La période périnatale, englobant la grossesse et les premiers mois après l'accouchement, est une phase de transformation profonde pour la femme et le couple. Entre les bouleversements physiques, émotionnels et psychologiques, il est essentiel d'offrir un accompagnement adapté et respectueux du vécu de chacun. Les thérapies brèves, telles que l'hypnose et la sophrologie, se révèlent être des outils précieux pour aider les futurs et jeunes parents à traverser cette étape avec sérénité et confiance.

La Grossesse: Une Transformation Globale

La grossesse est bien plus qu'un simple changement physique; c'est une transformation globale, parfois douce, parfois bouleversante, où chaque femme vit cette étape de manière unique. Entre les émotions intenses, les peurs, les douleurs ou les événements imprévus, il est crucial d'offrir un accompagnement respectueux du rythme de chacune. L'hypnose et la sophrologie se présentent comme des approches douces et complémentaires permettant de (re)trouver équilibre, apaisement et ressources intérieures.

Ces approches offrent un accompagnement précieux, respectueux du rythme de chacune. Qu’il s’agisse de mieux vivre une grossesse sereine, de traverser des complications médicales ou émotionnelles, de préparer activement l’accouchement ou de retrouver confiance après un parcours difficile, ces approches douces et complémentaires permettent de (re)trouver équilibre, apaisement et ressources intérieures. Grâce à l’écoute, à des outils concrets et à un espace sécurisé, les futures mamans peuvent avancer avec plus de calme et de clarté, pendant la grossesse… mais aussi après, lors des premiers pas avec bébé.

Qui sont les futures mamans qui profitent de l’hypnose et de la sophrologie ?

Plusieurs situations amènent les futures mamans à venir en séance. Voici quelques exemples :

  • Une grossesse épanouissante et l’envie d’en profiter encore plus.
  • Une grossesse compliquée au niveau émotionnel.
  • Des nausées de début de grossesse.
  • Une grossesse avec des complications médicales (anomalies, échographies anormales, …) et besoin d’accepter ou prendre du recul.
  • Une grossesse longtemps attendue.
  • Un parcours de PMA avant la grossesse.
  • Des difficultés personnelles sans lien avec la grossesse (deuil, séparation, traumatismes, enfance difficile, …).
  • Des peurs (peur de ne pas être à la hauteur, de perdre l’enfant, …).
  • L’envie d’un accouchement sans douleur.
  • Le désir d’utiliser l’auto hypnose pour la naissance.
  • Une grossesse non désirée et conservée.
  • Un accouchement sous X envisagé.
  • Besoin d’être accompagnée après un choix d’IMG ou ITG.

Chaque grossesse est différente, chaque personne est différente, et chaque accompagnement le sera également.

Lire aussi: Psychologie Périnatale à Montpellier

Sophrologie et Grossesse

La sophrologie, basée en partie sur la respiration, offre des bienfaits considérables pendant la grossesse. Les modifications physiologiques du corps et la place que prend l'enfant peuvent entraîner une légère difficulté à respirer. La sophrologie va bien au-delà de la respiration et permet d'apaiser les peurs, de relâcher les tensions du corps, d'appréhender la gestion de la douleur en prévision de l'accouchement et d'envisager l'arrivée de bébé. Le but est de transmettre des outils que vous pourrez aussi utiliser seule lors de l’accouchement ou les premiers temps avec bébé.

Elle permet d'apaiser les peurs souvent associées à la grossesse, relâcher les tensions du corps, appréhender la gestion de la douleur en prévision de l’accouchement, envisager l’arrivée de bébé. Le but est de vous transmettre les outils que vous pourrez aussi utiliser seule lors de l’accouchement ou les premiers temps avec bébé.

La sophrologie aide les femmes enceintes à être plus détendues, plus sereines, plus épanouies. Si la grossesse était non désirée ou s’il y a un problème sur le fœtus, la prise en charge sera adaptée. Le but sera d’adoucir le plus possible cette étape difficile.

Hypnose et Grossesse

L’hypnose Ericksonienne va être un travail en profondeur au niveau de l’inconscient. Cette méthode douce et permissive a de nombreux bienfaits pendant la grossesse. Elle sera très utile si vous avez vécu des événements difficiles, pour mieux gérer la douleur, … Elle sera aussi très intéressante si vous vivez des complications dans votre grossesse. Parfois la grossesse fait remonter de vieilles blessures du passé que l’hypnose pourra apaiser afin que vous puissiez terminer sereinement votre grossesse.

L'hypnose et la sophrologie sont complémentaires et peuvent être utilisées conjointement pour un accompagnement périnatal optimal.

Lire aussi: Accompagnement psychologique périnatal

L'Après-Naissance: Un Soutien Essentiel

L'accompagnement ne s'arrête pas à la naissance. Il est essentiel de prendre en compte les problématiques du post-partum, des premiers temps avec bébé, et les difficultés rencontrées par les jeunes parents. L’expérience de sage-femme permet de bien connaitre les différentes étapes par lesquelles vous allez passer et de vous accompagner avec précision. Toutefois, je n’interviendrais en aucun cas dans votre suivi médical. Ma proposition est d’être un appui émotionnel afin de faciliter ce que vous vivez. Je peux tout à fait travailler en lien avec votre sage-femme ou votre gynécologue en cas de besoin. N’hésitez pas à en parler avec eux.

Si je vous ai accompagné pendant la grossesse, nous auront déjà abordé cela et je serais toujours disponible en cas de besoin. Si nous ne nous sommes pas rencontrées pendant la grossesse, il est toujours temps de venir ! C’est même une très bonne idée. Nous orienterons alors les séances sur les problématiques du post-partum, des premiers temps avec bébé, sur les difficultés que vous rencontrez.

Mer Lumineuse: Une Approche Holistique de la Périnatalité

Mer Lumineuse émerge comme une révolution dans le domaine de la périnatalité, fondée par Mélusine. Son approche ne se limite pas à la grossesse physique, elle englobe également le bien-être mental et émotionnel des femmes et des couples.

Mélusine intègre l’hypnose périnatale, la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), et d’autres thérapies brèves mais aussi holistiques pour offrir un accompagnement complet. Une caractéristique distinctive de Mer Lumineuse est son engagement à inclure les pères ou le partenaire de naissance dans le parcours de la périnatalité.

Mer Lumineuse vous accompagne dès la période de projet bébé avec une approche spécialisée en cas d’endométriose, de SOPK ou d’autres problématiques impactant la fertilité. Un programme aide les couples dans leur désir d’enfant. “J’utilise des techniques telles que l’hypnose, la PNL et l’EFT (Emotional Freedom Technique) pour accompagner à la traversée des blocages émotionnels ou des craintes, créant ainsi un environnement propice à la conception.” Il y a aussi selon vos envies et besoins, plusieurs programmes d’accompagnement de la grossesse, conjointement à la préparation assurée par les sages-femmes.

Lire aussi: Hôpital Pompidou : Psychiatrie Périnatale

Mélusine anime régulièrement des conférences ou des ateliers abordant des sujets comme le lien parent-enfant, l’hypnose périnatale, l’auto hypnose pour gérer la douleur et les leviers du pouvoir personnel. Enfin, elle propose des programmes postnataux, des cercles de femmes et des retraites, afin de permettre aux femmes de se reconnecter avec soi-même et avec d’autres femmes partageant les mêmes expériences. Les valeurs de Mer Lumineuse reflètent la mission de Mélusine : écoute, bienveillance, amour et soutien. Chaque client est accompagné de manière personnalisée, avec une gamme d’outils adaptée à ses besoins uniques.

Guidance Interactive avec Vidéo Feedback

La guidance interactive avec vidéo feedback est une thérapie née aux Etats-Unis, adoptée par la Suisse et de plus en plus expérimentée en France. A la base du travail de la clinicienne et chercheuse suisse Sandra Rusconi Serpa sur la guidance interactive avec vidéo feedback, on trouve une étude sur les effets des thérapies brèves mère-bébé, thérapies élaborées sur un modèle psychanalytique.

Dans le modèle psychodynamique (plutôt psychanalytique donc) des thérapies conjointes parents-enfants, les parents rejouent les conflits personnels dans la relation avec l’enfant. Il s’agit d’identifier le conflit passé et de le différencier de ce qui se passe avec le tout petit. On extrait en quelque sorte l’enfant de la problématique du parent.

L’idée est de cibler d’abord les ressources du parent. Un moment partagé entre un parent et un enfant est filmé intégralement puis des extraits sont sélectionnés. Les extraits sélectionnés sont visionnés dans l’immédiat, avec le parent. Lequel se voit poser plusieurs questions après le moment d’échanges : « Est-ce représentatif des moments que vous partagez en général avec votre enfant ? Quel moment avez vous préféré, moins aimé ? Qu’est-ce qui vous a surpris ? ». Le thérapeute propose alors des pistes. Il co-construit avec le parent. Il n’enseigne pas. « On essaie de comprendre ensemble, précise-t-elle. Souvent les parents ne savent pas observer. Avec cet exercice ils entrent dans une lecture fine qui leur permet de se regarder faire à la maison. Le fait d’identifier des moments de plaisir partagé est un moteur très puissant. On travaille sur la mentalisation avec des arrêts sur image : « Vous éprouviez quoi à ce moment là ? Et lui, à votre avis ? » Cela aide le parent à réaliser que l’enfant a des choses à l’esprit qui ne sont pas les mêmes que les siennes. »

Pour le pédopsychiatre, la vidéo permet « d’augmenter les capacités de fonction réflexive des parents, en leur permettant d’être à distance, de se décentrer ». « C’est une autre façon d’accéder aux émotions et au vécu psychique des parents ». Selon Sandra Rusconi Serpa, la guidance interactive est très indiquée pour des parents qui sont moins à l’aise avec la parole.

Traitements Médicamenteux en Périnatalité

Durant la grossesse et l’allaitement, plusieurs classes médicamenteuses peuvent être prescrites en cas de détresse psychologique : les antidépresseurs, les thymorégulateurs, les antipsychotiques, les anxiolytiques. Le médecin prescripteur (psychiatre et / ou médecin traitant) choisira la classe médicamenteuse et la molécule qui vous conviendra le mieux en tenant compte de votre état clinique, vos antécédents psychiatriques et somatiques ainsi que les propriétés du médicament.

La prescription d’un médicament durant la grossesse et le postpartum n’est pas anodine et doit comprendre une balance bénéfice (s) / risque favorable pour la mère et le bébé. Il est primordial dans ce cas de pouvoir bénéficier d’un suivi régulier avec un médecin qui pourra évaluer avec vous la nécessité de poursuivre le traitement et/ou d’adapter les doses. A l’heure actuelle, les études réalisées dans ce domaine sont en faveur d’une prescription adaptée durant la grossesse car cela diminuerait le risque de décompensation d’un trouble psychique en postpartum.

Lorsqu’un traitement est nécessaire, le médecin qui vous le prescrira choisira la molécule la plus adaptée à votre symptomatologie et compatible avec votre grossesse. Il existe de nombreuses études sur l’impact fœtal et développemental définissant les traitements les plus pour sûrs le bébé et ceux à éviter et ce en fonction du stade de la grossesse. En effet, le risque pour le bébé est variable en fonction du stade de la grossesse. En début de grossesse, durant le premier trimestre c’est la période de l’organogenèse, le risque pour le bébé est principalement tératogène (malformations possibles). A partir du deuxième trimestre, le risque est majoritairement un impact sur la croissance fœtale (plus de risque malformatif). A la naissance, l’impact peut être néonatal. Les bébés peuvent présenter un syndrome d’imprégnation qui est souvent transitoire. Certaines molécules, notamment la méthadone ou les benzodiazépines, peuvent entraîner un sevrage néonatal. Il est ainsi important que les médecins qui vous suivent durant la grossesse soient informés des traitements que vous prenez pour pouvoir anticiper les réactions possibles de votre bébé et proposer une prise en charge adaptée.

Il est possible d’allaiter avec un traitement. Votre médecin vous orientera vers des molécules compatibles et sans risque pour votre bébé. De principe, une surveillance de la tolérance de votre bébé sera observée. Une monothérapie (une seule molécule) et la posologie minimale efficace est recommandée pour limiter l’impact fœtal et néonatal. La plupart des molécules utilisées sont bien tolérées avec peu de retentissement(s) sur le bébé.

Quand est-ce que ça va agir et que ça va me soulager ?

Il existe plusieurs types de molécules :

  • les traitements de fond, comme les antidépresseurs, qui peuvent mettre du temps (2-3 semaines) à agir
  • les traitements symptomatiques à courte durée d’action, comme les anxiolytiques (oxazepam, hydroxyzine) avec un effet quasi immédiat

Combien de temps vais-je devoir le prendre ?

Cela va dépendre de votre état clinique et des molécules prescrites. En effet, un traitement anxiolytique peut être pris ponctuellement pour une crise d’angoisse ou une insomnie passagère. En revanche, lorsque la symptomatologie nécessite l’introduction d’un traitement de fond que ce soit un antidépresseur ou un thymorégulateur, la prise de traitement est généralement plus longue. Un traitement pendant la grossesse poursuivi en postpartum permet de limiter les décompensations pendant cette période. Vous pouvez naturellement vous questionner sur l’arrêt de votre traitement. Il est alors indispensable de parler au médecin qui vous suit qui pourra alors vous accompagner et voir à quel moment cela sera le plus opportun.

Il est recommandé de ne pas interrompre brutalement le traitement. En cas d’effets indésirables ou de mauvaise tolérance, il est indispensable d’en parler avec votre médecin pour qu’il puisse adapter le traitement ou modifier la molécule. Le but d’une prescription est de vous aider et vous soutenir et non d’accentuer le mal être.

Durant la période périnatale, il est important que la prescription d’un traitement soit bien encadrée ce qui limite le risque d’addiction. Les traitements de fond (antidépresseurs, thymorégulateurs, antipsychotiques) n’entraînent pas d’addiction. En revanche, l’arrêt brutal d’un traitement non préparé peut entraîner une recrudescence des symptômes En revanche, les benzodiazépines (par exemple l’oxazepam ou Seresta) sont à risque d’addiction lorsqu’elles sont délivrées sur un temps long (au-delà de 12 semaines). C’est pour cela qu’il est primordial d’être bien suivie.

Psychothérapies en Périnatalité

Il existe plusieurs formes ou courants de psychothérapie et il peut être difficile de se repérer et de savoir vers laquelle s’orienter. L’important est de trouver celle qui vous conviendra. En effet, si chaque approche psychothérapeutique peut être utile et aidante, certaines personnes peuvent apprécier une approche plus qu’une autre et cela est propre à chaque individu. Quelle que soit l’orientation choisie, un point essentiel est la relation de confiance que vous pourrez créer avec le professionnel qui vous accompagnera.

On distingue généralement les thérapies dites brèves qui se déroulent sur un temps court comme par exemple les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) centrées sur les problématiques aiguës (crises d’angoisses par exemple, TOC envahissant, syndrome dépressif, sommeil) ou encore les Thérapies très spécifiques centrées sur le trauma (EMDR). Ces suivis psychothérapeutiques se déroulent sur des temps déterminés qui évoluent en fonction de vos besoins et n’ont pas vocation à se pérenniser sur le long terme. Dans tous les cas, l’arrêt de la prise en charge se discute et se prépare avec la personne qui vous prend en charge.

En périnatalité, les problématiques rencontrées par les patientes peuvent aussi toucher la sphère familiale ou celle du couple. Dans ce contexte, les thérapies familiales ou de couple peuvent être conseillées. Aussi la Thérapie Comportementale Dialectique (TCD) ou encore la Thérapie interpersonnelle ont de très bons résultats. La musicothérapie est aussi très appréciée de nombreuses patientes. Vous pouvez aussi vous orienter vers une psychothérapie d’orientation psychanalytique qui s’inscrit plus sur le long terme.

Quelle durée de suivi ? Quel nombre de séances ?

Quel que soit le type de suivi que vous choisirez, la durée du suivi, le nombre de séances et leur fréquence seront modulés et adaptés à vos besoins. Initialement et en cas de crise, des séances rapprochées seront peut-être nécessaires. En fonction de votre évolution, les séances peuvent alors être espacées dans le temps et ce progressivement jusqu’à l’arrêt de l’accompagnement psychothérapeutique. Un lien de confiance est nécessaire avec la personne qui vous accompagne afin de pouvoir aborder ces questions.

A quel moment attendre un effet et suis-je au bon endroit ?

L’effet d’un suivi et son bénéfice dépendent de chacun et de la problématique pour laquelle la personne consulte un spécialiste. Cependant, souvent et en particulier durant la période périnatale, trouver un espace de parole où l’on peut être écouté avec bienveillance et sans jugement permet de ressentir un soulagement. Ne pas se sentir seule est aussi très aidant. Dans le cas où la thérapie proposée ne vous aide pas, il est important de pouvoir en parler avec votre psychologue ou psychiatre afin que cela puisse être discuté et voir comment améliorer les choses. Il peut arriver que la rencontre ne se fasse pas ou que vous n’arriviez pas à instaurer une relation de confiance avec la personne qui vous a reçue et ce parfois sans raison. Dans ce contexte, vous pouvez tout à fait changer de thérapeute car il est primordial de vous sentir libre de parler durant votre suivi. Si un suivi est déjà en cours et bien investi, vous pouvez tout à fait le poursuivre. Celui-ci peut s’articuler avec un suivi spécifique de la période périnatale sous réserve que cela soit coordonnée. Avec votre autorisation, les professionnels qui vous suivent peuvent ainsi se mettre en lien pour vous accompagner au mieux.

La période périnatale amène des bouleversements psychiques spécifiques pour les futurs mères et pères qu’un professionnel de santé formé sera plus à même d’accompagner et s’articulera avec le suivi habituel. Également, si cela est possible vers votre lieu de prise en charge, un suivi psychologique sur la maternité où vous êtes suivie peut faciliter le lien avec les équipes d’obstétriques et permet généralement de pouvoir bénéficier d’une consultation directement en suite de naissance après l’accouchement pour mieux préparer le retour à la maison. Durant la grossesse et en postpartum, cela repose aussi sur les professionnels de secteur comme la PMI, les Sages Femmes qui vous accompagnent pour la préparation à la naissance et le retour à domicile, votre médecin traitant ou encore le pédiatre qui suivra votre enfant après la naissance.

Erreurs Courantes en Hypnose pour l'Accouchement et Comment les Éviter

Accompagner l’accouchement demande une posture thérapeutique extrêmement fine, davantage encore que dans la plupart des autres contextes d’hypnose. Voici les erreurs les plus courantes observées chez les hypnothérapeutes lorsqu’ils débutent avec l’hypnose pour l’accouchement, ainsi que des pistes concrètes pour les éviter.

  1. Utiliser des techniques hypnotiques trop directives ou trop performatives : Privilégier des suggestions permissives et modulables, des métaphores co-construites, un questionnement régulier sur le ressenti de la cliente et le respect du vécu subjectif plutôt qu’une idée de “réussite hypnotique”.
  2. Confondre hypnose prénatale et simple préparation technique à l’accouchement : Privilégier une approche individualisée, centrée sur les peurs et enjeux spécifiques de la patiente, la régulation émotionnelle, les représentations internes de la naissance et des états hypnotiques qui renforcent la cohérence interne plutôt que la conformité à une méthode.
  3. Sous-estimer l’impact des transferts, contre-transferts et projections : Privilégier une posture d’observation intérieure, une conscience fine des mouvements transférentiels, la capacité à nommer ce qui se passe si nécessaire, et le recours régulier à la supervision, qui est particulièrement précieuse en périnatalité.
  4. Chercher à “faire disparaître” la peur : Privilégier un temps d’accueil de la peur avant toute transformation, le tissage entre sensations, émotions et pensées, et une approche de régulation plutôt que de suppression. L’échange verbal de l’anamnèse est précieux pour cela.
  5. Trop focaliser l’hypnose sur la douleur et oublier les enjeux identitaires : Privilégier un travail sur les représentations internes de la maternité, de l’accouchement et de la capacité à faire face, une exploration de l’image de soi en train d’accoucher et un accompagnement de la transition identitaire, en plus de la question de la douleur. Une formation spécifique pour la périnatalité est une solide base.
  6. Faire visualiser les contractions trop tôt : un risque de les “programmer” : Privilégier travailler d’abord la sécurité intérieure, les ressources, la confiance dans le corps et la capacité à se réguler. Introduire les visualisations de contractions plus tard dans le processus, de manière graduée, en vérifiant systématiquement l’état émotionnel de la patiente et en lui laissant la possibilité de moduler ou de refuser certaines images.
  7. Ne pas préparer la femme à l’imprévu : Privilégier une hypnose flexible, centrée sur la capacité à s’ajuster aux aléas ; un travail sur la sécurité interne, quelles que soient les modalités d’accouchement ; des ressources utilisables en salle de naissance, au bloc ou en salle de réveil.

Comment éviter ces erreurs (en pratique)

Éviter ces écueils ne repose pas uniquement sur une bonne intention : cela demande une posture clinique ajustée, une connaissance approfondie des enjeux périnataux et un cadre de pratique sécurisant pour la femme enceinte. Voici les fondements essentiels pour accompagner avec justesse.

  1. Se former spécifiquement à l’hypnose périnatale : La périnatalité possède ses propres dynamiques psychiques, corporelles, transférentielles et émotionnelles. Une formation dédiée à l’hypnose périnatale offre un cadre sécurisant tant pour la thérapeute que pour la femme accompagnée.
  2. Cultiver une écoute fine et une observation sensible : C’est cette finesse qui permet d’ajuster les suggestions en temps réel et de rester au plus près du vécu de la femme. Une suggestion n’est pertinente que si elle s’accorde à son ressenti.
  3. Travailler à partir de l’expérience interne de la femme plutôt que lui imposer un modèle : L’hypnose devient alors un processus co-créé, vivant, malléable, qui respecte le rythme interne de la cliente.
  4. Développer une conscience régulière des dynamiques transférentielles : La supervision constitue ici un soutien indispensable.
  5. Accueillir les émotions avant de chercher à les transformer : L’objectif n’est pas de supprimer la peur, mais de lui offrir un espace sûr afin qu’elle puisse évoluer de manière intégrée et durable.
  6. Penser l’accompagnement au-delà de la gestion de la douleur : Explorer ces dimensions donne de la profondeur au travail hypnotique et renforce la cohérence interne de la femme.
  7. Respecter le bon timing dans l’introduction des images liées au travail et aux contractions : Les images doivent être introduites progressivement, toujours ajustées au ressenti de la patiente, jamais imposées ni anticipées trop tôt.

tags: #thérapies #brèves #périnatalité #exemples

Articles populaires: