La vaccination contre la COVID-19 chez les nourrissons est un sujet qui suscite de nombreuses questions et inquiétudes. Cet article vise à fournir un aperçu complet des recommandations actuelles, des bénéfices potentiels et des risques associés à la vaccination contre la COVID-19 chez les nourrissons, en s'appuyant sur les données scientifiques disponibles et les avis des autorités de santé.

Recommandations Générales

La vaccination contre la COVID-19 est recommandée chaque année, à l'automne, pour les personnes âgées de 65 ans et plus. La vaccination conjointe contre la COVID-19 et la grippe saisonnière est recommandée, dès lors qu'une personne est éligible aux deux vaccinations, et ceci quel que soit son âge. Les deux vaccinations peuvent être pratiquées dans le même temps, sur deux sites d'injection différents. Un délai minimum de 6 mois doit être respecté depuis la dernière dose de vaccin ou la dernière infection.

L’équipe de vaccination doit expliquer de manière détaillée aux adolescents les différents aspects de la vaccination, pour qu’ils puissent donner leur consentement. La carte vitale d'un des parents ou une attestation de droit mentionnant le n° de sécurité sociale (appelé aussi NIR -Numéro d’Inscription au Répertoire) d'un des parents doit être présentée. Les personnes mineures souhaitant se faire vacciner ont besoin d’être muni d’une autorisation signée des deux parents. La vaccination est faite après remplissage d’un questionnaire.

L’Organisation Mondiale de la santé et l’UNICEF recommandent de poursuivre l'allaitement maternel pendant l'infection et après la vaccination. Les personnes sévèrement immunodéprimées, atteintes de certains cancers, les personnes ayant eu une transplantation d’organes et les personnes dialysées doivent être vaccinées.

Efficacité et Sécurité des Vaccins

Les vaccins contre la COVID-19 sont très efficaces, même si aucun vaccin ne protège à 100%. Les vaccins actuels sont adaptés aux variants qui circulent actuellement en France. Leur efficacité est détaillée dans le résumé caractéristique des produits (RCP). A partir de la commercialisation de chaque vaccin, les agences sanitaires européennes et américaines suivent ces effets secondaires.

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En France, c’est l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM), en lien avec l’Agence Européenne du Médicament (EMA) qui suit régulièrement la survenue d’effets secondaires, à partir des signalements qui peuvent être réalisés sur le site du ministère de la Santé par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes. En cas de doute sur l’existence d’un effet secondaire grave ou inattendu, l’ANSM met également en place des études dans le but de confirmer ou pas la relation entre la vaccination et cet évènement.

Les vaccins contre la COVID-19 sont très sûrs. Cependant, comme pour tous les médicaments, des effets secondaires peuvent survenir après avoir reçu un vaccin. Actuellement, aucun de ces effets ne remet en cause le bénéfice de la vaccination. Il est courant de ressentir quelques effets indésirables d'intensité légère à modérée après avoir reçu un vaccin. Des effets secondaires plus graves ou plus durables sont possibles, mais ils sont extrêmement rares (<1 cas pour 100 000 injections).

Vaccin Comirnaty® de Pfizer : Suivi et Effets Secondaires

En France, plus de 158 millions d’injections ont été réalisées chez les adultes. Les signaux confirmés incluent : hypertension artérielle, myocardite, péricardite. Devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle (malaise, céphalées, vertiges…), un contrôle de la pression artérielle devra être envisagé pour une prise en charge médicale la plus précoce possible, si elle s’avère nécessaire. En février 2025, les enquêtes de l'Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM) confirment à nouveau que les vaccins contre la Covid-19 sont sûrs.

Les saignements menstruels abondants peuvent être considérés comme un effet indésirable du vaccin Comirnaty®. Plus largement, des troubles des règles ont été décrits (retard de règles, règles plus abondantes et saignements vaginaux). Il est également possible que des saignements surviennent entre deux cycles (métrorragie). L’ANSM a demandé le 19 juillet 2022 aux femmes présentant ces troubles graves de les signaler sur le portail des signalements du ministère de la santé, en donnant le plus de renseignements possibles, et a mis en ligne un guide et un tutoriel d’aide à la déclaration. Une étude publiée en janvier 2024 sur les saignements menstruels abondants ayant nécessité une prise en charge à l’hôpital en 2022 confirme l’existence d’un risque augmenté de saignements menstruels dans la période des 1-3 mois suivant la première injection de vaccin contre la Covid-19.

La vaccination est aussi efficace pour prévenir le risque d’hospitalisation ou de décès chez les femmes enceintes que chez celles qui ne le sont pas. Aucun effet indésirable spécifique n’a été identifié chez les enfants et les jeunes. Aucun effet indésirable spécifique n’a été identifié sur la période avec le vaccin Comirnaty®. Aucun effet indésirable spécifique n’a été identifié sur la période avec le vaccin Comirnaty®. Aucun effet indésirable spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel, que ce soit avec le vaccin monovalent ou le vaccin bivalent.

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Vaccination des Enfants : Bénéfices et Autorisations

La vaccination anti-covid est accessible aux adolescents âgés de 12 à 17 ans depuis le mois de juin 2021. Les enfants ont moins souvent des formes graves, mais ils n’en sont pas complètement à l’abri. Le vaccin contre la covid-19 protège les enfants à la fois contre les formes graves, mais aussi contre le risque de faire un covid long. La vaccination contre la covid des mineurs aide également à réduire le risque de contamination et à atteindre plus rapidement l’immunité collective. Les données scientifiques disponibles à ce jour démontrent que la vaccination a un impact très positif sur la baisse des transmissions du virus.

Les autorités scientifiques compétentes ont donné leur autorisation pour la vaccination anti-covid des enfants de plus de 12 ans suite à une procédure très stricte et rigoureuse. Cet essai a permis de conclure que le vaccin contre la covid-19 était efficace à 100 % sur les enfants et que les effets indésirables observés étaient les mêmes que sur les personnes de plus de 16 ans. Le ratio bénéfices-risques est donc largement en faveur du vaccin. Dans l’immense majorité des cas, les effets indésirables, s’il y en a, restent bénins. Chez les enfants, comme chez les adultes, les effets secondaires du vaccin covid de Pfizer, arrivent assez rapidement après vaccination, et disparaissent en quelques jours maximum. Les effets secondaires des deux vaccins sont généralement modérés, et beaucoup de personnes vaccinées n’en ont pas ou très peu.

Quelques cas de myocardite et de péricardite ont été rapportés suite à l’injection du vaccin covid de Pfizer sur des personnes de moins de 30 ans. Ces cas restent extrêmement rares et concernent en majorité de jeunes hommes adultes et non des mineurs. Pour le moment, seuls les enfants et adolescents de plus de 12 ans peuvent recevoir le vaccin contre la covid-19 avec l’autorisation de leur parent (sauf pour les 16-17 ans), et leur consentement propre. La vaccination des enfants de moins de 12 ans n’est pas autorisée pour le moment car les études et essais cliniques sur cette tranche d’âge sont encore en cours. Les cas graves restent très rares chez les jeunes enfants et ils sont exceptionnels chez les bébés. Pour protéger les nourrissons, il faut vacciner les femmes enceintes contre la covid-19.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a autorisé l’utilisation des vaccins covid à ARNmessager sur les enfants et adolescents. Il s’agit des vaccins de Pfizer et Moderna. Pour le moment, aucun autre vaccin ne peut être administré à cette catégorie de la population. Pour les vaccins Pfizer et Moderna contre la covid-19, qui sont les seuls autorisés pour les enfants, il faut attendre entre 21 et 49 jours pour recevoir la deuxième dose, soit 3 à 7 semaines entre les deux injections. Si vous êtes salarié en entreprise ou agent public, vous pouvez normalement bénéficier d’une autorisation pour accompagner votre enfant au centre de vaccination anti-covid. Les mineurs de plus de 16 ans peuvent se faire vacciner contre la covid-19 sans autorisation parentale. Si un enfant veut se faire vacciner contre la covid-19 mais qu’aucun des parents ne l’accepte, il ne pourra pas recevoir le vaccin.

Vaccination des 6 mois à 4 ans : Recommandations Spécifiques

L’Agence européenne des médicaments a émis le 19 octobre 2022 un avis positif concernant l’utilisation de la forme pédiatrique du vaccin COMIRNATY des laboratoires Pfizer-BioNTech à destination des enfants âgés de 6 mois à 4 ans. Les enfants de 6 mois à 4 ans reçoivent une forme spécifique du vaccin Pfizer, dosée à 3µg par dose et donc adaptée à leur tranche d’âge. Cette vaccination concernant des enfants très jeunes souffrant de pathologies graves, seuls les médecins sont autorisés à prescrire et administrer le vaccin.

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Comme pour la vaccination des autres publics mineurs, la vaccination des enfants âgés de 6 mois à 4 ans nécessite l’autorisation des deux parents, sauf impossibilité pour l’un des deux parents de recueillir l’accord de l’autre parent. Il n’est en revanche pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par un de ses parents. Le formulaire d’autorisation parentale est disponible ici, et devra être remis au personnel dans le lieu de vaccination.

La primo-vaccination des enfants âgés de 6 mois à 4 ans comprend l’injection, par voie intra musculaire, de 3 doses de la forme du vaccin spécifique à cette tranche d’âge (3 µg/dose). Les deux premières doses doivent être administrées à 3 semaines d’intervalle. En cas d’infection au Covid-19, un délai de 3 mois devra être respecté entre l’infection et l’injection. Ainsi, un enfant qui reçoit sa première dose le 1er février, et qui aurait donc dû recevoir sa seconde dose le 22 février, mais contracte le Covid le 8 février, devra réaliser sa seconde injection 3 mois plus tard, donc le 1er avril. Il est important de compléter un schéma vaccinal qui a été initié. En effet, la protection apportée par seulement deux doses de vaccin pour cette classe d’âge est insuffisante. Il est par ailleurs possible de recevoir un autre vaccin du calendrier vaccinal concomitamment au vaccin COMIRNATY 6 mois - 4 ans.

Dans un contexte de circulation active de l’épidémie de SARS-CoV-2, la Haute Autorité de santé recommande d’élargir dès aujourd’hui la vaccination contre la Covid-19 aux enfants âgés de 6 mois à 4 ans révolus à risque de forme grave de la maladie et de décès. Cette primo-vaccination est désormais possible avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer qui a obtenu le 25 novembre dernier une extension d’indication pour cette classe d’âge pour laquelle il n’y avait pour l’heure pas de vaccin disponible.

Pour rendre son avis, la HAS s’appuie sur les travaux de Santé Publique France sur l’évolution épidémiologique récente dans cette classe d’âge : les moins de 1 an représentaient 70% des hospitalisations des 0-17 ans et 84% des admissions en soins critiques. Elle a également évalué les données disponibles sur le vaccin de Pfizer. Celles-ci démontrent notamment après 3 doses une efficacité de 80,3% contre les infections symptomatiques pour toutes les tranches d'âge entre 6 mois à 4 ans qui n’ont pas d’antécédent d’infection. Les données d’immunogénicité et de tolérance se révèlent également satisfaisantes : aucun décès, aucun cas de myocardite ou de péricardite n’a été rapporté dans les différentes études menées.

Sur cette base, la HAS recommande de vacciner dès à présent les enfants de 6 mois à 4 ans révolus à risque de développer une forme sévère de la maladie. Elle cible ainsi les enfants qui ont une de ces comorbidités : les cardiopathies congénitales, les maladies hépatiques chroniques, les maladies cardiaques et respiratoires chroniques (y compris l’asthme sévère nécessitant un traitement continu), les maladies neurologiques, l’immunodéficience primitive ou induite par médicaments, l’obésité, le diabète, les hémopathies malignes, la drépanocytose et la trisomie 21. Elle recommande également cette primo-vaccination pour les enfants porteurs d’une des comorbidités identifiées préalablement chez les adultes comme facteurs de risque de développer une forme grave de la maladie[1], dont : cancer récent, maladie rénale chronique ou handicap neurologique.

Depuis le 19 décembre 2023 et sur avis de la Haute Autorité de Santé, la vaccination est conseillée aux enfants de 6 mois à 4 ans, à risque de formes graves de Covid-19 et à ceux vivant dans l'entourage d'une personne immunodéprimée ou qui ne répond pas à la vaccination. En 2021 à La Réunion, des enfants ont été admis en réanimation pédiatrique à la suite d’une infection par la Covid-19 (enfants porteurs de pathologies ou ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique - PIMS). Les enfants suivis régulièrement par des services hospitaliers pédiatriques peuvent y bénéficier du vaccin.

Administration Concomitante avec d'Autres Vaccins

Il est parfaitement possible pour un enfant de recevoir un autre vaccin du calendrier vaccinal concomitamment au vaccin contre le Covid-19. Les vaccins Comirnaty pour les 12 ans et plus peuvent être administrés en même temps que les vaccins contre la grippe et les vaccins contre le VRS (Abrysvo et mResvia).

Effets Indésirables et Témoignages

Les vaccins à ARNm et à vecteur viral contre la Covid-19 sont dépourvus de pouvoir infectant. Le vaccin ne peut pas infecter l'enfant. Des témoignages de parents ayant fait vacciner leurs enfants allaités indiquent l'absence d'effets secondaires notables chez les nourrissons. Cependant, il est important de noter que chaque enfant réagit différemment et qu'il est essentiel de consulter un médecin en cas de symptômes inquiétants après la vaccination.

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