Le troisième trimestre de la grossesse est une période de changements importants et de nouvelles sensations, qui peuvent susciter des questions chez la future maman. À 31 semaines de grossesse, le corps subit des transformations majeures pour accueillir le bébé, qui poursuit sa croissance. Il est donc essentiel de comprendre les causes des contractions et les solutions pour soulager l'inconfort.

L'utérus contractile : qu'est-ce que c'est ?

L'utérus est un organe musculaire creux dont la fonction est d'accueillir l'embryon puis le fœtus en développement. Les contractions utérines sont un phénomène physiologique normal qui permettront l'expulsion du bébé lors de l'accouchement. Un utérus contractile est un utérus sensible qui crée de petites contractions semblables à des crampes menstruelles, pouvant survenir à n'importe quel moment de la journée. Ces contractions sont généralement de faible intensité et sans effet sur le col de l'utérus.

Certains gynécologues estiment qu'avoir plus de 30 à 50 contractions par jour est le signe d'un utérus contractile. Cependant, ce qui compte le plus, c'est la façon dont la femme les ressent. Une vraie contraction oblige à s'arrêter. Si la sage-femme ou le gynécologue s'inquiète de cette contractibilité, il ou elle effectue un examen médical, ainsi qu'un monitoring, un toucher vaginal ou encore une échographie pour s'assurer que les contractions n'agissent pas sur le degré d'ouverture du col. Il peut mettre en place un suivi avec des monitorings réguliers à l'hôpital ou chez soi selon les cas. Il arrive qu'il demande une analyse d'urine pour écarter tout risque d'infection pouvant entraîner ces symptômes. Des antispasmodiques comme le Spasfon peuvent être prescrits en guise de traitement par voie orale pour calmer les spasmes du muscle utérin.

Causes des contractions de l'utérus

Les contractions sont nécessaires au bon déroulement de la grossesse. Lorsqu'il se contracte, l'utérus se muscle, préparant ainsi le corps à l'accouchement. Ces contractions vont également être utiles pour augmenter la taille du muscle utérin et subir un étirement satisfaisant puisqu'il va passer de 6 cm à 32 cm à la fin de la grossesse. Il y a aussi des causes hormonales à ces contractions, notamment aux alentours du cinquième mois, quand l'utérus grandit plus vite et réagit davantage.

Si c'est un utérus contractile avec des contractions ressenties mais qui n'agissent pas sur le col, il n'y a aucun risque. Les médicaments comme les tocolytiques vont plutôt être réservés aux menaces d'accouchement prématuré. Ils vont réduire les contractions de l'utérus pour retarder le processus.

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Que faire en cas d'utérus contractile ?

Sur un utérus contractile sans impact sur le col de l'utérus, la future maman peut entreprendre des exercices de respiration, des étirements, des exercices posturaux pour essayer de soulager les tensions sur l'utérus. La femme peut, par exemple, s'installer à quatre pattes avec un coussin de maternité avec le ventre dans le trou. Prendre un bain chaud ou placer une petite bouillotte sur son ventre peut aussi les soulager. Des séances d'ostéopathie avec un professionnel formé à la grossesse peuvent également soulager certaines futures mamans.

Quand les contractions deviennent régulières, qu'elles surgissent toutes les 5 minutes pendant plus de deux heures et sont douloureuses, c'est bien souvent le signe d'un accouchement à venir. Si les contractions sont souvent associées à la grossesse, il faut savoir qu'il est possible d'en avoir même sans être enceinte. On peut penser qu'il se contracte tous les jours de manière peu ou pas ressentie. L'utérus est un muscle creux dont la fonction est de se contracter. Il le fait tout au long de la vie surtout à partir de la puberté. C'est le cas pendant les règles pour évacuer le sang et les muqueuses qui se détachent. Il peut également se contracter lors de l'orgasme. L'utérus se contacte également lors de l'allaitement, pendant les tétées. Quand il s'agit d'un deuxième bébé ou plus, les femmes ont des douleurs, appelées tranchées, qui sont liées à ces contractions utérines. Ça permet de limiter les saignements d'après accouchement. Certaines femmes peuvent aussi avoir des contractions utérines plutôt agréables pendant des tétées, des sensations d'échauffement voir de plaisir sexuel. C'est physiologique et normal puisqu'on sécrète de l'ocytocine et que l'utérus y réagit.

Douleurs pelviennes et symphyse pubienne

À 31 semaines de grossesse, il est fréquent de ressentir des douleurs pelviennes, notamment au niveau de la symphyse pubienne. La symphyse pubienne est une articulation cartilagineuse qui relie les deux os du bassin au niveau du pubis. Pendant la grossesse, et particulièrement au cours du troisième trimestre, plusieurs phénomènes se conjuguent pour exercer une pression importante sur cette région. Le volume de l'utérus a considérablement augmenté, passant de quelques dizaines de grammes à plus d'un kilogramme. De plus, le corps sécrète une hormone appelée relaxine, dont la production augmente significativement en fin de grossesse. Cette hormone a pour fonction d'assouplir les ligaments et les articulations du bassin pour faciliter le passage du bébé lors de l'accouchement.

Les douleurs associées à la symphyse pubienne se manifestent de différentes façons et peuvent varier d'une femme à l'autre. Ces symptômes, bien que désagréables, sont généralement sans danger pour la maman et son bébé. Ils témoignent simplement des adaptations que le corps met en place pour préparer l'accouchement.

Solutions pour soulager les douleurs pelviennes

La ceinture de grossesse représente l'une des solutions les plus efficaces. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas d'une simple bande élastique, mais d'un dispositif médical spécialement conçu pour soutenir le poids du ventre et stabiliser le bassin. Elle doit être placée relativement bas, au niveau de la symphyse pubienne, et procurer un maintien ferme sans être oppressive. Il est également conseillé de trouver une ceinture pour femme enceinte qui rehausse le ventre et d'observer une amélioration de ces douleurs.

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Quand consulter un médecin ?

Bien que les douleurs de la symphyse pubienne soient généralement bénignes, certaines situations nécessitent un avis médical rapide :

  • Des douleurs qui s'intensifient brutalement ou deviennent insoutenables au point d'empêcher de marcher.
  • Des douleurs accompagnées de contractions régulières et rapprochées, qui pourraient signaler un travail prématuré.
  • Une douleur associée à de la fièvre, des saignements ou des pertes inhabituelles.

Le professionnel de santé pourra évaluer précisément la situation et écarter d'autres causes possibles de douleurs pelviennes, comme une infection urinaire ou des problèmes placentaires.

Activité physique et douleurs pelviennes

Il est important d'adapter l'activité physique en fonction des sensations. Il est préférable de privilégier les sports doux qui ne sollicitent pas excessivement le bassin, comme la natation, le vélo d'appartement ou le yoga prénatal. Il faut éviter les activités qui nécessitent d'écarter largement les jambes, de sauter ou de porter des charges lourdes.

Il n'est pas recommandé de porter la ceinture de grossesse en permanence. L'idéal est de l'utiliser lors des activités qui sollicitent le dos et le bassin (marche, station debout prolongée, tâches ménagères) pendant 2 à 3 heures maximum d'affilée. Cela permet aux muscles de continuer à travailler naturellement et d'éviter qu'ils ne s'affaiblissent par dépendance au soutien externe.

Autres sensations et symptômes à 31 semaines de grossesse

Outre les contractions et les douleurs pelviennes, d'autres sensations et symptômes peuvent survenir à 31 semaines de grossesse :

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  • Sensation de bébé qui appuie sur le col : Quand bébé commence à appuyer sur le col, la sensation est souvent inattendue et parfois intense. Beaucoup de futures mamans décrivent une pression dans le bas-ventre, qui peut être ressentie comme un poids. Cela peut provoquer des tiraillements, voire des petites piqûres ou décharges qui descendent dans les jambes, et qui s'accentuent souvent en marchant ou en se levant. Pour soulager cette pression, allongez-vous ou changez de position. Cela vous permettra de relâcher un peu la tension sur le col et de retrouver un peu de confort.
  • Ventre dur sans douleurs : Dans la majorité des cas, un ventre dur en fin de grossesse sans autre symptôme est normal. Cela signifie que l'utérus est contracté, car il ne faut pas oublier que l'utérus est un muscle. L'utérus peut être amené à se tendre sous l'influence des contractions de Braxton-Hicks, contractions qui, contrairement à celles du début de travail, sont généralement indolores. Ces contractions de Braxton-Hicks au 3e trimestre de grossesse sont tout à fait normales et préparent l'utérus à l'accouchement. Elles interviennent 10 à 15 fois par jour, de préférence en fin de journée. L'utérus peut également se contracter et le ventre devenir dur en réaction à un mouvement brusque du bébé, surtout si le bébé appuie contre la paroi utérine. Enfin, le stress et la fatigue de la future maman peuvent aussi provoquer des contractions et donc un ventre dur, entre autres maux de fin de grossesse. En revanche, si votre ventre reste dur de manière prolongée et/ou si cela s'accompagne d'autres symptômes (douleurs, saignements vaginaux…), alors demandez l'avis d'un médecin.
  • Perte du bouchon muqueux : Le bouchon muqueux est une substance gélatineuse qui protège le bébé d'une éventuelle contamination du liquide amniotique par les bactéries présentes dans le vagin de la maman. Le bouchon muqueux s'évacue naturellement, de façon totalement indolore, à l'approche de l'accouchement. La perte du bouchon muqueux peut intervenir 2 à 3 jours avant l'accouchement comme 10 jours avant. Il faut donc se fier à d'autres symptômes (perte des eaux…) pour identifier un travail en cours de préparation. En revanche, si vous perdez le bouchon muqueux avant 37 semaines d'aménorrhée, alors consultez rapidement votre médecin.
  • Douleurs ligamentaires : Les douleurs ligamentaires sont assez fréquentes et surviennent généralement pendant les dernières semaines de grossesse. Elles sont liées à l'étirement des ligaments qui soutiennent l'utérus. En grandissant, l'utérus prend de plus en plus de place, ce qui entraîne une tension sur les ligaments. Ces douleurs se manifestent souvent par des tiraillements ou des crampes sur les côtés du bas-ventre. Parfois, les douleurs ligamentaires peuvent se faire sentir dans le bas du dos. Elles surviennent surtout lors de mouvements brusques, comme se lever, se tourner rapidement ou encore pendant la marche. Se reposer ou changer de position permet généralement de les soulager.
  • Maux de jambes : En fin de grossesse, les jambes peuvent devenir plus lourdes et douloureuses, surtout après une journée bien remplie. Avec le poids du bébé qui appuie sur les veines, la circulation sanguine ralentit un peu. Surélever les jambes quand vous êtes assis ou utiliser des bas de contention peut aider à diminuer la sensation de lourdeur.
  • Maux d'estomac : À ce stade, le bébé prend de la place et comprime un peu l'estomac, ce qui peut causer des brûlures d'estomac ou des remontées acides. Manger en petites portions et éviter les aliments gras ou épicés peut soulager un peu.
  • Nuits difficiles : En fin de grossesse, bien dormir peut vite devenir compliqué. Les mouvements du bébé deviennent de plus en plus fréquents et intenses. Les crampes, les brûlures d'estomac ou les allers-retours aux toilettes rendent également les nuits plus agitées.
  • Coups d'aiguille dans le bas du ventre : Toutes les futures mamans ressentent cette douleur. Bébé manque de place en fin de grossesse : sa petite piscine s’est bien réduite. Les causes peuvent être multiples, comme les contractions utérines qui peuvent entraîner un durcissement de l'utérus et une douleur dans le bas du ventre. Les contractions de Braxton-Hicks peuvent également causer une douleur similaire, mais elles sont généralement moins intenses et plus sporadiques que les contractions du travail.

Préparation à l'accouchement et rôle du partenaire

La 31e semaine de grossesse est le bon moment pour discuter du plan d'accouchement, des options de gestion de la douleur et de toute préoccupation ou question que vous pourriez avoir sur le processus de l’accouchement. Il est également temps de s'inscrire aux cours de préparation à l’accouchement si ça n’a pas déjà été fait.

Dans cette aventure intense qu'est la grossesse, le rôle du partenaire est inestimable. Alors que la 31e semaine marque l’approche du grand jour, c’est également l’occasion idéale pour s’impliquer davantage dans la préparation à l'accouchement. La participation active du partenaire peut non seulement renforcer le lien avec la future maman, mais aussi favoriser une expérience de naissance positive et rassurante pour tous les deux.

Un exercice précieux à pratiquer ensemble est l’entraînement aux différentes positions d’accouchement. Tester ces positions à la maison permet de se familiariser avec celles qui offrent le plus de confort et d’efficacité, tout en apprenant comment le partenaire peut apporter un soutien physique et émotionnel. Le partenaire peut apprendre des techniques de relaxation et de massage pour soulager les tensions et apaiser la future mère pendant le travail. Des outils simples comme un ballon de grossesse peuvent être utilisés pour imiter les positions adoptées durant l'accouchement et soulager les douleurs dorsales. Devenir familier avec des positions comme la position debout, accroupie, ou allongée sur le côté peut aider à soutenir votre compagne pendant les contractions. Le partenaire peut, par exemple, aider à maintenir une posture ou fournir un appui lors d’une position accroupie.

L'entraînement aux positions d'accouchement à la maison est aussi un moment pour cultiver la communication. Le partenaire peut apprendre à lire les besoins de la future maman, à offrir des paroles d'encouragement et à rester calme et présent, ce qui est crucial pendant le travail. Si vous avez assisté à des cours de préparation à l'accouchement, pratiquer à la maison permet de mémoriser les conseils donnés, de discuter du plan de naissance et de s'assurer que vous êtes tous les deux préparés pour les différentes étapes du travail et de l'accouchement.

Menace d'accouchement prématuré

La menace d'accouchement prématuré est une situation faisant craindre un accouchement avant terme. Devant les symptômes suivants, il est nécessaire de contacter rapidement votre médecin ou votre sage-femme :

  • Des maux de ventre ou dans les reins : vous pouvez ressentir comme un poids, une pression dans le bas du ventre et/ou dans les reins. Une douleur sourde plus ou moins continue, qui peut aussi vous envahir par vague, et remonter vers le haut du corps.
  • Des contractions utérines régulières et douloureuses.
  • Une perte de liquide amniotique.
  • Des saignements vaginaux.

L'échographie, réalisée par voie vaginale, permet d'observer et de mesurer la longueur du col de l'utérus et de s'assurer de l'absence de protrusion de la poche des eaux à l'orifice interne. La valeur seuil n'est pas clairement définie, en général celle qui est retenue est 25 mm. Lorsque vous consultez pour des contractions utérines et que l'examen clinique ainsi que l'échographie ne montrent aucune modification du col, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. On peut néanmoins vous conseiller de vous ménager, et en particulier de vous arrêter de travailler si celui-ci est pénible ou si vous devez faire beaucoup de voiture (ou tout au moins passer en mi-temps thérapeutique).

En cas de menace d'accouchement prématuré, un alitement plus ou moins strict à domicile peut être prescrit. De la même façon, si votre médecin estime que le traitement et la surveillance à domicile ne sont pas suffisants, il peut prendre la décision de vous transférer vers une unité de soins qui possède un service de néonatologie (Maternité niveau II ou III en fonction de votre terme).

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