En France, le taux de mortalité infantile, défini comme le nombre de décès d'enfants avant leur premier anniversaire pour 1 000 naissances vivantes, suscite une vive inquiétude. Avec un taux de 4,1 décès pour 1 000 naissances en 2024, la France se positionne défavorablement par rapport à d'autres pays européens. Cet article se propose d'examiner les causes potentielles de cette situation, les disparités régionales et socio-économiques, ainsi que les mesures à envisager pour améliorer la santé périnatale et réduire la mortalité infantile.
Augmentation du taux de mortalité infantile en France
En moyenne, en France, sur 1 000 naissances, 4,1 conduisent au décès du nourrisson dans la première année de sa vie. Un chiffre en hausse qui classe l’Hexagone en haut de l’échelle européenne concernant le taux de mortalité infantile. Comment expliquer que chaque année, 2.800 bébés ne souffleront jamais leur première bougie ? Que 70 % de ces décès infantiles aient lieu dès la maternité ?
Selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE en 2023, plus de 2 000 nourrissons meurent chaque année en France, et pour la grande majorité avant leurs 28 premiers jours, mettant en cause directement les services périnataux sur notre territoire.
Entre 1990 et 2020, le taux de mortalité des nouveau-nés a considérablement chuté, passant de 40 décès à 18 décès pour 1 000 naissances. À son tour, de 2000 à 2017, le taux mondial de mortalité maternelle a diminué de 38 %, passant de 342 décès à 211 décès pour 100 000 naissances vivantes.C'est un fait peu connu mais alarmant, en France le taux de mortalité infantile ne fait qu'augmenter depuis 2020, atteignant le chiffre de 4,1 pour 1000 naissances selon les derniers chiffres disponibles. Comment expliquer ce chiffre en hausse ?
En constante augmentation depuis 2020, il atteint aujourd’hui 4,1 décès pour 1 000 naissances, d’après des chiffres de l’Insee. Le taux de mortalité infantile désigne le rapport entre le nombre d’enfants décédés avant leur premier anniversaire et l’ensemble des nouveau-nés vivants. 4,1 décès pour mille naissances, la France mauvaise élève de l’Union européenne en termes de mortalité infantile : c’est le constat alarmant que tentent de comprendre Anthony Cortes et Sébastien Leurquin dans leur livre-enquête 4,1, le scandale des accouchements en France.
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Facteurs Socio-Économiques et Politiques
Les autorités justifient la hausse de la mortalité infantile par des critères économiques et sociaux comme la hausse de la précarité, de l’obésité et du tabagisme chez les femmes. Anthony Cortes et Sébastien Leurquin ont tenté de comprendre. Ils publient ce jeudi 4,1 Le scandale des accouchements en France (Editions Buchet-Chastel) et partagent leurs pistes à 20 Minutes.Ce qui nous gêne, c’est que ces facteurs, qui existent, ont été présentés comme des causes uniques de la hausse de la mortalité infantile. Ce qui nous a paru un peu troublant - pour ne pas dire insupportable - c’est cette espèce de culpabilisation des femmes. Mais l’obésité, voire la précarité dans certains pays, augmente aussi chez nos voisins européens. Pourtant, tous les autres Etats ont une mortalité infantile qui diminue. C’est en comprenant cela que l’on a voulu faire cette enquête.
Selon vous, il s’agit surtout de choix politiques et financiers. Vous parlez par exemple de la PMI, la protection maternelle et infantile. Quel constat avez-vous fait ? En Seine-Saint-Denis, il y a un taux de mortalité infantile fort et un taux de pauvreté élevé. On a donc été constater dans ce département l’état des PMI, qui sont là pour assurer une sécurité auprès des publics les plus fragiles, en leur faisant bénéficier gratuitement d’un suivi, de conseils et de visites à domicile. On a constaté que ses financements étaient de moins en moins importants et que son personnel avait de plus en plus de mal à suivre toutes les femmes qu’il faudrait accompagner. Les sages-femmes doivent souvent les trier, en privilégiant par exemple les grossesses de mineurs ou celles tardives. « On rate des femmes », nous ont dit des sages-femmes.
Une étude étude (Inserm, Université Paris Cité, Inrae, Université Paris Nord, APHP) publiée le 16 septembre 2025 dans la revue BMJ Medicine s’est intéressée au contexte socio-économique des bébés morts avant leurs 28 jours. En effet, en l’absence de données disponibles sur le niveau socio-économique de chaque mère, le travail des chercheurs s’est fondé sur celui du lieu de résidence du foyer (à partir du système national des données de l’Assurance maladie). La population a été divisée en cinq quintiles selon le lieu de vie de leur mère durant la période périnatale. En comparant la période 2001-2008 à la période 2015-2020, il apparaît que le taux de mortalité néonatale est resté stable dans les deux groupes favorisés (1 et 2) et le groupe médian, alors qu’il a augmenté entre ces deux périodes dans les groupes les plus défavorisés (4 et 5). Les auteurs de l’étude avancent plusieurs hypothèses pour expliquer cette inégalité.
Concernant la mortalité néonatale, les chercheurs ayant participé à l’étude de septembre 2025 préconisent par ailleurs la mise en place urgente de mesures de santé publique ciblées sur les zones à haut risque, correspondant aux lieux de naissance des 40% d’enfants nés dans les contextes les moins favorisés.
Une femme sur trois (34 %) présentait au moins un critère de vulnérabilité socio-économique versus 22 % dans la population globale des parturientes.
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Fermeture des Maternités et Surcharge des Structures Restantes
Vous évoquez aussi « la rentabilité à tout prix » des maternités, avec la fermeture des plus petites. En quoi cela pourrait-il expliquer la mortalité infantile ? Les trois quarts des petites maternités ont disparu depuis 1975. Aujourd’hui, 900.000 femmes en âge de procréer vivent à plus de 30 minutes d’une maternité. Et la part de celles qui habitent à plus de 45 minutes a augmenté de 40 % depuis 2000. Or, c’est justement depuis les années 2000 qu’on a une dégradation en France. On ne dit pas qu’il y a un lien de cause à effet implacable, mais on l’interroge. D’autant plus qu’une étude montre qu’un trajet supérieur à 45 minutes entre le domicile et la maternité multiplie par deux le taux de mortalité périnatale. Et cela revient beaucoup dans la bouche des soignants. Une sage-femme de Cahors, dans le Lot, nous a raconté qu’une mère avec un hématome rétroplacentaire était arrivée trop tard à la maternité parce qu’elle habitait trop loin. Si elle avait été prise à temps, son bébé serait encore vivant. Elle nous a clairement dit : « chez nous, la distance est une perte de chance ».
La fermeture des petites maternités. Les trois quarts des maternités ont fermé en moins de 50 ans : de 1369 maternités en France en 1975, on est passé à 457 en 2019 ! Assumée comme une stratégie dans les années 1970, la fermeture des maternités réalisant moins de 300 accouchements par an avait pour objectif d’orienter les parturientes vers des maternités plus spécialisées, mieux à même de réagir en cas de complications. Le personnel des petites maternités, réalisant moins d’actes, était aussi considéré comme pas assez entraîné.
Mécaniquement, les grosses structures se sont retrouvées maternité de référence pour un très grand nombre de femmes, tout en subissant un manque de personnel. L’augmentation de la distance entre les femmes et les maternités. La distance moyenne entre les femmes en âge de procréer et les maternités ne cesse en effet de croître : plus de 900 000 de ces femmes vivent aujourd’hui à plus de 30 minutes de la première maternité, et la part de celles qui habitent à plus de 45 minutes a augmenté de 40% depuis 2000. Or, selon une étude menée en Bourgogne, le taux de mortalité infantile autour de l’accouchement est multiplié par deux avec un trajet de plus de 45 minutes.
Vers la fin des petites maternités ? L'organisation des soins est au cœur du problème. La fermeture des petites maternités a allongé les distances d’accès aux soins, aggravant les risques pour les mères et les nouveau-nés. Dans le Lot, où 75 % des maternités ont disparu en quinze ans, la mortalité infantile atteint 6,2 pour 1 000. "On est allé trop loin dans la fermeture des petites maternités", constate l’auteur. À cela s'ajoute une surcharge des grandes structures, épuisant le personnel médical et fragilisant la qualité des soins.
Compétences Techniques et Erreurs Médicales
Beaucoup de médecins justifient ces fermetures par le fait que, faute d’accouchements suffisamment nombreux, les soignants perdraient en technicité, ce qui augmenterait le risque de mortalité. Alors comment faire ? On ne remet pas en cause le fait que les petites maternités dans lesquels il y a trop peu d’accouchements peuvent être dangereuses. Ce constat a été dressé dès les années 1970, et la fermeture de plusieurs d’entre elles a permis une baisse du taux de décès. Mais on est peut-être allé un peu trop loin dans la logique. En 1988, ils ont mis en place la barre des 300 accouchements par an pour maintenir une maternité ouverte, sans se poser la question de ce que ça allait donner dans 10, 15 ou 20 ans.
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Sur le papier, les maternités de niveau 3 sont parées pour faire face à toutes les hypothèses compliquées. Et c’est vrai qu’en cas de complications graves, mieux vaut être dans une maternité de niveau 3 que de niveau 1. Mais du fait des cadences pratiquées dans ces grandes maternités, les femmes ne sont pas totalement à l’abri non plus d’une erreur médicale. Une sage-femme doit s’occuper de 4, 5, 6 femmes en même temps tout en surveillant le rythme cardiaque des bébés à naître. Parfois, il arrive qu’elle rate des signes avant-coureurs.
Mortalité Maternelle et Facteurs de Risque
Ainsi, la mortalité infantile peut s’expliquer à travers celle de la mortalité maternelle. Entre 2016 et 2018, 272 morts maternelles ont été enregistrées en France, selon une rare étude parue en 2024 par l’Inserm et Santé Publique France. Les chercheurs ont pointé le suicide (17 %) et les maladies cardiovasculaires (14 %) comme étant les premières causes de mortalité liées à la grossesse.
Pour la période 2016-2018, 272 décès maternels ont été identifiés, soit 1 décès tous les 4 jours en France d'une cause liée à la grossesse, à l'accouchement ou à leurs suites. Ce nombre correspond à un ratio de mortalité maternelle (RMM) de 11,8 décès jusqu'à un an après la fin de la grossesse, et un RMM limité à quarante-deux jours de 8,5 décès pour 100 000 naissances vivantes, dans la moyenne des pays européens. Par rapport aux femmes âgées de 20-24 ans, le risque de mortalité est multiplié par 2,6 pour les femmes âgées de 35-39 ans, et par 5 à partir de 40 ans. Les femmes en situation d'obésité sont deux fois plus fréquentes parmi les morts maternelles que dans la population générale des femmes enceintes. Il existe des disparités territoriales - les femmes résidant dans les DROM, présentent un risque de mortalité maternelle multiplié par deux par rapport à celles de métropole, différence significative mais de moindre ampleur qu'en 2013-2015 -, et des disparités sociales - la mortalité des femmes migrantes est plus élevée que celle des femmes nées en France, surmortalité particulièrement marquée pour les femmes nées en Afrique subsaharienne dont le risque est trois fois celui des femmes nées en France.
Un résultat marquant est la place prépondérante des suicides et causes psychiatriques de décès qui se confirme pour la période 2016-2018, première cause de mortalité maternelle considérée jusqu'à un an (17 %), avec un RMM de 1,9/100 000 NV, soit environ un décès maternel de cause psychiatrique toutes les trois semaines in France. Les maladies cardiovasculaires sont la 2e cause de mortalité maternelle (MM) jusqu'à un an (14 %) et la première cause de MM jusqu'à quarante-deux jours (16 %), avec 1,3 décès pour 100 000 NV. Après une réduction de moitié en quinze ans, résultat spectaculaire, la MM par hémorragie obstétricale est à un niveau stable par rapport au triennium précédent 2013-2015, RMM de 0,9 /100 000 NV, soit la 5e cause de MM à un an (7 %), 4e cause de MM jusqu'à quarante-deux jours (10 %), dans la fourchette haute des pays européens.
Nécessité de Mesures de Santé Publique et d'Amélioration des Soins
Cependant, 60 % des décès maternels sont considérés comme " probablement " (17 %) " ou " possiblement " (43 %) évitables. Cette proportion de plus de la moitié des morts maternelles potentiellement évitables montre qu'une diminution de la mortalité maternelle est possible et doit être obtenue, l'objectif étant de prévenir tous les décès évitables. Le facteur le plus souvent impliqué est l'inadéquation des soins prodigués, une évitabilité liée à ce ce facteur étant retenue dans 53 % des décès, toutes causes confondues. Un défaut d'organisation des soins est retenu comme facteur d'évitabilité dans 24 % des décès ; et un défaut d'interaction entre la femme et le système de soins dans 22 % des décès. Au-delà des nombres, les auteurs ont dégagé de l'analyse de l'ensemble des décès maternels survenus en France en 2016-2018, 30 messages clés.
Trop de nouveau-nés et leurs mamans meurent encore dans le monde de complications liées à la grossesse, à la naissance ou au post-partum. Pourtant, la plupart de ces décès sont évitables à l’aide de moyens connus et maîtrisés. Les complications pendant la grossesse, l’accouchement ou le premier mois de vie des enfants causent encore de trop nombreux décès dans le monde. Le premier mois de la vie est la période la plus risquée pour la survie d’un enfant. Un décès néonatal est survenu toutes les 13 secondes en 2020, s’accumulant aux 2,4 millions de décès au cours de cette seule année. Les enfants mort-nés restent un problème prioritaire avec près de 2 millions de bébés mort-nés chaque année. Les enfants mort-nés sont étroitement liés à l’accès à des soins prénatals et à des accouchements qualifiés de qualité. Assurer la santé maternelle et néonatale dans le monde est l’un des combats de l’UNICEF pour répondre aux objectifs de développement durable de l’ONU.
Pendant la grossesse, chaque maman devrait pouvoir effectuer au moins 4 visites prénatales pour s’assurer du bon développement de son bébé et de sa bonne santé. Complications liées à des virus comme le paludisme, la malaria ou le SIDA ; Hypertension durant la grossesse (pré-éclampsie). Les complications qui peuvent survenir pendant l’accouchement menacent à la fois la santé de la maman et du bébé. L’hémorragie de la délivrance est l’un des risques les plus critiques. Elle peut se produire dès l’arrivée du bébé ou quelques heures après la naissance. Des infections, accompagnées de fièvre, peuvent aussi survenir, notamment en cas d’hygiène inadaptée pendant la naissance ou au moment de couper le cordon ombilical. Le tétanos reste aussi une menace importante pour la santé maternelle et néonatale dans les pays où la vaccination n’est pas accessible à tous. Le risque le plus élevé de mortalité infantile survient dans les 28 jours après la naissance.
Les auteurs précisent que le pic survient vers quatre à cinq mois après l’accouchement. « Territorialement, les Départements et région d’outre-mer (DROM) se distinguent par un niveau de mortalité équivalent à 2 fois celui de l’Hexagone. L’analyse du parcours des femmes décédées montre qu’une amélioration est possible, car plus de la moitié des décès maternels sont considérés comme probablement ou possiblement évitables et dans deux tiers des cas, les soins dispensés n’ont pas été optimaux. Les facteurs d’évitabilité identifiés mettent l’accent sur l’importance de la prévention, du dépistage, et de la prise en charge coordonnée et multidisciplinaire depuis la période préconceptionnelle jusqu’aux mois après l’accouchement, dans toutes les sphères de la santé de la femme. - Au cours de la grossesse et du postpartum, le niveau de risque pour une femme, dans les 3 dimensions somatique, psychiatrique et sociale, est évolutif. Son évaluation est donc à répéter tout au long de cette période.- Lors du suivi prénatal, les informations sur le contexte social, les conditions de vie et les antécédents de violences sont à recueillir de façon détaillée, au même titre que les antécédents médicaux classiques.- Les dispositifs qui permettent d’établir ou rétablir une couverture sociale au cours de la grossesse sont déployés dès le premier contact avec le système de soins.- L’échange d’informations et la coordination des soins entre l’équipe de maternité et les autres acteurs de soins est un facteur majeur d’évitabilité du décès chez les femmes atteintes d’une pathologie somatique ou psychiatrique préexistante ou découverte en cours de grossesse. • Mortalité maternelle en France : mieux comprendre pour mieux prévenir.
Disparités Régionales et Sociales
En octobre 2024, l’ARS Ile-de-France signalait une surmortalité francilienne, plus particulièrement marquée en Seine-Saint-Denis.
Territorialement, les Départements et région d’outre-mer (DROM) se distinguent par un niveau de mortalité équivalent à 2 fois celui de l’Hexagone. L’analyse du parcours des femmes décédées montre qu’une amélioration est possible, car plus de la moitié des décès maternels sont considérés comme probablement ou possiblement évitables et dans deux tiers des cas, les soins dispensés n’ont pas été optimaux.
Le programme RéMI (Réduction de la Mortalité Infantile et périnatale) a identifié des causes liées à des défauts dans l’accès et/ou réalisation des soins (retard ou inadaptation de la prise en charge) mais aussi en se focalisant sur les caractéristiques des femmes enceintes. Entre 2016 et 2018, 272 morts maternelles ont été enregistrées en France, selon une rare étude parue en 2024 par l’Inserm et Santé Publique France. Les chercheurs ont pointé le suicide (17 %) et les maladies cardiovasculaires (14 %) comme étant les premières causes de mortalité liées à la grossesse. 4,1 décès pour mille naissances, la France mauvaise élève de l’Union européenne en termes de mortalité infantile : c’est le constat alarmant que tentent de comprendre Anthony Cortes et Sébastien Leurquin dans leur livre-enquête 4,1, le scandale des accouchements en France.
Les auteurs précisent que le pic survient vers quatre à cinq mois après l’accouchement. « Territorialement, les Départements et région d’outre-mer (DROM) se distinguent par un niveau de mortalité équivalent à 2 fois celui de l’Hexagone. L’analyse du parcours des femmes décédées montre qu’une amélioration est possible, car plus de la moitié des décès maternels sont considérés comme probablement ou possiblement évitables et dans deux tiers des cas, les soins dispensés n’ont pas été optimaux. Les facteurs d’évitabilité identifiés mettent l’accent sur l’importance de la prévention, du dépistage, et de la prise en charge coordonnée et multidisciplinaire depuis la période préconceptionnelle jusqu’aux mois après l’accouchement, dans toutes les sphères de la santé de la femme. - Au cours de la grossesse et du postpartum, le niveau de risque pour une femme, dans les 3 dimensions somatique, psychiatrique et sociale, est évolutif. Son évaluation est donc à répéter tout au long de cette période.
Le risque de perdre son bébé ne varie quasi pas avec l’âge du père. de 2,2 ‰ pour les cadres, à 3,5 ‰ pour les ouvrières et 3,6 ‰ pour les employées (figure 2). inconnue, avec 5,1 ‰. de 7 ans à celle des inactives. à la naissance sont plus fréquents dans les milieux les plus modestes [Gaini et al., 2020]. 0,5 % des cadres. (8,0 ‰), qu’en France métropolitaine (3,5 ‰). (7,8 ‰) et La Réunion (6,9 ‰). La pauvreté y est plus répandue, ce qui peut influencer la santé de l’enfant. grossesse, contre 14 % en France métropolitaine. et 12,4 %, contre 7,1 % en France métropolitaine). nées en France, dans un autre pays d’Europe ou en Asie. deux fois plus que la moyenne). reste plus forte pour les mères nées au Maghreb ou dans un autre pays d’Afrique. de santé.
Importance d'un Registre National des Décès et d'un Plan National de Santé Périnatale
Qu’attendez-vous avec la publication de votre livre ? On espère qu’avec la médiatisation, des acteurs vont s’emparer du sujet et mettre en place un certain nombre de mesures. La première d’entre elles, ce serait de créer un registre national de décès * - qui n’existe pas en France - mais qui permettrait de mieux comprendre les raisons des décès infantiles. Il faudrait aussi mettre en place un grand plan national visant à améliorer la santé périnatale. C’est une urgence de santé publique. La mortalité infantile est un fait de société trop peu abordé dans le débat public, malgré une hausse inquiétante depuis 2020. Historiquement, la France a toujours été bonne élève sur les questions qui relevaient de la maternité. Pourtant, entre 2010 et 2020, le taux de mortalité infantile a cessé de baisser et à commencer à se stabiliser. En constante augmentation depuis 2020, il atteint aujourd’hui 4,1 décès pour 1 000 naissances, d’après des chiffres de l’Insee.
Une solution clé avancée par les auteurs est la création de registres de naissance, permettant d’analyser précisément les causes des décès néonataux et d’adapter les politiques publiques. "Ça ne coûterait que 3 à 4 millions d’euros", explique Philippe Juvin, médecin et député.
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