Les grossesses gémellaires, un événement marquant dans la vie des parents, suscitent souvent des interrogations. Cet article vise à éclairer les causes, les spécificités et les risques associés aux grossesses gémellaires, en particulier celles impliquant deux placentas.
Types de grossesses gémellaires
Une grossesse gémellaire se caractérise par la présence simultanée de deux fœtus dans l'utérus. On distingue principalement deux types de jumeaux :
- Jumeaux monozygotes (identiques) : Issus d'un seul ovule fécondé par un spermatozoïde, qui se divise ensuite en deux embryons distincts. Ils partagent le même patrimoine génétique et sont donc de même sexe et physiquement très semblables. Ils partagent généralement le même placenta, bien qu'ils puissent être dans la même poche de liquide amniotique ou chacun dans leur propre poche. La naissance de jumeaux identiques survient environ une fois sur 250 naissances. La cause reste un mystère… La proportion de jumeaux monozygotes reste stable : 3 naissances pour 1000 enfants, et ce depuis que le monde est monde, et quels que soient les pays…
- Jumeaux dizygotes (fraternels) : Résultent de la fécondation de deux ovules distincts par deux spermatozoïdes différents. Chaque embryon possède son propre ensemble de gènes, comme des frères et sœurs. Ils ne partagent pas nécessairement de similitudes physiques ou de caractéristiques génétiques particulières et peuvent être de sexe différent. Les faux jumeaux sont plus fréquents ; ils concernent 2/3 des grossesses gémellaires.
Grossesse gémellaire bichoriale ou monochoriale : quelle différence ?
La chorionicité, c'est-à-dire le nombre de chorions (et par extrapolation ici de placentas), est un diagnostic essentiel pour le suivi de la grossesse. Elle se fait lors de l’échographie du premier trimestre.
- Grossesse gémellaire bichoriale : Chaque jumeau possède son propre placenta, permettant de distinguer les jumeaux identiques (monozygotes) des fraternels (dizygotes). L'avantage principal de cette configuration est l'absence de complications liées aux échanges sanguins entre les fœtus, typiques des grossesses monochoriales. Cependant, il est essentiel de surveiller attentivement le développement et la croissance de chaque bébé. Dans ce cas, la maman devra avoir une échographie par mois + 1 visite par mois chez l’obstétricien.
- Grossesse gémellaire monochoriale : Les jumeaux partagent le même placenta. Les consultations médicales incluent une échographie doppler toutes les 2 semaines (au lieu des visites trimestrielles ou mensuelles habituelles). Cette mesure est adoptée en raison du risque accru de complications dans ce type de grossesse. Parmi celles-ci figurent : le retard de croissance intra-utérin de l'un des fœtus ; le syndrome transfuseur-transfusé caractérisé par un déséquilibre des échanges sanguins entre les fœtus ; le syndrome d'anémie polycythémie (Twin anemia polycythemia syndrome - TAPS) résultant d'une transfusion de sang d'un fœtus à l'autre. Ces complications exigent une surveillance rapprochée pour prévenir tout risque pour les bébés. Dans les cas encore plus rares de grossesses monochoriales monoamniotiques, c’est-à-dire où les jumeaux partagent également un seul sac amniotique, une attention particulière est nécessaire pour prévenir l'enchevêtrement des cordons ombilicaux. Ce phénomène représente un danger significatif de mortalité fœtale. On distingue trois types de grossesse gémellaire : La grossesse monochoriale biamniotique (1 placenta - 2 poches amniotiques). Dans ce cas, la maman doit avoir une échographie tous les 15 jours + 1 visite par mois chez l’obstétricien. À partir de 28 semaines d’aménorrhées, le suivi pourra être plus rapproché avec un monitoring. Le risque majeur dans ce type de grossesse est le syndrome du transfuseur/transfusé (STT). Les bébés se partagent le même placenta, et les échanges sanguins entre les deux sont donc bien présents. Il peut alors y avoir un bébé qui donne plus de sang qu’il n’en reçoit. Ce syndrome est détectable lors d’une échographie. Voilà pourquoi il faut absolument en faire une tous les 15 jours. « Vous avez un ventre qui se met à grossir très rapidement et qui devient douloureux, c’est un symptôme qui doit vous pousser à consulter rapidement votre médecin », conseille Paul Jabert. La grossesse monochoriale monoamniotique (1 placenta - 1 poche amniotique). C’est une grossesse à risques plus élevés. La maman a alors une échographie tous les 15 jours et se retrouve souvent hospitalisée au 6e mois. Dans ce type de grossesse, il n’y a pas de séparation entre les enfants. Ils bougent beaucoup et leurs cordons peuvent s’emmêler et entraîner un risque que les bébés soient mal oxygénés. L’accouchement pourra être déclenché vers 34 semaines d’aménorrhée. « On estime alors qu’il y a plus de risques à les laisser "dedans" qu’à les sortir », explique Paul Jabert. Cela reste rare et c’est une situation que les médecins savent bien gérer.
Facteurs favorisant les grossesses gémellaires
Plusieurs facteurs peuvent augmenter la probabilité d'une grossesse gémellaire :
- Âge maternel : Les femmes de plus de 35 ans ont plus de chances de concevoir des jumeaux dizygotes. Comme si Dame Nature mettait les bouchées doubles pour assurer malgré tout la reproduction de l'espèce !
- Hérédité : Des antécédents familiaux de jumeaux, du côté maternel, augmentent les chances d'avoir une grossesse gémellaire. mais il se transmet seulement par les femmes, puisqu'il s'agit d'une prédisposition à émettre plusieurs ovules qui pourraient être fécondés en même temps.
- Traitements de fertilité : Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), telles que la stimulation ovarienne et la fécondation in vitro (FIV), augmentent considérablement le risque de grossesses multiples. C'est actuellement la principale cause de grossesse gémellaire. Le risque de grossesse multiple dépend du nombre d'ovocytes qui arrivent à maturité ou du nombre d'embryons replacés dans l'utérus en cas de fécondation in vitro.
- Luminosité : En stimulant une glande hormonale située dans le cerveau, la lumière provoquerait la poly-ovulation ! On constate un nombre plus élevé de naissances gémellaires entre janvier et avril, donc conçus pendant les mois les plus lumineux.
- Avoir un enfant très tôt (avant 18 ans) ou très tard (après 40 ans) : il semblerait qu'avoir un enfant très tôt (avant 18 ans) ou très tard (après 40 ans) soit un facteur de risque…
Symptômes et diagnostic
Certains symptômes peuvent suggérer une grossesse gémellaire, bien qu'ils ne soient pas toujours spécifiques :
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- Symptômes de grossesse plus intenses : Nausées, vomissements, fatigue et sensibilité des seins plus prononcés en raison d'une sécrétion accrue d'œstrogènes.
- Taux élevé d'hormones bêta-hCG : Le dosage sanguin de l'hormone de grossesse (bêta-hCG) peut être plus élevé que lors d'une grossesse unique.
- Confirmation par échographie : L'échographie de datation, généralement effectuée entre 11 et 14 semaines d'aménorrhée, permet de confirmer la présence de deux sacs gestationnels ou d'un seul sac contenant deux embryons. Cependant, dans environ 20 % des cas, il peut être nécessaire d'attendre l'échographie du premier trimestre pour confirmer définitivement la présence de jumeaux.
Risques et complications des grossesses gémellaires
Une grossesse gémellaire est considérée comme une grossesse à risque en raison de la probabilité accrue de complications pour la mère et les bébés :
Risques pour les bébés :
- Prématurité : Les jumeaux ont tendance à naître plus tôt que les bébés uniques. 50% des jumeaux naissent avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) (9ième mois) et 17% avant 32 SA (8ième mois).
- Faible poids de naissance : Lié à la prématurité et à une croissance intra-utérine potentiellement limitée.
- Retard de croissance intra-utérin (RCIU) : L'un des jumeaux peut ne pas atteindre son potentiel de croissance optimal.
- Syndrome transfuseur-transfusé (STT) : Spécifique aux grossesses monochoriales, il se caractérise par un déséquilibre des échanges sanguins entre les fœtus, pouvant entraîner des complications graves. Dans 15% des cas, il n’est pas partagé équitablement : le sang circule préférentiellement d’un jumeau « donneur » vers un jumeau « receveur ». On parle de syndrome transfuseur transfusé, potentiellement très dangereux et parfois fatal pour les 2 jumeaux.
- Souffrance fœtale : Manque d'oxygène pendant le travail ou l'accouchement.
Risques pour la mère :
- Hypertension artérielle et prééclampsie : Complication grave caractérisée par une hypertension et la présence de protéines dans les urines.
- Diabète gestationnel : Augmentation du taux de sucre dans le sang pendant la grossesse. Le diabète gestationnel survient plus fréquemment chez les femmes enceintes de jumeaux. Une augmentation anormale du taux de glucose sanguin vous imposant une alimentation pauvre en glucides jusqu’à l’accouchement. Dans 90% des cas, ce diabète disparaît spontanément après la naissance. Mais avant que vos petits voient le jour, vigilance toute sur les tartines, les gâteaux et les bonbons ! Le diabète gestationnel augmente le risque de pré-éclampsie*, de naissance prématurée, de césarienne, d’hémorragie post-partum. Un diabète gestationnel expose le petit à un poids important à la naissance et à une jaunisse.
- Anémie : Diminution du taux d'hémoglobine dans le sang. Les anémies sont plus fréquentes en cas de grossesses gémellaires. Ce trouble survient quand l’augmentation du volume sanguin, assurant l’apport en oxygène et en nutriments des deux fœtus, fait diminuer le taux d’hémoglobine dans le sang maternel. Si vous êtes concernée, vous bénéficierez d’une supplémentation quotidienne en fer et en acide folique.
- Hémorragie : Pertes de sang importantes pendant la grossesse ou après l'accouchement.
- Œdèmes : Gonflement des membres, en particulier des jambes et des pieds.
- Douleurs lombaires et sciatique : Dues à la pression accrue sur la colonne vertébrale. Les risques de sciatique de grossesse sont aussi plus importants.
- Prise de poids excessive : Augmentation importante du poids pendant la grossesse. Vous êtes enceinte de jumeaux ? Votre prise de poids sera en moyenne 30% supérieure à celle rapportée pour une grossesse unique. A cause du poids des fœtus ? Non, pas directement. C’est plutôt « l’augmentation de l’eau totale du corps liée à une rétention d’eau, et à l’importance du volume intra-utérin », qui joue.
- Césarienne : Plus fréquente que lors d'une grossesse unique.
- Malaises : Le risque de malaises est accentué : « le pouls est plus rapide car le débit cardiaque est augmenté. » Quand vous vous levez, la tension baisse à cause d’une « moins bonne circulation du sang dans les membres inférieurs et peut être responsable de survenue de contractions utérines ». Un voile peut se former devant vos yeux et vous êtes prise de vertiges. Dans ce cas, mettez-vous au repos et hydratez-vous bien. Et demandez à votre médecin traitant, à votre sage-femme ou à votre gynécologue de vous prescrire des bas de contention, dispositif adapté pour activer la circulation sanguine.
Suivi médical spécifique
En raison des risques accrus, les grossesses gémellaires nécessitent un suivi médical plus étroit et régulier :
- Consultations prénatales plus fréquentes : Le suivi médical se basera sur une consultation mensuelle si votre grossesse est bichoriale (2 placentas). C’est aussi le cas pour les grossesses uniques. Lors de vos rendez-vous avec votre gynécologue-obstétricien, plusieurs paramètres sont surveillés : « le poids, la tension artérielle, le pouls, la hauteur utérine, la souplesse de l’utérus, la position de la tête du bébé qui se présente le premier, les bruits du coeur des deux fœtus ». Une échographie/doppler est souvent programmée au 5e mois, « notamment si le poids d’un des bébés s’écarte nettement de l’autre ». Après 6 mois, vos consultations deviennent plus régulières. « L’accouchement sera en général programmé vers 38/39 semaines d’aménorrhée (SA) et avant 40 semaines. » Si votre grossesse est monochoriale (1 placenta), vous serez dirigée vers une structure adaptée et bénéficierez chaque mois d’une consultation associée à 2 échographies. Une surveillance accrue mise en place pour prévenir le risque de complications que sont « le syndrome du transfuseur-transfusé, le retard de croissance intra-utérin d’un des deux bébés, l’enroulement des cordons** ».
- Échographies régulières : Pour surveiller la croissance et le bien-être des fœtus.
- Surveillance de la pression artérielle et de la glycémie : Pour dépister et prévenir la prééclampsie et le diabète gestationnel.
- Examens spécifiques : En fonction du type de grossesse (monochoriale ou bichoriale), des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour surveiller les complications spécifiques.
- Inscription en maternité de niveau 3 : Disposant d’un service de réanimation néonatale.
Voici les grandes lignes de ce à quoi vous pouvez vous attendre durant cette période spéciale :
- Premiers mois (1 et 2) : l'annonce d'une grossesse gémellaire est suivie rapidement par une confirmation médicale via des tests sanguins et une première échographie pour déterminer le nombre de fœtus. Vous débutez une prise de vitamines prénatales pour soutenir le développement optimal de vos bébés.
- Troisième mois : un examen échographique du premier trimestre est réalisé pour évaluer la croissance et surveiller d'éventuelles complications précoces.
- Quatrième mois : les visites chez l'obstétricien ou le spécialiste des grossesses gémellaires deviennent mensuelles. Une échographie du deuxième trimestre détaillée pour examiner l'anatomie et la croissance des fœtus.
- Cinquième mois : suite du suivi mensuel et test de diabète gestationnel (ou glycosurie de grossesse), effectué en raison du risque accru dans les grossesses multiples.
- Sixième mois : maintien des visites mensuelles et échographie du troisième trimestre pour contrôler la croissance fœtale et la quantité de liquide amniotique.
- Septième et huitième mois : le suivi devient bihebdomadaire ou hebdomadaire pour une surveillance accrue, surveillance de la pression artérielle pour prévenir les risques de prééclampsie, puis discussion sur le plan d'accouchement et anticipation d'un possible accouchement prématuré.
- Neuvième mois : visites hebdomadaires pour surveiller de près les signes de travail prématuré, plus courants dans les grossesses gémellaires.
Il est essentiel de souligner que ce suivi peut s'adapter selon l'état de santé de la mère et des bébés ainsi que les recommandations du professionnel de santé. Les grossesses gémellaires étant considérées à haut risque, une surveillance étroite est primordiale pour la santé de tous.
Accouchement : spécificités
En général, dans le cas d'une grossesse gémellaire, l'accouchement est donc déclenché afin de prévenir tout dysfonctionnement placentaire potentiel. En effet, le placenta a tendance à vieillir plus rapidement dans les grossesses multiples. Le choix de la maternité revêt une importance capitale, car elle doit être équipée pour faire face à toutes les éventualités. Il est recommandé de choisir une maternité disposant d'un service de néonatologie pour les prématurés, ainsi que d'un anesthésiste et d'un obstétricien disponibles en permanence.
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L'accouchement de jumeaux ne se solde pas nécessairement par une césarienne, bien que cette option soit souvent privilégiée par l'équipe médicale pour des raisons de sécurité. La décision d'opter pour une césarienne ou un accouchement par voie basse revient à la patiente, après qu'elle a été informée des risques associés à chaque option par l'équipe médicale.
L'issue de l'accouchement dépend principalement de la position des bébés le jour J. Si le premier bébé se présente en céphalique et que la différence de croissance entre les deux est faible, un accouchement par voie basse peut être envisagé. Dans ce cas, des manœuvres intra-utérines seront effectuées par l'obstétricien pour placer le deuxième bébé dans une position favorable. En revanche, si le premier bébé se présente par le siège, la césarienne est souvent recommandée pour la grossesse gémellaire.
Il convient de noter que compte tenu du risque accru de complications, l'accouchement de jumeaux nécessite généralement une surveillance médicale plus étroite qu'un accouchement simple.
Si vous attendez des jumeaux, la question de l'accouchement anticipé peut se poser. Pour une grossesse gémellaire monochoriale biamniotique, il est couramment conseillé de déclencher l'accouchement à 36 semaines d'aménorrhée (SA) ou, au plus tard, à 38 SA et 6 jours, avec une surveillance accrue.
Dans le cas plus spécifique d'une grossesse monochoriale monoamniotique, une vigilance renforcée est nécessaire dès 27 à 30 SA. Cette surveillance peut se dérouler au sein d'une maternité de niveau III, équipée d'un service de réanimation néonatale, ou en externe, mais toujours en coordination avec une telle structure. Les spécialistes recommandent généralement un accouchement entre 32 SA et avant 36 SA.
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Pour toutes les grossesses gémellaires, un arrêt de travail anticipé est souvent préconisé pour limiter les risques d'un accouchement très prématuré (avant 33 SA), qui pourrait compromettre la santé des nourrissons. Concernant le congé pathologique de grossesse, la durée minimale recommandée est de 12 semaines avant la date prévue de l'accouchement et de 22 semaines après, pour une grossesse gémellaire.
Conseils pour une grossesse gémellaire sereine
- Suivi médical rigoureux : Respectez scrupuleusement le calendrier des consultations et des examens.
- Repos : Accordez-vous suffisamment de repos et limitez les activités fatigantes. Le repos est doublement nécessaire, dès le début de la grossesse. A partir du cinquième mois (voire avant), le médecin peut prescrire des périodes de repos pathologique, voire un arrêt de travail. Les activités fatigantes et les déplacements doivent être limités. Notez que le congé maternité est plus long : 12 semaines avant l’accouchement et 22 après.
- Alimentation équilibrée : Adoptez une alimentation variée et équilibrée pour répondre aux besoins des deux bébés, sans prendre trop de poids. La future maman a droit à environ 300 kcal supplémentaire par jour.
- Soutien : Entourez-vous de votre famille, de vos amis et d'associations de parents de jumeaux pour bénéficier d'un soutien émotionnel et pratique. Se rapprocher d’une association départementale telle que « Jumeaux et plus » pour être rassurée, bien informée, et échanger avec d’autres parents.
- Préparation à l'accouchement : Suivez des cours de préparation à l'accouchement adaptés aux grossesses gémellaires. Les cours de préparation à l’accouchement peuvent être commencés dès le 5e mois.
Étude sur le transport de l'oxygène placentaire
Une étude récente du Boston Children's Hospital, menée par IRM, a mis en évidence des différences dans le transport prénatal de l'oxygène de la mère au bébé via le placenta. Ces travaux établissent un lien direct entre les résultats de naissance et l'oxygénation du placenta, soulignant son rôle majeur dans la croissance in utero. Jusque-là, un retard de croissance était généralement attribué à des facteurs génétiques ou à des facteurs de risque maternel comme une mauvaise nutrition ou le tabagisme.
L'étude, menée sur des jumeaux monozygotes, a permis de contrôler les facteurs génétiques et les facteurs de risque maternels. Elle a révélé que même si les jumeaux partagent le placenta, celui-ci peut être divisé en deux placentas séparés (grossesse bichoriale), et l'un peut être plus sain que l'autre.
Les chercheurs ont utilisé une technique non invasive d'IRM (Blood-Oxygenation-Level-Dependent - BOLD) qui permet de cartographier en temps réel l'administration de l'oxygène via le placenta. Ils ont observé le transport de l'oxygène de la mère (inhalation) au placenta, puis via le cordon ombilical vers le fœtus, son cerveau et son foie.
Cette découverte ouvre la voie au développement d'un test prénatal pour les mères en présence de dysfonctionnement placentaire et à l'amélioration des soins prénataux.
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