Au cœur des festivités de Noël, la crèche constitue une tradition perpétuée par des millions de familles. Elle se compose d'un ensemble de personnages qui forment, tous ensemble, une représentation emblématique de la nativité, avec une signification profonde contribuant à l'histoire sacrée de la naissance de Jésus et à sa portée spirituelle. Cet article explore la signification de la crèche, ses origines, ses personnages clés et son importance dans la tradition chrétienne.

Origines et Histoire de la Crèche

La tradition de la crèche remonte au XIIIe siècle, grâce à saint François d'Assise. En 1223, à Greccio, en Italie, François voulut célébrer Noël d'une manière nouvelle, en recréant la scène de la nativité dans une grotte. Il installa une mangeoire remplie de foin, fit venir un bœuf et un âne, et invita les habitants à assister à la messe de minuit. Cette représentation vivante de la naissance de Jésus connut un grand succès et se répandit rapidement dans toute la chrétienté.

Saint François, par la simplicité de ce signe, a réalisé une grande œuvre d’évangélisation. Son enseignement a pénétré le cœur des chrétiens et reste jusqu’à nos jours une manière authentique de proposer de nouveau la beauté de notre foi avec simplicité. Par ailleurs, l’endroit même où la première crèche a été réalisée exprime et suscite ces sentiments.

Les Personnages Clés de la Crèche

La crèche de Noël est peuplée de personnages symboliques, chacun ayant une signification particulière dans le récit de la nativité.

La Sainte Famille: Le Cœur de la Crèche

La Sainte Famille occupe la place centrale, le fondement même de la crèche de Noël. Autrement dit, pas de crèche sans la Sainte Famille !

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  • Joseph: Il incarne la protection et la sagesse du père terrestre. Il est généralement représenté avec un bâton à la main, et parfois même tenant une lampe. Saint Joseph joue un rôle très important dans la vie de Jésus et de Marie. Il est le gardien qui ne se lasse jamais de protéger sa famille.
  • Marie: Une mère qui contemple son enfant et le montre à ceux qui viennent le voir. Ce santon nous fait penser au grand mystère qui a impliqué cette jeune fille quand Dieu a frappé à la porte de son cœur immaculé.

Les Mages: Porteurs de Cadeaux et de Reconnaissance

Venus de l'Orient, ils ont été guidés par l'Étoile de Bethléem pour rendre hommage à Jésus. En regardant la scène de la crèche, nous sommes appelés à réfléchir sur la responsabilité de tout chrétien à être évangélisateur. Les Mages nous enseignent qu’on peut partir de très loin pour rejoindre le Christ. Ce sont des hommes riches, des étrangers sages, assoiffés d’infinis, qui entreprennent un long et dangereux voyage qui les a conduits jusqu’à Bethléem (cf. Mt 2, 1-12). Une grande joie les envahit devant l’Enfant Roi. Ils ne se laissent pas scandaliser par la pauvreté de l’environnement ; ils n’hésitent pas à se mettre à genoux et à l’adorer. Devant lui, ils comprennent que, tout comme Dieu règle avec une souveraine sagesse le mouvement des astres, ainsi guide-t-il le cours de l’histoire, abaissant les puissants et élevant les humbles.

Les Bergers: Symboles d'Humilité et de Foi

Ils incarnent l'humilité et la foi des simples fidèles. Le récit de l'Évangile selon Saint Luc raconte que des anges leur sont apparus dans les champs pour leur annoncer la naissance du Sauveur. Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation. À Dieu qui vient à notre rencontre dans l’Enfant Jésus, les bergers répondent en se mettant en route vers Lui, pour une rencontre d’amour et d’étonnement reconnaissant.

Les Anges: Messagers Célestes de Paix et de Joie

Ces messagers célestes chantent des louanges et proclament la paix sur Terre, apportant une dimension divine et joyeuse à la scène de la crèche.

L'Âne et le Bœuf: Témoins Silencieux de l'Humilité

Bien que non mentionnés dans les évangiles, ils sont des figures de la crèche depuis le XIIᵉ siècle. Ils symbolisent l'humilité et la simplicité de l'étable de Bethléem.

La Crèche Provençale: Une Tradition Régionale Riche

La crèche provençale est la plus célèbre des crèches. Elle a conquis même les franges les plus nordiques de notre pays. Elle offre au regard de multiples santons, ces petits personnages d’argile, fabriqués dans un moule, séchés, puis colorés à la peinture à l’eau. Le mot santoun porte en lui une belle origine, puisqu’il signifie « petit saint ». Ils apparaissent après la Révolution, à la toute fin du XVIIIème siècle.

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A cette époque, la Provence connaît aussi une vague d’engouement pour la crèche-spectacle. Les santons sont mécanisés, manipulés tels des marionnettes. Associés aux sons des instruments, aux noëls provençaux chantés, cette mode contribua à « provençaliser » les crèches en leur rajoutant des personnages, qui sont désormais des « classiques » : les bohémiens, l’aveugle, le ramoneur, le meunier, le poissonnier, l’ange Boufareu, le Tambourinaïre, le ravi, etc…. Dès les années 1810-1820 et jusqu’à aujourd’hui, cette crèche, toute de bonhommie et de simplicité devient une institution. Au sein des familles provençales, on installe une crèche avec des santons d’argile. Dans les églises, on installe de grandes crèches avec des personnages d’une trentaine de centimètres, en carton, habillés à la provençale, aux visages de bois sculpté et peint leur donnant une grande expressivité. L’Enfant-Jésus, lui, est en cire.

La Crèche: Une Leçon de Simplicité et d'Humilité

La crèche nous enseigne la simplicité de l’enfance. Durant chaque nuit de Noël, la crèche s’intègre à la liturgie. Il est donc important de vivre ce lien fort entre crèche et eucharistie. Bethléem ne signifie-t-il pas « maison du pain » ? Au dessus de la mangeoire de la crèche vivante de St François, le saint y célébra l’eucharistie. La nativité étant comme ordonnée au mystère de la Passion, la messe de Noel actualise ainsi le mystère de la venue de Dieu parmi les hommes. La crèche, son histoire, ses personnages nous révèlent la simplicité de la présence de l’Emmanuel. C’est la simplicité de l’Amour annoncé aux hommes, nous qui sommes souvent beaucoup plus compliqués à cause de notre péché.

Bethléem: La Maison du Pain et du Partage

Lors de son homélie de la Messe de minuit, le Pape François a développé la signification de Bethléem, le lieu qui a vu naître Jésus dans notre monde. Bethléem : le nom signifie maison du pain. Dans cette ‘‘maison’’, le Seigneur donne aujourd’hui rendez-vous à l’humanité. Il sait que nous avons besoin de nourriture pour vivre. Mais il sait aussi que les aliments du monde ne rassasient pas le cœur. Dans l’Écriture, le péché originel de l’humanité est associé précisément au manger : « elle prit de son fruit, et en mangea » dit le livre de la Genèse (3, 6). Elle prit et elle mangea. L’homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie. Bethléem, c’est le tournant pour changer le cours de l’histoire. Là, Dieu, dans la maison du pain, naît dans une mangeoire. Comme pour nous dire : me voici tout à vous, comme votre nourriture. Il ne prend pas, il offre à manger : il ne donne pas quelque chose, mais lui-même. À Bethléem, nous découvrons que Dieu n’est pas quelqu’un qui prend la vie mais celui qui donne la vie. À l’homme, habitué depuis les origines à prendre et à manger, Jésus commence à dire : « Prenez, mangez : ceci est mon corps » (Mt 26, 26). Le petit corps de l’Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie : non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner. Dieu se fait petit pour être notre nourriture. En nous nourrissant de lui, Pain de vie, nous pouvons renaître dans l’amour et rompre la spirale de l’avidité et de la voracité. De la ‘‘maison du pain’’, Jésus ramène l’homme à la maison, pour qu’il devienne un familier de son Dieu et frère de son prochain. Nous te le demandons à toi qui nous aimes pour les siècles des siècles.

La Crèche: Un Évangile Vivant

Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. Représenter l’événement de la naissance de Jésus, équivaut à annoncer le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Par cette lettre je voudrais soutenir la belle tradition de nos familles qui, dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche. Tout comme la coutume de l’installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques… C’est vraiment un exercice d’imagination créative, qui utilise les matériaux les plus variés pour créer de petits chefs-d’œuvre de beauté. On l’apprend dès notre enfance : quand papa et maman, ensemble avec les grands-parents, transmettent cette habitude joyeuse qui possède en soi une riche spiritualité populaire.

La Lumière de Noël: Un Symbole d'Espérance

Toute la Bible est traversée par le conflit entre la lumière et les ténèbres. Le psaume 36 le résume ainsi : « Par ta lumière, nous voyons la lumière. » Autrement dit, c’est par la lumière divine que l’homme a accès à la vie et aux choses de ce monde. Les annonces du Messie utilisent aussi abondamment ce registre ; il culmine dans la figure du Christ, « lumière pour la révélation aux païens » (Lc 2, 32), en particulier dans l’Évangile de Jean, qui en a fait son thème phare. « Au commencement était la Parole (…). En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Les chrétiens ont très rapidement associé le Christ au soleil, à la lumière, s’appuyant pour cela sur ces très nombreux versets bibliques. Jésus est bien le Sauveur des nations annoncé dans l’Ancien Testament. Le prophète Isaïe affirme ainsi que « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 1). Placée au sommet des sapins et au-dessus de la crèche, l’étoile est l’un des éléments emblématiques de la fête de Noël. Elle représente l’astre qui a guidé les mages jusqu’à Jésus nouveau-né à Bethléem.

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L'Étoile de Bethléem: Un Guide vers le Christ

L’évangéliste Matthieu rapporte cet épisode : « Des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Cette étoile, venue d’Orient, le lieu du soleil levant, a été très tôt perçue comme un signe messianique. Cette prophétie était considérée, par les juifs de l’époque de Jésus, comme annonçant la venue du Messie. D’ailleurs, lors des révoltes juives, vers 130 de notre ère, Siméon Bar Kokhba, un chef opposé à l’empereur Hadrien et tenu pour le Messie par certains, était surnommé « le fils de l’étoile ». L’étoile guidant les mages les mène à Jérusalem, la ville royale. S’ils décident de la suivre, c’est que l’astrologie était à cette époque une science répandue dans le bassin méditerranéen, quoique fort discutée. L’évangéliste poursuit : « Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’Orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. La tradition chrétienne a largement commenté cette étoile comme étant le symbole même du fils de Dieu. Au IIe siècle, saint Ignace d’Antioche soulignera à quel point celle-ci était brillante, plus que tout autre astre. De même, à la fin du VIe siècle, Basile de Césarée et Jean Chrysostome insisteront sur son caractère exceptionnel. Quant à saint Ambroise, il voit dans l’étoile une image du Christ, capable de guider les hommes. En accord avec les prophéties, cet astre annonce la naissance de celui qui sera désormais la « lumière des peuples ». C’est ce qu’affirme Zacharie, le père de Jean Baptiste, cousin de Jésus, dans son cantique.

L'Avent: Un Temps de Préparation et d'Espérance

Voici le temps de l’Avent, ce temps où nous préparons nos cœurs à accueillir Jésus qui vient. Nous vous proposons de préparer en famille un calendrier de l’Avent. Découvrez ci-dessous la vidéo, le chant et les gestes du « Je vous salue Marie », le calendrier de l’Avent à fabriquer, et une trame pour prier (une fois, deux fois, trois fois ! - Je vous salue Marie, musique de fr Jean-Baptiste, ocd. Musique, ici. Faire le signe de croix. Je suis prêt à prier. Et Marie dit oui. Elle se prépare à recevoir Jésus. Dieu donne son Fils parce qu’il nous aime. Nous pouvons comme Marie préparer nos cœurs à la venue de Jésus. Ouvrir l’enveloppe du calendrier de l’Avent. Je vous salue Marie, musique de fr Jean-Baptiste, ocd. Musique, ici. Je te salue Marie, musique de Glorious. Musique, ici. Terminer par un beau signe de croix.

Adventus", en latin, signifie « avènement ». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur. Il commence le quatrième dimanche avant Noël. L’Avent est le temps de l’attente pieuse et joyeuse. Il débute le 4e dimanche avant Noël, et marque le début de l’année liturgique.

  • Le Prophète Isaïe exprime l’espérance messianique, il annonce la naissance de l’Emmanuel.
  • Jean-Baptiste annonce la venue proche du messie et il invite à un baptême de conversion pour s’y préparer. Il est le précurseur.
  • Marie accepte d’être la Mère du Messie.

Durant le temps de l'Avent, les lectures des dimanches nous invitent à veiller, à nous convertir, à changer de vie, à accueillir l'Esprit Saint,… Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits ! "Cette audience - a dit Benoît XVI - se déroule dans un climat de joyeuse attente pour ce Noël imminent".

Noël: Une Fête d'Origine Tardive et de Profonde Signification

La fête de Noël est d'origine tardive (VI° siècle ) par rapport à l'évènement de la naissance de Jésus. La liturgie primitive est toute concentrée autour de la mort et de la résurrection du Sauveur. En Orient, on a progressivement célébré l'apparition de Dieu aux hommes en son Fils Jésus. - les mages… Mais en Occident, alors que les païens (5/6° siècle) fêtaient le 25 décembre la Nativité du soleil invisible qui après le solstice, grandissait en force et en éclat - en en l'absence de document qui fixât la naissance du Christ - les chrétiens ont été portés à faire coïncider cette naissance avec la renaissance cannuelle de l'astre solaire: le 25 décembre, qui marque le solstice d'hiver dans le calendrier romain. D'autant plus que le Messie fut nommé par les prophètes "Soleil de Justice" et que le viellard Siméon slut l'enfant Jésus comme la "Lumière des Gentils". La liturgie de la nativité s'est donc développée en Occident en mettant l'accent à Noël sur la naissance de Jésus-venue-de-Dieu et en incorporant la fête de l'Épiphanie-manifestation-de-Dieu-au-monde. Autrement dit, toute la liturgie, en célébrant la naissance de Jésus, n'entend nullement la séparation du grand évènement de la résurrection de Jésus : Dieu vient. Il est venu à travers toute l'histoire biblique. Il est venu en son Fils Jésus.

Les Trois Messes de Noël: Une Progression de Lumière

Vous vous rappelez les Trois messes basses de l’écrivain d’Alphonse Daudet, ou plutôt du poète provençal Roumanille. Vous vous rappelez le curé Balaguère, ventripotent et salivant en pensant à son menu de fête. Vous vous rappelez ce pousse-au-crime de Garrigou, l’enfant de chœur carillonnant et insolent [clochettes]. Grâce à ce conte, les Français, même déchristianisés, ont continué à se rappeler que la liturgie eucharistique de Noël comportait trois messes. Dans notre assemblée, quelques marathoniens de Noël ont d’ailleurs pris part à la messe de la nuit, puis ont récidivé à l’aurore et persévèrent alors qu’il fait grand jour. C’est méritoire mais il ne suffit pas de suivre ce parcours liturgique. Il faut en comprendre le sens profond. En effet, ces trois messes ne sont pas à interpréter comme un rappel en fin de spectacle: c’était si beau cette nuit, la chorale, les fleurs, le petit Jésus déposé dans notre crèche monumentale; allez, on rejoue la pièce! Non, on ne rejoue pas un accouchement, même réussi, avec les mêmes acteurs! Ces trois messes, dotées chacune de lectures propres, dessinent une progression et pour reprendre l’image de saint Jean que nous venons d’entendre, il s’agit d’une progression de lumière.

  • La messe de la nuit rappelle l’événement historique survenu il y a deux millénaires à Bethléem: une naissance. La Vierge Marie accouche du «reflet resplendissant de la gloire du Père» (Hé 1, 3). Ce reflet lumineux est cependant si modeste que seuls Marie et Joseph le discernent vraiment.
  • La messe de l’aurore conduit à percevoir une nouvelle dimension de la venue du Messie: la lumière incertaine des premières heures du jour s’ajoute à la lumière qui vient de la crèche et touche les mal croyants, ceux qui ont été au catéchisme mais qui ont presque tout oublié du peu qu’ils ont appris et ne pratiquent qu’une partie de ce qu’ils n’ont pas oublié. On donne aussi à la messe de l’aurore le nom de messe des bergers. Les bergers qui entouraient Bethléem étaient en effet de pauvres gens, les mal croyants de leur époque. Les «bergers» de ce type sont aujourd’hui nombreux: les sondages révèlent les incohérences doctrinales de nombre de nos contemporains et témoignent simultanément de leur attente spirituelle.
  • L’illumination connaît enfin son sommet à la messe du jour. On y proclame en effet le prologue de l’évangile selon Saint Jean, cette espèce de clef de voûte du Nouveau Testament: «Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme.» (Jn 1, 9). La lumière du Christ est pour chaque membre de l’humanité; elle n’est pas un privilège des riverains de la Méditerranée. Le jour s’est donc levé sur la terre: le Christ est manifesté à tous les hommes, aux païens comme à Israël… et pourtant rien n’a changé. «Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu.» (Jn 1, 10).

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