La grossesse est une période de changements physiologiques importants pour la femme. Il est crucial de surveiller attentivement sa santé et celle du fœtus. Parmi les examens de routine, la numération formule sanguine (NFS) permet d'évaluer différents paramètres, dont le volume globulaire moyen (VGM). Un VGM élevé, ou macrocytose, peut signaler divers problèmes de santé, y compris des risques potentiels pendant la grossesse.
Qu'est-ce que le VGM et la macrocytose ?
Le volume globulaire moyen (VGM) est une mesure de la taille moyenne des globules rouges dans le sang. Il est exprimé en femtolitres (fL). Les valeurs normales se situent généralement entre 80 et 100 fL. On parle de macrocytose lorsque le VGM est supérieur à 100 fL.
La macrocytose n'est pas une maladie en soi, mais plutôt un signe qui peut indiquer un problème sous-jacent. Elle peut être asymptomatique, mais elle est souvent associée à une anémie, qui se manifeste par :
- Fatigue (physique ou émotionnelle)
- Teint pâle
- Essoufflement à l’effort
- Maux de tête fréquents
- Accélération du rythme cardiaque (tachycardie)
- Difficulté de concentration et de mémorisation
Causes possibles d'un VGM élevé pendant la grossesse
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à une macrocytose pendant la grossesse :
- Carences en vitamines B12 et B9 (acide folique) : Ces vitamines sont essentielles à la production de globules rouges. Une carence peut entraîner une augmentation de leur taille. La carence en vitamine B12 ou B9 est la cause la plus fréquente de macrocytose. Cette carence peut également résulter d’une consommation insuffisante de légumes verts, de fruits, d’une addiction à l’alcool, d’un temps d’ébullition trop important des aliments qui détruit les vitamines ou d’une dénutrition globale.
- Alcoolisme chronique : La consommation excessive d'alcool peut perturber la production de globules rouges et entraîner une macrocytose.
- Augmentation de la production de globules rouges : Dans certaines situations, comme après une perte de sang (hémorragie) ou une destruction anormale des globules rouges (hémolyse), l'organisme peut produire davantage de globules rouges, ce qui peut entraîner une augmentation du VGM.
- Cirrhose ou insuffisance hépatique : Ces affections peuvent affecter la production de globules rouges et entraîner une macrocytose.
- Dysfonctionnement de la moelle osseuse (myélodysplasie) : Les syndromes myélodysplasiques (SMD) forment un ensemble de maladies caractérisées par la production défaillante des précurseurs des cellules sanguines matures dans la moelle osseuse.
Risques associés à un VGM élevé pendant la grossesse
Si la macrocytose n'est pas traitée, elle peut entraîner des complications plus ou moins graves, notamment :
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- Aggravation d'une pathologie cardiaque ou pulmonaire préexistante : Si une anémie est associée à la macrocytose, elle peut aggraver une pathologie cardiaque ou pulmonaire déjà connue.
Précautions et examens à réaliser en cas de VGM élevé pendant la grossesse
Si une femme enceinte présente un VGM élevé, il est important de consulter un médecin pour déterminer la cause sous-jacente et mettre en place un traitement approprié. Les examens complémentaires peuvent inclure :
- Examen clinique : Le médecin interrogera la patiente sur ses symptômes, ses habitudes de consommation et alimentaires.
- Dosage des vitamines B12 et B9 : Pour détecter une éventuelle carence.
- Myélogramme : Pour rechercher une éventuelle anomalie au niveau de la moelle osseuse.
- Analyse sanguine : Comme pour toutes anomalies sanguines, un médecin va prescrire une analyse sanguine. Il se peut que l’anomalie soit découverte par hasard lors d’un examen de routine lorsque le patient est asymptomatique. L’examen de référence est l’hémogramme ou la numération formulation sanguine (NFS). Cet examen sanguin permet de renseigner les personnes sur leur état des cellules sanguines La NFS permet le compte des globules (rouges et blancs), des plaquettes et de donner des renseignements sur les constances érythrocytaires (autre nom du globule rouge) comme le VGM par exemple. Pour cela, un prélèvement sanguin est bien évidemment nécessaire. Le patient n’a pas besoin d’être à jeun. Le médecin prélève généralement au niveau du pli du coude. Les valeurs de référence de la numération de la formulation sanguine dépendent de nombreux facteurs : âge du patient, sexe, grossesse, méthode de test, etc. … Le laboratoire d’analyses doit mentionner les valeurs de référence dans le bilan sanguin, qui doit être impérativement interprété par votre médecin. En ce qui concerne les globules rouges, différents paramètres peuvent être mesurés : Le volume globulaire moyen (VGM) ; L’hématocrite : pourcentage du volume sanguin occupé par les globules rouges. À titre indicatif, le taux est compris entre 40 et 52 % chez l’homme et entre 37 et 46 % chez la femme ; Le taux de réticulocytes, c’est-à-dire le nombre de globules rouges immatures ; Le taux d’hémoglobine contenu dans les globules rouges. Ce taux correspond à la quantité des protéines assurant le transport d’oxygène dans le sang. À titre indicatif, le taux d’hémoglobine est compris entre 14 et 18 g/100 ml chez l’homme et entre 12 et 16 g/100 ml chez la femme. La macrocytose est diagnostiquée quand le volume globulaire moyen est anormalement haut. Une anémie est associée lorsque le taux d’hémoglobine mesurée est inférieur à 12 g/L pour une femme et 13 g/L pour un homme.
Traitement de la macrocytose pendant la grossesse
Le traitement de la macrocytose dépend de sa cause sous-jacente :
- Carences en vitamines B12 et B9 : Le traitement consiste à corriger les carences par une alimentation équilibrée et, si nécessaire, par la prise de compléments vitaminiques. La B12 est principalement contenue dans les produits d’origine animale : viande, œuf, produits laitiers… Pour les personnes végétariennes ou véganes, le médecin peut prescrire et conseiller de prendre des compléments de vitamines. Certaines carences doivent aussi être « substituées », c’est-à-dire remplacées par des médicaments qui amènent assez de vitamines manquantes. Il faut aussi toujours traiter la cause de la carence quand elle est bien définie (malabsorption par exemple).
- Alcoolisme chronique : Le médecin peut aider la patiente à réduire sa consommation d'alcool, voire à arrêter complètement. Il faut savoir que plusieurs mois sont nécessaires pour que les globules rouges redeviennent de taille normale, même si le patient a totalement arrêté de boire. Si le patient n’a pas d’anémie et que sa consommation d’alcool est normale, le médecin cherche une possible autre cause.
- Autres causes : Le traitement dépendra de la cause identifiée.
Prévention de la macrocytose pendant la grossesse
Il est difficile de prévenir la macrocytose, car ses causes sont variées et parfois imprévisibles. Cependant, certaines précautions peuvent être prises :
- Adopter une alimentation équilibrée : Une alimentation riche en vitamines B12 et B9 est essentielle pour prévenir les carences.
- Éviter la consommation excessive d'alcool : L'alcool peut perturber la production de globules rouges.
- Les personnes végétaliennes peuvent prendre des compléments de vitamines B12 ou B9.
Infections à risque fœtal pendant la grossesse
Outre la macrocytose, il est important de surveiller et de prévenir les infections à risque fœtal pendant la grossesse. Voici quelques exemples :
Cytomégalovirus (CMV)
Le CMV est un virus à ADN, du groupe des Herpesviridae. Chez la femme enceinte, l’infection est le plus souvent asymptomatique ou se présente sous la forme d’un syndrome pseudogrippal. Les réinfections et les récurrences sont possibles. La transmission materno-fœtale se fait par voie hématogène transplacentaire et augmente avec l’âge gestationnel (de 30 % au premier trimestre à 60 % au dernier trimestre). L’infection est asymptomatique dans 90 % des cas à la naissance. Dans ces situations, la séquelle essentielle est la perte d’audition dans 5 % des cas. Le CMV est la deuxième cause de troubles auditifs, après les causes génétiques. Le dépistage systématique pendant la grossesse n’est actuellement pas recommandé par le haut conseil de la santé publique. première sérologie IgG+, IgM- : immunité anti-CMV mais attention au risque de réinfection. L’information sur les mesures d’hygiène doit quand même être faite . première sérologie IgG+, IgM+ : possibilité d’une infection récente mais aussi d’une présence non spécifique des IgM. En cas de séroconversion à CMV pendant la grossesse, un traitement préventif de la transmission materno-fœtale doit être proposé dès le diagnostic de l’infection maternelle : valaciclovir 2 g quatre fois par jour. Ce traitement réduit le taux de transmission de l’ordre de 60 %. En cas d’amniocentèse négative, la surveillance échographique peut être allégée.
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Herpès
Il s’agit d’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes, touchant 20 % des femmes. Elle est liée aux herpèsvirus de types 1 et 2 (HSV 1 et 2). HSV1 est le plus souvent associé aux infections buccales, et HSV2 aux infections génitales. De rares cas de transmission in utero ont été décrits, aboutissant à des fœtopathies sévères. En cas d’infection herpétique pendant la grossesse, aucun suivi de diagnostic prénatal spécifique n’est recommandé. Un herpès génital maternel au moment de l’accouchement doit faire craindre l’infection néonatale, rare mais gravissime, à l’origine d’une mortalité et de séquelles neurologiques majeures en cas d'infection primaire maternelle. En cas de présence de lésions herpétiques au moment de l’accouchement, une césarienne de protection fœtale est indiquée, s’il s’agit d’une infection initiale primaire .
Virus de l'immunodéficience humaine (VIH)
En France, 0,1 à 0,2 % des femmes enceintes sont séropositives pour le VIH. La grossesse ne modifie pas l’évolution d’une infection maternelle par le VIH, et le VIH ne semble pas avoir d’influence néfaste sur le déroulement de la grossesse. Le risque de transmission se situe principalement en fin de grossesse et lors de l’accouchement ; il augmente avec le stade de l’infection (sida déclaré, charge virale élevée, chute du taux de lymphocytes CD4) et en cas de rupture prématurée des membranes, accouchement prématuré, chorioamniotite. En cas de séropositivité pour le VIH, un suivi multidisciplinaire doit être mis en place avec une surveillance régulière de la charge virale et du taux de lymphocytes CD4. Un traitement antirétroviral est instauré afin d’obtenir une charge virale indétectable. Le choix des antirétroviraux se fait en lien avec les infectiologues et le centre de pharmacovigilance. Il associe deux inhibiteurs de la transcriptase inverse, et un inhibiteur de protéase. La césarienne prophylactique n’est pas systématique. Elle est indiquée au cas par cas en fonction de la charge virale. Si celle-ci est négative, un accouchement par voie basse est envisageable tout en évitant tout geste invasif (pH au scalp…). Une perfusion d’AZT n’est pas systématique pendant la durée du travail. L’allaitement maternel est contre-indiqué, mais cela pourrait changer dans un futur proche. Le nouveau-né reçoit un traitement par AZT pour une durée de six semaines.
Rubéole
Il s’agit d’une pathologie devenue rare de nos jours et dont le mot d’ordre est la prévention par la vaccination généralisée. Cette infection virale à transmission respiratoire ou transplacentaire lors de virémie se présente sous la forme d’un tableau clinique peu spécifique (incubation de 14 jours, phase éruptive débutant sur le visage). La primo-infection rubéoleuse d’une femme enceinte en début de grossesse peut être responsable d’une embryofœtopathie grave : la rubéole congénitale (retard de croissance intra-utérin, cardiopathies, anomalies cérébrales, ophtalmologiques, surdité…). Le risque est majeur avant 12 SA et presque nul après 18 SA. Si elles sont négatives, on dose les IgG à 20 SA, dans le même laboratoire. Si elles restent négatives, on arrête la surveillance, et la vaccination est faite à la naissance. Une infection par la rubéole prouvée avant 18 SA impose la recherche d’une infection fœtale reposant sur la réalisation d’une amniocentèse avec recherche du virus par PCR. Si celle-ci est positive, une surveillance échographique mensuelle est mise en place.
Hépatite B
En France, 1,5 % des femmes enceintes ont des Ag HBs positifs. Il n’existe pas d’embryofœtopathie liée au virus de l’hépatite B. Son risque est lié à une contamination périnatale. La prévention repose sur la sérovaccination des nouveau-nés de mère Ag HBs+. Le dépistage de l’infection maternelle est obligatoire au 6e mois de grossesse. Il consiste en une recherche de l’antigène HBs. Le risque est la transmission périnatale du virus et l’infection aiguë (hépatite néonatale) ou chronique du nouveau-né. L’enfant s’infecte le plus souvent au moment de l’accouchement, principalement par exposition au sang et aux sécrétions génitales maternelles contenant du virus (la transmission pendant la grossesse par voie transplacentaire est très rare). Le risque de transmission dépend de la charge virale. La césarienne prophylactique n’est pas justifiée. L’allaitement n’est pas contre-indiqué.
Hépatite C
L’infection touche 1 % des femmes enceintes, souvent associée au VIH, qui augmente son risque de transmission au nouveau-né. Son dépistage (recherche d’anticorps anti-VHC) n’est pas obligatoire au cours de la grossesse, mais doit être demandé en cas de situation à risque (transfusions itératives dans les antécédents, toxicomanie intraveineuse, patiente VIH+). Si le dépistage maternel est positif, il faut préciser la charge virale (recherche de l’ARN viral par PCR) et s’il existe une co-infection VIH. Comme pour l’hépatite B, le risque est la transmission périnatale du virus (surtout au moment de l’accouchement, et il est d’autant plus élevé que la charge virale est importante) et l’infection chronique de l’enfant.
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Parvovirus B19
Virus à ADN, de la famille des Parvoviridae, il a un tropisme particulier pour les précurseurs érythrocytaires dans lesquels il se réplique, et bloque la maturation des cellules, entraînant une sidération médullaire responsable d’une anémie aiguë. Quarante pour cent des femmes enceintes ne sont pas immunisées contre le parvovirus B19, et 1 % d’entre elles font une primo-infection pendant leur grossesse. L’infection, sans gravité chez la mère, apparaît sous la forme d’une éruption mal déterminée, mais expose le fœtus à une infection in utero, par voie hématogène transplacentaire dans 30 % des cas. Les risques fœtaux principaux sont la myocardite virale, l’anémie foetale voire, dans les cas sévères, l’anasarque fœtoplacentaire avec risque de mort fœtale in utero. Le diagnostic de l’infection maternelle repose sur la sérologie PVB19 et celle de l’infection fœtale sur l’amniocentèse (recherche d’ADN viral par PCR). Il n’existe ni mesures de prévention ni traitement spécifique. En cas de séroconversion pendant la grossesse, un suivi échographique, à la recherche de signes d’anémie (vitalité fœtale, vitesses cérébrales…), est instauré de façon rapprochée pendant trois mois. En cas d’anémie fœtale, un traitement purement symptomatique reposant sur une transfusion in utero est mis en place.
Varicelle
Il s'agit d'une infection virale (virus à ADN de la famille des Herpesviridae) à transmission interhumaine directe (par voie aérienne lors de l’inhalation de particules infectieuses ou par contact direct avec une lésion cutanée), extrêmement contagieuse (48 heures avant le rash jusqu’au stade croûteux), mais rare à l’âge adulte et contre laquelle seules 5 % des femmes enceintes ne sont pas immunisées. La pneumopathie varicelleuse, complication la plus fréquente et sévère chez l’adulte, reste rare, mais plus grave chez la femme enceinte, avec mise en jeu du pronostic vital. Le diagnostic est clinique. En cas de contact d’une femme enceinte séronégative avec un sujet infecté, avant 20 SA, il est nécessaire d’instaurer un traitement antiviral préventif par aciclovir, ainsi qu’un traitement par immunoglobulines spécifiques si le contage date de moins de dix jours. Si l’infection maternelle est confirmée, le traitement est le même et est associé à un suivi échographique fœtal spécialisé et rapproché, à la recherche de signes évocateurs d’embryofœtopathie. À l’approche du terme, une tocolyse pour retarder l’accouchement et permettre à la mère de produire des anticorps se discute.
Toxoplasmose
En France, 50 % des femmes sont immunisées contre l’infection parasitaire à Toxoplasma gondii. L’incidence de la séroconversion pendant la grossesse est de 1,5 %. L’infection maternelle peut être transmise au fœtus par voie transplacentaire, responsable d’une toxoplasmose congénitale. La prévention de la toxoplasmose congénitale repose sur un dépistage sérologique systématique en début de grossesse, puis un suivi sérologique mensuel des femmes séronégatives. En cas de séroconversion maternelle, le risque est la diffusion hématogène et le passage transplacentaire de T. gondii pouvant infecter le fœtus. Ce risque est très faible en début de grossesse et augmente avec le terme, alors qu’à l’inverse le risque malformatif est maximal en début de grossesse. Le diagnostic de toxoplasmose congénitale repose sur une amniocentèse (recherche du parasite par PCR ; le test d’inoculation à la souris ne se fait plus) dès 18 SA et 4 semaines après la séroconversion maternelle. En cas d’amniocentèse négative, il faut maintenir le traitement par spiramycine jusqu’à l’accouchement. En cas d’infection congénitale, et en l’absence de signes échographiques de fœtopathie, la grossesse est poursuivie, et un traitement curatif mis en place : pyriméthamine-sulfadiazine. En cas de signes de fœtopathie, une interruption médicale de grossesse peut être discutée.
Syphilis
Infection sexuellement transmissible en plein essor. Le depistage repose sur une serologie syphilis en debut de grossesse à renouveller dans les populations à risque. Son incubation de trois semaines est suivie dans 90 % des cas par un chancre génital, indolore, circonscrit, à base indurée, souvent associé à une adénopathie : on parle de syphilis primaire. En l’absence de traitement, le risque est l’évolution en syphilis secondaire, puis tertiaire. En dehors de tout traitement, le risque de transmission fœtale est de 50 %. Les principales conséquences fœtales au cours de la grossesse sont les fausses couches tardives, les morts fœtales in utero, les retards de croissance, la prématurité et la syphilis congénitale (anasarque, lésions cutanéo-muqueuses, osseuses, polyviscérales). Le diagnostic, évoqué par la clinique, est confirmé par la mise en évidence de Treponema pallidum au microscope à fond noir après prélèvement de chancre ou sérologie positive. L’infection maternelle nécessite la mise en place d’un traitement antibiotique par benzathine benzylpénicilline (1 injection intramusculaire de 2,4 millions d’unités). À la naissance sont réalisés un examen clinique complet du nouveau-né, un examen bactériologique du placenta, des sérologies sur prélèvements de sang au cordon.
Listériose
Maladie à déclaration obligatoire, due à Listeria monocytogenes, bacille Gram+, aéro-anaérobie facultatif, résistante au froid, et donc non détruite par la congélation mais uniquement par la pasteurisation, la listériose est fréquente chez l’animal et transmissible à l’homme par contamination digestive. La femme enceinte est particulièrement sensible à cette infection du fait de la diminution des défenses immunitaires au cours de la grossesse. Cette sensibilité augmente avec le terme. La symptomatologie infectieuse, pauvre, consiste essentiellement en une fièvre isolée. Ainsi, toute fièvre chez une femme enceinte est une listériose, jusqu’à preuve du contraire. Peu dangereuse pour la mère, la listériose peut être responsable de chorioamniotite, pouvant entraîner, selon le terme, avortement spontané fébrile, accouchement prématuré fébrile avec un risque de méningo-encéphalite et de septicémie néonatale, avec une mortalité très élevée. Le traitement repose sur une antibiothérapie par voie veineuse, par amoxicilline 6 g par jour pendant vingt et un jours.
Streptocoque B
En effet, le risque est la survenue de chorioamniotite, d’infections néonatales précoces ou tardives (détresses respiratoires, septicémies, méningites), d’endométrites du post-partum… Son portage est dépisté de façon systématique par prélèvement vaginal, entre 34 et 38 SA, afin de déterminer la nécessité d’un traitement antibiotique perpartum. Le portage du streptocoque B ne présente pas de risque fœtal et nécessite donc un traitement uniquement lors de la rupture des membranes ou en perpartum.
Médicaments et grossesse
Tout médicament administré à la mère pendant la grossesse peut avoir des répercussions sur le fœtus, immédiates ou à plus long terme, la barrière fœtoplacentaire ayant en pratique un rôle relativement peu important dans la limitation du passage mère-enfant. Tout médicament ayant un poids moléculaire inférieur à 600 UI passe vers le fœtus. Le risque tératogène dépend du terme. Voici quelques exemples de médicaments à retenir. En cas d’exposition, il faut se référer aux données les plus récentes sur le médicament en question, à la dose, à la durée et au moment d’exposition. Cette liste n’est pas exhaustive. La prescription de médicaments pendant la grossesse doit refaire discuter le rapport bénéfice-risque au cas par cas en fonction des pathologies maternelles. Dans ce cadre, des consultations préconceptionelles sont indispensables, en collaboration avec le spécialiste concerné (psychiatre, cardiologue, neurologue…). Il faut toujours privilégier le médicament le plus ancien pour lequel on a le plus de recul et ne laisser en place que les médicaments indispensables. Il s’agit de dérivés de la vitamine A, indiqués dans les acnés sévères, avec un effet tératogène majeur et donc formellement contre-indiqués pendant la grossesse. Leur prescription nécessite un test de grossesse sérique négatif préalable, datant de moins de trois jours et qui est répété un mois après le début du traitement, puis tous les deux mois jusqu’à la cinquième semaine après l’arrêt du traitement. Ce traitement neurologique est à l’origine d’anomalies de la fermeture du tube neural et est con…
Examen de la volémie globulaire marquée
Tout d'abord, il sera effectué un prélèvement veineux de quelques millilitres de votre sang. Ce prélèvement sera ensuite pris en charge par un radiopharmacien et un manipulateur en électroradiologie afin d'isoler les hématies et de les marquer avec un médicament radiopharmaceutique. Ces hématies marquées vous seront ensuite réinjectées par voie intraveineuse. Quelques minutes plus tard, de nouveaux prélèvements veineux seront réalisés. La réalisation de cet examen nécessite votre présence pendant environ 3 heures dans le service. Une phase de repos en position couchée doit être respectée pendant toute la durée de l'examen pour la bonne interprétation des résultats. Y-a-t'il une préparation spéciale ? Il est nécessaire d'être à jeun pour cet examen sauf si vous êtes diabétique de type 1. Dans ce cas, vous pouvez prendre normalement votre petit déjeuner. Vous devez apporter le résultat d'une numération formule sanguine (NFS) datant de moins de 1 mois et une prescription médicale pour votre examen. . Vous ne devez pas avoir bénéficié d'une saignée dans les 4 semaines précédant l'examen Si un traitement médicamenteux doit être poursuivi pendant la durée del'examen (ex : Insuline, antalgiques), pensez à apporter votre prescription etles médicaments associés le jour de votre examen. Quelles sont les contre-indications ? Cet examen ne doit pas être réalisé chez la femme enceinte. Si vous êtes une femme en âge de procréer et sans moyen de contraception tel que pilule ou stérilet, nous réaliserons préalablement un test de grossesse sanguin (bhCG) 48 heures avant l'examen. En dehors de la grossesse et de l'allaitement qui nécessitent des précautions particulières, il n'y a aucune contre-indication à cet examen qui peut être réalisé quel que soit l'âge, même chez l'enfant. Quels sont les risques et les complications de cet examen ? Le prélèvement et la réinjection des hématies ne sont pas douloureux et n'entraînent aucune réaction secondaire, notamment allergique. C'est votre propre sang qui est réinjecté. Il n'y a donc aucune complication à craindre. De façon occasionnelle, une extravasation (passage en sous cutané) du sang marqué peut se produire au point de ponction. Dans ce cas un traitement local sera mis en place et des dispositions à suivre vous seront transmises. L'irradiation est très faible, inférieure à celle délivrée par les examens radiologiques les plus courants.
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