L'attente de l'arrivée de bébé est un moment rempli d'excitation et d'anticipation pour les futurs parents. Après environ neuf mois de grossesse, l'accouchement est un événement que l'on guette avec impatience. Savoir reconnaître les signes annonciateurs de l'accouchement est une manière d'anticiper ce moment tant attendu et de prendre les mesures nécessaires afin d'être prêts à le vivre du mieux possible, surtout lorsqu'il s'agit d'un premier enfant. Mais que se passe-t-il lorsque la date prévue de l'accouchement est dépassée ? Cet article a pour but de vous informer et de vous rassurer sur cette situation fréquente.
Les signes avant-coureurs de l'accouchement
Plusieurs symptômes peuvent apparaître à l'approche de l'accouchement. Généralement, ils se manifestent quelques heures, voire quelques jours avant. À l'approche de l'accouchement, deux grandes phases vont se succéder.
La phase de latence
La première est dite phase de latence et les signes sont alors discrets et se traduisent notamment par des contractions légères. Ces contractions utérines sont souvent le symptôme le plus évident et le plus connu d'un accouchement proche. Il est important de distinguer ces contractions des contractions de Braxton-Hicks, qui surviennent lors d'un faux travail. Les vraies contractions, celles qui annoncent l'imminence de l'accouchement, peuvent commencer comme de légères douleurs abdominales, semblables à des crampes menstruelles, et devenir de plus en plus intenses et régulières.
Pour distinguer ces contractions annonciatrices du travail, il est conseillé de prêter attention à leur intensité. Quand une contraction arrive et que la femme enceinte est obligée d'arrêter la conversation ou l'activité en cours, c'est que c'est une vraie contraction. L'intervalle entre chaque contraction, qui indique quand aller à la maternité, est souvent de 5 minutes, mais cela dépend de chaque femme. S'il s'agit d'un deuxième accouchement ou plus, le travail peut être plus rapide, alors il vaut mieux aller à la maternité, même si l'intervalle entre les contractions est supérieur à 5 minutes.
La perte du bouchon muqueux
Le bouchon muqueux est une substance épaisse qui bloque l'ouverture du col de l'utérus pour empêcher les infections. Sa perte peut être un signe que le col commence à se dilater en prévision de l'accouchement. La perte du bouchon muqueux peut se présenter comme une masse gélatineuse rose ou brunâtre et peut être accompagnée de légères douleurs ou de saignements. La perte du bouchon muqueux est un autre signe caractéristique de l'accouchement, signifiant que le col est en train de travailler. Un accouchement a souvent lieu dans les 48 heures suivant cette perte.
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La rupture de la poche des eaux
La rupture de la poche des eaux, également connue sous le nom de rupture des membranes, se produit lorsque la membrane amniotique qui entoure le fœtus se rompt, libérant le liquide amniotique. Cela se produit généralement pendant le travail, mais aussi avant le début du travail, ce qui est moins courant. Le liquide amniotique joue un rôle essentiel dans le développement du bébé, en fournissant un environnement stable et protecteur.
Lorsque la rupture de la poche des eaux se produit, vous pouvez ressentir une sensation de liquide chaud ou une fuite de liquide amniotique provenant du vagin. La quantité de liquide peut varier, allant d'une petite fuite continue à une rupture soudaine et abondante. Il est important de noter que la rupture de la poche des eaux n'est pas toujours accompagnée de contractions immédiates.
Si vous soupçonnez une rupture de la poche des eaux, il est essentiel de contacter immédiatement votre professionnel de santé. Ils pourront évaluer la situation, vérifier la quantité de liquide amniotique perdue et surveiller la progression du travail. Le liquide amniotique doit être neutre et transparent, comme de l'eau. Si le liquide est teinté, cela peut être les premiers signes d'une souffrance fœtale.
La descente du bébé
Avant l'accouchement, le bébé se positionne généralement dans le bassin de la femme, en préparation de la naissance. Il n'est pas toujours évident de déterminer si bébé est descendu plus bas dans le bassin en vue de l'accouchement. C'est souvent évalué lors d'un examen médical. Un changement de forme de l'abdomen peut indiquer que le bébé descend dans le bassin.
Grossesse prolongée : quand s'inquiéter ?
Pour les médecins, le terme de la grossesse est dépassé après 41 semaines d'aménorrhée (absence de règles). Le placenta, organe nourricier qui assure les échanges entre la mère et l'enfant, est programmé pour assurer sa fonction durant plus ou moins neuf mois. Au-delà, il vieillit et apporte moins d'oxygène et de nutriments nécessaires au fœtus. C'est le cas pour 15 à 20 % des grossesses environ.
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Il n'y a aucune raison de s'inquiéter si votre grossesse se prolonge. Côté maman, le médecin (ou la sage-femme) regarde s'il y a des contractions, si le col est modifié. Or cette durée est très variable. Et il arrive qu'à 40 semaines, une patiente ait déjà les symptômes d'un terme dépassé. Voilà pourquoi il est important d'être prudent dès la 41ème semaine.
Et lorsque le placenta ne fonctionne plus, cela se traduit par une diminution du liquide amniotique. Car si le placenta ne remplit plus son rôle, ce sont les échanges entre la maman et le bébé qui se raréfient, ce qui peut être dangereux.
Surveillance médicale après terme
A la date présumée de la naissance, la future mère a rendez-vous à la maternité. Le médecin ou la sage-femme évalue la maturité du col (grâce à un toucher vaginal) et la vitalité du bébé. Le bébé doit remuer plusieurs fois par jour (autant qu'au cours du mois précédent). Puis un monitoring destiné à relever les variations de son rythme cardiaque est effectué. L'échographie, elle, permet de vérifier la quantité de liquide amniotique (qui ne doit pas avoir diminué).
Si le col de l'utérus a commencé à s'ouvrir, on pratique une amnioscopie. Cet examen, indolore, permet de contrôler la couleur du liquide amniotique. On introduit par le vagin et le col, jusqu'aux membranes, un tube creux et lumineux, afin d'examiner, en transparence, l'intérieur de la poche des eaux. Le liquide est clair ? Tout va bien. Teinté, c'est que le fœtus a rejeté du méconium, signe de possibles mauvais échanges entre la mère et son enfant. En effet, le méconium correspond aux premières selles de Bébé et est évacué dans les 24 à 48h suivant sa naissance, puis pendant quelques jours.
Une fois à la maternité, si tout va bien, on vous invitera à retourner chez vous et à revenir 2 jours plus tard. En général, on attend entre 4 et 6 jours. Deux cas de figure se présentent alors : soit la maman entre spontanément en travail, soit on la déclenche. Voilà pourquoi l'accouchement est déclenché à 41 Semaine d'Aménorrhée + 6 jours dans la plupart des cas.
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Déclenchement de l'accouchement
Quand tout va bien, le médecin propose généralement de déclencher le travail entre 41 SA et 42 SA+6 jours. La méthode employée (ocytocine et/ou prostaglandines) étant fonction de plusieurs caractéristiques : poids fœtal estimé, ouverture du col… Le plus souvent, on vous propose de venir le jour du terme pour vérifier si tout va bien, puis une surveillance est instaurée tous les deux jours en attendant que Dame Nature fasse son travail.
Lorsqu'il ne se fait pas spontanément, l'accouchement déclenché est programmé quelques jours, voire une semaine après le terme, même en l'absence de signes de souffrance fœtale. Certaines équipes médicales vont au-delà de 42 semaines mais c'est plus rare. Si le col est mûr, on pose une perfusion d'ocytocines, qui va déclencher les contractions, et on rompt la poche des eaux. S'il ne l'est pas, des prostaglandines (hormones) sous forme de comprimés ou de gel sont déposées dans le vagin. Elles vont faire mûrir le col et provoquer des contractions.
Le terme "souffrance fœtale", très souvent utilisé en obstétrique, est impropre. Le fœtus n'a pas « mal », mais on dit qu'il souffre parce que ses conditions de vie in utero ne lui conviennent plus. Pendant la grossesse, c'est le plus souvent en raison d'un mauvais fonctionnement du placenta. L'accouchement est alors déclenché car le fœtus risque l'asphyxie. Pendant l'accouchement, c'est le monitoring (l'enregistrement du rythme cardiaque) qui indique à la sage-femme une éventuelle souffrance du bébé.
Astuces pour déclencher le travail spontanément ?
Existe-t-il des astuces pour déclencher le travail spontanément ? Pas vraiment ! Les femmes ont souvent en tête que leur enfant naîtra avant la date prévue. Si, le jour dit, il ne manifeste aucun signe annonciateur de son arrivée, elles sont d'autant plus décontenancées ! Certaines sont prêtes à tout pour le voir enfin pointer le bout de son nez : trajets en voiture, grandes balades à pied, ménage à fond… Inutile de vous fatiguer, ça ne marche pas. Avoir des relations sexuelles (méthode dite « à l'italienne »), pas davantage ! Certes, le sperme contient des prostaglandines, des substances utilisées pour faire mûrir le col de l'utérus, mais il n'en comporte pas assez pour déclencher un accouchement.
La stimulation des mamelons, qui libère de l’ocytocine, semble être la seule méthode douce à avoir fait ses preuves pour déclencher le travail. Toutefois, les données scientifiques sont encore insuffisantes pour que le Collège des gynécologues-obstétriciens français la recommande. Tout comme l’acupuncture, l’homéopathie ou l’hypnose. En revanche,le médecin ou la sage-femme peut vous proposer de décoller les membranes amniotiques lors d’un toucher vaginal. Ça libère des prostaglandines qui boostent la maturation du col et stimulent l’utérus.
Alors pourquoi certaines femmes vont au-delà du terme ? Il semblerait que certaines familles soient plus promptes à avoir une grossesse prolongée. Le surpoids et l'obésité prolongeraient également la grossesse par des phénomènes hormonaux. Autre cause : la datation reste aléatoire et le médecin peut s'être trompé de quelques jours. Mais la majeure partie du temps, on ne sait pas l'expliquer. Certains diront que votre bébé prend son temps, qu'il choisit son moment…
Comprendre le travail : un processus en plusieurs étapes
Le travail ou accouchement au sens large désigne tout le processus permettant à votre bébé de quitter son nid douillet dans votre utérus pour rejoindre le monde extérieur. Vous attendez sûrement ce moment avec anticipation et excitation depuis longtemps mais il faut bien comprendre que le travail est un processus relativement lent, en plusieurs parties, et dont le détail varie selon chaque femme et chaque grossesse. Ceci étant dit, son déroulement général est sensiblement identique pour la plupart des femmes. En vous renseignant sur ce qui vous attend, vous vous sentirez mieux préparée lorsque ce sera le grand jour.
Bien que votre date d’accouchement soit en général prévue pour la 40e semaine, c’est-à-dire la durée moyenne d’une grossesse à terme, ne vous attendez pas à ce que votre bébé soit parfaitement à l’heure. Il peut également arriver que le travail commence avant la 40e semaine, par exemple lors de la 38e ou 39e semaine. Si le travail se déclenche avant la 37e semaine, il est qualifié de prématuré. Si votre date d’accouchement prévue est maintenant dépassée, vous pouvez commencer à vous impatienter et à avoir envie que le travail commence.
Le travail se déroule en trois étapes principales :
- Le travail. Cette première étape comporte deux parties, la phase de latence suivie du travail actif. La principale différence entre celles-ci repose sur la fréquence et l’intensité de vos contractions. La phase de latence se caractérise par des contractions légères tandis que le travail actif s’accompagne de contractions plus régulières et plus marquées.
- L’expulsion de votre bébé. Cette étape est généralement plus courte que la précédente mais vous demande plus d’efforts car vous devrez pousser votre bébé vers la sortie.
- La délivrance du placenta. Il s’agit de l’étape la plus courte. De nouvelles contractions permettent le décollement du placenta de la paroi utérine et son expulsion à travers le col de l’utérus. Il vous faudra peut-être pousser un peu pour l’aider à sortir. Après une dernière contraction de votre utérus, votre accouchement est terminé.
Les signes et les symptômes du travail
L’accouchement n’est pas le même pour toutes les femmes et peut même être différent d’une grossesse à l’autre pour une même femme. Il y a cependant un certain nombre de points communs.
- Un regain d’énergie ou l’envie de faire son nid
- L’allègement, qui indique que le bébé se rapproche de la sortie
- Des contractions pouvant être légères (pendant la phase de latence) ou marquées (pendant le travail actif)
- L’effacement, c’est-à-dire l’amincissement du col de l’utérus
- La dilatation, c’est-à-dire l’élargissement de l’ouverture du col de l’utérus
- La perte du bouchon muqueux
- La perte des eaux
- Des crampes dans les jambes
- Des douleurs ou une pression dans le dos
Les signes et les symptômes de la phase de latence
La phase de latence peut être assez imprévisible en termes de durée. Il peut s’écouler des heures voire des jours avant que ne commence le travail actif, en particulier s’il s’agit de votre premier bébé. En général cette phase dure moins longtemps lors des accouchements suivants.
- Un regain ou une baisse d’énergie. Si vous vous sentez particulièrement fatiguée ou au contraire avez un regain d’énergie soudain dans les jours ou semaines qui précèdent le travail, c’est parfaitement normal. Vous ressentirez peut-être aussi l’envie de préparer votre maison pour bébé et de « faire son nid ». Cette envie de faire le nid peut surgir n’importe quand pendant votre grossesse mais pour beaucoup de femmes elle survient juste avant le travail. Ne vous épuisez pas. Contentez-vous de vous reposer et conservez vos forces.
- Un allègement. Votre bébé descend plus bas dans votre pelvis lors des semaines, des jours ou des heures qui précèdent le travail. On appelle cela l’allègement, car vous aurez probablement moins de mal à respirer une fois que votre bébé sera descendu et cessera de comprimer votre diaphragme.
- Des contractions légères. Vous ressentirez peut-être quelques contractions légères toutes les 5 à 15 minutes, qui peuvent durer entre 60 et 90 secondes. La douleur ou la pression que vous ressentirez part généralement du bas du dos et se déplace vers l’abdomen. Vers la fin de la phase de latence, les contractions peuvent être espacées de moins de 5 minutes.
- L’effacement. Le col de votre utérus s’amincit, s’assouplit et rétrécit totalement avant un accouchement par voie basse. Il est possible que vous ne ressentiez que de légères contractions, voire rien du tout.
- La dilatation. Le col de votre utérus va également commencer à s’élargir jusqu’à être totalement dilaté. Cela commence lentement au début mais s’accélère avec le début du travail actif.
- La perte du bouchon muqueux. Vous remarquerez peut-être une perte vaginale épaisse, rosâtre ou légèrement teintée de sang. Il s’agit du bouchon muqueux qui fermait le col de votre utérus pendant la grossesse. Cette perte apparaît souvent plusieurs jours avant le début du travail, bien qu’elle ne soit pas forcément toujours visible.
Les signes et les symptômes du travail actif
Le travail actif est le moment où les choses sérieuses commencent et le signal qu’il faut vous rendre à l’hôpital. Le travail actif peut durer de quatre à huit heures, et parfois même plus. Le col de votre utérus devrait alors s’être dilaté de 6 à 10 centimètres, et vous constaterez des signes plus forts que le travail a débuté, notamment :
- La perte des eaux. Quelques heures avant l’accouchement (mais parfois seulement pendant le travail), la poche amniotique qui entoure votre bébé se déchire et le liquide qu’elle contient est libéré. Vous pourrez constater un léger écoulement ou un flot plus conséquent.
- Des contractions fortes et régulières. Avec le début du travail actif, les contractions deviennent devraient être plus fortes, plus rapprochées, et plus régulières. Chaque contraction durera environ 30 à 70 secondes avec moins de 5 minutes entre chaque, et leur intensité augmentera progressivement.
- Des crampes dans vos jambes. Vous pouvez avoir des crampes dans les jambes lorsque le travail actif commence.
- Des douleurs ou une pression dans le dos. Vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos ou une sensation de lourdeur douloureuse au fur et à mesure que la pression sur votre dos augmente.
- Des nausées. Certaines femmes ont la nausée quand le travail actif commence.
Les différences entre le vrai et le faux travail
S’il s’agit de votre premier bébé, vous pouvez penser que le travail commence alors qu’il ne s’agit en fait que d’une fausse alerte. Alors, comment différencier les signes annonciateurs du « vrai » travail et ceux du « faux » travail (on parle de contractions de Braxton-Hicks) ?
Que faire pendant la phase de latence ?
Si vous ne présentez que quelques-uns des signes de l’arrivée du travail, vous n’avez pas forcément encore besoin d’aller à l’hôpital. Le travail peut être très long et vous serez plus à l’aise, et tout à fait en sécurité, en restant chez vous. Réaliser que le travail commence pourra déclencher chez vous des émotions allant de l’excitation à l’incrédulité ou à l’appréhension. Essayez de rester calme et concentrée.
Accouchement après terme : un scénario fréquent
Ton terme approche et tu as beau faire des squats, monter les escaliers, marcher des kilomètres et manger épicé… rien n’y fait ! Et tu vois doucement mais sûrement pointer le scénario de l’accouchement après terme… Mais est-ce que c’est risqué ? Est-ce que ça rend les choses plus compliquées ? Est-ce que ça amène forcément un déclenchement ? Alors tu vas voir que l’accouchement après terme est une situation fréquente et, non, ce n’est pas forcément une urgence.
Comme on ne parle pas toujours le même langage que le corps médical, c’est important de bien définir ce qu’on appelle “accouchement après terme”. Pour ta sage-femme ou ta gynéco, une grossesse est à terme entre 37 SA et 41 SA + 6 jours de rabe. Un accouchement est donc "après terme" à partir de 42 SA révolues, soit 9 mois et 12 jours de grossesse. On peut aussi parler de “grossesse prolongée” à partir de 41 SA + 0 jour. D’ailleurs, c’est plus fréquent qu’on ne le pense puisqu'environ 15 à 20 % des femmes enceintes dépassent le terme de leur grossesse, selon le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF).
Et non, accoucher après le due date ne veut pas du tout dire que ton bébé est "en retard" ou qu’il faut immédiatement s’inquiéter. Chaque corps, chaque grossesse, chaque bébé a son propre tempo.
Pourquoi ça arrive d’accoucher après terme ?
Le début de ta grossesse te semble peut-être déjà un peu loin mais, souviens-toi, la date de ton terme a été estimée à partir du 1er jour de tes dernières règles, puis à partir de l’échographie du premier trimestre qui permet d’être au plus près de la vérité, notamment avec la mesure de l'os du fémur de ton bébé. Mais, comme tu sais, la grossesse n’est pas une science exacte et il se peut qu’il y ait un petit delta de quelques jours entre la date estimée et la date réelle.
Plusieurs raisons à ça. Par exemple, l’erreur de calcul : ton ovulation a pu être plus tardive que la moyenne (basée sur le 14ème jour du cycle) sur laquelle on se base pour calculer un début de grossesse. Autre raison possible : si c’est ton premier bébé, c’est fréquent d’accoucher après terme. Bref, les planètes ne sont pas encore complètement alignées mais ça ne devrait plus tarder ! En vrai, là, il s’agit d’avoir confiance en ton corps et en ton bébé. Ce sont eux qui savent et qui te donneront le top départ !
Donner naissance après terme, on risque quoi ?
En vrai pas grand-chose. En fait, une fois que tu as passé la barre des 41 SA, tu vas simplement avoir un suivi quotidien pour vérifier que :
- Ton placenta est toujours opérationnel pour assurer les échanges entre ton bébé et toi,
- Tu as suffisamment de liquide amniotique,
- Ton bébé garde un poids raisonnable pour rendre l’accouchement le plus smooth possible,
- Ton bébé se plaît toujours autant là où il est.
Et c’est donc pour vérifier tout ça qu’une surveillance “renforcée” est mise en place. Alors on dit “renforcée” mais ça consiste tout simplement à faire un monitoring pour écouter le rythme cardiaque de ton bébé et une échographie pour évaluer la quantité de liquide amniotique et parfois le poids du bébé.
41 SA dépassées et c’est le déclenchement assuré ?
Si ton bébé va bien mais que le déclenchement naturel ne se fait pas à 41 SA passées, on peut te proposer un déclenchement médical (décollement des membranes, tampon de prostaglandines ou ballonnet, rupture artificielle de la poche des eaux, perfusion d’ocytocine ou en comprimés). Mais, en aucun cas, le déclenchement n'est automatique ou imposé (et heureusement !) Le mieux est encore de dialoguer avec ta ou ton sage-femme, ta ou ton gynécologue ou le personnel soignant qui te suit à la maternité pour décider ensemble ce qui est préférable pour ton bébé et pour toi. Quelle que soit la décision, il s’agit de ne rien précipiter, de rester sereine et alignée avec tes envies (quand la situation le permet), et de favoriser un accouchement le plus doux et sécurisé possible.
Et si on accouche en maison de naissance ou chez soi, ça change quelque chose ?
Oui, un peu. Même si la sécurité reste la priorité, le suivi après terme, lui, peut varier selon le lieu dans lequel tu as choisi d'accoucher.
- À la maternité, c’est monitoring, échographie, examen du col et éventuellement une proposition de déclenchement à partir de 41 SA. Le processus est assez clair et non négociable, et tu y as droit tous les deux jours voire tous les jours dès que le terme est dépassé.
- En maison de naissance, le suivi est aussi “rigoureux” qu’à la maternité. Au-delà de 41 SA, la sage-femme qui te suit peut t’accompagner dans des méthodes naturelles pour aider le travail à démarrer. Mais, c’est important d’avoir en tête que, si tu atteins 42 SA sans que rien ne se passe, tu seras redirigée vers une maternité pour y accoucher.
- À domicile, c’est délicat car la plupart des sages-femmes pratiquant l’accouchement à domicile n’accompagnent plus après 41 SA + 5 ou 42 SA, par mesure de sécurité. Là encore, si ça devait arriver, tu serais redirigée vers une structure hospitalière.
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