L'accouchement est un événement heureux, et il est important que chaque mère puisse en tirer de bons souvenirs. Pour cela, chaque mère doit penser à la manière d’accoucher qui lui conviendrait, et ceci sous l’assistance du médecin qui suit la grossesse. Cet article explore l'histoire et l'utilisation du tabouret d'accouchement, un outil ancestral conçu pour faciliter le processus de mise au monde.

L'émergence de l'accouchement comme objet d'étude socio-anthropologique

L’affirmation de l’accouchement comme objet de recherche socio-anthropologique remonte au début des années 1980, quand une attention plus grande fut accordée à un domaine d’études jusqu’alors resté plutôt marginal dans les recherches en sciences sociales. Cet intérêt scientifique apparaît directement lié à l’hégémonie croissante du savoir médical auquel les femmes sont tenues de se référer lors de l’expérience reproductive. La révolution biomédicale de l’accouchement débute au XVIIIe siècle et s’affirme entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. Ce processus historique de longue durée, qui touche les dimensions professionnelle, sociale et technique de l’accouchement, connaît son apogée dans les années 1970-1980, où l’on assiste à une accélération de la transformation de l’accouchement en événement médical nécessitant l’expertise et la surveillance des gynécologues. La diffusion des découvertes scientifiques, la normalisation du recours à la technologie et le déplacement du lieu de l’accouchement, qui ne se déroule plus entre les murs domestiques mais à l’intérieur de l’espace hospitalier, marquent, dans les années 1970 et 1980, un tournant dans l'histoire de l'accouchement en Europe et en Amérique du Nord.

Alternatives à la médicalisation : l'accouchement naturel

Bien que située dans le prolongement de ces études, le processus de médicalisation de l’accouchement ne constitue pas l’objet spécifique de cet article, qui se focalise plutôt sur l’une des réponses qui se sont progressivement présentées comme des alternatives possibles. Le modèle d’accouchement ici analysé est celui de l’accouchement dit « naturel » : cette appellation désigne une modalité particulière d’assistance aux femmes introduite dès la fin des années 1970 au sein de quelques espaces hospitaliers, en Europe et en Amérique du Nord, afin de lutter contre ce que l’on estimait être une incursion excessive de la médecine moderne dans l’expérience de procréation. Des appellations comme « accouchement actif » ou « accouchement humanisé » sont employées aujourd’hui pour traduire ce qui est plus communément appelé l’accouchement naturel en Italie. En accord avec les travaux d’Edwin Van Teijlingen (2005), Bonnie Fox et Diana Worts (1999), l’analyse proposée vise à dépasser l’opposition peu opérante entre accouchement naturel et accouchement médicalisé, au profit de la compréhension des vécus des femmes et de leurs attitudes parfois ambivalentes.

Dans la continuité des travaux de Kirsi Viisainen (2001), Emily Namey et Anne Lyerly (2010), cet article s’intéresse à la pluralité des significations et des attentes attachées au modèle de l’accouchement naturel du point de vue des femmes (et des couples). Il s’agit de montrer l’élasticité du concept de nature dans ce modèle de naissance et les formes d’intégration du « médical » dans le « naturel » dans les expériences des femmes. A partir d’une étude de cas en Italie, nous proposons d’interpréter l’accouchement naturel comme un exemple de bricolage créatif avec l’hôpital moderne - où l’accompagnement envisagé n’est pas seulement professionnel mais aussi profane. Nous montrons que la pratique de l’accouchement naturel résulte pour beaucoup d’un processus d’élaboration active et réflexive de la part de femmes. Le but ultime est de mettre en lumière combien la dimension contestataire ou alternative de ce modèle de naissance est à géométrie variable et recouvre des degrés hétérogènes selon les besoins subjectifs des femmes, mais aussi les « représentations du soi » dictées par les identités politiques et les rapports de classe.

Origines et évolution du tabouret d'accouchement

Les sièges ou tabourets d’accouchement sont d’origine égyptienne et ont vu le jour à partir de la 6ième dynastie soit 2500 av J.C. Elle fut largement adoptée par les gréco-romains avant de se répandre en Europe vers le Moyen Âge. Par la suite, les médecins voulaient changer les habitudes en optant pour des positions semi-allongées sur un lit de travail. De nos jours, les chaises d’accouchement ont laissé place aux salles d’accouchement et ont trouvé refuge dans des musées d’Alsace. Cependant, d’autres pays, notamment l’Allemagne, adoptent toujours le mode d’accouchement en position assise.

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À l’exception de l’expérience pionnière de l’obstétricien britannique Grantly Dik-Read dès l’entre-deux-guerres, le mouvement de promotion de l’accouchement naturel se répand au milieu des années 1970 pour s’affirmer dans différents contextes d’Europe et d’Amérique du Nord au cours des années 1980. L’anthropologue Margaret MacDonald (2006) a montré que le renouveau politique qui caractérise les années 1970-1980 a sans doute favorisé la diffusion de ce modèle de naissance. Dans ces années-là, le modèle d’accouchement hégémonique est mis en question et un intérêt pour de nouvelles formes d’assistance des femmes s'affirme dans l'espace public. L’attention portée aux thèmes du corps, de la sexualité et de la reproduction, abordés dans la réflexion féministe comme de véritables domaines de lutte pour la liberté des femmes, eut un rôle fécond pour la promotion d’un nouveau discours sur l’accouchement visant à redonner un rôle central aux femmes.

Dans un premier temps, la lutte contre l’assistance médicalisée des femmes rencontra un écho positif dans la critique émanant de quelques sages-femmes. Au cours des années 1970, on vit l’apparition de nouveaux espaces externes aux structures hospitalières, où les femmes pouvaient accoucher comme si elles étaient à la maison, sans obstétriciens, assistées seulement d’une sage-femme et de leurs proches. Parmi ces expériences, citons celle réalisée dans le Tennessee par Ina May Gaskin, sage-femme, auteur de l’œuvre manifeste Spiritual Midwifery et fondatrice de The Farm Midwifery Center, dont le succès fut à l’origine du phénomène des maisons de naissance, progressivement introduites au Canada, aux États-Unis et en Europe. Dans un second temps, cette proposition fut enrichie par le choix de quelques obstétriciens d'introduire un autre modèle d’accouchement à l’hôpital moderne : celui de l’accouchement naturel. Selon eux, l’expérience de l’accouchement était un événement physiologique qui, dans la plupart des cas, ne requérait aucune intervention médicale ; les ressources naturellement inscrites dans le corps des femmes étaient le meilleur atout pour donner naissance aux enfants.

Caractéristiques et avantages du tabouret d'accouchement

Un tabouret d’accouchement est un siège conçu pour faciliter l’accouchement à la femme. Cette chaise à usage obstétrical permet à la parturiente de s’asseoir ou de s’accroupir pendant la période de travail ou si elle sent la fatigue. Avec le tabouret d’accouchement, la parturiente peut accoucher sans l’assistance de la ventrière ou de la sage-femme. Le médecin accoucheur n’est sollicité qu’en cas de complications dues à une mauvaise position du fœtus ou à un malaise qu’aurait ressenti la parturiente, etc.

Le tabouret d’accouchement est fabriqué de telle sorte qu’il peut supporter un poids assez consistant et une forte pression. Il est résistant avec une taille près du sol. Ce tabouret dispose d’un trou au milieu qui n’est pas anodin. Grâce à ce trou, la sage-femme garde un œil sur l’évolution du travail de la parturiente. L’assemblage des différents éléments du tabouret d’accouchement a été fait par des charnières et des crochets. La plupart de ces chaises d’accouchement ont des assises et des dossiers repliables les unes sur les autres.

Avec le tabouret d’accouchement, la maman enceinte peut accoucher tout en étant en position accroupie, mais en ayant du soutien. L’un des avantages du tabouret d’accouchement est qu’il permet à la parturiente d’adopter une position assise avec un entre jambes libres. C’est une position sans pression et assez confortable pour les femmes enceintes. Le tabouret hollandais d’accouchement est également utile lors du travail en permettant à la maman de prendre du repos entre les contractions. Ce siège favorise aussi la descente de l’enfant. En effet, étant assise sur ce tabouret, la maman aura envie de pousser jusqu’à l’expulsion du bébé.

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Utilisation du tabouret d'accouchement

Auparavant, le tabouret d’accouchement n’est sollicité que quand la maman est sur le point de travailler pour l’accouchement. Cela suppose que seules les sages femmes étaient les détentrices de cette chaise. Pour faciliter l’accouchement, la femme doit s’asseoir sur l’assise de ce tabouret. La sage-femme ou le médecin accoucheur doit s’asseoir en face de la parturiente sur un siège plus bas que celle de la maman. Ainsi, elle pourra bien pratiquer les gestes nécessaires applicables sur la mère enceinte. Une fois les dispositions pré requis pris par la sage-femme, la parturiente entame les contractions. Elle se sert des accoudoirs ou accotoirs du tabouret pour se tenir avec force pendant les fortes contractions. La majorité des tabourets d’accouchement sont pliables.

Alternatives et considérations modernes

Aujourd'hui, il existe une variété d'options pour l'accouchement, allant de l'accouchement classique en milieu hospitalier à l'accouchement à domicile ou dans des maisons de naissance. Les femmes peuvent choisir parmi différentes positions, telles que debout, accroupie (facilitée par le tabouret d'accouchement), ou dans une baignoire. Il est crucial de consulter un spécialiste pour déterminer la meilleure approche, surtout si l'on envisage un accouchement à domicile.

Il est important de noter que plus qu'une position d'accouchement déterminée, c'est le mouvement qui apporte la réponse à la question : Quelle est la meilleure position pour moi au moment M, celle où je me sens le mieux ou la moins algique ? Le mobilier (spécifiquement conçu) est en soi secondaire et on peut s'en passer. Il est utile si l'on se sent mieux, pour soi, pas pour le confort des autres. Enfin, il convient de rester ouvert à tous les possibles, sans transposer de manière linéaire la table d'accouchement (outil de l'obstétricien) au tabouret/siège/fauteuil d'accouchement (outil de la sage-femme) : entre la position "sur le dos" et la position verticale "assise" ou "semi-assise" il existe tout un panel que les femmes inventent au quotidien. Alors, écoutez-vous !

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