Le métier d’auxiliaire de puériculture est indispensable et passionnant. Il requiert des qualités humaines et professionnelles spécifiques. L'auxiliaire de puériculture (code ROME J1304) est un professionnel de santé dont la mission principale est de contribuer au bien-être et au développement des jeunes enfants, de la naissance à l’âge de 6 ans. Ce métier, à la fois exigeant et gratifiant, offre de nombreuses opportunités dans divers secteurs de la petite enfance.
Missions et responsabilités de l'auxiliaire de puériculture
L’auxiliaire de puériculture est chargé de répondre aux besoins quotidiens de l’enfant, qu’il soit bien portant, malade ou en situation de handicap. Elle ou il contribue au bien-être, à l’autonomie et au développement de l’enfant en organisant des activités d’éveil. Les missions de l’auxiliaire de puériculture sont amenées à varier en fonction des structures dans lesquels il ou elle travaille : soins d’hygiène, repas, développement de l’enfant à travers des activités ludiques et créatives, surveillance des temps de sieste, etc. Ses activités s’inscrivent dans une dynamique d’équipe : l’auxiliaire de puériculture ne travaille pas seule.
En maternité ou dans un service hospitalier, l’auxiliaire de puériculture (AP) donne les soins ordinaires aux nouveaux-nés ou aux enfants en bas âge. Elle pèse les enfants, les mesure, les change, fait leur toilette et prépare les biberons. Elle conseille aussi les mères dans les soins les plus courants. Enfin, c'est elle qui assure l'entretien de la chambre de l'enfant et du matériel utilisé.
Dans les PMI (centres de protection maternelle et infantile), l'auxiliaire de puériculture assiste aux consultations données par le médecin. Elle accueille les enfants, les pèse et les mesure. Elle tient les dossiers à jour et conseille les parents. Elle veille aussi à assurer la propreté du matériel et des locaux.
En crèche ou en halte-garderie, l'auxiliaire de puériculture est responsable d'un groupe de 5 à 8 enfants bien portants, âgés de 3 mois à 3 ans. Ses activités suivent le rythme des enfants : elle les change, les fait manger ou apprend aux plus grands à manger seuls, à marcher, à devenir propres. Elle veille en permanence au développement de l'enfant. Elle organise également des jeux et des activités d'éveil. L’auxiliaire de puériculture organise et effectue l'accueil et les activités qui contribuent au développement de l'enfant dans le cadre du projet éducatif du service ou de la structure. Elle s’occupe de nourrissons ou de jeunes enfants bien portants ou malades et dispense, en collaboration avec l'infirmier ou la puéricultrice en général, des soins d'hygiène, de confort et de prévention pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l'autonomie de l'enfant. L'auxiliaire de puériculture accompagne les apprentissages des jeunes enfants jusqu'à 6 ans, tout en veillant à leur hygiène et à leur confort.
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Lieux d’exercice
L'auxiliaire de puériculture peut exercer dans divers lieux :
- Centre d’accueil permanent
- Consultations d’une PMI
- Crèche
- Domicile de l’enfant
- Maternité
- Service hospitalier
Qualités et compétences requises
Aimer s’occuper des tout-petits, apprécier transmettre son expérience aux parents et prendre plaisir à travailler en équipe, voilà ce qui caractérise un auxiliaire de puériculture. Mais pour exercer ce métier à la fois exigeant et passionnant, certaines qualités sont incontournables ! S’il utilise ses cinq sens pour faire preuve de créativité et d’ingéniosité afin d’éveiller, divertir et gérer les enfants en bas-âge, l’auxiliaire de puériculture doit également présenter un sens des responsabilités, de l’observation et de l’organisation ! Le métier d’auxiliaire de puéricultrice implique d’être disponible, d’être à l’écoute et pédagogue.
Pour exceller en tant qu’auxiliaire de puériculture, il est essentiel de posséder des compétences relationnelles et une grande sensibilité aux besoins des jeunes enfants. La capacité à instaurer un climat de confiance et de sécurité est fondamentale pour le bien-être des tout-petits. L’empathie, la patience et la bienveillance sont des qualités indispensables pour comprendre et répondre aux besoins individuels des enfants, tout en favorisant leur développement affectif et social.
En outre, des compétences pratiques et organisationnelles sont nécessaires pour gérer les soins quotidiens et organiser des activités éducatives adaptées. Une bonne connaissance des étapes de développement de l’enfant et des pratiques d’hygiène et de sécurité est cruciale pour assurer des soins appropriés et sécurisés. La créativité et l’initiative sont des atouts précieux pour proposer des activités variées et stimulantes qui favorisent l’éveil et l’apprentissage des enfants.
Formation et diplômes
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut être titulaire du Diplôme d'Etat auxiliaire de puériculture, diplôme de niveau bac. Le Diplôme d'état auxiliaire de puériculture (DEAP) s'obtient en 1 an et est reconnu de niveau BAC. Il existe un diplôme(1) d'État d'auxiliaire de puériculture. Il se prépare en un an, au sein d'écoles spécialisées. Le concours d'entrée à ces écoles est accessible sans diplôme préalable mais le candidat doit être âgé de 17 ans au moins à la date d'entrée en formation. Il est possible d'obtenir ce DEP AP via la validation des acquis de l'expérience (VAE) et par la voie de l'apprentissage.
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Il existe un certain nombre de formations dédiées aux métiers de la petite enfance. Le DEAP (Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture) ne nécessite pas l’obtention d’un diplôme au préalable pour pouvoir se présenter au concours. Il est toutefois obligatoire d’avoir au moins 17 ans afin d’accéder à la formation. On trouve un certain nombre d’écoles et de formations préparant les candidats à passer le DEAP. Ce diplôme est composé de trois épreuves de sélection : deux épreuves écrites et une épreuve orale. 115 heures de formation soit 6 à 12 mois environ. Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut suivre un cursus dans un institut de formation tel qu'un IFAP, un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou encore une école d'assistant social.
La formation se déroule sur un an. Elle comprend 1 540 h au total : 770 h d'enseignements théoriques et cliniques en IFAP (institut de formation d'auxiliaire de puériculture) sur 22 semaines et 770 h de stages pratiques sur 22 semaines. Une soixantaine d’établissements publics préparent à ce diplôme. Pour devenir auxiliaire de puériculture, suivre une Prépa Auxiliaire de Puériculture est une étape clé pour intégrer une école de formation spécialisée et réussir le concours d’entrée. Cette prépa permet de renforcer ses connaissances en matière de biologie, d’anatomie, de nutrition, d’hygiène et de développement de l’enfant, tout en se préparant aux épreuves écrites et orales du concours.
Une fois admis dans une école d’auxiliaires de puériculture, les étudiants suivent une formation d’une durée d’un an qui combine théorie et pratique.
Le jury d’attribution du diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture est nommé par le préfet de région, sur proposition du directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités ou de son représentant.
CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance
Ce CAP se prépare en 2 ans après la 3e , ou 1 an après un premier diplôme (autre CAP, bac professionnel…) ou une 2de professionnelle, sous statut scolaire ou par apprentissage. En étant titulaire d’un CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance, un Aide auxiliaire de puériculture a de nombreuses évolutions de carrière possibles.
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Salaire et évolution de carrière
Le métier d’auxiliaire de puériculture permet de gagner un revenu compris entre 1 600 et 2 200 euros brut. En début de carrière, l’auxiliaire de puériculture gagne un salaire compris entre 1 600 et 1 700 euros brut. La rémunération nette perçue est donc comprise entre 1 250 et 1 350 euros par mois. Pour un profil disposant de plusieurs années d’expérience et d’ancienneté dans une même entreprise, il sera possible de percevoir un salaire de plus de 26 000 euros brut par an. Le salaire net mensuel touché sera alors supérieur à 1 700 euros. Le taux horaire sera souvent compris entre le SMIC horaire et 15 euros brut.
Pour percevoir des salaires plus importants, il faudra souvent gravir les échelons hiérarchiques. Une éventuelle spécification permettant de prendre en charge des enfants en situation de handicap ou malades peut aussi permettre de valoriser la rémunération. Les structures privées restent les plus rémunératrices pour ce type d’emploi. Le salaire des auxiliaires de puériculture y est fixé librement par les employeurs. La situation géographique de l’entreprise recrutant ce type de professionnels ne fait que très peu varier le salaire perçu. Le salaire d’un(e) auxiliaire de puériculture varie en fonction de l’expérience, de la structure employeuse et de la localisation géographique. Avec plusieurs années d’expérience, ce salaire peut évoluer et atteindre environ 1 900 à 2 200 euros par mois. Salaire mensuel brut débutant : smic ; 1 836 € dans la fonction publique territoriale.
Après 3 ans d’exercice professionnel dans leur spécialité, les auxiliaires de puériculture peuvent se présenter au concours de recrutement des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) afin de préparer le Diplôme d’État d’infirmier.
Aide auxiliaire de puériculture
Comme son nom l’indique, l’Aide auxiliaire de puériculture assiste les auxiliaires de puériculture et les éducateurs de jeunes enfants dans leurs tâches quotidiennes (soins, change, repas). Une journée type d’Aide auxiliaire de puériculture s’articule autour des besoins des enfants. Contrairement aux AP qui doivent être titulaires d’un Diplôme d’Etat, il n’existe pas de diplôme spécifique pour être Aide auxiliaire de puériculture. Une formation n’est donc pas nécessaire. La personnalité, la motivation et les expériences antérieures sont les points qui comptent le plus pour être engagé en tant qu’Aide AP. Le salaire mensuel d’un Aide auxiliaire de puériculture est généralement le SMIC. A son salaire s’ajoutent souvent des avantages sociaux. Ces derniers varient d’une entreprise à une autre.
Conditions de travail et risques professionnels
Selon la structure qui l’emploie, l’auxiliaire de puériculture peut travailler le week-end, des jours fériés ou encore de nuit. C’est un travail physique avec de longues heures debout ou à se pencher à hauteur d’enfant. Avec les années et de mauvaises postures, cela peut entraîner des problèmes de dos. Une auxiliaire de puériculture qui travaille en établissement hospitalier est appelée à travailler de jour comme de nuit, et doit assurer des gardes les week-ends et jours fériés. Les horaires sont loin d’être des horaires classiques. Ce métier subit un absentéisme et un turn-over important.
Tout employeur (secteur public, secteur privé) est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des intervenants. En application de l’article L. 4121-3 du code du travail (cf. Tout employeur peut solliciter la CNRACL afin d'être accompagné dans une démarche de prévention des risques. Dans le cadre de sa mission d’information la CNRACL met en ligne des rubriques thématiques.
Article L4121-1 : l'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Article L4121-3 : l'employeur, compte tenu de la nature des activités de l'établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l'aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail. A la suite de cette évaluation, l'employeur met en œuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il intègre ces actions et ces méthodes dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les niveaux de l'encadrement. Il n’existe pas de réglementation spécifique à ce métier sur ce sujet.
Perspectives d'emploi
De nos jours, de trop nombreux parents font face à la même problématique : trouver une place en crèche. L’État semble avoir mesuré ces difficultés et s’est donc engagé à pallier le déficit de places disponibles. 200 000, c’est le nombre de places d’accueil supplémentaires prévues dans les crèches françaises d’ici 2030. Ainsi, de multiples recrutements d’auxiliaire de puériculture sont à prévoir.
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