Le Range Rover Classic, lancé en juin 1970, a marqué son époque et a ouvert la voie à la concurrence. Plus qu'une simple voiture, il est devenu un symbole de luxe, de polyvalence et d'élégance britannique. Près d'un demi-siècle plus tard, il demeure le "must" absolu de sa catégorie.

Un concept improbable, une réussite incontestable

Imaginez un véhicule capable de crapahuter dans les pires bourbiers le matin et de vous emmener confortablement à l'heure du thé, avec classe et distinction, jusqu'à votre club de golf. C'est le grand écart que pratique le Range Rover depuis sa commercialisation. Sans doute fallait-il être Anglais pour imaginer un tel engin.

Un design intemporel

Plus raffiné que la Jeep Grand Wagoneer, seule rivale potentielle à l'époque, le luxueux Range signé par David Bache s'est imposé comme un monument du design, où fonctionnalité et beauté s'unissent dans une simplicité évidente. La première mouture se distinguait par ses deux portes et son hayon s'ouvrant en deux parties, une particularité qui perdure.

Motorisations : du V8 noble au diesel plus sobre

Le Range Rover Classic était initialement équipé d'un V8 essence de 3,5 litres d'origine Buick, développant 135 ch. Ce moteur puissant, parfaitement calibré pour faire jeu égal avec les meilleures routières, a été sans cesse amélioré pour culminer à 4,2 litres (et 200 ch) en fin de carrière (1996). En 1985, un diesel rugueux, sonore et poussif (2.4 de 112 ch) a fait son apparition, dopant les ventes grâce à sa sobriété appréciable.

Un intérieur rustique mais confortable

Monter à bord d'un Range Rover Classic prend tout son sens ! L'habitacle, haut perché, permet d'anticiper les aléas du trafic, rendant les trajets plus reposants. Les premiers modèles se distinguent par la rusticité de leur habitacle, relativement dépouillé. En 1970, il n'était pas encore question de cuir et de bois, mais on était assis confortablement, et la généreuse surface vitrée illuminait cet immense habitacle.

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Performances et capacités tout-terrain

Malgré un poids de sumo (1 724 kg) et une carrosserie profilée comme un parpaing, le Range Rover Classic savait se montrer performant, atteignant près de 160 km/h (au prix d'une consommation décourageante de 25 l/100 km !). Et lorsque la route s'arrêtait, il continuait son chemin, grâce à ses suspensions offrant un important débattement, sa garde au sol généreuse, ses 4 roues motrices permanentes et son réducteur de boîte.

Un véhicule de collection à préserver

Le Range Rover Classic est déjà à considérer, eu égard à son grand âge, comme un véhicule de collection ! Cela concerne davantage les premiers modèles, les V8 3.5 3 portes, dotés d'une calandre verticale en métal. Ancien ou plus récent, le Range reste un colosse aux pieds d'argile qui nécessite un entretien méticuleux et souvent onéreux.

Points de vigilance

  • Le V8 tout alu est réputé solide, à condition de le ménager. Il réclame des vidanges régulières (avec une huile de qualité) et déteste les hauts régimes. Son point faible reste la distribution (par chaîne) qui peut avec le temps endommager l’arbre à cames et les poussoirs.
  • Les boîtes mécaniques équipant les premiers modèles, rudes à manipuler, sont aussi plus fragiles que les « boitotos » (fuites d’huile, vitesses qui sautent, synchros fatigués).
  • L’état des ponts est à surveiller (fuites récurrentes), mais aussi les bras de guidage et les ressorts de suspension, souvent affaissés (le poids, voilà l’ennemi !).
  • L’intérieur vieillit souvent mal, notamment au niveau des selleries (difficiles à trouver en occasion, y compris les accessoires).
  • Si la caisse est en acier, la carrosserie, elle, est en aluminium, ce qui ne l’empêche pas de rouiller, surtout si le modèle convoité est habitué au tout-terrain (la boue stagne dans les passages de roues).

Quel modèle choisir ?

Les puristes privilégieront un modèle 3 portes, équipé d'un V8 essence. Plus le modèle sera vieux et en bel état d'origine, et plus il aura un intérêt à être conservé tel quel. Préférez un exemplaire produit à partir de 1986, mieux équipé, mais aussi plus puissant (V8 3.5 puis 3.9 litres de 165 à 179 ch). Ces versions, dotées de l'injection (donc un peu moins gourmandes), disposent souvent d'une boîte automatique (à 4 rapports), bien adaptée à ce gros véhicule. Si vous souhaitez rouler au quotidien, le diesel, plus réaliste, s'impose, mais il est fragile et poussif (2.4 et 2.5 turbo diesel). Seules les versions TDI produites de 1992 à 1995 sont fréquentables, mais il faudra accepter de rouler dans une version dotée d'une carrosserie 5 portes, moins élégante que la variante originelle à 3 portes. Le top reste l'élitiste V8 4.2 de 200 ch (produite de 1992 à 1996), offrant puissance, performances et un intérieur suréquipé évoquant plus une berline Jaguar qu'un 4x4 (finition Vogue SE).

Un art de vivre

Souvent copié, mais jamais égalé, le Range Rover n'est pas qu'une simple voiture : c'est un art de vivre. Seul l'inclassable Range, pionnier du SUV de luxe moderne, parvient à concilier l'inconciliable avec autant de talent en étant parfaitement à son aise dans les champs comme sur les Champs Elysées ! Chic, unique et so british, cet athlète débonnaire mérite désormais d'être préservé.

L'héritage du Velar

Le nom Velar, attribué aux prototypes du Range Rover, témoigne de l'histoire et de l'évolution de ce modèle emblématique. Le Velar actuel, quatrième Range Rover de la gamme, rend hommage au Classic et perpétue son héritage.

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Vitesse maximale

La vitesse maximale du Range Rover Classic variait en fonction de la motorisation et de l'année de production. Les premiers modèles V8 pouvaient atteindre environ 160 km/h, tandis que les versions diesel étaient généralement moins rapides.

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