accompagner d’une baisse de lait.
  • Les légumes à feuilles vertes. Ces légumes sont une mine de calcium, vitamine A et acide folique. Ils sont faciles à intégrer à vos repas et parfaits pour augmenter votre production de lait et votre énergie.
  • Les légumineuses. Lentilles, pois chiches : elles regorgent de protéines, de fibres et de fer pour plus d'énergie et une production de lait accrue.
  • Les oléagineux et les graines. Amandes, graines de lin, de sésame : autant d'options riches en bonnes graisses, calcium et oméga-3 qui constituent des en-cas nourrissants. Une bonne option en cas de petite faim pendant l’allaitement.
  • Les bonnes graisses. Avocat, huile d’olive, poisson gras de type saumon : ces aliments comblent vos besoins énergétiques et enrichissent la qualité du lait maternel.
  • Fruits et légumes variés. Multipliez les couleurs pour varier vos apports en vitamines et minéraux. Les aliments riches en eau comme le concombre ou la pastèque contribuent, en plus, à votre hydratation, ce qui est essentiel si vous vous demandez comment augmenter votre production de lait.
  • L’eau, à volonté. Il est essentiel de boire beaucoup ! Pas besoin de trop en faire non plus, mais buvez quand vous avez soif et surtout privilégiez l’eau et limitez les boissons sucrées ou caféinées.

Gardez en tête que le facteur numéro un pour aider votre corps à produire du lait reste la stimulation fréquente du sein (tétées ou tirage du lait). En cas de doutes, n’hésitez pas à échanger avec un professionnel de santé ou un ou une consultant(e) en lactation.

Aliments à consommer avec précaution

Certains aliments peuvent parfois diminuer la lactation. C’est le cas par exemple de l’oseille, de la sauge ou du persil, quand ils sont consommés en grande quantité. Si ces aliments sont consommés dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée, ils ne présentent pas de risque pour la lactation. Certains poissons gras d’élevage, comme le saumon ou le thon blanc, doivent être consommés avec précaution, car ils peuvent contenir des traces de polluant.

Il est également important de souligner qu’aucun aliment ne doit être exclu totalement de l’alimentation au prétexte qu’il donne un goût au lait. Les régimes restrictifs doivent également être évités. En revanche, les excitants comme le thé ou le café doivent être consommés en petites quantités.

Les aliments galactogènes

Certains aliments, au contraire, peuvent avoir un effet galactogène. Si certaines tisanes à base de plantes ou d’épices peuvent être recommandées, il est essentiel de toujours les consommer avec précaution, car il peut exister des contre-indications ou des effets secondaires. Le fenugrec est une épice qui peut être consommée sous forme de tisane et qui a pour vertu de stimuler la lactation. Certains médecins préconisent aussi de consommer des produits galactogènes (non, ce n’est pas le nom d’une planète dans Star Trek), soit des aliments ayant un effet positif sur la production de lait maternel et la montée de lait. Dans cette liste, on retrouve les oléagineux, le malt d’orge, l’anis ou le cumin.

Comment savoir si bébé a assez de lait ?

Plutôt que de vous focaliser sur la quantité de lait produite, regardez surtout si votre bébé semble bien rassasié. La prise de poids de votre bébé et la façon dont il se comporte sont de bien meilleurs indicateurs que la quantité de lait que vous produisez.

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Si vous vous posez des questions sur votre allaitement, n’hésitez pas à en parler avec votre sage-femme ou un ou une consultant(e) en lactation qui sauront vous guider et vous rassurer.

Certains signes montrent que l'allaitement se passe bien et que bébé mange à sa faim.

  • Bébé prend du poids. Si bébé prend régulièrement du poids, c'est qu'il mange a priori à sa faim. Il est normal que le nourrisson perde un peu de poids les premières semaines (jamais plus de 10 % environ de son poids de naissance), mais il le récupère en général en deux semaines. Pour s’en assurer, il ne faut pas hésiter à utiliser les courbes de croissance fournies dans le carnet de santé de l’enfant.
  • Bébé mouille bien ses couches. Les premiers jours, les selles sont foncées et collantes (on appelle cela le méconium), puis prennent une couleur jaune moutarde et une consistance plus liquide. À partir de là, comptez environ six couches mouillées et trois à quatre selles par jour. L’urine doit rester jaune pâle et non orange. Aux alentours des 4 à 6 semaines, le bébé peut faire moins de selles, mais cela reste un phénomène tout à fait normal, qui n’est pas forcément lié à la baisse de la lactation.
  • Bébé tète fréquemment. Un nouveau-né tète en général 8 à 12 fois par tranche de 24 heures, soit toutes les deux à trois heures environ. Si vous cherchez à stabiliser ou augmenter la production de lait maternel, essayez de conserver ce rythme.
  • Bébé tète plus durant les poussées de croissance. Lors de ses pics de croissance (souvent vers 2 ou 3 semaines, 6 semaines et 3 mois), bébé peut téter plus fréquemment et plus longtemps. Faites confiance à son appétit et donnez-lui le sein aussi souvent et aussi longtemps qu’il le souhaite !
  • Bébé semble repu après la tétée. Bras détendus, mains ouvertes, attitude calme. Un bébé qui a encore faim aura tendance à garder les poings fermés et à chercher activement le sein ou sucer ses doigts.
  • Bébé est détendu entre deux tétées. Un bébé tranquille, éveillé et alerte, qui montre des signes de satisfaction entre deux tétées a probablement mangé à sa faim.
  • Vos seins sont plus mous après la tétée. Les seins sont souvent gonflés ou tendus avant une tétée et plus mous après. Autour de 6 semaines ou 2 mois, ils devraient commencer à vous sembler moins rebondis : c'est normal. Des seins plus souples ne signifient donc pas qu’ils sont « vides ».

Si vous ne remarquez aucun de ces signaux ou que quelque chose vous inquiète, faites le point avec un professionnel de santé pour déterminer si votre bébé mange à sa faim et, si besoin, stimuler votre production de lait.

Baisse de la production de lait maternel : les causes fréquentes

Beaucoup de jeunes parents se demandent pourquoi ils ont une baisse de lait. Cela ne signale pas nécessairement un problème de santé : il s'agit souvent d'une conséquence d’un ensemble de facteurs pouvant influer sur la lactation.

La grande majorité des problèmes de production de lait maternel peuvent être résolus ou améliorés par une stimulation régulière de la poitrine, quelques changements dans le rythme des tétées ou du tire-lait, et parfois un accompagnement médical. Dans certains cas, des médicaments appelés galactogènes peuvent être conseillés, mais seulement après avoir exploré toutes les autres pistes possibles avec votre professionnel de santé.

Voici quelques facteurs pouvant entraîner une baisse de la production de lait :

  • Mauvaise prise du sein ou position inconfortable. Si bébé ne tète pas efficacement, en tirant moins de lait, votre corps va s'adapter et en produire moins. Testez différentes positions d’allaitement et n'hésitez pas à demander de l'aide à un spécialiste.
  • Trop attendre avant la première tétée. Si vous attendez un peu trop après la naissance pour commencer l'allaitement, cela peut retarder ou limiter la montée de lait. Si possible, commencez à allaiter dans l’heure qui suit l’accouchement, en vous faisant accompagner si nécessaire.
  • Tétées insuffisamment fréquentes. Les experts recommandent 8 à 12 tétées par tranches de 24 heures pendant les premières semaines.
  • Vous ne tirez pas assez souvent votre lait. Si vous espacez les tétées ou les tirages (moins de 8 à 12 fois par jour au tout début), la production de lait baissera. Tirez votre lait aux deux seins pendant 15 minutes toutes les deux ou trois heures pour bien stimuler la production.
  • Introduction précoce du biberon. Certains bébés peuvent délaisser le sein ou moins bien téter une fois qu'ils ont commencé à utiliser le biberon. Essayez alors de proposer le sein à la demande mais sans forcer.
  • Compléments de lait infantile trop tôt. Donner le biberon à un bébé de moins de 6 mois qui n'en a pas vraiment besoin va réduire sa demande en lait maternel et donc la quantité que votre corps produit. Si vous devez vous absenter, essayez plutôt de tirer votre lait maternel en avance plutôt que de sauter une tétée.
  • Bébé commence le sevrage plus tôt. Parfois, l’introduction précoce des solides ou la volonté de bébé de changer de rythme peut entraîner une baisse de lait progressive.
  • Fatigue, stress, anxiété. Vos émotions entraînent des conséquences sur votre production de lait. Essayez de vous installer confortablement au moment des tétées, dans le calme, en limitant au maximum les sources de stress. Pour booster la production d'ocytocine, regarder une photo de son bébé ou de moments cool s'avère assez efficace. La solution ? Se reposer au maximum !
  • Médicaments spécifiques, comme ceux contenant de la pseudoéphédrine ou certaines pilules contraceptives hormonales. Le site du CRAT pourra vous aider à vérifier la compatibilité allaitement/médicament.
  • Antécédents médicaux et état de santé général. Plusieurs éléments peuvent limiter la production de lait :
    • Opérations antérieures au niveau des seins
    • Naissance prématurée
    • Hypertension gravidique (pré-éclampsie)
    • Obésité
    • Diabète sous insuline
    • Hypothyroïdie, le syndrome des ovaires polykystiques
  • Hygiène de vie et bien-être. Le fait de bien se reposer, de boire suffisamment d'eau, de manger équilibré va favoriser la production de lait maternel, même si les effets ne sont pas immédiats. La consommation d’alcool et le tabagisme sont déconseillés.

Baisse de lactation à 3 mois

Néanmoins, aux alentours de 3 mois, de nombreuses mères ont la sensation que leur lactation diminue. Cela n’est pas dû à une altération du bon fonctionnement de la lactation. En réalité, il s’agit surtout d’une adaptation naturelle de la lactation : la production de lait s’ajuste aux besoins de bébé.

Comment relancer, stimuler et booster la lactation après une baisse ?

Pour relancer la lactation, il est tout d’abord important de renforcer le lien avec son bébé pour augmenter la fréquence des tétées ou la quantité tétée par l’enfant. Il faut ainsi éviter les mauvaises positions, les séparations la nuit, ou la diminution de la fréquence des tétées.

Favoriser le peau à peau, prendre le temps nécessaire pour les tétées dans un endroit calme, bien positionner le corps de bébé pour favoriser le réflexe d’éjection sont autant de conseils qui permettent d’améliorer la lactation et la succion de bébé. Le repos est également essentiel pour la maman qui doit veiller à ne pas s’épuiser et déléguer par exemple les tâches ménagères. Une sieste dans la journée en même temps que bébé peut être bénéfique.

Au début, la courbe de poids des bébés est surveillée de près, ainsi que le fait qu’ils mouillent leurs couches et fassent régulièrement des selles, ce qui rassure rapidement les jeunes mères sur le fait que leur production de lait est suffisante. Mais ensuite, au cours de l’allaitement, il peut arriver régulièrement que les mamans observent une baisse dans leur production de lait maternel. Ce phénomène passager est appelé « baisse de lactation ».

Ayez le réflexe d’inviter votre enfant à téter le plus souvent possible en lui proposant systématiquement vos deux seins. Allongée, assise, inclinée… Qu’importe la position d’allaitement dans laquelle vous allaitez et celle choisie pour votre bébé, il est essentiel de contrôler sa bonne prise du sein. Une fois la tétée terminée, restez quelques instants avec votre enfant, confortablement installés en peau à peau.

Sauf avis médical, évitez de donner des compléments de lait à votre bébé en dehors de la tétée. Avec du temps, de la confiance en vous et l’application de ces conseils, nul doute que vous pourrez de nouveau allaiter votre enfant sans problème de lactation !

En cas d’allaitement mixte

Dans le cadre d’un allaitement mixte, on fait gaffe à deux, trois points : ne pas commencer trop tôt (8 semaines après le début de l’allaitement pour que la lactation soit bien en place) et garder un nombre suffisant de tétées pour maintenir la lactation. En cas de baisse de lactation, don’t panic : sachez qu’il y aura toujours une solution pour apporter à bébé tous les nutriments dont il a besoin pour son développement.

Malheureusement, si la baisse de lactation tardive survient plus tôt que prévu, notamment en début d’allaitement et que bébé ne prend pas de poids, voire en perd, il est fréquent que soit mis en place des compléments de lait maternisé. Et là, même si ce n’est pas systématique, votre bébé peut faire une confusion sein-tétine :

  • le lait vient plus facilement au biberon et bébé devient feignant au sein ;
  • le positionnement de la langue est différent sur une tétine de biberon et au sein, il ne parvient plus à téter efficacement.

En outre, le lait maternisé met plus de temps à être digéré que le lait maternel. Il est plus facilement calé et demandera alors moins souvent le sein entre les biberons, et c’est le cercle vicieux.

Quand consulter un professionnel de santé ?

L’allaitement, même avec toute la bonne volonté du monde, demande parfois un peu de patience avant de se sentir à l’aise. Il est normal d’avoir des questions ou des doutes en cours de route.

En cas de doute sur la quantité de lait maternel que votre bébé reçoit ou si vous constatez une baisse de votre production de lait qui perdure, contactez votre professionnel de santé ou demandez conseil à un ou une consultant(e) en lactation. Ces spécialistes pourront vérifier que bébé prend bien le sein, que les tétées sont régulières ou proposer des solutions personnalisées.

Même si tout va bien et que vous souhaitez simplement dissiper quelques inquiétudes, un accompagnement est possible.

La montée de lait

La montée de lait, ou montée laiteuse, se produit 3 à 5 jours après l’accouchement : elle correspond au moment où le colostrum, jusqu’ici produit par les seins maternels, est remplacé par un lait de transition. Les seins deviennent soudainement plus tendus et gonflés, ce qui peut créer de l’inconfort pour la jeune maman.

Le colostrum

À la naissance de leur bébé, et même dans les mois précédant, les seins des femmes fabriquent du colostrum. C’est un liquide épais et jaune, riche en sels minéraux, vitamines et protéines, et pauvre en graisse et en lactose. Le colostrum est aussi très riche en anticorps qui protègent le nouveau-né contre les infections. Il est produit en petites quantités : 2 à 20 ml par tétée les 3 premiers jours.

Après 3 à 5 jours, le colostrum est naturellement remplacé par un lait de transition qui est, lui, produit en plus grandes quantités. C’est la montée de lait : des modifications hormonales entraînent la fabrication de lait par les glandes mammaires.

Symptômes de la montée de lait

  • Douleurs mammaires : les seins peuvent être douloureux ou sensibles.
  • Apparition d’une légère fièvre : une légère fièvre peut parfois accompagner la montée de lait.

Difficultés possibles lors de la montée de lait

Même si l’allaitement reste un processus naturel du corps, il est possible que vous rencontriez quelques difficultés à la maternité ou à votre retour à la maison.

  • Mamelons douloureux : des douleurs ou crevasses peuvent apparaître. Si une certaine sensibilité des mamelons est normale les premiers jours, il n’est pas normal d’avoir mal lorsque vous allaitez votre enfant. La première chose à faire est de vous assurer que votre bébé est bien positionné lorsque vous lui donnez le sein.
  • Seins engorgés : la montée de lait peut engorger les seins, les rendant rapidement tendus et particulièrement douloureux. Une légère fièvre peut accompagner cet état.
  • Mastite : cette inflammation des seins, pouvant s’infecter, résulte souvent d’un engorgement non traité.

En cas d’engorgement avec œdème (gonflement), vous pouvez extraire un peu de lait manuellement (demandez à ce que l’on vous montre comment réaliser un massage aréolaire et comment faire l’expression manuelle) ou à l’aide d’un tire-lait avant la tétée, juste de quoi assouplir vos seins. Ensuite, pour résorber l’engorgement, multipliez les tétées.

Astuces pour apaiser la douleur mammaire liée à la montée de lait

Il existe plusieurs astuces pour apaiser la douleur mammaire liée à la montée de lait. La méthode la plus évidente, est celle évoquée ci-dessus : mettre l’enfant au sein. Cependant, il existe de nombreuses techniques pour soulager la maman.

  • Ce gonflement des seins est principalement dû à un œdème. La technique du verre d’eau chaude est utile si votre enfant a des difficultés à téter. Remplissez un verre d’eau bien chaude, mais non brûlante, et placez votre mamelon dans le verre sans toucher l’eau, votre sein obturant le verre.
  • Pour soulager l’œdème inflammatoire, vous pouvez utiliser des compresses froides. Prenez une poche de froid du congélateur, et appliquez la sur le sein protégé par un tissu.

Plus vite vous résoudrez les problèmes rencontrés, plus il sera facile de minimiser l’impact sur votre production future de lait maternel.

Absence ou retard de montée de lait

Il n’existe pas de données précises concernant l’absence ou le retard de montée de lait, bien que certaines estimations situent ces phénomènes à 5% et 15% respectivement. Des déséquilibres hormonaux, tels que le diabète, l’obésité ou l’hypothyroïdie, peuvent ralentir la montée de lait, tout comme certaines circonstances liées à l’accouchement : césarienne, travail long et éprouvant, mise au sein tardive, tétées insuffisantes ou trop espacées, usage de sucette ou de compléments de lait infantile, etc.

La majorité des femmes peuvent produire du lait, même si la quantité pourra parfois rester insuffisante. Parfois aussi, le bébé ne tète pas correctement et manque d’efficacité, parce qu’il est prématuré, un peu petit ou qu’il a un frein de langue trop court. Il ne stimule alors pas assez les seins pour que la lactation se mature.

Le choix de ne pas allaiter

Le choix de ne pas allaiter est une décision personnelle qui doit être respectée. Chaque mère a le droit de décider ce qui est le mieux pour elle et son bébé sans pression ni jugement. Le lait infantile industriel est une alternative. Ce lait est spécialement formulé pour fournir les nutriments nécessaires à la croissance et au développement du bébé.

Si une mère décide de ne pas allaiter, il existe certaines méthodes naturelles pour supprimer la lactation.

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