L'allaitement en islam occupe une place centrale, ancrée dans les enseignements coraniques et les traditions prophétiques. Il est perçu comme un acte sacré, reflétant la miséricorde et la guidance divine envers les parents et leurs enfants. Le Coran et les hadiths soulignent son importance en recommandant une durée de deux ans. Cette pratique, associée à des valeurs familiales et spirituelles, témoigne de la miséricorde divine envers les enfants.

Importance spirituelle et recommandations coraniques

Dans l'islam, l'allaitement est bien plus qu'une simple méthode d'alimentation infantile ; c'est un acte de dévotion. Les versets coraniques recommandent une durée d'allaitement de deux années complètes pour assurer le bien-être de l'enfant. C'est un témoignage clair de son importance spirituelle et familiale. Ainsi, dans la sourate Al-Baqara (2:233), Allah insiste sur cette période. Cela étant, cette pratique ne se limite pas à une obligation religieuse, mais incarne aussi des valeurs fondamentales de la foi musulmane. Les enseignements de la sunnah complètent ces recommandations en évoquant les droits des enfants sur leurs parents. Cela souligne ainsi l’importance de répondre à leurs besoins essentiels.

Les enseignements islamiques mettent en avant de nombreux bienfaits spirituels et physiques liés à l’allaitement. Tout d’abord, cet acte est considéré comme une bénédiction et une preuve de la miséricorde divine. En outre, cet engagement profite également à la santé physique de la mère et de l’enfant. Par exemple, il favorise la santé maternelle en réduisant certains risques de maladies et améliore le bien-être de l’enfant grâce à une alimentation naturelle et complète.

Diversité des pratiques et rôle des mères de lait

L’allaitement en islam est une pratique profondément ancrée dans les traditions musulmanes, influencée par des croyances religieuses et culturelles. Il existe une grande diversité dans la durée d’allaitement selon les communautés musulmanes, mais plusieurs principes communs sont partagés. Par exemple, le Coran recommande un allaitement de deux ans pour assurer le bien-être de l’enfant.

Les mères de lait jouent également un rôle crucial dans cette pratique. Elles nourrissent les enfants de manière symbolique et parfois légale. En effet, une mère de lait peut créer un lien de fraternité spirituelle et légale entre l’enfant et elle. Les implications sociales de l’allaitement en islam sont vastes.

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Bienfaits de l'allaitement maternel prouvés par la science

L’allaitement en islam revêt une grande importance spirituelle et physique. Il est essentiel pour le bien-être de l’enfant, mais aussi pour les récompenses divines. Après avoir suscité certaines polémiques au sein de la société, l’allaitement est désormais vu comme un bienfait que les études scientifiques ont largement prouvé. C’est notamment le cas d’une récente étude qui a abouti à un constat pour le moins intéressant. L’étude en question a été publiée vendredi dernier dans la revue médicale The Lancet. Elle relève entre autres le fait que l’allaitement devrait être exclusif au moins jusqu’à six mois, comme le conseille l’OMS. Une autre idée a été confirmée par l’étude, à savoir le fait que l’allaitement est recommandé pour tous les enfants quelle que soit leur nation. En effet, comme l’explique le responsable de l’équipe de recherche, « il existe une idée fausse très répandue selon laquelle les bénéfices de l’allaitement maternel ne concernent que les pays pauvres. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Notre travail montre clairement que l’allaitement maternel sauve des vies et de l’argent dans tous les pays, riches aussi bien que pauvres ». Ainsi, les bienfaits de l’allaitement maternel concernent tous les bébés du monde entier.

L’allaitement a été évoqué par Allah dans le Saint Coran. Les bienfaits de l’allaitement connus par la science aujourd’hui ont été créés par Allah qui invite les mères à allaiter leur enfant dans Sa Parole : {Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets}. (Sourate 2 : Verset 233) ou encore dans Sourate al Ahqaf concernant l’enfant : {Et sa gestation et sevrage durent trente mois} (Sourate 46 : Verset 15). La durée complète de l’allaitement est donc de deux ans. Cette durée que nous avons vue être conseillée par l’OMS était déjà consignée dans le Livre Saint, sobhanAllah.

Bien que la durée d’allaitement complète soit de deux ans en Islam, la mère peut allaiter moins longtemps et cela, selon sa capacité et sa consultation avec le père de l’enfant. Si la mère se trouve dans l’incapacité d’allaiter son enfant, il lui est possible de demander cela à une nourrice. Cette pratique a en effet été légiférée dans notre religion et est même mentionnée dans le Saint Coran comme suit : {Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage} (Sourate 2 : Verset 233). Ainsi, si la mère se retrouve dans l’incapacité physique d’allaiter son enfant, elle peut faire appel à une autre femme qui l’allaitera, tant les bienfaits de l’allaitement sont immenses.

Le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a lui même été allaité par sa propre mère. Puis, il a été allaité par des nourrices dont Halima bint al-Harith (qu’Allah l’agrée). Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a ainsi bénéficié de l’allaitement maternel mais également de celui de nourrices. Cela prouve encore une fois toute l’importance de l’allaitement. Rappelons également que le Prophète Moussa (‘alayhi salam) avait retrouvé sa mère alors qu’il était encore bébé, par le biais du lait maternel. En effet, il refusait le lait de toutes les nourrices qui se présentaient à lui, hormis celui de sa mère biologique sobhanAllah.

Allaitement et Ramadan : Adaptations et exemptions

L’allaitement en islam est une responsabilité sacrée qui s’accompagne de guidance religieuse, notamment en période de jeûne durant le Ramadan. Les enseignements islamiques prévoient des exemptions pour les mères allaitantes, leur permettant de préserver leur santé ainsi que celle de leur enfant. Ainsi, les mères allaitantes peuvent reporter leur jeûne à une période ultérieure, conformément aux obligations religieuses. Cette flexibilité reflète la miséricorde divine et l’importance accordée à la maternité en islam. Cela dit, chaque décision doit tenir compte de la santé de la mère et de l’enfant, en consultation avec des érudits et des professionnels.

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Les femmes enceintes et allaitantes sont des exemples de ces personnes qu’Allah a exempté de jeûne. Si une mère enceinte ou qui allaite craint pour sa santé à cause du jeûne, alors c’est son droit religieux de le rompre. Il y a des exemptions claires dans l’Islam du jeûne de Ramadan pendant la maladie, la grossesse et l’allaitement et pourtant, certaines femmes musulmanes choisissent de maintenir le jeûne lorsqu’elles sont malades, enceintes ou allaitantes en raison d’une confluence de facteurs sociaux, religieux et culturels.

Allah Le très-Haut a exempté cette tranche vulnérable du jeûne car le tout puissant sait qu’il peut être difficile pour le voyageur, le malade, la femme enceinte et allaitante; D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes Allah aime que l’on profite de ses facilités comme Il aime que l’on délaisse ce qu’Il a interdit »

Avis des savants sur le jeûne des femmes enceintes et allaitantes

Dans Fatawa as-Siyam, p. 161, Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah Très Haut lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : La femme enceinte et celle qui allaite se trouvent dans l’un des deux cas : Le premier est le cas où le jeûne ne leur est pas pénible et elles n’en craignent pas les effets sur leurs enfants. Dans ce cas, elles doivent observer le jeûne, car il ne leur est pas permis de s’en abstenir. Le deuxième cas est celui dans lequel elles craignent les effets du jeûne sur elles-mêmes puisqu’il leur est pénible. Dans ce cas, elles n’observent pas le jeûne. Mieux, certains ulémas «savants» soutiennent même que si elles craignent pour leurs enfants, l’observance du jeûne leur est interdite.

Il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos du jugement à porter à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles n’observent pas le jeûne. Ils ont émis plusieurs avis :

  • Le premier est qu’elles ne doivent effectuer qu’un jeûne de rattrapage. C’est l’avis de l’imam Abou Hanifa (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde). C’est aussi l’avis d’Ali Ibn Abi Talib (P.A.a). Elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage à l’instar du voyageur et du malade en vertu de la parole du Très Haut : “Quiconque d’ entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours.” (Sourat El-Baqara verset 184). La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade et non au vieillard incapable. De ce fait, elles effectuent un jeûne de rattrapage quand elles peuvent le faire, fût-ce tardivement.
  • Le deuxième avis est que si elles craignent pour elles-mêmes, elles n’auront qu’à effectuer un jeûne de rattrapage. Si elles craignent pour leurs enfants, elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage et nourrir un pauvre pour chaque jour. C’est l’avis des imams Ahmad et Chafii. Al-Djassas l’a également rapporté d’Ibn Omar (P.A.a).
  • Le troisième avis est qu’elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre (pour chaque jour non jeûné). Et elles n’ont pas à effectuer un jeûne de rattrapage. C’est l’avis d’Abd Allah ibn Abbas (P.A.a). Ibn Qudama (P.A.a) a rapporté dans al-Moughni (3/73) d’Ibn Omar (P.A.a). Il a été authentiquement rapporté qu’Ibn Abass a dit : « Si, en jeûnant le mois de Ramadan, la femme enceinte craint pour elle-même et la femme allaitante craint pour son enfant, elles doivent alors laisser le jeûne et nourrir, à titre de compensation, un pauvre pour chaque jour, et ne doivent point jeûner ultérieurement [les jours qu’elles n’ont pas jeûné]. » Il a été rapporté aussi que le même compagnon a vu une femme à lui, mère de son enfant, en état de grossesse ou en période d’allaitement ; ainsi il a dit : « Tu es du nombre de ceux qui ne peuvent pas supporter le jeûne ; tu dois alors nourrir un pauvre pour chaque jour [à titre de compensation], et tu ne dois point faire le jeûne ultérieur [des jours que tu n’as pas jeûné]. »

En conclusion, pour le rattrapage des jours non jeûnés référez vous à une autorité savante ou l’Imam de sa région, les concernées doivent aussi consulter le médecin pour décider si elles peuvent ou non jeûner pendant la grossesse ou l’allaitement selon leur état de santé ou de l’enfant.

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Impact du jeûne sur l'allaitement maternel

Revenant à la question de l’allaitement, Comment le jeûne peut-il affecter l’allaitement maternel, la mère allaitante et son enfant? La recherche sur l’allaitement maternel nous dit:

  • Que le jeûne à court terme (ne pas manger) ne diminuera pas l’approvisionnement en lait, aucune étude n’a pu démontré des effets secondaires sur l’allaitement durant le jeûne islamique.
  • Que le corps de la femme qui allaite semble effectuer plusieurs adaptations métaboliques pendant le jeûne à court terme pour s’assurer que la production de lait n’est pas affectée.
  • Que l’organisme s’habitue au jeûne, avec une phase d’adaptation puis une phase d’équilibre, un peu comme lors d’une grève de la faim. Si le rythme d’activité est modéré, le jeûne est généralement bien supporté.

Rakicioğlu et. Al. (2006) ont étudié les mères de bébés âgés de 2 à 5 mois qui jeûnaient pendant le Ramadan (pas de nourriture ni de liquide entre 5 h 00 et 19 h 30). Ils ont constaté :

  • Que, bien que la croissance du nourrisson et la teneur en macronutriments du lait maternel n’aient pas été affectées, les niveaux de plusieurs nutriments dans le lait maternel (zinc, magnésium et potassium) ont diminué et l’état nutritionnel des mères allaitantes a été affecté. Ces auteurs ont noté qu ‘« il semblerait prudent d’exempter les femmes allaitantes du jeûne pendant le Ramadan».

Prentice et. Al. (1983) ont étudié des femmes en Afrique de l’Ouest qui jeûnaient pour le Ramadan et ont constaté que le volume de lait n’était pas affecté, mais la composition du lait a changé dans une certaine mesure. Les chercheurs ont noté que les femmes semblaient se sur hydrater pendant la nuit lorsque les liquides étaient autorisés à réduire la déshydratation diurne. Que si le jeûne du Ramadan n’avait pas d’impact significatif sur le taux des macronutriments du lait maternel, il avait un impact sur le taux de certains micronutriments, et sur le statut nutritionnel des mères.

En conclusion, une femme allaitante, en bon état général par ailleurs, et sans souci de santé à la veille du Ramadan, pourrait être autorisée à jeûner par son référent médical. Elle devra tout de même être à l’écoute de son corps et de son bébé, toute mère étant naturellement protectrice, et savoir renoncer au jeûne pour sa santé et celle de son bébé.

Quand la maman allaitante ne doit-elle pas jeûner ?

D’un point de vu religieux : Le bébé humain a besoin avant tout de lait maternel et l’Islam soutien l’allaitement {Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets}. (Sourate El-Baqara : Verset 233) Rappelons nous que dans la religion, la condition est claire : la femme qui allaite craint pour elle-même ou son enfant ne doit pas jeûner. Si elle constate que c’est difficile pour elle physiquement de supporter et continuer le jeûne. Certains savants pensent même qu’il est mal d’ignorer cette permission, Allah a dit : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Allah a l’intention de vous soulager et n’a pas l’intention de vous faire souffrir… » [Sourat El’Baqara,verset 185] Chaque diade maman/bébé est différente des autres. Il est inadmissible de se comparer avec une autre maman : chacune ses capacités, sa physiologie, son métabolisme, son état de santé, ou sa lactation. La fatigue accumulée lors de la grossesse et des premières semaines avec bébé est assez conséquente (manque de sommeil, rythme instable et désorganisé…).

Différents paramètres généraux et individuels sont à prendre en considération aussi comme la période de l’année ou tombe le Ramadan (période plus ou moins prolongée du jeûne) Maman : En congés parental ou reprise du travail, entourage aidant ou pas, d’autres enfants plus grands à s’occuper…, Alimentation équilibrée, possibilité de reposer la journée ou faire des siestes…, Lactation : bien lancée et sans problèmes. Pareil pour le bébé qui tète : un bébé malade inconsolable, l’âge, diversifié ou pas, traverse une poussée dentaire, refus des solides, un pic de développement, tétées frénétiques, sommeil, et rythme (un bébé qui se réveille 10 fois la nuit), même s’il a plus de six mois, la maman allaitante d’un enfant de moins de deux ans, est dispensée de jeûne du point de vue religieux si elle craint pour sa santé ou celle de son bébé, concernant l’allaitement au delà de deux ans et le jeûne il est conseillé de se référer à une autorité savante ou prendre l’avis d’un imam. Donc c’est à la maman de voir. Elle est maîtresse de sa décision selon ses conditions. Les témoignages des copines voisines ou sur les réseaux sociaux qui jeûnent sans difficultés ne doivent pas affecter sa décision. A la moindre peur, cette autorisation religieuse est à prendre en compte, puisque si elle jeûne et que cela se répercute sur sa santé ou sa lactation, elle peut mettre en péril son allaitement et c’est de sa santé et la santé de son bébé qu’il s’agit et non d’une question de faim, sa priorité c’est son bébé qui a besoin d’elle. Et enfin si elle décide tout de même de jeûner « surtout les mamans des bébés de plus de six mois » et pour voir comment le jeûne sera supporté, elle peut faire quelques essais de jeûne au début du Ramadan et voit, si elle remarque une diminution de lactation ou un changement dans le comportement de son bébé elle doit prendre l’autorisation religieuse et rompre le jeûne.

Gestion de la déshydratation et âge du bébé

La déshydratation : Il y a deux risques à ne pas boire toute la journée:

  • La maman se déshydrate, les signes sont : soif intense, urines plus sombres et plus odorantes, vertiges, épisodes de fatigue
  • Si la déshydratation est suffisamment sévère, en plus des symptômes précédents : évanouissement, maux de tête, douleurs diffuses, l’approvisionnement en lait peut diminuer.

La déshydratation de maman est relativement facile à gérer, si elle a soif (ou si l’urine devient très jaune, ou si elle a des vertiges ou des nausées), elle doit boire. Une baisse de lactation liée à la déshydratation peut être un problème plus important pour certaines mères à jeun - certaines mères ont du mal à se ravitailler (cela est souvent observé chez les mères qui ne mangent pas ou ne boivent pas à cause de la maladie). Lorsqu’une mère ne boit pas de liquides pendant une journée et se déshydrate, le bébé va se mettre à téter plus pour bénéficier de sa ration journalière.

Les professionnels de l’allaitement déconseillent de jeûner les six premiers mois. Le bébé allaité exclusivement dépend entièrement de sa maman, ils demandent à la maman d’être très attentive aux signes d’une baisse de lactation si elle décide quand même de jeûner, ils exigent même de peser le bébé chaque semaine. Concernant l’allaitement mixte et selon le nombre de tétées/biberons en plus, la lactation peut diminuer et à la moindre baisse de flux, le bébé peut faire une préférence ou une confusion et refuser carrément de téter. Donc il ne faut pas écouter les conseils type: « tu donnes des compléments de préparation commerciale pour nourrisson. », « tu n’allaites pas beaucoup tu dois jeûner », ou même « tu peux te contenter des biberons et revenir à l’allaitement maternel après le mois de Ramadan ». Donc quelque soit le type d’allaitement si la maman craint pour sa lactation elle peut ne pas jeûner. Ils déconseillent de jeûner les 100 premiers jours, ils disent que c’est fortement déconseillé que l’allaitement démarre, et la lactation est encore fragile. Sous contrôle hormonal, leur sécrétion «Prolactine, Ocytocine» peut être perturbée ou inhibée suite à une forte fatigue, stress, manque de sommeil ou un déséquilibre alim…

La place de la mère dans l'Islam

Le rôle de la mère occupe une dimension exceptionnelle dans la tradition musulmane. Le Coran accorde à la maman une position particulière, qui dépasse souvent le simple cadre familial. Souvent évoquée en tandem avec le père, la mère bénéficie toutefois d’un statut unique souligné à plusieurs reprises dans le texte sacré. Dans de nombreux versets, la maman apparaît comme figure incontournable de la famille musulmane. Sa position découle avant tout des sacrifices consentis dès la grossesse, mais également du rôle affectif, éthique et éducatif qu’elle incarne. Le Coran insiste sur la nécessité de manifester gratitude et bienveillance envers ses géniteurs, mais consacre souvent davantage de lignes à la maternité.

Le parcours d’une mère débute avant même la naissance. Elle traverse neuf mois de grossesse souvent éprouvants, puis l’étape de l’allaitement, avant de veiller jour après jour sur son enfant. Cette implication profonde explique pour beaucoup la mention répétée des mamans dans le texte coranique. L’islam met ainsi en exergue le mérite des parents, et plus encore celui de la maman, car chaque étape clé de la parentalité s’accompagne d’efforts déployés sans contrepartie attendue. Les textes invitent explicitement à répondre par le respect des parents, en paroles comme en actes. Plusieurs versets exhortent à ne jamais blesser sa mère, même par simple soupir de contrariété. Au-delà de la sphère familiale, cette attitude inspire la société toute entière et encourage à promouvoir la bienfaisance envers les parents.

Les recommandations religieuses concernant la mère transparaissent dès les premières sourates. L’appel à la vertu, notamment la bonté envers les parents, devient quasi systématique lorsque Allah aborde le concept de famille. Une lecture attentive des enseignements permet de comprendre à quel point la position de la mère dans l’islam n’est pas symbolique : elle s’inscrit dans une démarche globale où justice, affection et obéissance jouent un rôle complémentaire. L’obligation d’affection va de pair avec celle du respect inconditionnel. Tout manque de gratitude envers les parents y est présenté comme une erreur majeure, entraînant parfois une forme de réprimande divine dans les textes. Il existe aussi la notion d’invocation (dou’a) spécifique, réservée à la maman. On prie pour sa protection, son bien-être et son pardon en priorité. Le mérite des parents dépasse largement le contexte charnel. Pour chaque bon geste à leur égard, l’enfant récolte une faveur spirituelle reconnue comme authentique récompense divine. Cette valorisation des parents et en particulier de la maman façonne les comportements sociaux et individuels.

Le Coran fait référence à la mère dans des versets comme la sourate Al-Luqmân (31:14) ou Al-Ahqâf (46:15), soulignant l’effort fourni pendant la grossesse et l’allaitement. Si les deux parents méritent la bienfaisance, la mère détient souvent la priorité en raison des efforts déployés et de l’attention exigée par le texte coranique. Il est par exemple recommandé d’écouter la maman avant tous, surtout lorsqu’il y a conflit d’intérêts. Non, la gratitude prônée dans le Coran englobe le matériel, l’émotionnel et le spirituel. Un enfant attentif veille au confort physique de ses parents, s’assure de leur sécurité et multiplie les marques d’affection. L’obéissance passe par la patience face aux conseils répétés, l’aide offerte spontanément et la manière douce de répondre aux questions.

Allaitement et modestie : Vêtements adaptés

L’allaitement en islam est un acte de bienveillance et de respect envers l’enfant, mais aussi envers soi-même. Ainsi, de plus en plus de mères musulmanes choisissent des abayas d’allaitement qui allient modestie islamique et confort. Ces vêtements permettent d’allaiter en public tout en respectant les valeurs de pudeur. Chez Moonia Boutique, les abaya d’allaitement sont spécialement conçues pour offrir confort et praticité. Ces vêtements permettent un accès facile à la poitrine tout en préservant l’intimité des mères. De plus, les accessoires adaptés, tels que les hijabs et autres vêtements islamiques, sont également disponibles. Ces choix vestimentaires sont particulièrement importants pour celles qui souhaitent allaiter en public sans compromettre leur modestie islamique. Par conséquent, l’allaitement en islam devient un acte à la fois spirituel et socialement acceptable.

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