Introduction

La question de l'obstruction des trompes de Fallope est un sujet crucial dans le domaine de la fertilité féminine. Souvent découverte lors d'un bilan de fertilité, une trompe de Fallope bouchée ne provoque généralement pas de symptômes. Cet article vise à explorer en profondeur les causes, les symptômes, les conséquences sur la grossesse et les options de traitement disponibles pour les trompes bouchées. Il est essentiel de comprendre que les trompes de Fallope jouent un rôle vital dans le processus de conception, et leur obstruction peut entraîner des difficultés de fertilité.

Anatomie et Fonction des Trompes de Fallope

La femme dispose de deux trompes de Fallope, situées de part et d'autre de l'utérus. Les trompes utérines, aussi connues sous le nom de trompes de Fallope, sont les deux canaux qui relient l’utérus aux ovaires. Elles jouent un rôle très important dans la fertilité. Elles permettent la circulation de l'ovule libéré par l'ovaire jusqu'à l'utérus, lorsqu'il aura été fécondé par un spermatozoïde. L'œuf fécondé va se diriger vers la cavité utérine et nider une semaine après la fécondation. Les trompes utérines ou trompes de Fallope font partie du système génital. Il en existe deux, qui se trouvent de chaque côté de l’utérus. Les trompes utérines, en forme de tube, ont pour rôle de recevoir les ovocytes libérés tous les mois au niveau des ovaires et de les acheminer vers l’utérus. Lorsque l’ovule est expulsé par les ovaires au cours de l’ovulation, il est aspiré par le pavillon de la trompe. L’infundibulum qui finit en diverses (entre 10 et 15) franges dont l’une d’elles, la frange ovarique, est reliée à l’ovaire. Pour qu’une femme puisse tomber enceinte et avoir un bébé, il faut que les trompes fonctionnent normalement et soient intactes (au moins l’une !). Quand les trompes sont bouchées, cela va gêner le mouvement et la progression de l’ovule et des spermatozoïdes. Lorsque la fécondation ne s’effectue pas ou reste impossible, l’ovule se perd automatiquement dans la cavité abdominale. Si l’obstruction n’est pas complète, l’œuf fécondé pourra circuler, mais aura des difficultés pour progresser vers l’utérus. L’œuf s’implantera alors dans la trompe et évoluera en grossesse extra-utérine.

Causes de l'Obstruction des Trompes de Fallope

Plusieurs facteurs peuvent entraîner une obstruction des trompes de Fallope, compromettant ainsi la fertilité féminine.

  • Infections génitales : Dans la majorité des cas, une trompe est bouchée suite à une infection génitale ayant entraîné une salpingite (infection de la trompe). "La plupart du temps, ces infections sont liées à une maladie sexuellement transmissible comme le chlamydia ou le gonocoque. Certaines infections sexuellement transmissibles (IST) comme la chlamydia, la gonorrhée ou la syphilis peuvent entraîner une salpingite c’est-à-dire une infection des trompes ou un hydrosalpinx, une complication de la salpingite. La salpingite est une infection d’une ou des deux trompes utérines, aussi appelées trompes de Fallope. Aigüe ou chronique, elle touche particulièrement les jeunes femmes et est une cause de grossesse extra-utérine et d’infertilité. La salpingite est une infection des trompes de Fallope, qui relient l’utérus aux ovaires. D’origine bactérienne, elle survient le plus souvent à la suite d’un rapport sexuel non protégé (il s’agit alors d’infection sexuellement transmissible ou IST). La bactérie concernée passe alors du col de l’utérus à l’utérus avant d’arriver jusqu’aux trompes utérines. Parfois, il arrive aussi que la salpingite se développe à la suite d’un curetage utérin (dans le cadre d’une IVG par exemple), d’une hystéroscopie (un examen radiologique de l’utérus), de la pose d’un stérilet ou d’une chirurgie de l’utérus. Les infections liées à une salpingite sont généralement dues aux germes Chlamydiae, les mycoplasmes ou les gonocoques. D’autres infections peuvent contaminer les trompes. En cas de péritonite (une infection du péritoine) par exemple, suite à une appendicite compliquée, la trompe peut être infectée. Les infections utérines peuvent aussi boucher les trompes.

  • Endométriose : L'endométriose est une affection gynécologique dans laquelle le tissu endométrial qui, normalement, recouvre la paroi utérine, se retrouve au niveau des trompes utérines. La présence anormale de cette muqueuse utérine au niveau des trompes va bloquer la progression des spermatozoïdes vers l’ovule et empêcher la fécondation. Des morceaux de muqueuse utérine peuvent obstruer les trompes de Fallope, empêchant la progression des spermatozoïdes vers l'ovule et rendant ainsi la fécondation impossible. "En cas d'endométriose, la prise en charge repose sur un traitement médicamenteux ou chirurgical afin de retirer les morceaux de muqueuse utérine qui obstruent la trompe", informe notre interlocutrice. En cas d’antécédent d’avortement ou de fausse couche, les cicatrices au niveau des tissus après ces événements vont se développer et constituer des obstacles au niveau des trompes. C’est le cas aussi avec un ou des antécédents de grossesse extra-utérine.

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  • Séquelles chirurgicales : On parle d’une adhérence lorsque les parois des trompes se collent, empêchant le mouvement de l’ovule et du spermatozoïde. Ces adhérences sont parfois des complications post-opératoires. Elles peuvent se former suite à une appendicectomie ou une chirurgie des ovaires ou de l’utérus.

  • Autres causes : Divers troubles sont responsables d’une obstruction des trompes utérines. Voire dans certains rares cas, être présente dès la naissance sans provoquer de symptômes jusqu’à la volonté de concevoir un enfant. Tout d’abord, on parle d’obstruction des trompes proximale lorsqu’elle concerne l’isthme tubaire. D’autre part, une obstruction des trompes distale affecte l’extrémité de la trompe. Ce type d’obstruction est souvent associé à une « hydrosalpinx » qui fait référence à la présence anormale d’une poche de liquide dans la trompe utérine.

Symptômes et Diagnostic

L’obstruction au niveau des trompes est souvent difficile à détecter car il y a peu de symptômes (éventuellement certaines douleurs abdominales ou des sécrétions vaginales plus abondantes). Même si certaines femmes se plaignent de légères douleurs abdominales, l’obstruction des trompes utérines est généralement asymptomatique. La plupart des femmes s’en rendent compte en allant consulter un gynécologue spécialiste de la fertilité car elles ne parviennent pas à tomber enceinte malgré des rapports sexuels réguliers et en l’absence de moyen de contraception. Elles réalisent alors un bilan d’infertilité comprenant différents examens dont de l’imagerie. La plupart du temps, l'obstruction des trompes n'entraîne aucun symptôme. Elle est souvent découverte de manière fortuite, lors d'un bilan de fertilité ou au cours d'une consultation pour grossesse extra-utérine. Néanmoins, des douleurs pelviennes peuvent se manifester au moment de l'infection aigue.

Le diagnostic est souvent posé à l’occasion du bilan de fertilité, et plus précisément grâce à l’hystérosalpingographie (radiographie des trompes) qui vise à vérifier la perméabilité des trompes et qui atteste du fait que les spermatozoïdes peuvent rencontrer un ovule. Les consultations et les analyses ne sont effectuées que lors du bilan d’infertilité réalisé lorsque la femme qui désire un enfant, n’arrive pas à tomber enceinte, après avoir eu des rapports sexuels réguliers et non protégés pendant 1 an. L’examen spécifique permettant de détecter une anomalie au niveau de la perméabilité des trompes est l’hystérosalpingographie. Ainsi, le diagnostic repose généralement sur une hystérosalpingographie, autrement dit l’exploration radiographique de l’utérus et des trompes. Elle permet aussi d’apprécier la forme et la perméabilité des trompes. Il se pratique dans un cabinet de radiographie. Il doit avoir lieu entre le 8ème et le 12ème jour qui suit les règles. L’examen dure entre 25 et 30 minutes en présence d’un médecin radiologue et d’un manipulateur en radiologie. L’hystérosalpingographie peut s’avérer douloureuse chez certaines patientes. En effet, la douleur ressentie lors de l’examen diffère beaucoup d’une femme à une autre, et dépend de l’état de stress de la patiente. A noter ! La sono-hystérographie est parfois utilisée dans le diagnostic d’une obstruction des trompes. Cet examen est rapide, et ne nécessite aucune anesthésie En effet, il consiste à injecter une solution saline à l’intérieur de l’utérus via le col de l’utérus pendant une échographie de manière à distendre l’utérus et rendre les potentielles anomalies plus visibles. La laparoscopie n’est pas un examen de première intention. Ainsi, cet examen repose sur l’introduction d’une petite sonde endoscopique (le laparoscope) dans la cavité abdominale via une petite incision au niveau du nombril. En cas d’anomalie constatée au niveau de l’utérus, la cavité utérine peut être explorée à l’aide d’une sonde (l’hystéroscope) introduite via le vagin puis le col de l’utérus jusque dans l’utérus.

Le diagnostic peut aussi être effectué par l'échographie, le scanner ou l'IRM si la femme présente un hydrosalpinx, ce qui signifie que la trompe s'est remplie de liquide (sérosité) et qu'elle est dilatée. L’échographie vaginale peut être sans particularité ou montrer des images de trompes dilatées (hydrosalpinx) et/ou une suspicion d’abcès dans la zone de la trompe et de l’ovaire.

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Conséquences sur la Grossesse

"La conséquence majeure est l'infertilité tubaire liée aux trompes. Comme les trompes sont bouchées, le passage des spermatozoïdes dans la cavité utérine est impossible. La rencontre avec l'ovule ne peut donc pas avoir lieu. La conséquence principale de l’imperméabilité des trompes est l’infertilité féminine, voire la stérilité; car l’ovocyte et le spermatozoïde ne peuvent pas se rencontrer.

Dans certains cas, la fécondation est effective, mais l'œuf ne peut pas s'implanter dans l'utérus, la femme risque alors une grossesse extra-utérine. S’il y a une grossesse extra-utérine dans la trompe, il faut impérativement interrompre la grossesse pour éliminer l'œuf mal implanté.

Traitements

Le traitement est fonction de la cause de l'obstruction. Le traitement dépendra de la cause de l’obstruction. Seul le médecin est en mesure de prescrire les médicaments ou méthodes de traitement adapté. La nécessité de traitement dépend essentiellement de l’état de perméabilité des trompes, de l’état des organes génitaux et de l'état de santé en général.

  • Traitement médical et chirurgical : "En cas d'endométriose, la prise en charge repose sur un traitement médicamenteux ou chirurgical afin de retirer les morceaux de muqueuse utérine qui obstruent la trompe", informe notre interlocutrice. Une intervention chirurgicale appelée plastie tubaire peut également être envisagée. Elle consiste à libérer les adhérences sous cœlioscopie. Une intervention chirurgicale peut être utile pour réparer les lésions au niveau des trompes en lien avec une infection ou une grossesse extra-utérine.

  • Fécondation in vitro (FIV) : "Quoi qu'il en soit, une trompe qui a été bouchée par une infection présente une altération irréversible des cils situés à l'intérieur de la trompe et qui ont pour rôle la mobilisation de l'œuf vers la trompe au moment de la fécondation. Devant des trompes altérées, il est proposé aux couples de passer immédiatement en fécondation in vitro (FIV), sauf en cas d' hydrosalpinx (la trompe contient du pus ou des sérosités). Bien qu’il soit parfois possible de tomber enceinte naturellement une fois les trompes rendues perméables grâce à la chirurgie ou à l’aspiration de l'œuf, une grossesse n’est jamais garantie.

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  • Interventions chirurgicales spécifiques : Le médecin peut indiquer une chirurgie laparoscopique (cœlioscopie), si votre état de santé le permet et selon certains paramètres évalués par le médecin. Selon l’état de la perméabilité des trompes, le médecin peut proposer une salpingectomie, intervention chirurgicale qui consiste à enlever la trompe bouchée et malade, notamment en cas d’un hydrosalpinx (la trompe est pleine de liquide). La cannulation tubaire, elle, est une intervention chirurgicale moins lourde que la chirurgie laparoscopique, réalisée lorsque l’obstruction se trouve plus près de l’utérus.

Bon à savoir : si une seule de vos trompes est bouchée, le traitement n’est pas toujours obligatoire, une grossesse est possible. Si les deux sont bouchées, d’autres options existent pour vous aider à tomber enceinte, notamment si les méthodes de traitement des trompes bouchées restent minces.

Prévention

Pour prévenir l'infection et l'obstruction des trompes, il est primordial de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles, particulièrement l'infection à chlamydia, par le port du préservatif. Idéalement, la prévention primaire, c’est-à-dire le fait d’éviter l’exposition aux IST, devrait être possible.

Salpingite : Symptômes et Traitement

La salpingite est une infection d’une ou des deux trompes utérines, aussi appelées trompes de Fallope. Aigüe ou chronique, elle touche particulièrement les jeunes femmes et est une cause de grossesse extra-utérine et d’infertilité. Quels symptômes permettent de savoir si on a une salpingite ? Comment se soigner ? La salpingite est une infection des trompes de Fallope, qui relient l’utérus aux ovaires. D’origine bactérienne, elle survient le plus souvent à la suite d’un rapport sexuel non protégé (il s’agit alors d’infection sexuellement transmissible ou IST). La bactérie concernée passe alors du col de l’utérus à l’utérus avant d’arriver jusqu’aux trompes utérines. Parfois, il arrive aussi que la salpingite se développe à la suite d’un curetage utérin (dans le cadre d’une IVG par exemple), d’une hystéroscopie (un examen radiologique de l’utérus), de la pose d’un stérilet ou d’une chirurgie de l’utérus. À savoir : la salpingite touche le plus souvent les jeunes femmes entre 20 et 25 ans. Souvent asymptomatique, elle peut longtemps passer inaperçue. Ce qui rend la salpingite pernicieuse, c’est qu’elle peut évoluer durant des mois voire des années sans provoquer aucun symptôme. Lorsqu’elle se manifeste, on parle de salpingite aiguë. Des douleurs dans le bas-ventre, qui sont localisées sur le côté gauche et/ou droit. À savoir : en cas d’atteinte inflammatoire du foie, les douleurs sont présentes jusque sous les côtes, du côté droit. Quand on présente des symptômes évocateurs d’une salpingite, il est nécessaire de consulter un médecin rapidement afin d’obtenir un diagnostic précis. Le diagnostic permet aussi d’éliminer la possibilité d’une autre cause pathologique, avec des symptômes similaires à ceux de la salpingite. Afin de diagnostiquer la salpingite, le médecin vous questionne sur vos symptômes et réalise un examen gynécologique. Ce dernier passe par un toucher vaginal, qui est souvent douloureux. L’échographie pelvienne est réalisée systématiquement en cas de suspicion d’infection gynécologique haute. En cas de salpingite, le traitement privilégié est l’antibiothérapie (par voie orale ou injection intramusculaire), afin éliminer les bactéries responsables. Le plus souvent, il s’agit de la chlamydia, du gonocoque, des entérobactéries ou des bactéries anaérobies. En plus des antibiotiques, il est courant qu’on prescrive également des antalgiques pour la douleur et la fièvre ainsi qu’un arrêt de travail si cela est nécessaire. Si le traitement médicamenteux ne soigne pas l’infection de manière efficace ou en cas de complication, une prise en charge hospitalière peut être nécessaire pour éliminer les symptômes. Avec ou sans hospitalisation, un suivi médical post-traitement est nécessaire car il permet de s’assurer que l’infection a bien disparu et qu’il n’y a pas de récidive.

Le schéma classique en ambulatoire dans les cas légers-modérés est basé sur une association de 3 antibiotiques : ceftriaxone 250 mg IM en dose unique associée à la doxycycline 100 mg/12h, pendant 14 jours et au métronidazole 500 mg/12h O.V., pendant 14 jours. Chez les patientes porteuses d’un stérilet, il n’est pas nécessaire de retirer systématiquement le stérilet. Faut-il traiter le(s) partenaire(s) sexuel(s) ?

Autres Conditions Gynécologiques et Grossesse Extra-Utérine

  • Mycose vulvo-vaginale : La mycose vulvo-vaginale est une infection liée à la présence de champignons (Candida albicans étant le plus fréquent) au niveau de la vulve et/ou du vagin. Cette infection est facilement traitée, à condition de la reconnaitre mais peut être source de récidives. Il est préférable de consulter pour confirmer le diagnostic de mycose et ne pas passer à côté d'une autre infection vaginale, (bactérienne ou virale) ou vulvaire ou bien encore d’une maladie cutanée comme une dermatose.

  • Grossesse extra utérine : Il s'agit de la présence d'une grossesse en dehors de la cavité utérine, soit au niveau de la trompe (95% des cas), soit au niveau de l'ovaire. Cette grossesse peut se compliquer d'une rupture de la trompe avec une hémorragie importante. Un traitement, soit médicamenteux (injection intra musculaire), soit chirurgical, est indiqué. Ici le traitement sera chirurgical (par coelioscopie) pour détordre l'ovaire, éventuellement enlever le kyste, vérifier si l'ovaire est toujours viable puis le fixer afin d’éviter la récidive. Au-delà de 6h de torsion, la vitalité de l'ovaire peut être compromise. Il s'agit de la présence d'une grossesse en dehors de la cavité utérine, soit au niveau de la trompe (95% des cas), soit au niveau de l'ovaire. Cette grossesse « ectopique » (c'est-à-dire qui ne se développe pas dans l’utérus) peut se compliquer d'une rupture de la trompe avec une hémorragie interne importante. Un traitement, soit médicamenteux (injection intramusculaire), soit chirurgical, est indiqué. Il impose de consulter au plus vite afin d’envisager le diagnostic par la pratique d’une échographie, d’un dosage des béta HCG (test de grossesse), d’un examen clinique et d’une surveillance très rapprochée.

  • Douleurs pelviennes et saignements : Douleurs au moment des règles : (encore appelées dysménorrhées). Grossesse intra utérine. Les douleurs du bas ventre en début de grossesse normale sont fréquentes. Ces douleurs peuvent êtres en rapport avec des contractions utérines, des douleurs musculaire ou ligamentaires. En dehors des règles : ils peuvent être alors le signe de plusieurs diagnostics possibles: fibromes utérins, polypes utérins, grossesse extra utérine, fausse-couche, saignement en début de grossesse intra utérine ou même d’une infection utérine.

  • Infection génitale aigue : (ou salpingite) : Il s'agit d'une infection, le plus souvent bactérienne, d'une ou des trompes et/ou de l'utérus. Ces infections sont le plus souvent sexuellement transmissibles et nécessitent une prise en charge spécialisée urgente. Votre gynécologue doit vérifier l'absence de complication (abcès au niveau de l'une des trompes, extension de l'infection au reste de l'organisme) puis vous proposer un traitement par antibiotiques voire une cœlioscopie si les symptômes ne disparaissent pas rapidement sous traitement.

  • Autres affections : Bartholinite : Il existe au niveau des petites lèvres, des glandes qui sécrètent du liquide lubrifiant et qui peuvent se boucher. Lorsque l'une d'elles se bouche, apparaît alors une tuméfaction (sorte de « boule » ou kyste) qui peut être très douloureuse (il s'agit dans ces cas le plus souvent d'une bartholinite). Cette inflammation nécessite, dans la plus part des cas, un traitement médical par antibiotique et anti-inflammatoires voire en cas de persistance d’une incision de la glande, pour évacuer le liquide (sous anesthésie générale). Vulvite : il peut s’agir d’une irritation liée à une mycose ou à une infection bactérienne, mais il peut s’agir également de petits bouton (ou ulcérations) d’origine herpétique (Herpes génital). Le tableau clinique infectieux-inflammatoire affectant les organes génitaux internes de la femme est une pathologie courante connue globalement sous le nom de maladie inflammatoire pelvienne (MIP). L’ensemble anatomique formé par la trompe, l’ovaire et les ligaments qui les relient à l’utérus constitue ce que l’on appelle l’annexe. Le symptôme le plus courant est la douleur pelvienne, qui peut aller de légère/modérée à sévère et persistante. Le deuxième symptôme le plus fréquent est l’augmentation des pertes vaginales ou leucorrhées, qui peuvent présenter différentes caractéristiques en termes de couleur et d’odeur. Parfois, des saignements vaginaux intermenstruels ou des saignements après les rapports sexuels ou des gênes urinaires et/ou digestives non spécifiques peuvent survenir. Le diagnostic est basé sur la clinique. Cela signifie que les formes asymptomatiques ou légères ne sont pas diagnostiquées ou que leur diagnostic est retardé. Les douleurs pelviennes chez les jeunes femmes et la présence de facteurs de risque dans l’histoire clinique doivent être suspectées. Une douleur modérée ou intense lors de la mobilisation du col de l’utérus pendant l’examen vaginal lors de l’examen gynécologique est très caractéristique. Ces données sont suspectes, mais non spécifiques. En cas de douleurs pelviennes, il faut toujours faire un diagnostic différentiel avec d’autres pathologies gynécologiques comme l’endométriose, la grossesse extra-utérine ou l’avortement septique, ainsi qu’avec d’autres pathologies d’origine digestive comme l’appendicite.

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