Sophie Galabru, âgée de 34 ans, est une figure montante de la philosophie contemporaine. Petite-fille de Michel Galabru, acteur emblématique du cinéma français, elle trace son propre chemin en tant que philosophe, professeure et auteure. Son parcours est marqué par une volonté de se démarquer de l'héritage familial tout en reconnaissant l'influence profonde de son grand-père.

Un héritage familial et une vocation philosophique

Sophie Galabru est la fille de Jean Galabru, lui-même fils de Michel Galabru. Elle a rencontré sa consœur Julia de Funès, également petite-fille d'un acteur, Louis de Funès. Toutes deux partagent une passion pour la philosophie. Sophie Galabru est agrégée et docteure en philosophie, spécialiste de Levinas. Elle enseigne dans un lycée des Yvelines et à l’université de Paris 1 Sorbonne. Elle est également l'auteure de plusieurs essais explorant des thèmes tels que la colère, les liens familiaux et la nostalgie.

Une rencontre marquante avec Julia de Funès

Sophie Galabru a rencontré Julia de Funès, la petite-fille de Louis de Funès, avec qui elle partage la passion de la philosophie. "Ce fut comme une évidence", raconte Sophie Galabru. "Avec Julia, nous partageons une quête de vérité et de sérieux, avec les mêmes difficultés de porter un nom lié au comique." Elles ont habité au même endroit, sont toutes les deux philosophes. Julia écrit sur l’identité. Sophie sur la famille. Leurs maris sont tous les deux des financiers. Leurs grands-pères s'aimaient beaucoup, les deux petites-filles, 'presque gênées de porter un nom célèbre', ont éprouvé le même besoin de se démarquer d'un héritage trop lourd.

La philosophie comme antidote à la comédie

À l'image de son amie Julia de Funès, Sophie Galabru a fait de la philosophie son antidote à la comédie. Elle explique : "Nous nous sommes rencontrées lors d'un déjeuner, à son initiative, il y a deux ans. Ce fut comme une évidence."

Le rapport de Sophie Galabru au métier d'acteur

Sophie Galabru a toujours éprouvé une certaine distance par rapport au métier d'acteur, exercé par son père et son grand-père. Elle n'a jamais voulu s'approcher de ce milieu, peut-être par souci d'émancipation.

Lire aussi: La vie amoureuse de Sophie Marceau au centre des rumeurs

Un métier assimilé au chagrin

Sophie Galabru confie : "Peut-être par souci d'émancipation, je n'ai jamais voulu d'un métier qui repose sur l'image. Même s'il était installé, mon grand-père m'avait alertée sur les dangers et la précarité de la vie d'acteur, particulièrement pour une femme." Elle raconte qu'à l'âge de 7 ans, elle a appris que son père quittait sa carrière de pianiste et d'auteur dramatique pour se consacrer à la comédie. "J'éprouve alors, pour la première fois, le sentiment d'une dernière fois, ou d'un paradis perdu. Never more. J'en déduis que comédien, cela veut dire ne plus être avec sa famille. Ne plus faire famille. J'assimile ce métier au chagrin et à l'instabilité et décide que ce ne sera jamais le mien", confie-t-elle.

L'œuvre philosophique de Sophie Galabru

Sophie Galabru est l'une des nouvelles voix de la « pop philosophie », explorant dans ses essais nos ressentiments (Le Visage de nos colères), nos liens (Faire famille) ou notre nostalgie (Nos dernières fois). Elle y parle de ce grand-père illustre et figure du cinéma français, Michel Galabru. Et dévoile un imaginaire riche et sensible, où se croisent encore Cocteau, Michel Berger, Chopin et Harry Potter. Le 16 janvier dernier, son dernier essai, intitulé Nos dernières fois, Défier la nostalgie, paraissait en librairie.

Exploration des émotions et des liens humains

Dans ses ouvrages, Sophie Galabru explore les émotions humaines et les liens qui nous unissent. Elle analyse notamment la colère, la famille et la nostalgie, en s'appuyant sur des références culturelles et des expériences intimes.

"Tout est comédie" : une collaboration avec Michel Galabru

Sophie Galabru a co-écrit Tout est comédie, en 2013, avec le comédien Michel Galabru. Cet ouvrage témoigne de la relation particulière qu'elle entretenait avec son grand-père.

Une relation privilégiée avec Michel Galabru

Sophie Galabru avait une relation très forte avec son grand-père, Michel Galabru. Elle décrit un lien fusionnel et confie qu'il était son refuge.

Lire aussi: Le parcours de Sophie Guillemin

Un grand-père philosophe

Sophie Galabru estime que son grand-père était philosophe, non pas au sens technique du terme, mais par son goût pour la recherche de la sagesse, de la vérité et du sens. Elle avait souvent de longues discussions avec lui. Elle retient aussi le caractère et la tendresse de l’acteur phare des Gendarmes de Saint-Tropez. Elle l’avait décrit comme «un être profondément gentil, qui culpabilisait facilement». «Il n’osait pas se donner une place, il donnait la priorité aux autres, sauf sur scène ou derrière l’écran», avait-elle confié. Michel Galabru m’a transmis une sagesse de la vie, celle que l’on ne trouve pas dans les livres.

Des souvenirs émus

Sophie Galabru garde de nombreux souvenirs émus de son grand-père. Elle se souvient de sa joie de vivre, de sa gentillesse et de sa sagesse. Elle se souvient d’images très frappantes et d’une atmosphère spécialement poétique où l’on croise Juliette Greco, Maria Casarès… On y découvre des décors qui n’évoquent rien de notre monde. On y admire Jean Marais traversant un miroir pour rejoindre l’au-delà, un monde magique « qu’il ne s’agit pas de comprendre mais de croire ». Tout est dit du programme poétique de ces films. Quand je suis dans la rue et que je sens une odeur de cigare, j’ai l’impression qu’il est là. Ou lorsque j’entends les chansons de Tino Rossi.

Les goûts culturels de Sophie Galabru

Sophie Galabru a des goûts culturels variés, allant de la musique classique au cinéma en passant par la littérature et la peinture.

La musique, un art vital

La musique occupe une place importante dans la vie de Sophie Galabru. Elle en écoute très souvent, dès le matin, ou en cas d’« urgence » : fatigue intense, baisse de moral. Y ajouter le chant et la danse peut me redonner de l’énergie physique ou psychologique, quand je suis épuisée. J’en ai besoin pour écrire aussi, le plus souvent. Elle associe la musique classique à son père, pianiste. Elle-même a étudié le piano et en jouer fait partie de sa vie quotidienne. Si sa vie devait avoir une bande-son, ce serait un morceau classique, une valse : Le Ruban dénoué de Reynaldo Hahn, qui était le compagnon de Marcel Proust. Cette musique est brève, à la fois profonde et très légère et d’une grande luminosité qui sied bien à sa vie…

Le cinéma, une source d'émotions

Sophie Galabru apprécie particulièrement le cinéma de Cocteau, notamment le film Orphée. Elle aime l'univers étrange et suspendu de ses films. Elle regarde parfois les films dans lesquels joue son grand-père et cela suscite chez elle beaucoup d'émotion.

Lire aussi: Éveil sensoriel avec Sophie la Girafe

La littérature, une source d'inspiration

Sophie Galabru est une lectrice assidue. Elle apprécie notamment L'Homme de cour de Baltasar Gracián, un philosophe jésuite du XVIIe siècle. Elle aime aussi l'œuvre de Natalia Ginzburg, une écrivaine italienne du XXe siècle. Son poème préféré est « If » de Kipling.

tags: #sophie #galabru #enfants #age

Articles populaires: