Le sommeil de bébé est un sujet de préoccupation majeur pour les jeunes parents. Comprendre les besoins de sommeil de votre enfant et instaurer une routine adaptée est essentiel pour favoriser des nuits paisibles et un développement harmonieux. Cet article vous propose un guide complet pour établir une routine de sommeil efficace pour un bébé de 20 mois, en tenant compte de ses besoins spécifiques et des éventuels troubles du sommeil qui peuvent survenir.
Comprendre le Sommeil de Bébé à 20 Mois
À 20 mois, votre bébé est déjà très mobile et actif. Il marche, explore et a soif d'apprendre. Cette période de développement intense nécessite un sommeil de qualité pour permettre à son cerveau et à son corps de récupérer et de se développer correctement. En général, un enfant de 20 mois a besoin d’environ 11 à 14 heures de sommeil par jour, incluant une sieste.
Les Besoins de Sommeil
La majeure partie du sommeil doit se faire pendant la nuit. De nombreux parents trouvent qu’un bon horaire de coucher pour un bébé d’un an se situe généralement entre 19h00 et 20h30. Cela permet de donner suffisamment de temps pour la dernière tétée ou le dernier repas, le bain et les rituels du coucher, afin d’assurer une bonne organisation du sommeil.
L'Importance des Siestes
En plus du sommeil nocturne, les bébés de 1 an ont également besoin de faire des siestes pendant la journée. Il convient de souligner que la qualité des siestes est tout aussi importante que leur durée. Les siestes permettent à votre enfant de se reposer et de recharger ses batteries, ce qui contribue à un meilleur sommeil nocturne.
Mettre en Place une Routine de Sommeil Efficace
Mettre en place une routine de sommeil va aider votre bébé à comprendre qu’il est temps de dormir. Ici, pas besoin de méthode stricte : l’important est de créer des repères rassurants et adaptés à son rythme naturel. Voici quelques pistes à explorer avec lui :
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Le Rituel du Coucher : Un Signal de Pré-Sommeil
Nous n’en avons pas forcément conscience, mais nous-mêmes, adultes, avons besoin et mis en place un rituel du coucher avant d’aller dormir. Des gestes et actions répétés, toujours les mêmes, qui nous permettent de bien nous préparer pour la nuit à venir. Il est important de faire du coucher un moment de complicité, de partage, de réassurance. La joie, les rires, et le plaisir en sont les ingrédients phares !
Un rituel du coucher est une succession d’actions répétées chaque soir pour signaler à votre tout-petit que l’heure du dodo approche. Voici quelques exemples d'étapes à inclure dans votre rituel :
- Un bain tiède et relaxant : Préparez un bain tiède pour votre bébé, en veillant à maintenir une température confortable. Utilisez des produits de bain doux et apaisants adaptés aux bébés. Un bain, moment relaxant et délassant, qui permet de relâcher les tensions accumulées dans la journée. Il n’est pas forcément nécessaire de laver votre enfant tous les jours avec du savon, le bain peut consister uniquement dans le fait d’être immergé dans l’eau.
- Ranger les jouets : Ranger les jouets si cela n’est pas déjà fait, pour permettre à la pièce d’être la plus accueillante possible pour favoriser l’endormissement et ne pas stimuler la curiosité.
- Offrir un massage à bébé : Après le bain, vous pouvez masser doucement votre bébé avec une lotion ou une huile adaptée à sa peau.
- Lire une histoire : Choisissez un livre adapté à l’âge de votre bébé et installez-vous confortablement avec lui dans un endroit calme de la chambre. Lisez-lui une histoire douce et apaisante à voix basse. Cela peut aider à créer une transition vers un état de relaxation propice au sommeil calme. Pour le livre, vous pouvez réaliser votre propre histoire qui décrit en détails le rituel du soir, étapes par étapes. Vous n’avez pas besoin de grands talents de dessinateur, cela peut être fait avec la complicité de votre enfant !
- Faire un câlin ou un bisou : Après la lecture de l’histoire, prenez quelques instants pour offrir un câlin à votre bébé, lui donner un bisou et lui exprimer votre affection.
- Faire boire un peu d’eau : Offrez à votre bébé un petit verre d’eau avant de commencer la routine au moment du coucher.
- Éteindre la lumière et débuter l’endormissement : Une fois les étapes précédentes terminées, éteignez la lumière ou utilisez une veilleuse douce pour créer une ambiance propice au sommeil calme si votre enfant a peur du noir. Celle de Tommee Tippee est parfaite : vous pouvez choisir l’intensité de la luminosité du pingouin jusqu’à l’extinction totale, et opter pour une lumière tamisée très douce le temps de lire l’histoire, par exemple. La peur du noir ne concerne pas tous les petits, et pas avant 18 mois. Mais lorsqu’elle se présente, vous pouvez introduire une petite veilleuse ! Placez votre bébé dans son lit dans sa position préférée et restez avec lui quelques instants pour l’apaiser avec votre présence rassurante.
Il est important de respecter cette routine chaque soir en tant que parent, même si cela peut parfois être difficile. Votre enfant comprendra ainsi que les horaires et les phases de sommeil ne peuvent être négociés et que chacune de ces étapes mène inéluctablement vers l’endormissement.
Régularité et Prévisibilité : Les Clés du Succès
C’est vraiment la régularité et la prévisibilité de ces rituels qui offrira à votre enfant la confiance et l’apaisement nécessaires pour s’abandonner au sommeil et passer de bonnes nuits reposantes et fondamentales à son développement. Pour être un repère constant, le rituel a besoin d’être le plus similaire possible d’un jour à l’autre. Cela sécurise votre enfant.
- Respectez des horaires réguliers : Essayez de coucher votre bébé à la même heure chaque soir et d’organiser ses siestes aux mêmes moments. C’est idéal pour que son horloge biologique puisse bien se caler.
- Créez un environnement propice au sommeil : Une chambre calme, une température autour de 19°C, une lumière tamisée… Tout doit être réuni pour que votre bébé s’endorme paisiblement. La chambre de votre enfant doit représenter un lieu de quiétude pour lui. Pour dormir longuement et paisiblement, la chambre doit être un lieu qui lui appartienne, un lieu idéal. Pour renforcer ce sentiment de sécurité, je vous invite d’ailleurs vraiment à choisir un lit de taille adaptée à votre enfant : ce lit 2en1Neste Up* ou le Neste Grow* (les deux sont testés et approuvé par l’équipe Fée Dodo), pour un nouveau-né, un lit à barreaux* une fois que la motricité se développe et un lit ouvert quand le besoin d’autonomie se fait sentir, vers 2 ans et demi ou 3 ans.
- Évitez les écrans et l’excitation avant le coucher : Afin de favoriser le sommeil et la production de mélatonine indispensable à un bon endormissement, il pourra être important d’éviter d’exposer votre enfant à un écran, que ce soit une télévision, un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable. La lumière bleue diffusée par l’écran a un impact négatif sur le sommeil du bébé, et de l’adulte également. enfin, les écrans et les jeux trop stimulants peuvent retarder l’endormissement. Le coup de coeur Fée Dodo pour les enfants plus grands : la Toniebox avec Les Copains du Dodo !
Adapter la Routine à Chaque Enfant
À vous de vous approprier ces outils et ces pistes pour faire de ce rituel un moment spécifiquement adapté à votre enfant et à votre famille. Le sommeil fait partie des apprentissages essentiels de nos tout-petits et chacun acquiert cette compétence à son rythme. Un mois, trois mois, six mois ou plus… Le chemin peut être long avant des nuits sereines et les rechutes d’autant plus difficiles à vivre pour les jeunes parents.
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- Il est préférable d’instaurer un rituel différent entre la sieste et le soir, afin que votre enfant fasse la différence entre ces deux moments.
Gérer les Perturbations du Sommeil
Même avec une routine bien rodée, votre enfant peut rencontrer des difficultés à bien dormir, notamment lors d’un voyage. Voici quelques conseils pour l’aider à rester sur la bonne voie et à bien se reposer :
- Planifiez à l’avance : Si vous prévoyez un déplacement ou un événement qui pourrait bouleverser le rythme de sommeil habituel de votre tout-petit, essayez de veiller à ce qu’il se repose autant que possible les jours qui précèdent. Plus il est reposé, plus il sera capable de s’adapter aux changements d’emploi du temps.
- Minimisez les perturbations : Une perturbation occasionnelle du sommeil, une ou deux fois par mois, sera peu problématique si votre enfant est bien reposé mais limitez-les autant que possible. Gardez aussi la personnalité de votre enfant à l’esprit, car certains enfants gèrent mieux le changement que d’autres.
- Réinstaurez le rythme : Si vous avez reçu la visite d’un proche ou que vous êtes en vacances, reprenez dès que possible le rythme habituel. Mettez votre petit au lit plus tôt, même s’il se plaint, pour lui assurer une nuit de sommeil plus longue. Avec un peu de chance, tout sera revenu à la normale le lendemain.
Les Régressions du Sommeil : Comprendre et Agir
Pourtant, ces régressions du sommeil font elles aussi partie du chemin vers l’autonomie. Les deux premières années sont particulièrement sensibles : beaucoup de choses peuvent se passer. Dès lors qu’une nouvelle acquisition se met en place (marche, parole), le sommeil peut en pâtir : trop de choses se passent dans le cerveau de notre bébé, il mobilise de nombreuses ressources si bien qu’il ne peut pas tout gérer, cela peut donc provoquer plus de réveils nocturnes ou des difficultés d’endormissement dans cette période.
Ce sont des périodes de désorganisation et de dégradation assez importante du sommeil qui se manifestent par un changement de rythme pour l’enfant. Il dormait bien et tout d’un coup le coucher devient plus difficile, il multiplie les réveils nocturnes, les siestes sont plus courtes voire impossibles… Cette dégradation peut toucher à tout, on peut voir son enfant plus agacé, plus grognon, qui réclame davantage de présence et de câlins, qui devient plus fusionnel avec nous, et aussi (surtout à 4 mois) qui manifeste un appétit plus important (un biberon ou une tétée qui revient la nuit par exemple).
Certaines régressions sont faciles à expliquer : en cas de maladie, de vaccin, de poussée dentaire, de changement de mode de garde ou tout autre élément perturbateur. Cela peut passer au bout de quelques jours. Dans ces moments nos enfants ont plus besoin de nous, de nos bras et de notre présence, et en tant que parents on sait mieux que personne ce qui les rassure. D’autres régressions sont plus difficiles à expliquer pour les parents : ce sont les 5 régressions du sommeil physiologiques -donc normales-, liées au développement de l’enfant pendant les 24 premiers mois. Elles durent en moyenne entre 5 et 10 jours, mais peuvent se prolonger plus longtemps.
Comment réagir ?
Ce qui est important c’est de se dire que ce n’est pas lié à ce qu’on fait ; si tout fonctionnait avant, il faut maintenir ses habitudes au maximum : rythme, rituel, etc. Ne rien modifier pour rassurer son enfant et si possible, ne pas intégrer de nouvelles habitudes (le prendre dans son lit si on ne le faisait pas ou plus par exemple). La meilleure réaction sera d’être patient et à l’écoute de son enfant en sachant ce qu’il traverse ; être un peu plus avec lui en se disant que ça va passer ; plutôt adopter une attitude de soutien que de lutte.
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Les 5 régressions du sommeil et comment les gérer :
- Autour de 4 mois : Le bébé prend conscience de son environnement et du lien d’attachement avec ses parents. Il a tendance à refuser d’être posé, ne veut pas se séparer, pour dormir il a besoin d’un environnement plus calme, moins de bruit et moins de lumière. Avant 4 mois, la plupart des nouveau-nés s’endorment facilement et un peu partout. C’est une phase charnière où les conditions vont être importantes pour son sommeil : plus d’obscurité (le noir total le soir, l’obscurité pour les siestes), moins de bruit, on cherchera à la rassurer et le câliner davantage durant cette période.
- Entre 7 et 9 mois : C’est le début de ce qu’on appelle angoisse de la séparation. - pour la personne qui le garde : prévoir des phases de transition, un petit temps avant de se quitter pour qu’il s’habitue et prenne ses repères.
- Autour de 12 mois : L’acquisition de la marche. Notre enfant a besoin de ressources en journée pour apprendre à marcher, ces ressources dégradent son sommeil de nuit. C’est une phase transitoire, il faudra attendre qu’il ait acquis cette motricité et soit à l’aise pour que ça disparaisse. Encore une fois, le rassurer, être là. Et l’aider, l’encourager en journée à marcher, à acquérir cela.
- 18 mois : C’est le développement de la personnalité et du langage qui peuvent perturber le sommeil de notre enfant. À cela s’ajoute une apogée de l’angoisse de la séparation. Comme entre 7 et 9 mois, elle se traduit par des pleurs quand on quitte la pièce, la peur de se séparer de nous. C’est un âge charnière où notre enfant se met à dire non, à exprimer sa volonté, sa colère. Sa personnalité s’affirme le plus souvent avec sa figure d’attachement principale, ce qui explique qu’on ait parfois aucun problème à la crèche ou chez les grands-parents… On peut lui expliquer qu’on part au travail, pourquoi on va chez la nounou, on évite de partir en douce. On prend l’habitude de se dire au revoir, un bisou, un câlin, à ce soir, à demain… On cherche à expliquer avec ses points de repère à lui. Garder à l’esprit que c’est avec sa figure d’attachement qu’il relâche ses émotions de la journée, qu’il s’autorise à décharger. La routine du coucher prend encore plus d’importance : le doudou (ou autre objet de transition), la tétine, les objets qui rassurent… On maintient toujours ce même rituel de coucher qui marche.
- 2 ans (parfois 3 ans) : Le sommeil peut être perturbé par l’acquisition de la propreté et/ou la phase du NON : l’enfant développe sa personnalité et dit non à tout, y compris au sommeil. Ce n’est pas pour autant un caprice, il exprime ses émotions qu’il a du mal à maîtriser. Il s’agit de commencer à faire la part des choses entre le réel besoin et l’envie. Soyez doux mais ferme. L’envie de jouer encore : c’est non. Évidemment on fait ce qu’on peut ! Il est important de se dire que c’est une phase, elle va passer, et de remettre en place les bonnes habitudes et les bons rituels dès que possible.
Heureusement les régressions du sommeil ne concernent pas tous les enfants, certains n’en ont aucune !
Quand Consulter ?
Si les problèmes de sommeil persistent malgré un rituel régulier, n'hésitez pas à consulter votre pédiatre ou une conseillère en sommeil. Si cela dure plus de 10-15 jours et qu’on est démuni, que rien ne fonctionne, si le fait de rassurer l’enfant n’améliore pas la situation : c’est alors peut-être signe que les habitudes doivent être changées. Peut-être que l’enfant a besoin que ça évolue. Enlever une sieste, modifier les horaires ou le rituel ?
L'Environnement Affectif : Un Facteur Clé
Après une journée séparés ou bien occupée, retrouver son enfant dans cet espace de pré-sommeil est important pour la relation, pour prendre le temps d’accueillir ce qui se vit pour l’enfant au quotidien, de l’accompagner dans ses questionnements, angoisses et émotions. L’enfant a besoin de ce temps qui lui est entièrement consacré, de cette nourriture affective, de cet espace d’écoute et de tendresse qui sont indispensables à son bon développement. Plus il sera rassuré affectivement, plus il saura qu’il peut compter sur ses parents et qu’il est aimé, plus il sera en capacité de puiser dans ses ressources personnelles pour petit à petit, affronter les perturbations et frustrations de la vie.
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