La vaccination contre la grippe est un sujet important, en particulier pour les femmes enceintes et allaitantes. Cet article vise à fournir des informations claires et complètes sur la vaccination contre la grippe pendant l'allaitement, en s'appuyant sur les recommandations officielles et les données scientifiques disponibles.

VAXIGRIP : un vaccin contre la grippe saisonnière

VAXIGRIP est un vaccin contre la grippe saisonnière inactivé trivalent, à virion fragmenté, fabriqué par Sanofi Pasteur. Il se présente sous forme de suspension injectable en seringue préremplie. Après une légère agitation, le vaccin apparaît comme un liquide incolore et opalescent.

Composition de VAXIGRIP

Pour une dose de 0,5 mL, VAXIGRIP contient :

  • Antigènes: Virus de la grippe (inactivé, fragmenté) des souches suivantes :
    • Un virus de type A/Victoria/4897/2022 (H1N1)pdm09 : 15 microgrammes HA
    • Un virus de type A/Croatia/10136RV/2023 (H3N2) : 15 microgrammes HA
    • Un virus de type B/Austria/1359417/2021 (lignée B/Victoria) : 15 microgrammes HA
    • Cultivées sur œufs embryonnés de poules provenant d’élevages sains
    • HA : hémagglutinine
  • Excipients:
    • Chlorure de sodium
    • Chlorure de potassium
    • Phosphate disodique dihydraté
    • Phosphate monopotassique
    • Eau pour préparations injectables

VAXIGRIP peut contenir des traces d’œuf, comme l’ovalbumine, des traces de néomycine, de formaldéhyde et d’octoxinol-9, utilisés lors du procédé de fabrication.

Indications de VAXIGRIP

VAXIGRIP est indiqué pour la prévention de la grippe causée par les deux sous-types viraux de la grippe A et le type du virus de la grippe B contenus dans le vaccin pour :

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  • L’immunisation active des adultes, incluant les femmes enceintes, et des enfants à partir de l’âge de 6 mois.
  • La protection passive des nourrissons âgés de moins de 6 mois et nés de femmes vaccinées pendant leur grossesse.

VAXIGRIP doit être utilisé sur la base des recommandations officielles sur la vaccination contre la grippe.

Posologie et administration

  • Adulte : Une dose de 0,5 ml.
  • Population pédiatrique :
    • Enfants âgés de 6 mois à 17 ans : une dose de 0,5 mL.
    • Chez les enfants âgés de moins de 9 ans n'ayant pas été vaccinés auparavant, une seconde dose de 0,5 mL devra être injectée après un intervalle d'au moins 4 semaines.
    • Nourrissons âgés de moins de 6 mois : la sécurité et l'efficacité de l’administration de VAXIGRIP (immunisation active) n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
    • Concernant la protection passive : une dose de 0,5 mL administrée à une femme enceinte peut protéger les nourrissons de la naissance à près de 6 mois d’âge.

Le vaccin est administré de préférence par voie intramusculaire, bien qu’il puisse également être administré par voie sous‑cutanée. Chez les enfants âgés de 6 à 35 mois, l’injection intramusculaire se fait de préférence dans la partie antérolatérale de la cuisse (ou le muscle deltoïde si la masse musculaire est suffisante), ou dans le muscle deltoïde chez les enfants à partir de 36 mois et chez les adultes.

Contre-indications et précautions d'emploi

VAXIGRIP est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité aux substances actives, à l’un des excipients mentionnés dans la composition ou à tout constituant pouvant être présent à l’état de traces comme les œufs (ovalbumine, protéines de poulet), la néomycine, le formaldéhyde et l’octoxinol-9.

Il est recommandé de disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet, dans l’éventualité d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin. La vaccination doit être différée chez les patients atteints de maladie fébrile aiguë jusqu’à ce que la fièvre disparaisse. VAXIGRIP ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire.

Comme avec tous les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, le vaccin doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou des troubles de la coagulation, car des saignements peuvent survenir suite à une administration intramusculaire chez ces sujets. Une syncope (évanouissement), en réaction psychogène à l’injection avec une aiguille, peut survenir après, voire avant, toute vaccination. Des mesures doivent être mises en place pour prévenir toute blessure due à l’évanouissement et prendre en charge les réactions syncopales.

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VAXIGRIP vise à conférer une protection contre les souches de virus grippal à partir desquelles le vaccin a été préparé. Comme pour tout vaccin, la vaccination avec VAXIGRIP peut ne pas protéger toutes les personnes vaccinées. Concernant la protection passive, les nourrissons âgés de moins de 6 mois nés de femmes vaccinées au cours de leur grossesse peuvent ne pas être tous protégés. La réponse en anticorps chez les patients présentant une immunodépression congénitale ou acquise peut être insuffisante.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (39 mg) de potassium et moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans potassium » et « sans sodium ».

Interactions médicamenteuses

VAXIGRIP pourrait être administré en même temps que d’autres vaccins si nécessaire. Des données montrant que VAXIGRIP peut être administré en même temps que d’autres vaccins sont disponibles pour les vaccins suivants : un vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque, un vaccin diphtérique, tétanique, coquelucheux et poliomyélitique (dTcaP, Repevax) et un vaccin contre le zona. Si VAXIGRIP est administré en même temps qu’un autre vaccin, des sites d’injection distincts et des seringues différentes doivent être utilisés. La réponse immunitaire peut être réduite si le patient est sous traitement immunosuppresseur.

Grossesse et allaitement

Les femmes enceintes présentent un risque élevé de complications dues à la grippe, dont un travail et un accouchement prématurés, une hospitalisation et un décès : les femmes enceintes devraient recevoir un vaccin grippal. VAXIGRIP peut être utilisé à tous les stades de la grossesse. VAXIGRIP peut être administré en cas d’allaitement.

Vaccination contre la grippe pendant l'allaitement : ce qu'il faut savoir

L'allaitement maternel est une période où la vigilance concernant les médicaments et la vaccination est accrue. Il est essentiel de prendre des décisions éclairées pour la santé de la mère et de l'enfant.

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Risques et bénéfices de la vaccination pendant l'allaitement

  • Risques liés aux médicaments pendant la grossesse et l'allaitement: Lorsqu’une femme enceinte prend un médicament, les substances actives peuvent traverser le placenta et atteindre le fœtus. Les risques dépendent du type de médicament, de la dose administrée, de la durée du traitement et du stade de la grossesse. La plupart des médicaments passent dans le lait maternel en faible quantité. De nombreux médicaments sont compatibles avec l’allaitement, mais il est important de réévaluer chaque traitement au cas par cas, pour déterminer si l'allaitement est possible.
  • Risques liés à l’absence de vaccination: Ne pas être à jour dans ses vaccins expose la mère et le bébé à des infections graves (grippe, coqueluche, Covid-19, VRS). Ces maladies peuvent entraîner une aggravation de l’état de santé de la mère, un risque accru de prématurité et des infections néonatales graves. Les anticorps transmis par une femme enceinte vaccinée à son bébé fournissent les défenses nécessaires, permettant à l'enfant de lutter contre ces maladies dès la naissance en attendant sa propre vaccination.

Recommandations pour une grossesse et un allaitement en toute sécurité

Pour limiter ces risques et garantir la meilleure protection possible pour la mère et l’enfant, certaines mesures simples et validées médicalement peuvent être mises en place tout au long de la grossesse et de l’allaitement.

  • Vaccination avant et pendant la grossesse:
    • Avant la grossesse : mettre à jour les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole (ROR) et la varicelle (en l'absence d'immunité) au moins un mois avant la conception.
    • Pendant la grossesse : Les vaccins contre des maladies comme la grippe, la Covid-19 et la coqueluche sont à réaliser au cours de la grossesse :
      • pour la grippe : dès le 1er trimestre
      • pour le Covid-19 : selon les recommandations en cours
      • pour la coqueluche : à partir du 2e trimestre (de préférence entre le 5e et le 8e mois). Un rappel est à effectuer à chaque grossesse.
      • pour le Virus respiratoire syncitial (VRS) : entre la 32e et 36e semaine d'aménorrhée, entre septembre et la fin de la période endémique. Un délai de 14 jours avec la vaccination contre la coqueluche est préconisé.
  • Stratégie « cocooning »: La stratégie « cocooning » consiste à protéger les nourrissons non encore vaccinés en vaccinant leur entourage immédiat.
    • Coqueluche : Privilégiez la vaccination pendant la grossesse. Si vous n’avez pas été vaccinée pendant votre grossesse, il est conseillé de le faire à la suite de votre accouchement : avant votre sortie de la maternité ou juste après.
    • Grippe : Si vous n’avez pas été vaccinée durant votre grossesse, ou si vous êtes parent d’un nouveau-né à risque de forme grave (prématuré par exemple), il est vivement recommandé de vous faire vacciner avant l’hiver.

Impact de l'allaitement sur la réponse vaccinale du bébé

Théoriquement, l’allaitement pourrait réduire l’efficacité de la vaccination chez le bébé allaité en raison du taux élevé d’immunoglobulines dans le lait maternel. Les données existantes montrent toutefois que lorsque les vaccins courants sont administrés selon le calendrier vaccinal admis, non seulement l’allaitement n’interfère pas avec les réponses du bébé au vaccin quel qu'il soit, mais il favorise même cette réaction pour certains vaccins.

Vaccins inactivés et vaccins atténués : quel impact sur l'allaitement ?

Les vaccins peuvent être répartis en deux catégories : vivant atténué et inactivé. Les vaccins inactivés contiennent uniquement l’antigène contre lequel on souhaite déclencher une réaction immunitaire. Certains vaccins inactivés sont à base de germes pathogènes tués, tandis que d’autres sont fabriqués par génie génétique. Il n’y a aucune raison de penser que l’administration d’un vaccin inactivé ou recombiné à une mère allaitante puisse avoir un impact chez son enfant. Les vaccins atténués pouraient théoriquement induire une infection chez l’enfant, mais la plupart des germes inclus dans ces vaccins ne passent pas dans le lait maternel ou sont sans danger pour l’enfant.

Vaccin contre la grippe et allaitement : compatibilité et bénéfices

De nombreuses organisations professionnelles estiment que l’allaitement n’est pas une contre-indication pour le vaccin contre la grippe, qu’il soit vivant atténué (administré par inhalation) ou inactivé (en injection). Le taux d’anticorps spécifiques excrétés dans le lait maternel est plus élevé avec le vaccin inactivé qu’avec le vaccin atténué.

Une étude menée sur des femmes enceintes qui avaient été vaccinées contre la grippe pendant le troisième trimestre de grossesse et avaient allaité pendant en moyenne 14 semaines a constaté que leurs enfants avaient, pendant les six premiers mois, un risque 36 % plus bas de pathologie respiratoire avec fièvre, et 63 % plus bas de grippe confirmée par un laboratoire que les enfants des mères du groupe témoin qui avaient reçu un vaccin contre le pneumocoque. Toutefois, la part respective de l’allaitement et du transfert passif d'anticorps maternels pendant la grossesse à cet impact n’a pas été déterminée.

Vaccins spécifiques et allaitement : revue des recommandations

  • Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (dTcaP): Tous ces vaccins sont inactivés. Les adultes sont censés recevoir ces vaccins tous les dix ans, et pour les femmes, il est recommandé de le recevoir à chaque grossesse. Les femmes vaccinées après 20 semaines de grossesse ont un taux lacté plus élevé d’IgA anti-pertussis (l'agent de la coqueluche) que celles qui ne l’ont pas été. Pour celles qui n’ont pas été vaccinées pendant la grossesse, il est recommandé de l’être immédiatement après la naissance, y compris celles qui allaitent.
  • Rougeole, Oreillons, Rubéole (ROR): Toutes les souches de ce vaccin sont vivantes et atténuées. Il n’existe aucune donnée sur l’éventuelle excrétion des germes en cause dans le lait maternel.
  • Varicelle: C’est un vaccin vivant recommandé uniquement chez les personnes nées après 1980, ou chez les mères qui ne sont pas naturellement immunisées.
  • Papillomavirus Humain (HPV): Ce vaccin recombinant, qui a pour but d'aider à prévenir le cancer du col de l’utérus, n'est recommandé que chez les femmes de ≤ 26 ans.
  • Hépatite A et B: Il n’existe aucune étude sur le vaccin contre l’hépatite A chez la mère allaitante, mais il est inactivé et ne doit donc guère présenter de risques pour l’enfant allaité. Les enfants allaités par une mère qui a été vaccinée contre l’hépatite B ont une réponse immunitaire différente à ce vaccin lorsqu’ils le reçoivent eux-mêmes, comparés aux enfants nourris au lait industriel.
  • Méningocoque: Ces vaccins sont inactivés. La vaccination maternelle pendant le troisième trimestre de grossesse augmente significativement le taux lacté d’anticorps spécifiques, incluant les IgA.
  • Pneumocoque: Ce vaccin devrait être fait uniquement chez les personnes de > 65 ans, mais il peut également être fait chez les personnes plus jeunes lorsqu’elles sont fumeuses, immunodéprimées, souffrant de certaines pathologies chroniques, porteuses d’implants cochléaires ou souffrant de fuite du LCR.
  • Fièvre Jaune: C'est un vaccin vivant atténué uniquement recommandé pour le personnel militaire entre 17 et 50 ans. La vaccination contre la fièvre jaune est contre-indiquée chez la mère allaitante, sauf dans les cas où l’exposition à la maladie ne peut pas être évitée ou retardée. Il est préférable de suspendre l’allaitement maternel pendant une quinzaine de jours après la vaccination, en particulier si l’enfant a moins de 9 mois.
  • Choléra: Aux États-Unis, c’est un vaccin vivant atténué administré par voie orale, indiqué uniquement chez les personnes qui doivent séjourner dans une région où sévit le choléra. Il n’y a pas de passage systémique et le nourrisson allaité ne devrait donc pas être exposé au vaccin via l’allaitement.
  • COVID-19: La vaccination chez la femme allaitante est possible. Le passage systémique de l’ARNm et du vecteur viral après la vaccination n’étant pas attendu, leur présence dans le lait ne l’est pas non plus. Les vaccins à ARNm et à vecteur viral contre la Covid-19 sont dépourvus de pouvoir infectant. L’enfant allaité ne risque donc pas d’être infecté par le vaccin effectué à sa mère. D'autre part, plusieurs études ont montré la présence d'anticorps spécifiques du SRAS-CoV-2 dans le lait de mères vaccinées.

Effets indésirables possibles de VAXIGRIP

Le profil de tolérance de VAXIGRIP est basé sur des données de 46 études cliniques au cours desquelles environ 17 900 participants âgés de 6 mois ou plus ont reçu VAXIGRIP ou VAXIGRIPTETRA, et des données provenant de la surveillance après commercialisation. La plupart des effets indésirables sont en général survenus dans les 3 jours suivant la vaccination et se sont spontanément résolus dans les 1 à 3 jours suivant leur apparition. L’intensité de la plupart de ces effets était légère à modérée. Pour toutes les populations, y compris la totalité du groupe des enfants âgés de 6 à 35 mois, l’effet indésirable le plus fréquemment rapporté après la vaccination était la douleur au site d’injection.

Effets indésirables chez les adultes et personnes âgées

Chez les adultes, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection (52,8 %), céphalées (27,8 %), myalgies (23,0 %) et malaise (19,2 %). Chez les personnes âgées, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection (25,8 %), céphalées (15,6 %) et myalgies (13,9 %).

  • Affections hématologiques et du système lymphatique: Peu fréquent : lymphadénopatie. Indéterminée : thrombocytopénie transitoire.
  • Affections du système immunitaire: Peu fréquent : réactions allergiques telles qu’hypersensibilité, dermatite atopique, urticaire. Rare : réactions allergiques telles que angioedème, gonflement du visage, érythème, rash. Indéterminée : Réactions allergiques telles que rash érythémateux, réaction anaphylactique, choc.
  • Troubles du métabolisme et de la nutrition: Rare : diminution de l’appétit.
  • Affections du système nerveux: Très fréquent : céphalées. Peu fréquent : sensation vertigineuse, somnolence. Rare: Hypoesthésie, paresthésie, névralgie, radiculite brachiale. Indéterminée : névralgie, convulsions, encephalomyélite, névrite, syndrome de Guillain Barré.
  • Affections vasculaires: Indéterminée : vascularites telles que purpura de Henoch-Schonlein, avec atteinte rénale transitoire dans certains cas.
  • Affections gastro-intestinales: Peu fréquent : diarrhées, nausées. Rare : douleurs abdominales, vomissements.
  • Affections de la peau et du tissu sous-cutané: Peu fréquent : hyperhidrose.
  • Affections musculo-squelettiques et systémiques: Très fréquent : myalgies. Peu fréquent : arthralgies.
  • Troubles généraux et anomalies au site d'administration: Très fréquent : douleur au site d’injection, malaise. Fréquent : fièvre, frissons, érythème au site d’injection, induration au site d’injection, gonflement au site d’injection. Peu fréquent : asthénie, fatigue, ecchymose au site d’injection, prurit au site d’injection, chaleur au site d’injection, gêne au site d’injection. Rare : symptômes pseudo-grippaux, exfoliation au site d’injection, hypersensibilité au site d’injection.

Effets indésirables chez la population pédiatrique

Chez les enfants âgés de 6 mois à 8 ans, le profil de tolérance était similaire après la première et la seconde injection, avec une tendance à une moindre incidence des effets indésirables après la seconde injection par rapport à la première chez les enfants âgés de 6 à 35 mois. Chez les enfants/adolescents âgés de 9 à 17 ans, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection (…

Grippe pendant l'allaitement : comment protéger votre bébé

La grippe est la plus contagieuse pendant les 24 heures qui précèdent l'apparition des premiers signes cliniques. Quand la mère commence à être malade, le bébé a déjà été largement exposé au virus. Quand une maman attrape la grippe, son bébé allaité profite immédiatement, dès l'incubation, des anticorps spécifiquement dirigés contre le virus qu'elle se met à fabriquer avant qu'elle même n'ait déclaré des symptômes évocateurs de la maladie et elle aide ainsi à protéger son enfant, et à abaisser chez lui le risque de maladie. Le sevrer alors le prive des anticorps, meilleur moyen pour lui de se défendre.

De plus, il faut se souvenir que l'allaitement non seulement apporte des anticorps maternels aux enfants mais stimule d'une façon optimale leur propre immunité ce qui les rend plus forts vis à vis des bactéries, virus, parasites. Les femmes qui allaitent peuvent poursuivre l'allaitement pendant l'administration d'un antiviral. Rien ne permet de penser que la grippe puisse être transmise via le lait maternel. La transmission est fondamentalement aérienne.

Recommandations en cas de grippe chez la mère allaitante

  • Poursuivre l'allaitement: L'allaitement maternel protège les bébés contre les maladies infectieuses. Le lait maternel apporte de nombreux facteurs immunitaires au bébé.
  • Ne pas séparer la mère et l'enfant: Une mère qui présente les symptômes de la grippe H1N1 était déjà porteuse de l’infection un jour ou deux avant l’apparition des symptômes, le bébé a donc sûrement déjà été exposé au virus. La séparation de la mère et de son bébé ne peut être bénéfique, et elle est même néfaste.
  • Utiliser des médicaments antiviraux si nécessaire: Les médicaments antiviraux comme l’oseltamivir (Tamiflu) utilisés pour traiter la grippe H1N1 peuvent être utilisés chez la mère allaitante sans interrompre l’allaitement.
  • Adopter des mesures d'hygiène: La grippe se transmet par voie aérienne, par le biais des microgouttelettes libérées dans l’air par la respiration. Une bonne hygiène autour du bébé et un lavage régulier des mains sont des mesures importantes. Si on suspecte la mère d’être contaminée, l’utilisation d’un masque peut réduire la contamination des autres personnes de la famille, y compris le bébé allaité.

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